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Théâtre

  • Une séparation de Véronique Olmi

    culture,citation,littérature,livre,roman,roman épistolaire,théâtre,amourEn librairie depuis le 2 octobre 2013.

    Éditions Albin Michel - 71 pages

    Présentation de l'éditeur : "Cela va vite, une séparation. Il suffit d'un mot pour défaire des mois, des années d'amour, c'est comme dynamiter sa maison, on craque une allumette et tout s'effondre." Une séparation est la dernière pièce de Véronique Olmi dont le théâtre, de Chaos debout à Mathilde, est monté en France et à l'étranger par les plus grands metteurs en scène, et couronné par de nombreux prix. Elle est l'auteur de plusieurs romans, de Bord de mer à La nuit en vérité.

    Ma note :

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    Broché : 10 euros

    Ebook : 6,99 euros

    Un grand merci aux Éditions Albin Michel pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre.

    Comme son nom l'indique, cette courte pièce de théâtre est l'histoire de la séparation d'une femme, Marie, et d'un homme, Paul. Deux prénoms très communs pour un sujet universel.

    La réédition de cette pièce épistolaire accompagne son adaptation au Théâtre des Mathurins jusqu'au 22 décembre 2013 avec l'auteur elle-même dans le rôle de Marie et Jean-Philippe Puymartin, qui signe également la mise en scène, dans celui de Paul.

    Marie, usée par la routine du couple, quitte Paul d'un simple courrier. Paul, refusant cette séparation, décide d'utiliser la correspondance comme un lien leur permettant d'être toujours un peu ensemble. Au fil de cet échange, c'est toute leur histoire d'amour qui est retracée, de leur rencontre jusqu'à l'impasse, années emplies de passions, de doutes, d'erreurs... Un véritable dialogue de sourds qui oppose deux conceptions du couple et de l'amour s'engage alors, à la tournure aussi évidente qu'inattendue, jusqu'au saisissant final.

    Difficile à la lecture de ce texte de ne pas s'interroger soi-même sur la façon d'envisager la vie à deux au fil du temps qui passe, de ne pas réfléchir sur les raisons de poursuivre ou d'interrompre une histoire. L'amour ne doit-il être que moments merveilleux, magie sans cesse renouvellée comme à ses débuts ou la passion des premiers temps doit-elle laisser place à une tendre complicité bien ancrée dans le réel ?

    Dans son texte, Véronique Olmi défend les deux points de vue avec autant de force que de conviction. Impossible de ne pas être saisi par un sentiment d'impuissance. Et pourtant, pas moyen non plus de ne pas faire un choix ; forcément subjectif. Mais que l'on choisisse la passion ou l'inévitable érosion, chacun des mots de chacun des camps est inévitablement remuant. Un texte beau et juste qui revisite avec talent une thématique universelle mainte fois traitée mais qui n'aura jamais d'autre conclusion que personnelle.

    Vous aimerez sûrement :

    The Guitrys d'Éric-Emmanuel Schmitt, L'Île des Gauchers d'Alexandre Jardin, Une dernière chose avant de partir & Le livre de Joe & Perte et fracas & C'est ici que l'on se quitte & Tout peut arriver de Jonathan Tropper, La double vie d'Irina de Lionel Shriver, Le roman de Boddah d'Héloïse Guay de Bellissen, La nuit ne dure pas d'Olivier Martinelli, Cosima, femme électrique de Christophe Fiat, Madame Hemingway de Paula McLain, Accordez-moi cette valse de Zelda Fitzgerald, Ciseaux de Stéphane Michaka...

    Extraits :

    MARIE

    Étrange que ce soit si simple de se quitter. Étrange qu'il n'y ait de procédure que pour les gens mariés. Pour nous deux, une lettre et c'est déjà beaucoup. Un coup de fil, un mail, un silence auraient suffi. Notre séparation... Un peu de vent à la surface du sable. Un volet qui claque. Un rêve qui meurt. Trois fois rien. C'est fini.

    Le matin se lève et notre histoire est terminée. La vie va continuer sans cette histoire qui s'arrête comme un train en rase campagne. Je continue à pied. Toute seule. Tout droit. Sans me retourner et les mains vides.

    Je n'ai plus à plaire à personne.

    Il n'y a personne.

    La légèreté de la solitude. Sa magnifique inhumanité.

    ...

    PAUL

    J'ai réfléchi Marie, j'ai bien réfléchi, et je te l'écris et je te le dis, je te dis Non. Pour la première fois, c'est Non. Tu te sépares de moi, cela te regarde, cela est ta séparation, pas la nôtre. Je reste là. Je t'attends. Et j'ai tout mon temps.

    ...

    MARIE

    Avoue ! Avoue que nous sommes devenu un couple démuni, sans feu sans étincelles, et nous faisions partie soudain des statistiques. En face de nos années de vie commune on pouvait facilement cocher la case : routine inévitable. On pouvait nous démasquer facilement : le couple du troisième étage qui ne réveille plus les voisins par ses étreintes bruyantes et quotidiennes. Le couple du troisième étage qui fait ses courses et arrose ses plantes. Le couple que l'on croise le soir le sac de courses au bout des bras, et dont on ne saura ni n'imaginera jamais rien. Je t'ai quitté parce que nous étions devenus deux silhouettes. Parce que vivre ou mourir se ressemblaient trop. Parce qu'entre moi et une autre je ne voyais pas la différence. Parce que les raisons pour lesquelles je t'avais aimé sont précisément les raisons pour lesquelles je te quitte.

  • The Guitrys d'Éric-Emmanuel Schmitt

    En librairie depuis le 2 octobre 2013.the guitrys.jpg

    Éditions Albin Michel - 141 pages

    Présentation de l'éditeur : Durant les années folles, pendant quatorze ans, Yvonne Printemps et Sacha Guitry règnent sans partage sur la scène artistique et mondaine internationale. Amants magnifiques et impossibles, ils vont vivre une vraie passion, traversée de querelles, de tromperies, et de jalousies. Et si l'histoire de ce couple légendaire nous était contée par Sacha lui-même ? Si l'auteur de Chagrin d'amour et de La Jalousie en avait confié les dialogues et la dramaturgie à Éric-Emmanuel Schmitt, complice de cette comédie étincelante de verve et d'esprit ?

    Ma note :

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    Broché : 12 euros

    Un grand merci aux Éditions Albin Michel pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre.

    À condition de connaître Sacha Guitry et Éric-Emmanuel Schmitt (L'évangile selon Pilate, La femme au miroir...) ou au moins l'un des deux d'un peu prêt de son oeuvre - pour ne pas dire de son personnage -, la rencontre des personnalités et des talents linguistiques et littéraires de ces deux artistes est forcément prometteuse.

    Il faut, bien sûr, garder à l'esprit que le texte, avant tout écrit pour le théâtre, repose essentiellement sur les dialogues. Alors bien sûr, il se lit vite. Forcément, il gagne à être entendu plutôt que lu ; d'autant que le casting - Martin Lamotte & Claire Keim - semble une réussite. Évidemment, la mise en scène ou encore les costumes font davantage revivre le Paris des Années folles que de l'encre sur le papier...

    N'empêche ! Sous la plume de l'un des auteurs français les plus lus et les plus représentés au monde, le couple mythique Yvonne Printemps-Sacha Guitry reprend bel et bien vie le temps d'une lecture et entraîne à sa suite le lecteur, au coeur de cette union à la vie comme à la scène. Du trouble de leur rencontre à la détresse de leur rupture en passant par leur triomphe sur les planches, l'amoureux de l'Amour et le Rossignol, l'aristo dandy à l'esprit fin et la fille des faubourgs un peu sotte mais moins qu'il n'y paraît, font ressurgir ces quinze années de verbe haut.

    Le délice de lire leurs échanges donne à imaginer le plaisir de voir jouer ces exquises roucoulades et autres assassines algarades pleines de verve et d'esprit. Alternant les scènes au présent et les flashbacks, le vrai talent de Schmitt est d'avoir construit ses conversations autour de réelles citations. De quoi rendre son texte plus vrai que nature et ressusciter un instant l'incomparable style Guitry.

    La pièce (qui me donne autant envie que De Sacha à Guitry par Jean Piat) est à voir au Théâtre Rive Gauche jusqu'au 5 janvier 2013 - 6, rue de la Gaîté - Paris 14 - Réservations 01 43 35 32 31 - M° Edgar Quinet - www.theatre-­rive-gauche.com.

    Vous aimerez sûrement :

    L'Île des Gauchers d'Alexandre Jardin, Une dernière chose avant de partir & Le livre de Joe & Perte et fracas & C'est ici que l'on se quitte & Tout peut arriver de Jonathan Tropper, En moins bien et Pas mieux d'Arnaud Le Guilcher, Les témoins de la mariée de Didier Van Cauwelaert, Homo erectus de Tonino Benacquista, Demain j'arrête ! de Gilles Legardinier, Le roman de Boddah d'Héloïse Guay de Bellissen, La nuit ne dure pas d'Olivier Martinelli, Cosima, femme électrique de Christophe Fiat,Madame Hemingway de Paula McLain, Accordez-moi cette valse de Zelda Fitzgerald, Ciseaux de Stéphane Michaka...

    Extraits :

    LE RÉGISSEUR

    Ah oui, cocu ! Vous vouliez dire "cocu" ?

    SACHA GUITRY (entre ses dents)

    C'est ça, répétez-le, si ça vous fait plaisir. Il est certain que ça risque peu de vous arriver...

    LE RÉGISSEUR

    Ah ! Ne recommencez pas, monsieur Guitry... Germaine n'a pas...

    SACHA GUITRY

    Chanceux Marcel. Contre l'adultère, l'ingratitude physique se révèle une arme plus efficace que la vertu. Enfin, encore une fois, je ne me moque pas de vous, mon ami, mais de moi. Lorsqu'on épouse une femme jolie, on prend le risque d'être cocu, c'est logique, c'est inscrit dans la police d'assurance. Enfin bref, je l'étais. Le bonheur à deux ne dure que le temps de compter jusqu'à trois.

    ...

    SACHA GUITRY

    (...) Avec tout ce que je sais on pourrait faire un livre, tandis qu'avec ce que je ne sais pas on pourrait faire une bibliothèque.

    ...

    SACHA GUITRY

    J'ai été réformé.

    YVONNE

    Pourquoi ?

    SACHA GUITRY

    Pour cause de rhumatismes.

    YVONNE

    À votre âge ?

    SACHA GUITRY

    On a le droit d'être précoce ! J'ai déjà fourni une assez belle carrière de malade. Enfin, les rhumatismes, ça a le mérite de ne pas tuer son bonhomme. C'est un peu comme ma femme : ça énerve, ça fait mal, ça se déplace et ça ne part pas.

    YVONNE

    Vous parlez mal des femmes...

    SACHA GUITRY

    Je ne parlais pas des femmes mais d'une seule : mon épouse.

    YVONNE

    Eh bien, cela ne donne pas envie de vous épouser.

    SACHA GUITRY

    Qui cela tenterait-il ?

    Ils se regardent, troublés.

    YVONNE

    Et à part ça ? Question santé ?

    SACHA GUITRY

    Rien à signaler sinon que l'idée que je puisse être malade me rend malade. Je m'affole. Je m'y connais juste assez en médecine pour envisager le pire.

    YVONNE

    Ah ! Vous êtes un malade imaginaire ?

    SACHA GUITRY

    Non, un bien-portant imaginaire.

    ...

    SACHA GUITRY

    (...) Avant le mariage, c'est les petits mots. Pendant le mariage, c'est les grands mots. Après le mariage, c'est les gros mots.

    ...

    SACHA GUITRY

    J'aime tellement la langue française que je considère un peu comme une trahison le fait de cultiver une langue étrangère.

    ...

    YVONNE

    (...) Pourquoi m'humilies-tu en courtisant cette Lyonnaise ?

    SACHA GUITRY

    Il faut bien que je feigne de me lasser de toi afin de pouvoir, plus tard, faire semblant de ne pas te regretter.

    Yvonne vacille sous la détresse élégante que révèle cette phrase. Puis elle se ressaisit.

    YVONNE

    Oh, toi ! Tu es plus grisé par les mots que tu prononces que par ceux que tu écoutes.

    ...

    SACHA GUITRY

    On est vieux dès qu'on cesse d'aimer.

  • 84, Charing Cross Road de Helene Hanff

    Editions Autrement - 159 pageshanff.jpg

    Présentation de l'éditeur : Par un beau jour d'octobre 1949, Helene Hanff s'adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s'écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l'intime, presque à l'amour. Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent dans notre vie, les livres et les librairies. Livre inattendu, 84, Charing Cross Road fait l'objet, depuis les années 1970, d'un véritable culte des deux côtés de l'Atlantique.

    Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates et Lady Susan m'avaient convaincue de ma passion admirative pour les romans épistolaires. 84, Charing Cross Road ne dément pas ce goût prononcé, même si l'analyse du texte par Isabelle Hausser en fin d'ouvrage souligne à juste titre qu'il s'agit bien plus qu'un simple roman épistolaire.

    Cette correspondance est un fruit sucré, un diamant inaltérable, une beauté incarnée. Elle prouve, s'il était besoin, que la littérature et les livres sont un bienfait pour l'âme et qu'ils ont le pouvoir de rendre les gens meilleurs. Helene Hanff était un modèle d'intelligence mais surtout de générosité, une femme drôle, coriace, cultivée, en avance sur son temps, bref, une vraie lady. Comme le prouve son parcours chaotique d'écrivain dont le couronnement fut cette correspondance (adaptée à Broadway et au cinéma), son plus grand talent était dans la vie, dans son humanité.

    Le style des lettres, d'Helene Hanff tout particulièrement, est un tel délice qu'on en vient presque à regretter que les quelque vingt années d'échanges de courriers aient été réduites à moins de 200 pages.

    Un incontournable de toute bibliothèque digne de ce nom.

  • Il faudrait être fou pour ne pas y aller !

    Quand j'étais petite, je suis allée un nombre incalculable de fois au château de Fontainebleau, à l'occasion du spectacle estival. Le nombre incalculable de fois s'explique par le fait que mon père obtenait régulièrement des réductions, voire des invitations, par les laboratoires pharmaceutiques - à cette époque, les médecins étaient encore gâtés... - et que le lieu en question, situé à une soixantaine de kilomètres de Paris était accessible assez rapidement - périph' bouchonneux du week-end tout de même... C'était sympa mais assez routinier.

    Mais si je redevenais petite maintenant, je suis sûre qu'on casserait les habitudes-faute de mieux en se rendant au Puy du Fou.

    Déjà parce que même si ce lieu était déjà facilement accessible par autoroute, une navette depuis la gare d'Angers est désormais disponible sur réservation et place donc le Puy du Fou à seulement 2h30 de Paris pour tous les gens non motorisés ou ne souhaitant pas se taper d'embouteillage.

    Ensuite, parce que l'élargissement de l'offre en matière d'hébergement et de services pratiques font du Puy du Fou une destination idéale pour les courts séjours et vacances en famille. L'on note particulièrement l'étonnant Logis de Lescure du XVIIIe, transformé en hôtel d'exception composé de quatre suites en duplex - La Salle des Blasons, Le Planétarium, Le Cabinet de Curiosité et La Salle des Miroirs - de 300 m2 chacune avec terrasse privative et pouvant accueillir de 4 à 6 personnes.

    Mais surtout parce que le Puy du fou affirme sa dimension de parc « spectacle » de référence au travers de ses toutes nouvelles productions inédites : Les Grandes Eaux qui donne vie à l'étang le jour et Les Orgues de Feu, spectacle nocturne grandiose en juillet et en août.

    Pour Les Grandes Eaux, ce ne sont pas moins de 120 jets d'eau de 20 mètres de haut et une architecture sonore à 360° qui transportent les spectateurs, pendant huit minutes, aux grandes heures de Versailles. Ce ballet de fontaines, sous les ordres du compositeur baroque Jean-Baptiste Lully et de ses deux timbaliers, est une chorégraphie aquatique spectaculaire que les visiteurs pourront reproduire puisqu'entre chaque spectacle, ils pourront activer les fontaines grâce aux quatre claviers interactifs placés autour de l'étang et être les chefs d'orchestre de leur propre spectacle.

    Côté Les Orgues de Feu, le Grand Parc ouvre ses portes de nuit du 1er juillet au 30 août (en dehors des vendredis et samedis dédiés à la Cinéscénie) pour entraîner le public dans un univers fantasmagorique et poétique, au coeur de l'histoire d'un amour absolu entre deux êtres fantastiques, un pianiste au regard de cristal et une muse violoniste et où, portées par Mozart, Litz, Delerue, Bach ou Bizet, muses et fées surgissent du fond du lac, dans un décor vespéral. La performance de la mise en scène résidant dans un système de patinage aquatique grâce à un rail immergé et à un éclairage extra-ordinaire qui ne provient d'aucun projecteur traditionnel mais émane des personnages eux-mêmes et des décors. Ainsi, ballerines, farfadets, nymphes et musiciens dansent sous des lunes à fleur d'eau et glissent autour d'un piano "aqueux" lustral, d'une harpe d'or et d'orgues gigantesques crachant eau et feu. Trente minutes de féerie.

    D'un point de vue Cinéscénie, la saison 2009 est l'occasion d'une refonte de la scène du Rêve, scène charnière du spectacle situé après la Révolution française, avec de nouvelles projections sur six arches d'eau géantes pour une projection onirique encore plus saisissante.

    Et tout cela est sans compter toutes les autres choses à découvrir sur www.puydufou.com (bons plans, visite virtuelle, actualités...), notamment le nouveau système de réservation et d'impression de billets en ligne !

    Magie et culture s'entremêlent dans ce cadre exceptionnel, pour le plaisir des petits comme des plus grands.

    Article sponsorisé

  • La maison du lac de Jean Piat et S. Hillel

    Au départ, un film de Mark Rydell avec Katharine Hepburn, Henry Fonda et Jane Fonda, sorti en 1981.maisonlac.jpg

    Primée cette même année aux Oscars au titre du meilleur scénario, de la meilleure actrice (K.H.) et du meilleur acteur (H.F.), l'histoire (titre original : On Golden Pond) nous parle des années 60, d'une maison de vacances au bord d'un lac, de deux époux ayant su rester des amants exceptionnels, d'une fille en conflit depuis toujours avec son père, d'un nouveau fiancé et de son ado de fils, d'un jeune rebelle et d'un vieux râleur qui finissent par s'entendre.

    Ce récit, je l'ai découvert sur le vieux poste télé d'une vieille maison d'un village de vieux du fin fond du Cher, quand j'étais petite fille.

    Quelque vingt années plus tard (si ce n'est plus...), je l'ai redécouvert version théâtre, version française, avec Jean Piat (l'époux amant exceptionnel père indigne vieux râleur), Maria Pacôme (l'épouse amante exceptionnelle maman), Béatrice Agenin (la fille en conflit avec son père nouvellement fiancée), Christian Pereira (le nouveau fiancé père d'un ado) et Damien Jouillerot (le jeune rebelle).

    Si la nouvelle approche fut enchanteresse, c'est à n'en pas douter grâce à une interprétation magistrale réhaussée par un décor fantastique (Edouard Laug), un jeu de lumière très subtil (Laurent Béal), une musique/bande son si nostalgiquement juste (François Peyroni) et une mise en scène énergique (Stéphane Hillel, Marjolaine Aizpiri). Mais elle l'est indiscutablement et sans vouloir démériter le reste de la troupe, grâce à l'inégalable ponte de la Comédie Française, Jean Piat, dont j'avais particulièrement apprécié la performance seul en scène l'an passé dans De Sacha à Guitry.

    Bref, pour la critique parfaite, c'est par ici. Pour ma part, j'en retiens beaucoup de rires, quelques larmes et deux regrets : que les bonnes choses aient une fin et que la culture soit si inabordable (merci papa/maman pour l'invit'). Mais s'il est un spectacle qui vaut de se serrer un poil la ceinture, c'est bien celui-là !

    Thêatre de Paris

    15, rue Blanche - 75009 Paris - M° Blanche / Trinité

    Réservations : 01 48 74 25 37 - http://www.theatredeparis.com

    Jusqu'au 15 février, du mardi au samedi à 20 h 30 et le dimanche à 15 H 30