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spiritualité

  • La Prophétie des Andes de James Redfield

    Et si les coïncidences révélaient le sens de la vie ?

    Editions Robert Laffont – 318 pages

    andes.jpgQuatrième de couv’ : A l’origine, un manuscrit fabuleux rédigé six cents ans avant J.-C. et une prophétie : notre société va subir un grand bouleversement. Intrigué, le héros de cette histoire s’envole pour le Pérou à la recherche du mystérieux grimoire, objet de toutes les convoitises, qui va transformer sa vie. Commence alors une aventure magique et enchanteresse, une dangereuse initiation : une quête en neuf étapes qui le mène du sommet des Andes au cœur de la forêt amazonienne sur la voie des révélations de la vie. Quand, au terme de son périple, le héros découvre le vrai sens de son existence, c’est notre propre quête qui débute. Pour James Redfield, si nous restons attentifs et savons percevoir le grand mystère de l’existence, nous nous apercevrons que nous avons été judicieusement placés, à l’endroit adéquat… pour changer quelque chose en ce monde.

    Ma fugace carrière de libraire m’a permis d’appréhender l’importante part de marché occupée par les témoignages et les récits mystiques ; deux styles bien loin de mes inclinations littéraires habituelles. Soucieuse d’être en mesure de renseigner au mieux la clientèle tout autant que désireuse de comprendre ce qui semblait susciter intérêt et engouement manifestes, je me lançais à l’assaut d’un des best-seller du genre.

    Je dois dire que j’hésite franchement dans le choix du substantif adéquat pour qualifier l’auteur ou tout homologue. Une telle exaltation n’appelle que deux possibilités mais diamétralement opposées : Bisounours ou Gourou.

    S’agissant à proprement parler de James Redfield et de La Prophétie des Andes, l’histoire est une légende captivante, la quête initiatique est assez palpitante. Dans son acception imaginaire. Mais si l’auteur se place d’un point de vue de la délivrance d’une vérité, je commence sérieusement à bloquer et à le penser illuminé.

    Certes, de nombreuses choses sont sensées au fil de la narration et si ce n’est réalistes, du moins convoitées par les meilleures âmes de ce bas monde. Ca, c’est pour la dimension Bisounours.

    Ce qui me dérange le plus, c’est cette façon d’ériger la pensée en Message et en pratiques à respecter, cette manière si semblable à toutes religions de dicter un mode de vie et de jouer sur les peurs des gens.

    Au final, quelles que soient les motivations de l’écrivain, il n’est pas fondamentalement désagréable de se plonger dans ce type de livre. Occasionnellement. Cela donne l’opportunité de rêver un peu, d’espérer que la course à sa perte de l’Homme n’est pas inexorable. Mais il semble, à mon sens, un peu dangereux de s’enfermer dans ce type de lecture. Trop en décalage d’avec la réalité, le risque est de se mettre en marge, d’une façon ou d’une autre, de l’évidence factuelle qui nous entoure.

  • Messe qui ne rit...

    Vous avez souvent vu vous des gens s'éclater à l'office du dimanche ? Des gens y retourner plus par envie que par habitude ? Des gens y sourire continuellement de manière extatique ? Des gens profondément investis prêts à tout sacrifier pour leur foi ? Des gens fondamentalement tolérants ? Des gens qui ne pensent qu'à appliquer les beaux préceptes dominicaux tout au long des six autres jours de la semaine ? Des gens qui pensent réellement aux autres avant eux-mêmes, qui aiment leur prochain plus qu'eux-mêmes ? Des gens qui se donnent les moyens de réinventer leur ferveur plutôt que de la laisser s'enraciner dans des cultes routiniers voire dépassés ?

    L'amour est une religion. 

  • Dimanche, jour sacré

    Loin de moi l'idée incongrue (pardon, ça n'engage que moi...) d'un éveil de foi tardif. Mes accès mystiques n'ont et n'auront certainement jamais d'autre origine que la musique. A la vérité, je déteste le dimanche.

    Le dimanche est, outre le jour de mon enfance où l'on me traînait sempiternellement à la messe pour jouer l'enfant de4a359d0b4f7bf1bfa22777a84774b95b.jpg coeur ce que je ne faisais grâcieusement que parce que le curé me filait 20 francs pour le "sacerdoce", le dimanche est donc ce dernier jour du week-end qui, à peine a-t-il commencé, sent déjà la fin. Il ne faut rien faire d'excessivement fatigant pour ne pas amorcer une longue semaine qui le sera d'autant plus si on est épuisé, il faut adopter une réflexion organisationnelle pour anticiper l'optimisation de son temps de travail (à condition d'avoir quelque chose d'autre à faire que de chauffer sa chaise...)... bref le dimanche est un mauvais jour où rien n'est vraiment fun.

    Sauf quand il devient cette veille de lundi, ou plus exactement cette première veille sur trois de lundi où aucune retenue ni pensée liées au boulot ne viendront gâcher mon plaisir et envahir mon esprit. Encore 18 jours de bonheur, je suis en vacances !

    Alleluia, n'en déplaise à qui voudra.

  • Les appâts rances

    Mais pourquoi tant d'histoires sentimentales sont un échec ?68bdaf71be0e8eb747d1683f3b8800c0.jpg

    Alors, d'accord, aujourd'hui nous avons le luxe de pouvoir tester et comparer. Peut-être est-ce cet embarras du choix qui nous rend plus difficiles... Sommes-nous devenus plus exigeants, moins tolérants, trop égoïstes pour supporter quelqu'un d'autre que nous ?

    En y réfléchissant, je me dis que bon, certainement un petit peu, mais pas que.

    Tout compte fait, je pense que ces échecs répétitifs sont le fruit non pas d'une incapacité générationnelle à s'engager ou d'une course effrénée au "mieux" mais d'une simple erreur sur la marchandise.

    Combien de fois avons-nous été déçus de nous apercevoir que la personne tant convoitée était, la phase de séduction dépassée, bien différente de celle que nous nous étions représentée ? Certes, la distorsion vient en partie du fait que les yeux amoureux embellissent certains aspects et en scotomisent d'autres. Mais cette altérité vient aussi de nous-mêmes. Quand nous tentons de faire opérer le charme, nous misons tout sur nos points forts, nous tentons de nous dévoiler sous notre meilleur jour. Jusque là, rien que de normal. Le problème est que nous attirons l'autre avec des traits de caractère ou un mode de pensée qui sont, non pas exactement les nôtres mais ceux que nous souhaiterions posséder. C'est ce que j'appelle le soi fantasmé. Oui, oui, c'est très narcissique.

    Forcément, quelle surprise pour nos apollons de se croire avec une dulcinée toute douce qui devient bientôt une hystérique de première ! Et quelle déconvenue de constater que nos jules si attentionnés les premiers jours deviennent si rapidement négligents !

    Alors que très franchement - testé et approuvé -, il est bien plus facile et efficace quand on est une emmerdeuse de se faire deux fois plus emmerdeuse que ce que l'on est. Si le jules convoité reste, c'est dans la poche. Pareil pour vous messieurs : faites le négligent assumé dès le début, la moindre petite attention n'en deviendra que meilleure par la suite. Bon naturellement, le procédé est risqué et multiplie les probabilités de mort dans l'oeuf de la relation.

    Le mieux étant quand même de rester soi-même... Mais savons-nous vraiment qui nous sommes ? Et notre "soi" n'est-il pas en perpétuelle évolution ? Et... Et... Et... Amis de la psychologie de comptoir, bonsoir.

  • Penser à panser mes pensées

    Le paranormal. Vaste sujet. Le paranormal... Il m'a effleurée...

    Anecdote. Un soir d'hiver de juillet, l'heure tardive exigeait de nous que nous allions nous coucher afin d'être frais et dispo pour notre lendemain de labeur. En professionnels consciencieux (...), nous avions donc répondu à cette obligation après les usages incontournables (brossage de dents, ptit pipi pour pas se réveiller la nuit, bisou...).

    Extinction des feux, retournements incessants pour trouver LA position, immobilité en attendant que le sommeil vienne nous trouver.

    d02d4da07d01bb73bb33de58f908ad1d.jpgC'est à cet instant précis que le cerveau amorce sa ronde des pensées, de préférence positives voire très phantasmées, histoire de tenter d'influencer les rêves à venir. Lors même que mes rêveries du moment me faisaient saliver à l'idée d'une boule chocolat de l'épicerie Ikea (mmmhhh...), de dire à mon homme : "tu sais à quoi je pense exactement tout de suite maintenant ?". Et lui de me répondre de la voix caverneuse de celui qui sombre lentement : "à une tête de nègre (ben oui, il est antillais, ça le fait marrer... d'ailleurs il adore mettre la boulangère mal à l'aise à ce sujet) de chez Ikea".

    J'ai eu beau lui demander de mille façons de quelle façon il avait trouvé cette réponse pour le moins extralucide - parce qu'il faut bien avouer qu'il fallait le faire -, rien n'y fit : je n'avais pas prononcé un mot ni même sifflé le jingle Ikea. Pendant que lui trouvait tout à fait naturel de connaître mes désirs, je suis restée longtemps à m'interroger sur cet étonnant phénomène. Je me suis même risquée à penser très fort à certaines choses avouables, d'autres moins, pour voir s'il était toujours "connecté" à mon esprit.

    Trois hypothèses : soit je transpire tellement mes idées que leurs effluves en pénètrent l'inconscient de mon homme, soit ce sont les mystères insondables de la connexion amoureuse, soit je vis avec un medium et là, c'est le drame... Exit les jurons intérieurs quand on se fâche, exit les pensées érotiques à la vue d'un Apollon, exit les arguments fallacieux lors de joutes oratoires...

    Je ne sais pas comment je vais désormais vivre avec ça mais si l'obsession perdure, promis, je lance la chronique Prison Brain.