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sexy

  • Embrasez-moi d'Eric Holder

    embrasez moi.jpgEditions Le Dilettante - 221 pages

    Présentation de l'éditeur : « Qu’est-ce qui m’arrive ? » semblent dire, à chaque fois, les protagonistes de ces sept histoires d’amour par surprise. L’auteur de Mademoiselle Chambon éclaire l’instant où tout bascule, avec la délicatesse qu’on lui connaissait, mais aussi, ici, une verdeur inattendue. Si l'on avait prédit à Aurore qu'elle coucherait avec deux hommes le même soir, et qu'un d'entre eux deviendrait le père de sa fille... Si l'on avait averti Farid qu'en séduisant Brigit, sa vie tournerait au cauchemar... Si l'on avait dit à la belle madame Bercoff qu'elle s'enticherait d'un idiot... Mais l'amour frappe par surprise, sept fois dans ce recueil de nouvelles pour le moins inattendues. Car les mots qui le composent ne s'arrêtent pas au seuil de la chambre. Ils suivent les nouveaux amants dans leur lit, sans cesser de découvrir, avec eux, les chemins mystérieux de l'entente. « Bien, puisque nous allons parler de sexe, de quoi allons-nous parler ? Pour moi, j’ai choisi sa crudité. La vision d’organes, surtout s’ils sont surpris de façon inopinée, tient d’une bagarre de rue. Il en ressort une violence qui laisse pantois. Ce choc, je ne l’ai jamais mieux éprouvé qu’au détour, à la chicane d’une histoire vraie qu’on me racontait, étonnant retour des choses ».

    Si Eric Holder nous avertit a priori de son parti pris pour la crudité, cette information semble quelque peu superfétatoire - pour ne pas dire complètement décalée - a posteriori. Non pas que je sois férue de littérature pronographique - pas plus qu'érotique d'ailleurs - mais pour le coup, le Mr d'Emma Becker était beaucoup plus chirurgical que cet ensemble de nouvelles somme toute très convenues. L'on notera toutefois un style élégant très agréable à lire, mais définitivement, ce genre n'a pas ma préférence.

  • Chronique amoureuse #14

    Que l'on soit homme ou que l'on soit femme, sur bien des points, vieillir est une tragédie. A commencer par le rapprochement d'avec la Fin.

    Mais le plus difficile reste probablement la déchéance physique.

    Et comme pour compenser le fait que la femme dispose d'une espérance de vie supérieure à celle l'homme, elle se décatit si ce n'est plus mal, du moins plus vite que son équivalent masculin ; toute inexorable exception à la règle écartée. Elle voit, par exemple, sa poitrine s'affaisser - si tant est que Dame Nature l'en ait dotée... Non, toute frustration morphologique mise à part, c'est un fait, point barre.

    Cela dit, l'homme n'est pas en reste si l'on compte les déplumages, briochages et autres ramollissages intempestifs.

    Mais, car il y a toujours un mais, il y a évidemment du bien dans le mal, sinon le Monde ne serait pas Monde. Et donc côté amants, il faut bien reconnaître que le mûrissement, comme pour le bon vin, à sa part d'enrichissant. Hormis une ou deux exceptions, l'homme gagne à être connu du haut de son vécu. Du mot choisi au geste précis, c'est indiscutable, l'expérience est soeur de jouissance.

    Bon, ça n'empêche pas que l'homme reste homme, sachant parfois faire preuve de manque de glamour en gardant ses chaussettes (ou autres moeurs bizarres) ou de manque de réceptivité en étant paradoxalement trop concentré (ou comment passer à deux doigts de l'absolu). Mais ces détails restent bien secondaires si à l'intensité du plaisir l'on se réfère...

    Mon conseil : oubliez vos armoires, mettez le vintage dans votre boudoir !

  • J'ai testé Adopte un mec

    Pour ceux qui l'ignoreraient encore - de l'art de faire genre alors qu'il y a de ça une semaine, je ne soupçonnais rien du phénomène - adopte.jpgAdopte un mec est un site de rencontres dont le concept un peu particulier pourrait se résumer par : girls powaaaaaaaa !

    En clair, les filles font leur shopping et mettent dans leur "panier" les "hommes-objets" qui les intéressent, qu'ils soient issus du rayon "produits régionaux", "tombés du camion" ou "vente flash".

    Aparte féministe - notez que la pléthore de marchandises masculines manifeste que l'objetisation de l'homme par la femme rencontre un certain succès alors que la réciproque - la réalité quoi - serait un vrai flop. Une incontestable preuve supplémentaire les filles qu'on est pas rendues, les conceptions étant inexorablement diamétralement opposées...

    Excepté la discutable terminologie, quelle réelle différence d'avec les autres sites qui utilisent le même créneau, à savoir rapidement faire trouver l'amour ? Après une semaine d'investigation, voici mes conclusions.

    1. Sur Adopte, nul harcèlement de la part de Bel-étalon-94 ou de Serial-lover-fucker-75. Nous l'avons dit, les filles font leurs courses, ce qui implique que n'atterrissent dans leur caddie que les articles qu'elles ont expressément choisis. Pour faire simple, un homme n'est autorisé à parler à une femme que si celle-ci l'y autorise. Le côté jouissif étant d'esquiver les boulets collants en les refoulant à la pelle de manière tout à fait discrétionnaire.
    2. Sur Adopte comme ailleurs, les mecs ont vraiment le chic pour trouver les pseudos les plus ringards qui soient. Dans la catégorie "vieux dégueulasses", nous trouvons l'assumé Initiateur et le masqué Esprit ouvert. Dans la catégorie "je fais partie de ces gars qui pensent qu'avec moi, elles grimpent toutes au rideau", les nominés sont MisterG, Cunilover et Merci Patron. Dans la catégorie "réclame", nous trouvons l'ignorant du marketing Le Crayon (comprenez micro-pénis) et l'adepte de la publicité mensongère Objet évolué. Naturellement, j'en passe et des meilleurs.
    3. Sur Adopte, les mecs ont des goûts très discutables pour le choix de leurs photos, du style je fais un grand écart à la Jean-Claude Van Damme, j'ai un marcel filet pour exhiber ma gonflette et je mets les pouces en l'air pour que tu comprennes bien que j'assure, que je le sais et que je le revendique.
    4. Sur Adopte, les mecs sont des crétins. Quand tu discutes avec l'un d'eux, qu'il se déconnecte brusquement vraisemblablement pour pas se faire griller par bobonne et que tu l'envoies balader, il s'excuse - trois jours plus tard - en prétextant la restriction horaire pour les hommes (ndlr : les hommes ne peuvent pas accéder en permanence mais une fois connectés, je doute qu'ils se fassent dégager...). Ce à quoi vous répondez que mouais... vous connaissez la restriction horaire mais le pire, c'est vraiment cet horrible système où les admins déconnectent brusquement sans donner la possibilité de dire ni au revoir ni merde à la personne avec qui on discute. C'est vraiment trop injuste ! Et le mec de vous demander "ah ouais, les filles aussi subissent les restrictions ?". Non, non, connard, c'est ce qu'on appelle de l'ironie pour souligner ton manque de courtoisie pour ne pas dire goujaterie.
    5. Sur Adopte, il est inutile de lire les annonces rédigées par les hommes tellement c'est pathétique, bourré de fautes d'orthographe, pathétique, pseudo-romantique et... ah oui, pathétique !
    6. Sur Adopte, les admins sont des cons. Ils refusent tout mes portraits tous ce qu'il y a de plus banals, au prétexte que, dixit :
    • elles ne sont pas suffisamment compréhensibles (???)
    • vous n'êtes pas seule dessus (il est vrai que je n'ai pas demandé à mes bretelles de combinaison de ski, à ma lampe et à mon pote l'arbre s'ils me donnaient leur accord, mea maxima culpa)
    • elles ne vous ressemblent pas assez (pourriez-vous me rappeler quand nous nous sommes croisés ?)
    • elles ne vous représentent pas (pourriez-vous me rappeler quand nous nous sommes croisés ?)
    • elles contiennent des informations personnelles (oui, mon visage mais n'est-ce pas un peu le but ?)
    • elles contiennent une publicité pour un produit commercial ou un autre site (???)
    • elles étaient déjà présentes dans votre album (ben oui mais plus maintenant attendu que vous les interdisez sous des prétextes que vous seuls comprenez)
    • elles représentent un enfant (je vais quand même sur mes 30 ans mais bon, comme je ne suis pas du genre à contredire pour contredire, je vous accorde cet argument)
    • elles contiennent des éléments provocants (oh my God, je ne suis pas coiffée, j'ai une langue et des épaules !)
    • un filtre a été utilisé dessus (???)
    • elles ne sont pas correctement orientées/cadrées (rah mais c'est bien sûr, à mon école de pub, ils me l'ont bien dit : les personnages doivent toujours regarder vers la droite, symbole d'avenir. Adopte est donc interdit aux gauchos.)
    • on n'y voit pas votre visage (dois-je en conclure que j'ai une face de cul ?)
    • vous y êtes torse nu (je ne savais pas que le torse, c'était les épaules)
     
    Etat post-étude socio : affligée. Compte supprimé.
     
  • Chronique amoureuse #13

    guimauve2.jpgEt puis y'a le bande-mou.

    Entendons-nous bien, en temps normal, nous ne le fustigerions que sous cape rapport au fait que même si c'est hyper drôle - sauf en situation -, ça peut arriver.

    Mais en l'occurrence, nous allons nous marrer ouvertement parce que, sans être sponso par L'Oréal, il le vaut bien.

    Le bande-mou donc, comme son nom l'indique, n'a pas ce qu'on appelle l'érection béton. D'ailleurs il bande si peu que c'en est presque un non-sens.

    Le premier incident survient lors de votre première tentative. Vous êtes un poil déçue parce qu'il est censé avoir baisé la terre entière - d'un point de vue cité-centrique du terme - et que ce qui, pour vous, était une quasi promesse sur l'avenir s'avère n'être qu'une vaste fumisterie. Mais vous le pardonnez grâcieusement parce qu'il met ça sur le compte de l'émotion selon laquelle vous pouvez connaître mille femmes, pour chacune, chaque première fois est comme LA première fois. Et puis surtout parce qu'il se rattrape avec LE cunni du siècle.

    Lors de la deuxième tentative, même combat. Ou plutôt non-combat malgré un progrès de la molle à la demie-molle. Là, vous commencez à avoir la puce à l'oreille parce que le gars ne semble nullement perturbé par ses problèmes de tension. Pire, il adopte cet air d'auto-satisfaction masculin si exaspérant... et si souvent injustifié. Ndlr - mais oui cher lecteur, on sait bien qu'avec toi, elles ne simulent jamais et jouissent systématiquement. Il pousse même le culot jusqu'à te raconter que son ex est vraiment une garce de lui avoir balancé, lors de leur rupture, que de toute façon, il était même pas un bon coup. Ce qu'il ne conçoit manifestement pas, pas plus que vous puissiez être de l'avis de son ex.

    Là, vous vous dites que ce sont les endorphines qui le font délirer et qu'il va finir par prendre conscience de son "problème". Mais, alors que la troisième tentative n'a rien de plus glorieux, que ses potes débarquent - après hein ! - et que le ton graveleux de la discussion vous incite à un vieux tacle salace, le demi-impuissant a le toupet de pérorer devant l'assemblée que "vous disiez pas ça la dernière fois".

    !

    Quand la beaufitude s'ajoute à l'inaptitude...

    Tout ça pour dire que la morale, c'est qu'à quarante ans, c'est moche les ravages de l'alcool, du tabac, de la marie-jeanne, de la coke et que sais-je encore...

    Et qu'on dit jamais deux sans trois mais pas trois sans quatre.

  • Pub gonflées : les pneumatiques s'y mettent

    Parmi les différents ressorts créatifs visant à élaborer un support publicitaire sachant séduire la cible, nous trouvons la provoc'.

    Tout a commencé en 1981 avec l'afficheur Avenir qui, souhaitant étayer son slogan "Avenir, l'afficheur qui tient ses promesses", avait mis en place une campagne teasing pour le moins inédite à l'époque. Ainsi, le public avait pu découvrir fin août sur les panneaux publicitaires de France et de Navarre, qui avec amusement, qui avec indignation, mais tous avec impatience, la photo de Myriam, jolie jeune femme en bikini sur fond de plage. La jeune femme déclarait "le 2 septembre, j'enlève le haut", sans autre indication. Le 2 septembre, affiche similaire à ceci près que Myriam dévoilait sa poitrine, ayant effectivement ôté le haut de son maillot de bain et déclarait "le 4 septembre, j'enlève le bas". L'effervescence à son comble pendant deux jours interminables, le public avait pu découvrir, comme promis puisque c'était le fond du message, Myriam, nue... mais de dos.

    Depuis, la provoc' a fait du chemin, dans tous les styles. Mais dans le registre osé, nous avons pu observer, il y quelques années, la campagne Télémarket.fr avec ses slogans "marre de se taper des queues", "la queue ça va 5 minutes" et "des queues j'en ai assez vu". Pour les files d'attentes dans les supermarchés, donc.

    Plus récemment, 321auto.com s'est illustré dans les couloirs du métro avec ses accroches "j'astique la mienne tous les matins", "celle de mon mari ne tombe jamais en panne, c'est agréable...", "mon mari en a une trop grosse pour ce qu'on en fait", "j'en ai une petite mais ma femme l'adore", "la mienne démarre difficilement, mais une fois chaude...". Le sujet étant la voiture, n'est-ce pas.

    Aujourd'hui, ce sont les pneus allemands Fulda qui s'illustrent au travers d'une campagne de marketing viral aux vidéos pour le moins décalées. Le but ? Attirer l'attention des automobilistes sur le rapport qualité-prix de ses gammes de pneumatiques en faisant le parallèle entre le plaisir d'avoir fait un achat intelligent - potentiel kilométrique, optimisation de la consommation de carburant, tenue de route, prix ultra compétitifs... - et d'autres plaisirs plus intimes.

     

    Efficace or not ?

    Je trouve personnellement qu'outre une facilité conceptuelle quelque peu réductrice pour le public - et la profession de créa -, ce type de communication n'est guère efficace dans le sens où tout un chacun mémorise les phrases choc mais rarement le nom de l'annonceur. L'on peut également se poser la question de l'exposition des jeunes publics mais en l'occurrence, l'innocence est sauve si tant est que les parents surveillent la navigation internet de leurs rejetons. En définitive, ce type de campagnes coup de poing n'a de véritable efficacité que parce qu'elle permet d'acquérir une visibilité massive à un instant t mais qui doit impérativement être utilisée pour une campagne plus sérieuse qui ancrera durablement le nom de la marque dans l'esprit des consommateurs.

    Be provocative ! But intelligently...

    Article sponsorisé