02.11.2009

La mise à mort du travail*

Il paraît que le travail, c'est la santé. Moi je dis, c'est les vacances. La preuve ? Avez-vous déjà vu un médecin vous prescrire une convalescence en entreprise ? Moi non plus, CQFD. Et les toubibs ne sont pas les seuls à l'avoir bien compris.

Jusqu'au 13 novembre, en partenariat avec Go Voyages, les mutuelles UMC (pas moins de 24 mutuelles partenaires) organisent un grand jeu concours avec 5 séjours de rêve pour deux en Tunisie dans un hôtel Spa 4* à la clé. Pour participer à UMC le jeu et tenter de gagner un petit voyage pour se requinquer, il suffit de se rendre sur le site www.umclejeu.fr, de s'inscrire et de se laisser guider pour découvrir quel contrat UMC correspond le mieux à son cas personnel. Et pour doubler ses probabilités de victoire, il suffit de se rendre sur la tournée du bus UMC et de récupérer un code.

Bon, mais tout ça, c'est un peu la santé par la chance. Or, la meilleure chose reste quand même la santé par la prévoyance. C'est pourquoi, les Mutuelles UMC proposent avant toute chose une large gamme de complémentaires sur-mesure, adaptées aux spécificités de chacun. Pour toi qui est un peu vieux par exemple, tu prendras Tempeo pour "vivre ton âge". Toi qui as lamentablement merdé avec ton moyen de contraception (ah non ? tu t'es reproduit volontairement ? ... tu es masochiste ?), tu prendras Kideo, "l'assurance tranquillité pour tes enfants". Toi qui comme moi subit la crise de plein fouet, tu demande une formule économique à partir de 9,10 €. Je te donne pas tous les exemples, tu as compris le principe : cet astucieux système de packs complémentaires, qui s'ajoutent à ta garantie de base, te permet de construire l'exact produit dont tu as besoin et surtout à des tarifs très concurrentiels. C'est tout facile, c'est vachement simple grâce à l'aide à la tarification et aux devis.

Bon, je répète une dernière fois au cas où tu aurais pas tout compris : pour tenter de gagner des super holidays et trouver le contrat qui te colle à la peau, tu vas sur www.umclejeu.fr et pour avoir plein de détails sur les contrats UMC et souscrire, tu vas sur www.mutuelles-umc.fr. Et surtout, pour rester en bonne santé : GLANDE !

PS : Gentil Monsieur des Assédic, tout ceci est de l'humour, je cherche activement du travail :)

Article sponsorisé

21.09.2009

Une enfance créole de Patrick Chamoiseau

Edition Gallimard - 186 pages

Tome I - Antan d'enfancechamoiseau.jpg

Quatrième de couv' : Patrick Chamoiseau nous donne ici ses souvenirs d'enfance. Enfance prise dans l'En-ville de Fort-de-France, dans le giron de la merveilleuse Man Ninotte qui ne cesse d'organiser la vie familiale avec un art de vivre et de survivre dont le cocasse et la poésie nous charment. Sous le regard du négrillon se révèle la société créole chatoyante, complexe, aux origines multiples, symbolisée par une ville qui lui ressemble. Il y vivra ses premières expériences : les jeux, la rue, les marchés, le cinéma et aussi la négritude, l'injustice sociale, le racisme. Chronique d'une enfance martiniquaise écrite dans une langue réinventée, Antan d'enfance allie l'art du conteur créole à celui des maîtres de la littérature classique.

Pawol pa ni koulè. Les mots n'ont pas de couleurs.

Et pourtant, ceux de Patrick Chamoiseau dans Une enfance créole I, Antan d'enfance ont le parfum délicieux de la Martinique. Malgré une plongée dans un monde bien loin de la métro(politaine) que je suis, Chamoiseau parvient à éveiller ce sentiment de nostalgie avec des parfums, des couleurs, des atmosphères... que je ne peux qu'imaginer et ce, si facilement grâce aux mots-ventés du poète à mi-chemin entre deux langues, entre deux mondes, entre deux histoires, entre deux vies.

Et encore deux tomes à découvrir : tome II Chemin-d'école, tome III A bout d'enfance.

Extraits :

On ne quitte pas l'enfance, on la serre au fond de soi. On ne s'en détache pas, on la refoule. Ce n'est pas un processus d'amélioration qui achemine vers l'adulte, mais la lente sédimentation d'une croûte autour d'un état sensible qui posera toujours le principe de ce que l'on est. On ne quitte pas l'enfance, on se met à croire à la réalité, ce que l'on dit être réel. La réalité est ferme, stable, tracée bien souvent à l'équerre - et confortable. Le réel (que l'enfance perçoit en ample proximité) est une déflagration complexe, inconfortable, de possibles et d'impossibles. Grandir, c'est ne plus avoir la force d'en assumer la perception. Ou alors c'est dresser entre cette perception et soi le bouclier d'une enveloppe mentale. Le poète - c'est pourquoi - ne grandit jamais ou si peu.

...

Man Ninotte ne disait mot, ne levait pas la tête, semblait en voyage vers un morne d'en elle-même.

20.07.2009

La palme des virées estivales est attribuée à...

Cannes bien sûr ! Comment pourrait-il en être autrement ?

Et cela n'a rien à voir avec le fait que la ville abrite depuis 1946 le festival international du film le plus médiatisé au monde et les vingt-quatre marches de la gloire ornées de rouge les plus people ! Parce qu'entre nous, arpenter la Croisette à la mi-mai n'a rien d'une villégiature reposante.

Non, cette palme est tout simplement due au fait que les hôtels cannois, pour compenser la baisse du pouvoir d'achat, ont imaginé des avantages pour les estivants séjournant au coeur de la troisième cité azuréenne. Le programme, les activités et les offres privilégiées de l'été 2009 sont disponibles sur www.cannes.travel et valables jusqu'à septembre. L'office de tourisme y publie une liste des restaurants à moins de 15 € et les vacanciers peuvent dégoter jusqu'à 30 % de réduction sur des animations et activités dédiées aux familles et aux couples : Marineland, excursions aux Îles de Lérins, dégustations de vins et olives, cours de cuisine, visite guidée du Palais des Festivals, train touristique, concerts à 5 €, etc.

Parmi cette liste non-exhaustive, je choisirais particulièrement la visite de la parfumerie Fragonard et celle de la Confiserie Florian.

La première, gratuite, est une visité guidée, privative et culturelle de l'usine historique située au coeur de la mythique capitale des fragrances, Grasse, qui ne manquera pas d'évoquer pour les plus littéraires le Grenouille de Süskind. Le bouquet ? Avant de vous présenter au 20, bd Fragonard, présentez la carte privilège Fragonard tamponnée par votre hôtel pour recevoir un cadeau en fin de visite. Les sessions quotidiennes sont régulières (10 h / 11 h / 14 h / 15 h / 16 h) et dispensées en français, anglais, italien, allemand, espagnol, russe et scandinave.

La seconde est la découverte privilège offerte des fameuses - au double sens du terme - confiseries de Nice et Pont-du-Loup. Sur présentation du voucher, un cône de bonbons acidulés sera remis à chacun des visiteurs. Les départs de l'excursion sont fixés à 10 h, 11 h, 14 h, 15 h et 16 h et les commentaires sont disponibles en français, italien et anglais.

Hum et miam, clap clap Cannes City Zen !

Article sponsorisé

On a marché sur ma Lune

Si j'emprunte à Hergé l'un de ses plus célèbres titres tintinesque, en le détournant quelque peu, c'est uniquement pour renvoyer à l'actualité du jour qui me rappelle une anecdote personnelle, mais nullement classée X, n'en déplaise aux voyeurs. De l'utilité du titre d'appel...

Donc, en ce jour du quarantième anniversaire du plus célèbre petit pas pour l'homme*, je souhaite partager à nouveau mon souvenir le plus mémorable d'avec le satellite naturel de notre chère planète, en espérant que l'ignare en question accèdera, enfin, à cette donnée d'une culture pas si générale que ça...

* : le 20 juillet 1969, le commandant du vol spatial Apollo 11 Neil Armstrong ainsi que Buzz Aldrin ont exploré pendant plus de deux heures et pour la première fois la surface de la Lune alors que leur co-équipier Michael Collins était resté en orbite.

14.07.2009

La planète aux vents de folies de Marion Zimmer Bradley

Tome 1/24 (!) de la série La Romance de Ténébreusebradley.jpg

Editions Albin Michel - 253 pages

Quatrième de couv' : Egaré dans l'espace à la suite d'un orage gravitationnel, un astronef s'écrase sur une planète inconnue. Les survivants - des membres de l'équipage, des pionniers que le vaisseau transportait vers une colonie lointaine au fond des étoiles - pourront-ils le réparer et repartir vers leur destination initiale ? Ils n'ont d'autre moyen d'y arriver que de reconstituer les machines nécessaires à partir des matériaux locaux, au risque de détruire l'écologie de la planète. Mais voici que se lèvent les vents de folie apportant avec eux des pollens aux mystérieux pouvoirs. Parmi les survivants, certains veulent s'établir sur place, abandonner la civilisation industrielle et s'adapter à cet environnement étrange. Ils doivent apprendre le prix à payer pour que cette étrange planète consente à les accepter dans son sein...

Je dois dire qu'en dehors des séries Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien et Les Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley, je ne suis vraiment pas coutumière du genre littéraire SF/Fantasy. Mais j'ai bien l'intention de m'y mettre plus régulièrement. Parce que même si ce n'est pas fantastiquement bien écrit, ce type de lecture, à l'instar des sagas comme Harry Potter, permet de s'évader totalement, de faire le vide d'avec sa réalité. Et ça, ça vaut bien de passer quelque peu outre le style, qui doit sûrement être largement imputable à la "qualité" de traduction.

Mon bémol à moi, fétichiste parmi les fétichistes du livre : je trouve le graphisme des couvertures de cette branche de la littérature absolument hideux. Mais ça n'engage que moi.

03.07.2009

Faire son Bonhomme de chemin

D'aussi loin que je me souvienne, les départs en vacances en voiture ont toujours été l'occasion de prises de têtes mémorables entre le pilote (mon père) et le co-pilote (ma mère). Soit avant le départ parce que faire tenir les valises dans le coffre s'avérait être un véritable casse-tête, soit après le départ quand mon père vérifiait - toujours une fois qu'il était trop tard - que le parasol ou ci ou ça avaient bien été oubliés. Mais le sujet de discorde le plus mémorable restait bien sûr l'itinéraire qui était soit inintéressant parce qu'intégralement autoroutier, soit trop long rapport aux insupportables moutards geignards de la banquette arrière - "c'est quand qu'on arrive ?"... -, soit erroné parce que ni ma mère (trop occupée par les valises), ni mon père (trop occupé à être préoccupé) n'avaient pris soin de le préparer minutieusement a priori. Bien sûr, c'est toujours le co-pilote qui trinque...

L'on aurait pu penser que l'avènement du GPS participerait largement à détendre l'atmosphère des grands départs, mais c'était sans compter les prises de becs face aux difficultés de programmation et surtout les problèmes de réception satellite, les pannes technique ou de batterie rendant l'objet inutile. Et la prise de tête de reprendre, plus virulente que jamais, faute de s'être prémunis de ce genre de déconvenues par l'acquisition des indispensables cartes et guide Michelin.

C'est pour parer ce genre de contre-temps que Michelin a lancé son nouveau site http://www.jamaissansmacartemichelin.com.

Jamais sans ma carte rappelle que la gamme complète (collections national, région, département, zoom) permet de choisir sa route et d'organiser son voyage en toute sécurité (informations sur la déclivité, la hauteur maximale des ponts, les passages à niveau, les obstacles divers) et de façon bien plus intéressante grâce aux nombreuses informations touristiques (parcours pittoresques, pistes cyclables, voies vertes, sites incontournables...). Et loin de se contenter de sauver la mise des aspirants vacanciers, ces cartes sont pratiques (indéchirables, résistantes à l'eau...), économiques (de 2,95 à 6,65 €) et surtout fiables (mises à jour annuelles très précises).

Si avec ça, le drame des départs perdure, c'est que c'est par goût de la tradition (de casser les bonbons).

Merci Bibendum !

michelin.jpg

Article sponsorisé

23.06.2009

Il faudrait être fou pour ne pas y aller !

Quand j'étais petite, je suis allée un nombre incalculable de fois au château de Fontainebleau, à l'occasion du spectacle estival. Le nombre incalculable de fois s'explique par le fait que mon père obtenait régulièrement des réductions, voire des invitations, par les laboratoires pharmaceutiques - à cette époque, les médecins étaient encore gâtés... - et que le lieu en question, situé à une soixantaine de kilomètres de Paris était accessible assez rapidement - périph' bouchonneux du week-end tout de même... C'était sympa mais assez routinier.

Mais si je redevenais petite maintenant, je suis sûre qu'on casserait les habitudes-faute de mieux en se rendant au Puy du Fou.

Déjà parce que même si ce lieu était déjà facilement accessible par autoroute, une navette depuis la gare d'Angers est désormais disponible sur réservation et place donc le Puy du Fou à seulement 2h30 de Paris pour tous les gens non motorisés ou ne souhaitant pas se taper d'embouteillage.

Ensuite, parce que l'élargissement de l'offre en matière d'hébergement et de services pratiques font du Puy du Fou une destination idéale pour les courts séjours et vacances en famille. L'on note particulièrement l'étonnant Logis de Lescure du XVIIIe, transformé en hôtel d'exception composé de quatre suites en duplex - La Salle des Blasons, Le Planétarium, Le Cabinet de Curiosité et La Salle des Miroirs - de 300 m2 chacune avec terrasse privative et pouvant accueillir de 4 à 6 personnes.

Mais surtout parce que le Puy du fou affirme sa dimension de parc « spectacle » de référence au travers de ses toutes nouvelles productions inédites : Les Grandes Eaux qui donne vie à l'étang le jour et Les Orgues de Feu, spectacle nocturne grandiose en juillet et en août.

Pour Les Grandes Eaux, ce ne sont pas moins de 120 jets d'eau de 20 mètres de haut et une architecture sonore à 360° qui transportent les spectateurs, pendant huit minutes, aux grandes heures de Versailles. Ce ballet de fontaines, sous les ordres du compositeur baroque Jean-Baptiste Lully et de ses deux timbaliers, est une chorégraphie aquatique spectaculaire que les visiteurs pourront reproduire puisqu'entre chaque spectacle, ils pourront activer les fontaines grâce aux quatre claviers interactifs placés autour de l'étang et être les chefs d'orchestre de leur propre spectacle.

Côté Les Orgues de Feu, le Grand Parc ouvre ses portes de nuit du 1er juillet au 30 août (en dehors des vendredis et samedis dédiés à la Cinéscénie) pour entraîner le public dans un univers fantasmagorique et poétique, au coeur de l'histoire d'un amour absolu entre deux êtres fantastiques, un pianiste au regard de cristal et une muse violoniste et où, portées par Mozart, Litz, Delerue, Bach ou Bizet, muses et fées surgissent du fond du lac, dans un décor vespéral. La performance de la mise en scène résidant dans un système de patinage aquatique grâce à un rail immergé et à un éclairage extra-ordinaire qui ne provient d'aucun projecteur traditionnel mais émane des personnages eux-mêmes et des décors. Ainsi, ballerines, farfadets, nymphes et musiciens dansent sous des lunes à fleur d'eau et glissent autour d'un piano "aqueux" lustral, d'une harpe d'or et d'orgues gigantesques crachant eau et feu. Trente minutes de féerie.

D'un point de vue Cinéscénie, la saison 2009 est l'occasion d'une refonte de la scène du Rêve, scène charnière du spectacle situé après la Révolution française, avec de nouvelles projections sur six arches d'eau géantes pour une projection onirique encore plus saisissante.

Et tout cela est sans compter toutes les autres choses à découvrir sur www.puydufou.com (bons plans, visite virtuelle, actualités...), notamment le nouveau système de réservation et d'impression de billets en ligne !

Magie et culture s'entremêlent dans ce cadre exceptionnel, pour le plaisir des petits comme des plus grands.

Article sponsorisé

17.06.2009

Atol et à travers

Parce que je ne suis pas partie en vacances depuis plus de trois longues et interminables années et qu'il y a peu de chances que cela se produise dans les temps à venir, j'ai fait le pitre devant une webcam pour tenter de gagner le grand jeu concours vidéo (jeu gratuit sans obligation d’achat ouvert du 27 avril au 30 juin 2009) organisé par Atol les opticiens à l'occasion du dizième anniversaire de ce cri légendaire poussé depuis longtemps par Antoine et plus récemment par Adriana.

Parce que je ne suis pas partie en vacances depuis plus de trois longues et interminables années et qu'il y a peu de chances que cela se produise dans les temps à venir, tu vas gentiment te rendre sur le site poussetoncri.com et tu vas voter massivement pour ma vidéo intitulée Mademoiselle de Bergerac (enregistrée le 13 juin dans la recherche par date) afin que je gagne le voyage de rêve à l'île Maurice d'une valeur de 4 824 € avec Go Voyages, CorsairFly et Apavou hôtel Resorts and spa.

Parce que je ne suis pas partie en vacances depuis plus de trois longues et interminables années et qu'il y a peu de chances que cela se produise dans les temps à venir, je préférerais vraiment gagner ce premier prix plutôt qu'un des trois week-ends "prêt-à-visiter" pour deux personnes dans un hôtel Mercure en France d’une valeur de 200 € ou des lunettes de soleil d’une valeur de 59 à 125 €. Même si je me contenterais bien de ces gains secondaires.

Parce que je ne suis pas partie en vacances depuis plus de trois longues et interminables années et qu'il y a peu de chances que cela se produise dans les temps à venir mais que ce n'est pas pour autant que je dois t'empêcher de tenter ta chance, je vais te révéler que tu peux toi aussi pousser ton cri, seul(e), avec ta famille ou tes amis, si tant est que tu possèdes une webcam et un micro... ou à défaut que tu connaisses quelqu'un d'équipé (c'est ce que j'ai fait). Il te suffit d'enregistrer ton cri avec des lunettes de soleil ou de vue, de soumettre ta vidéo et de faire voter massivement ton entourage connu ou inconnu (via Dailymotion, Youtube, Facebook...). Les vainqueurs seront élus à 50 % par les votes du public et à 50 % par le jury.

Mais parce que je ne suis pas partie en vacances depuis plus de trois longues et interminables années et qu'il y a peu de chances que cela se produise dans les temps à venir, tu vas bien regarder ma vidéo et tu vas faire moins bien que moi pour me laisser gagner le grand voyage mentionné ci-dessus.

Ou alors tu déchires tout, tu gagnes et tu m'emmènes parce que c'est un peu grâce à moi quand même !

Article sponsorisé

31.05.2009

Sur la route de Jack Kerouac

kerouac.jpgEditions Gallimard - 437 pages

Quatrième de couv' : Un gars de l'Ouest, de la race solaire, tel était Dean. Ma tante avait beau me mettre en garde contre les histoires que j'aurais avec lui, j'allais entendre l'appel d'une vie neuve, voir un horizon neuf, me fier à tout ça en pleine jeunesse ; et si je devais avoir quelques ennuis, si même Dean devait ne plus vouloir de moi pour copain et me laisser tomber, comme il le ferait plus tard, crevant de faim sur un trottoir ou sur un lit d'hôpital, qu'est-ce que cela pouvait me foutre ?... Quelque part, sur le chemin je savais qu'il y aurait des filles, des visions, tout, quoi ; quelque part sur le chemin on me tendrait la perle rare.

En bref, c'est l'histoire d'allers et de retours incessants d'Est en Ouest américain puis du Nord au Sud, direction le Mexique. Absolument déconseillé donc aux férus d'action allergiques aux descriptions qui ne sauraient apprécier les nombreux tableaux de l'immense territoire arpenté, aussi différents, interminables et parfois monotones que le sont les axes routiers américains.

Je ne saurais dire dans quelle mesure ce roman est autobiographique, mais si l'on considère que le chef de file de la Beat Generation, vivant avec sa mère, est décédé en 1969 à l'âge de quarante-sept ans, miné par la solitude et l'alcool, l'on peut penser que l'émancipation conventionnelle, le rejet révolté de l'Amérique conformiste et bien-pensante, la poursuite de la liberté semblent brûler les ailes... Mais n'est-il pas dit dans Et au milieu coule une rivière : "brûlons la chandelle par les deux bouts ; elle peut bien fondre et brûler vite, pourvu qu'elle éclaire bien" ? Et entre des études à Columbia, une expérience de marin durant la Seconde Guerre mondiale, une vie de bohème à Greenwich Village, des nuits sans sommeil, les drogues et l'alcool, le sexe, les délires poétiques et jazz bop ou cool, les vagabondages sans argent à travers les Etats-Unis et jusqu'à Mexico, la vie collective trépidante ou la quête solitaire au lisières de la folie ou de la sagesse, l'on peut dire que la chandelle de Kerouac a brûlé bien plus intensément que bon nombre de celles d'aspirants centenaires.

Captivée par ce récit, je n'en reste pas moins quelque peu sur ma fin. Mais finalement, n'est-ce pas exactement cela, la poursuite de la différence, de l'intensité, de la liberté ?

02.03.2009

Aya de Yopougon de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie

Editions Gallimard - 4 albums parus

aya1.jpgaya2.jpg
aya3.jpgaya4.jpg

Marguerite Abouet : « Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d'Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l'école était obligatoire. J'ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n'avaient pas à choisir leur camp trop vite et ne se préoccupaient que de la vie courante : les études, les parents, les amours… Et c'est cela que je veux raconter dans Aya, une Afrique sans les clichés de la guerre et de la famine, cette Afrique qui subsiste malgré tout car, comme on dit chez nous, "la vie continue"...»

Nous présenter une autre Afrique que celle de tous les rapports et autres informations catastrophiques, tel est le pari réussi de l'auteur Marguerite Abouet et de l'illustrateur Clément Oubrerie.

L'histoire commence en 1979, dans le quartier populaire d'Abidjan Yopougon, également appelé Yop City. L'on y découvre l'héroïne Aya, sa famille, ses amis et de nombreux personnages hauts en couleurs. Au travers des existences de ces multiples protagonistes, la culture, ivoirienne en particulier et africaine en général, nous est présentée avec beaucoup d'humour, parfois de gravité et appréhende des sujets aussi incontournables que le fossé croissant entre les pauvres et les riches, la condition de la femme, la polygamie, la famille, la sexualité, les espoirs d'un Eldorado français, etc. Tout ceci au coeur d'intrigues qui font la part belle au suspens et dans un langage imagé à mourir de rire qui mêle l'argot ivoirien (le nouchi) et le français, les langues locales et le langage de la rue.

Non seulement les quatre albums font quelque cent pages chacun mais sont en outre dotés du "bonus ivoirien" qui offre un petit lexique de nouchi, des recettes de plats traditionnels (kédjénou de poulet, soukouya, allocos...) ainsi que des astuces pour bien nouer son pagne ou rouler son tassaba (remuer son popotin) pour faire tomber les hommes à ses pieds.

Ce n'est pas pour rien que le premier tome s'est vu décerner le prix du 1er album au festival d'Angoulême en 2006 !

Toutes les notes