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ski

  • Qui me paye un séjour ski tout compris ?

    J'aurais pu irrémédiablement être traumatisée par les vacances d'hiver à la montagne et de fait, en faire un définitif rejet.

    Parce que mes débuts ont été marqués par l'apprentissage du fait qu'il faut être prévoyant à la neige où, pour cause de froid et d'humidité, il est impossible pour une enfantine vessie inexpérimentée de se retenir. Même que, ne voulant pas perturber le moniteur et le groupe et ne me sentant de toute façon pas en mesure de m'en sortir seule avec mon attirail de moufles, cagoule, écharpe, combinaison, collant, chaussettes... dans l'espace exigu de toilettes, de surcroît publiques, je décidais d'allègrement pisser dans ma culotte. Personne n'y verrait rien puisque je tombais tellement souvent que, de toute façon, mon fond de pantalon était trempé. Un peu plus, un peu moins... Lors d'une pause donc, je m'affalais dans la neige et opérait mon larcin incognito en envisageant de fermer la marche au prochain départ afin que, dernière à me relever, personne de remarque la jaune empreinte du crime. Mais comme à l'accoutumée, le crime n'est jamais que presque parfait. Une petite peste du groupe des razmokets apprentis skieurs a naturellement fermement décidé que ce serait elle et nul autre qui fermerait le convoi. Et de me relever, humiliée, voyant la pimbêche éberluée puis ricanante me céder finalement la dernière place et se précipiter pour diffuser le scoop.

    Ou encore parce qu'après un interminable voyage à base de "c'est quand qu'on arrive ?" pour situer la tranche d'âge, je n'ai eu l'occasion de découvrir que l'espace d'une toute petite journée que mon adorable moniteur était, si ce n'est Roch Voisine, du moins son sosie. Le reste de la semaine, je l'ai passé clouée au lit par une appendicite aigüe, attendant douloureusement que le séjour soit rentabilisé avant de pouvoir rentrer me faire opérer.

    Mais je garde également d'impérissables souvenances, notamment ma fantastique semaine avec une chouette copine d'internat et de charmants salopards aux noms improbables, mes virées roots d'une journée avec mes potes de fac', ma folle semaine avec ma promo d'école de pub et surtout, mes séduisants week-ends avec un fiancé qui possédait un appartement à la montagne, ce qui, convenons-en sans bégueulerie aucune, n'enlevait rien à son charme.

    Le meilleur l'a emporté. Mais la montagne aurait mon irrémédiable adhésion si je pouvais, rien qu'une fois, réaliser mon rêve de vacances, longues, avec une bande de vrais potes (ceux de l'école, on ne les choisit pas même s'ils sont sympas hein...) et surtout de vrais moyens financiers. Même que je réserverais un des séjours à la montagne du Club Med parce que je suis une grosse feignasse de l'organisation et que c'est du sur-mesure, tout compris : transport, hébergement, cours avec l’Ecole de Ski Française (peut-être avec Roch...) pour s’initier ou se perfectionner au ski free style ou au snowboard, forfait remontées mécaniques, restauration, en-cas et boissons toute la journée, activités diverses pour varier les plaisirs (promenades en raquettes, patinoire, descente en bob-raft...), espaces bien-être pour retrouver un équilibre entre le corps et l’esprit

    Cela dit, tout compris, c'est vite dit. Parce que pour sillonner les pistes dès les premières chutes de neige ou passer les fêtes à la montagne, il faut quand même faire un choix entre les 23 villages du Club Med et je dois bien dire qu'entre Saint Moritz Roi-Soleil en Suisse, Sestrière en Italie ou Sahoro au Japon, mon coeur balance. Mais je crois que le domaine de L'Alpe d'Huez La Sarenne garde ma préférence, rapport aux souvenances sus-mentionnées. A noter également le Village Tignes Val Claret, temple de la glisse, entièrement rénové et redesigné par l’architecte d’intérieur François Champsaur, dans un esprit montagnard contemporain et cosy. Ca fait envie aussi.

    Bon, moi mon rêve, c'est entre potes, mais si j'avais des sous, je pourrais partir en solo, si j'avais un mec, je voudrais partir en couple et si je voulais j'avais des enfants, je devrais souhaiterais partir en famille et, pendant que je dévalerez les pistes, mes enfants s’éveilleraient  à la neige dès 4 ans au Mini Club Med !

    The snow is too soft for me... It's too hard !

    Crédits Photos Club Med