Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

saga

  • Ce que je peux te dire d'elles d'Anne Icart

    culture,citation,littérature,livre,roman,journal,femme,féminisme,saga,premier romanÉditions Robert Laffont - 319 pages

    Présentation de l'éditeur : Un matin, très tôt. Le téléphone sonne. Violette a accouché dans la nuit d’un petit garçon. Blanche est bouleversée : elle ne savait même pas que sa fille était enceinte. Et puis un garçon, le premier au bout de cette lignée de filles, quelle histoire… Dans le train qui la mène de Toulouse vers Paris, Blanche relit les carnets de moleskine destinés à Violette où, remontant le temps, elle a essayé de se souvenir de tout, tout ce qu’elle peut lui dire d’elles. Elles : cette tribu de femmes, de soeurs, de mères, à la fois heureuse et cabossée, dans laquelle Blanche a grandi au coeur des années 1970, entre l'effervescence des premiers combats féministes et le joyeux bourdonnement des ateliers de la maison Balaguère, haute couture, la grande aventure familiale. De la petite fille que l'on fut (que l'on reste toujours ?) à la mère que l'on devient... Tendre et optimiste, ce roman explore avec une acuité pleine de douceur la complexité des liens maternels. Après Les lits en diagonale (Prix des lycéens 2010 de la fondation Prince-Pierre-de-Monaco), récit de son histoire avec son frère handicapé, Anne Icart signe ici son premier roman.

    Ma note :

    culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

    Broché : 19 euros

    Ebook : 13,99 euros

    Une attirante jaquette n'étant pas sans rappeler celle, aux éditions Le Dilettante, du très bon roman d'Anna Gavalda Ensemble, c'est tout. Une quatrième de couv' annonçant le récit d'une lignée de femmes. La mention d'un premier roman. Autant d'arguments suffisant à me donner envie de plonger dans ce livre.

    Alors qu'elle part retrouver sa petite Violette qui vient d'accoucher, Blanche, qui ignorait tout de cette grossesse, entreprend, durant son voyage en train, de relire ses carnets qu'elle destine à sa fille avec laquelle elle est fâchée depuis trop longtemps. Des moleskine renfermant l'histoire familiale, entre bonheurs et tragédies sur cinq générations quasi exclusivement féminines. D'un petit village des Pyrénées à la rose Toulouse, des années 1950 à nos jours, Anne Icart brosse des portraits de femmes aussi singulières qu'universelles et dépeint avec passion les mondes de la haute couture et du journalisme.

    De cette tribu de femmes émancipées, fortes autant que fragiles et solidaires devant l'éternel, c'est la condition féminine des soixante dernières années qui est retracée dans son ensemble. Au travers des secrets et des maux de ces femmes, c'est tout le poids de la transmission et de la reproduction des schémas familiaux qui est brillamment analysé.

    Cette saga remarquable servie par une écriture ultrasensible est digne d'une plume aguerrie alors même qu'il ne s'agit que de la première production romanesque de l'auteur. L'on s'attache instantanément aux héroïnes du quotidien de ce roman qu'on ne peut lire que d'une traite tant on est enchaîné par les émotions qui le traversent : rire, larmes, tendresse, violence... C'est avec d'immenses regrets que l'on se défait de cette atmosphère sororale et maternelle fascinante qui explore magistralement la puissance des liens amoureux et transgénérationnels. Un livre tout simplement intense et authentique.

    Vous aimerez sûrement :

    Les perles de la Moïka d'Annie Degroote

    Les roses de Somerset de Leila Meacham

    La tétralogie Les soeurs Deblois de Louise Tremblay d'Essiambre (Charlotte, Emilie, Anne, Le demi-frère)

    La tétralogie Le goût du bonheur de Marie Laberge (Gabrielle, Adélaïde, Florent)

    Un été sans les hommes de Siri Hustvedt

    Juste avant de Fanny Saintenoy

    Un génie ordinaire de M. Ann Jacoby

    La trilogie de Katherine Pancol : Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi

    Extraits :

    Il y a des sentiments qui ne nous quittent pas, quel que soit l'âge que l'on a. Qui se font même plus intenses quand le temps s'accélère.

    ...

    On aime toujours son père, même si c'est un salaud ou un lâche. Même si on ne le connaît pas.

    ...

    Il va falloir grandir encore. Même si cette fois, ce n'est pas triste. On sait remettre les événements à leur juste place. Mais grandir, c'est décidément voir partir quelqu'un qu'on aime. Grandir c'est forcément être orphelin de quelque chose.

    ...

    Il faut oeuvre vite et réfléchir pareil. Les falbalas. Le tralala. Quelle couleur, quelle forme. Un premier rendez-vous, ça se travaille, ça s'intelligence, ça prend son temps, même quand on n'en a pas. (...) On s'active autour des cintres, on retourne, on envoie valser, on hésite. Il faut un ton chaud (...). Mais pas trop quand même, il faut rester sage. Ne pas tout dire tout de suite.

    ...

    Le chagrin est pervers. Il fait croire à ceux qu'il touche que la grandeur d'âme se mesure à la capacité que l'on a de vivre avec le malheur. Il semble pourtant tellement plus difficile d'être heureux.

    ...

    Il faut grandir encore et encore alors qu'on voudrait tant revenir en arrière.

    ...

    L'abandon est ce qu'elle déteste le plus au monde. Peut-être est-il temps de mettre un terme à cette fatalité. En partant avant d'être quittée.

    ...

    Les gifles de mots sont parfois bien plus douloureuses que les gifles de mains.

    ...

    Moi, je n'aurais pas imaginé être projetée d'un coup, comme ça, en l'espace de quelques heures, dans un autre monde que celui de l'enfance. Simplement parce que j'ai couché avec un garçon. Et pourtant. Le premier matin qui suit ma première nuit (...), j'ai l'impression que tout se lit sur mon visage, dans le moindre de mes mouvements. Comme si mon corps mais aussi mon esprit avaient perdu dans la nuit leur vieille peau de bébé pour endosser celle d'une femme. Que les voisins, les profs, les copines, tous devinent ce qui s'est passé. J'en tire une certaine fierté, oui, celle d'être devenue une autre, une grande. Mais ça me gêne terriblement aussi. J'ai l'impression de me promener à poil.

    ...

    Connaître la joie des sommets et les blessures de la chute. Elle sait bien tout ce que l'on transmet de non-dits et tout ce que l'on oblige ses enfants à reproduire dans ce que l'on est ou ce que l'on n'est pas. En se dédouanant comme on peut. En espérant qu'ils auront plus de courage pour se défaire des malédictions. Mais ce n'est pas forcément vrai.

    ...

    Parce qu'il n'y a rien de tel pour vaincre l'absence que de parler de ceux qui manquent, qui sont partis trop tôt, bien trop tôt, en leur rendant la force et la présence qu'ils avaient.

    ...

    On a les audaces que l'on peut.

  • Les perles de la Moïka d'Annie Degroote

    culture,citation,littérature,livre,roman,histoire,russie,sagaÉditions Presses de la Cité - 329 pages

    Présentation de l'édieur : 2003. Ana, comédienne, a coupé tout lien avec sa famille et particulièrement avec sa mère, russe, dont elle ne s'est jamais sentie aimée. Jusqu'au jour où on lui offre le plus beau rôle de sa vie dans une pièce de Tchekhov. 1903. Sur les bords de la Moïka à Saint-Pétersbourg, Tatiana Alexandrovna jouit des fastes d'une époque encore sereine. De son premier amour avec un officier de la garde, elle a des jumelles, Olga et Natacha ; toutes trois se trouveront liées au destin de la famille Youssoupov et de Raspoutine. Mais déjà se profile la révolution. Tout bascule. Quel secret portent-elles, qui bouleversera la vie d'Ana ? Le destin tumultueux de quatre générations de femmes et la quête d'un amour maternel.

    Ma note :

    culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

    Broché : 20 euros

    Ebook : 13,99 euros

    Un grand merci aux Éditions Presses de la Cité et à Babelio pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre en avant-première.

    À la condition évidente qu'ils soient habilement menés et au moins correctement au mieux joliment écrits, les romans historiques sont fascinants et les sagas familiales captivantes. Que dire alors d'un livre à mi-chemin de ces deux genres, comme Annie Degroote le propose avec Les perles de la Moïka ? Tout simplement qu'il s'agit d'un petit bijou qu'il serait dommage de bouder.

    Tatiana, Olga, Natacha, Sophia, Ana... Par le biais de femmes charismatiques, d'hier et d'aujourd'hui, Annie Degroote explore jusqu'à l'extrême la relation mère-fille, exacerbée par les secrets de famille. Elle réussit à brosser des portraits sombres autant que solaires et érige ses courageuses protagonistes en figures de proue emblématiques de la Femme. En évoquant le poids transgénérationnel des origines, de l'histoire, des drames et des caractères, elle prouve que l'on ne peut être vraiment soi et se tourner vers l'avenir qu'en partant en quête de son passé, de ses racines.

    Émouvante chronique familiale faite sur le ton de la confidence, elle est aussi celle de la Russie et son cortège historique de grandeurs et de décadences (les Romanov, Raspoutine, la révolution bolchévique, l'ère stalinienne, la Seconde Guerre mondiale...).

    Construit sur une judicieuse alternance entre deux époques et deux cultures, on ne se défait qu'à regret de cette chorégraphie de personnages aux destinées surprenantes, de ce récit rythmé à la perfection, digne des plus grands ballets du Bolchoï. Écrite dans une langue svelte, cette histoire prenante, romantique, nostalgique est superbe. Tout simplement superbe.

    Les lecteurs se refusant résolument à abandonner l'atmosphère ensorcelante de ce roman pourront se ruer sur L'étrangère de Saint-Pétersbourg qui développe la vie d'un personnage des Perles de la Moïka. L'auteur entretient manifestement une passion pour la culture russe à laquelle elle rend magnifiquement hommage, à ses auteurs en particulier dont les évocations jalonnent le texte.

    Le site de l'auteur.

    Ils en parlent aussi : CC, Miss G.

    Vous aimerez sûrement :

    Sashenka de Simon Montefiore

    Les roses de Somerset de Leila Meacham

    La double vie d'Irina de Lionel Shriver

    Le roman de Saint-Pétersbourg de Vladimir Fédorovski

    Jane Eyre de Jane Austen

    La tétralogie Les soeurs Deblois de Louise Tremblay d'Essiambre (Charlotte, Emilie, Anne, Le demi-frère)

    La tétralogie Le goût du bonheur de Marie Laberge (Gabrielle, Adélaïde, Florent)

    Extraits :

    L'ivresse du monde est mortelle

    Et nous sommes pris vous et moi

    Chers amis, dans son tourbillon.

    Pouchkine, Eugène Onéguine

    ...

    Elle aurait voulu être célèbre. Franchement, qui ne le voudrait pas ? Étancher sa soif de gloire, être reconnue pour mourir moins vite. Besoin de séduire ? Exister plutôt, exister dans le regard des autres, exister aux yeux du monde. Combler son vide. Tant d'actrices renommées peinaient ensuite à se récupérer. Elle, désirait jouer personnage sur personnage jusqu'à s'y perdre. Ne pas avoir le temps de revenir à Anne Vandenbergue, son vrai nom, la tuer sous le poids d'un millier de femmes différentes. Être tant d'autres, mais pas elle. Une vie imaginaire plus vraie que vraie ; une vie sans décision, sans questions perpétuelles.

    ...

    Dans une ou deux générations, qui connaîtra son existence ? Ana était seule, orpheline, sans fratrie, sans enfants. Un sentiment intense d'inutilité l'envahit. (...) Son amertume en l'absence de succès était démesurée. Maladive. (...) À près de quarante ans, on ne pouvait pas dire qu'elle avait réussi...

    ...

    Ana vivait constamment entre son désir de solitude et celui de faire partie de la vie des autres, de leurs fêtes. Elle redoutait l'exclusion. Mais un mot de travers, un regard "ambivalent" et elle se sentait agressée. Les rapports devenaient vite conflictuels. Pour éviter d'être rejetée, elle prenait fréquemment les devants, et s'isolait. Emmurée dans le silence.

  • Les Roses de Somerset de Leila Meacham

    les roses de somerset.jpgA paraître le 18 janvier 2013.

    Éditions Charleston - 509 pages

    Présentation de l'éditeur : Howbutker, Texas, 1916. A la mort de son père, la jeune Mary Toliver hérite de Somerset, la plantation de coton des Toliver, l'une des familles fondatrices de Howbutker. La jeune femme devra-t-elle sacrifier son amour pour Percy Warwick, magnat de l'exploitation forestière, pour faire vivre le sol de ses ancêtres ? Confrontés aux trahisons, aux secrets et aux tragédies qui les entourent, renonceront-ils à ce qui aurait pu exister, non seulement pour eux, mais aussi pour les générations futures ? Dans ce livre haletant, Leila Meacham renoue avec les codes des grandes sagas historiques pour mieux les réinventer. Ecrit comme on filme une série TV, avec un suspense à couper le souffle, ce roman d'amour et de sacrifice fera vibrer les lectrices de Barbara Taylor Bradford et de Kathryn Stockett. Traduit dans vingt-cinq pays, ce roman d'amour et de sacrifice a déjà conquis les lectrices du monde entier.

    Ma note :

    culture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unisculture,citation,littérature,livre,roman,etats-unis

    Broché : 22,50 euros

    Ebook : 9,99 euros

    Un grand merci aux Éditions Charleston pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce roman en avant-première.

    Une habitude très surfaite consiste à systématiquement critiquer les romans à l'eau de rose en prétextant un contenu médiocre, mollasson et sans surprise pour ne pas dire convenu. Au-delà de cette pose un peu ridicule pseudo-intellectuelle, c'est vraiment méconnaître le sujet des romances en général - de qualité, s'entend - et celui du roman à l'eau de roses de Somerset en particulier !

    Car Leila Meacham, avec Les Roses de Somerset, ne nous offre pas du sentimentalisme mièvre et insipide mais nous plonge dans une saga historique et familiale haletante aux personnages hauts en couleurs. Elle joue avec les nerfs du lecteur par le truchement de rebondissements inattendus et nous émeut non pas avec des facilités romanesques bas de gamme mais par le biais d'un réalisme émotionnel qui bouleverse viscéralement. Ce livre nous remue les tripes parce qu'au fond, il nous parle de la vie, la vraie, avec ce qu'elle comprend de secrets, de sacrifices et de sentiments, qu'ils soit familiaux, amicaux, professionnels ou amoureux.

    Mary Tolliver est de ces héroïnes charismatiques auxquelles il est aisé de s'attacher, pourquoi pas de s'identifier, tant ses forces mais surtout ses failles sont crédibles. Cette figure centrale de ce roman choral, aussi admirable qu'agaçante dans certaines de ses décisions qui semblent incompréhensibles voire révoltantes, nous entraîne dans son univers fascinant, soit pas moins d'un siècle de passions et déchirements intergénérationnels, entre rêve et malédiction au coeur des plantations du sud texan.

    Très attachée à la symbolique des fleurs, j'ai particulièrement apprécié la réinterprétation qu'en fait l'écrivain. Elle s'écarte des significations classiques et réinvente un langage puissant et subtil particulièrement séduisant. Une chose est sûre, je ne regarderai jamais plus les roses de la même façon !

    Bref, cette romance est un véritable page turner poignant, qui bouscule, fait vibrer et surtout réfléchir. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire une saga addictive, d'autant plus que - c'est la grande nouvelle pour celles et ceux qui auront été séduits par cette première oeuvre magistrale ! - Leila Meacham vient tout juste d'achever l'écriture de la préquelle de ce premier tome. Espérons que les Éditions Charleston traduiront rapidement cette "suite" et souhaitons que ce premier roman aussi réussi sur le fond que sur la forme touchera, comme La couleur des sentiments en son temps, l'âme éclairée d'un réalisateur afin d'en faire une somptueuse adaptation cinématographique !

    Les Roses de Somerset signe l'inauguration de la toute nouvelle maison Charleston. Gageons que ce choix perspicace salué par la critique n'est que le premier pas magistral d'une longue vie éditoriale.

    Une saga captivante qui n'est pas sans rappeller Autant en emporte le vent.

    Publishers Weekly

    Une épopée sudiste digne d'un grand film.

    The New Yorker

    L'interview de Leila Meacham.

    Ils en parlent aussi : Callixta, Claire, Lady K, Rose, Fariboles.

    Vous aimerez sûrement :

    La tétralogie Les soeurs Deblois de Louise Tremblay d'Essiambre (Charlotte, Emilie, Anne, Le demi-frère)

    La tétralogie Le goût du bonheur de Marie Laberge (Gabrielle, Adélaïde, Florent)

    La tétralogie d'Anna Godbersen : Rebelles, Rumeurs, Tricheuses et Vénéneuses

    Les secrets de Summer street de Cathy Kelly

    La trilogie de Katherine Pancol : Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi

    Extraits :

    Pourquoi la vie semblait-elle commencer alors qu'elle arrivait à son terme ?

    ...

    Ne vous inquiétez pas pour moi. Je sais que je me comporte un peu bizarrement, aujourd'hui, mais c'est bon de faire ce qu'on veut, parfois.

    ...

    - J'apprends à ne rien espérer de ce que je ne peux pas contrôler, rétorqua-t-elle en luttant contre ses larmes.

    ...

    "Quand une femme qui n'est pas ta mère te regarde partir sous le porche, tu peux être sûr qu'elle éprouve pour toi plus que de la sympathie."

    ...

    Un homme sans rêves est un homme qui ne vit plus.