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serbie

  • La femme du tigre de Téa Obreht

    Éditions Calmann-Lévy / Livre de poche - 427 pagesla femme du tigre.jpg

    Présentation de l'éditeur : Dans un pays des Balkans qui se remet d'un siècle de guerres, Natalia est chargée de vacciner les pensionnaires d'un orphelinat. Autour d'elle, tout n'est que superstitions. Les épidémies seraient des malédictions, les morts, des forces vives. Natalia rattache ces croyances absurdes aux contes que lui a transmis son grand-père. Mais l'histoire la plus extraordinaire, celle de la femme du tigre, il l'a emportée dans la tombe. En confrontant présent, souvenirs et légendes, Natalia comprendra les errements des générations passées, et les travers de la sienne.

    Traduit de l'anglais par Marie Boudewyn.

    Ma note :

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    Broché : 20,80 euros

    Poche : 7,10 euros

    Un grand merci aux Éditions du Livre de poche pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre.

    Abandon en page 191. N'ayant jusqu'alors jamais été déçue par la sélection Prix des lecteurs du Livre de poche donc ce titre fait partie pour le cru 2013, j'ai repoussé au maximum mes limites de lecture pour rentrer dans le premier roman de cette jeune auteur serbo-américaine.

    Téa Obreht a beau être la plus jeune lauréate de l'Orange Prize 2011, avoir reçu le Prix Pages des Libraires 2011, figurer sur la liste du New Yorker des "vingt auteurs de moins de quarante ans à suivre" et les critiques d'ici ou là ont beau être plus élogieuses les unes que les autres, las ! Impossible pour moi d'être absorbée par ce récit.

    D'aucuns le qualifient d'émouvant, de drôle, de magique... D'autres saluent l'adresse narrative de l'auteur, son souffle, sa profondeur... De ce texte mêlant passé et présent, faits historiques et légendes traditionnelles, je n'ai pas réussi à détecter l'ambition de l'auteur de redonner une unité à une région décomposée et divisée par les conflits. J'ai trouvé l'ensemble assez décousu, sans véritable fil conducteur si ce n'est excitant du moins donnant un minimum envie de tourner la page. Bref, je me suis ennuyée. Si Téa Obreht possède de réelles dispositions d'écriture, elle manque à mon humble avis d'un certain sens de l'intrigue.

    Peut-être ce livre n'est-il pas arrivé au bon moment dans mon chemin de lectrice ? Peut-être lui redonnerai-je une chance ? Peut-être n'est-il tout simplement pas à mon goût...

    Ils en parlent aussi : Kathel, Yspaddaden, Lady K.

    Extrait :

    "Tu ne trouves pas ça magique ? Tout le monde dort sauf nous."

  • Rentrée littéraire : Pigeon, vole de Melinda Nadj Abonji

    A paraître le 23 août 2012pigeon, vole.jpg

    Editions Métailié - 238 pages

    Présentation de l'éditeur : Née en 1968 en Voïvodine (alors yougoslave, aujourd'hui en Serbie), Melinda Nadj Abonji a d'abord été élevée en hongrois par sa grand-mère. Elle a rejoint à six ans ses parents à Küsnacht, en Suisse. Deux patries, deux langues, deux libertés. C'est sur cette expérience que repose Pigeon, vole. La narratrice Ildikó Kocsis y raconte alternativement des histoires d'émigration et des anecdotes de Voïvodine. La famille Kocsis a trouvé son bonheur en Suisse. En 1993, elle ouvre son propre restaurant au village. Mais pour en arriver là, il aura fallu aux parents, Rosza et Miklós, de la force, de la patience et de l'humilité. Les deux filles, Nomi et Ildikó, donnent un coup de main mais aspirent à conquérir leur liberté. Elles ne veulent plus se laisser humilier et insulter parce que étrangères. Sur un ton vivace, coloré et plein d'esprit, Melinda Nadj Abonji raconte ces deux aspects d'une émigration et d'une intégration réussies. L'auteur démontre une grande virtuosité stylistique, capable de construire une forme musicale et un style extrêmement souple tout en conservant la limpidité de sa narration. Elle maîtrise ses différentes langues et en utilise musique et images pour élaborer ainsi une structure rythmique subtile, et pourtant facile à lire, elle nous conduit entre humour et tendresse à la fois à la recherche du secret du grand-père et à la poursuite des aspirations des deux soeurs. Le lecteur est aussi fasciné par la vitalité et la modernité de ces jeunes femmes que par le rythme de l’écriture.

    Abandon en page 78. Ce récit, en lice parmi les trente romans initialement sélectionnés pour le Prix Fnac, ne m'a pas convaincue. Les souvenirs d'enfance de l'auteur n'ont à mes yeux que peu de saveur et le style, des phrases interminables et confuses du fait d'un entremêlement des dialogues, des réflexions de la narratrice et des descriptions, a eu raison de ma volonté. L'éclairage sur la guerre en Yougoslavie et sur l'intégration réussie dans un pays - la Suisse - connu pour sa politique migratoire plutôt fermée étaient pourtant des matières riches à exploiter.

    Ma bonne foi m'oblige toutefois à souligner que ce livre à certainement plus que souffert de passer entre mes mains directement après Trois fois le loyer, l'extraordinaire pépite signée Julien Capron de cette rentrée littéraire.