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rentrée

  • Chronique de l'effort #27

    Ou ma vie de libraire.

    Travailler dans une librairie, l'été, c'est préparer, outre la rentrée littéraire, la rentrée scolaire. L'essentiel des manuels scolaires est constitué des cahiers d'exercices de langues et là, c'est le drame :

    - Bonjour, je voudrais le Jette hein touche 4e, s' il vous plaît.

    - Le Get in touch, donc.

    ...

    - Vous avez le En joie en gliche 3e ?

    - Vous voulez dire le Enjoy english ?

    ...

    - C'est bien le Queue bien pour les 4e espagnol LV2 ?

    - Non, c'est le ¡Qué bien!

    Qui a dit que les Français n'étaient pas polyglottes ?

  • La rentrée sans sortir

    Halte là les marmots ! Inutile de vous réjouir inutilement. Vous concernant, il faudra malheureusement bien quitter le nid douillet et reprendre le chemin de l'école. Finies les grasses mat', terminés les couchers tardifs, exit les journées d'amusement continuel (avec une heure ou deux de devoirs de vacances pour les plus chanceux qui ne se rendent encore pas compte). Vive la rentrée, hein ?! Mouahahah...

    Non, non, la "rentrée sans sortir", c'est pour les parents (les mamans quoi, pour un bon 95 % de concernés...). A vous donc qui avez déjà opté pour le tout online (courses, shopping, banque...), continuez sur votre lancée, reposez-vous toujours plus sur les miracles de la technologie !

    Grâce à Office Dépôt, le spécialiste de la fourniture de bureau et son site dédié à la rentrée www.vivelarentree.com, non seulement vous n'avez pas à sortir de chez vous - vous évitez ainsi les hordes de monde qui, comme vous, ont attendu le dernier moment pour effectuer les achats de la nouvelle année scolaire à venir, mais vous évitez également de sortir trop souvent le porte-monnaie pour satisfaire les desiderata toujours très dispendieux de votre marmaille. En gros, le slogan est "gain de temps et gain d'argent".

    Pour les petits comme pour les grands, Office Dépôt a réuni tous les produits de toutes les listes délivrées par les écoles. La recherche de ces produits est facilitée grâce à un classement par famille (écriture, papeterie, informatique & calcul...) et même par "cartable type" composé des indispensables par niveau de classe. Chaque produit est accompagné d'un visuel et d'une fiche détaillée précisant ses caractéristiques techniques et son prix, histoire d'être sûr de ne pas se tromper. Les prix sont identiques en magasin et sur le site et entre les prix mini et ceux revus à la baisse signalés par un logo, tout est fait pour favoriser les économies. La livraison est offerte dès 89,70 € d'achats et effectuée en 24 à 48 h, partout en France. Last but not least, vous pouvez, jusqu'au 15 septembre, bénéficier de 5 € de réduction dès 99 € d'achats avec le code de réduction 1809.

    Sur Vive la rentrée, ce sont également des conseils & astuces disponibles à tout instant et revus chaque année pour être en adéquation avec l'actualité sociale, économique et diététique, des réductions sur l'abonnement de vos magazines préférés (partenariat exclusif avec www.plusdemags.com), des goodies et un jeu en ligne pour gagner de nombreux lots.

    Mon conseil : le site est effectivement idéal pour acheter les fournitures aux meilleurs tarifs sans avoir de crise pour avoir qui du cahier Dora, qui de la trousse Spiderman, qui du stylo Pucca, qui du cartable Hello Kitty. Cependant, pour ne pas braquer les petits capricieux dès le début de l'année ni créer le sentiment d'être en marge par rapport aux copains, optez pour le tout économique sauf un ou deux articles (rubrique Licences). De préférence la trousse ou l'agenda, voire le cartable si la bourse le permet, qui sont les affaires les plus utilisées. Ne reste plus qu'à vous inscrire en 3 clics à partir des onglets Produits ou Licences.

  • Rentrée littéraire : Alypios d'Alexandre Glikine

    Ce blog a décidé de s'associer à un projet ambitieux : chroniquer l'ensemble des romans de la rentrée littéraire ! Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire (à partir du 26 août) qui regroupe l'ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l'opération. Pour en savoir plus c'est ici.

    Editions de La Différence - 144 pagesalypios.jpg

    Présentation de l'éditeur : Septembre 267 après J.-C., dans le Valais. À la suite d’un coup d’État sanglant, un esclave sauve son maître d’une mort certaine. Les deux jeunes gens sont alors entraînés dans une incroyable cavale qui doit les mener jusqu’au bout du monde. Une relation amoureuse naît entre le chevalier et l’esclave, où s’opposent et s’entremêlent amour et haine, esclavage et liberté, noblesse et veulerie, vie et mort ; combat le plus souvent absurde dans lequel, pourtant, les deux héros parviennent quelquefois, comme par accident, à voler des étincelles de liberté sur leur destin.

    L'avantage d'avoir un blog à tendances littéraires est de recevoir gratuitement des livres pour en faire la critique, notamment par l'entremise, non de la tante Artémise, mais de Babelio. L'avantage atteint son paroxysme lorsque le Social Media Club décide de s'associer les talents de réseaux de Babelio, Ulike et Chermedia pour faire chroniquer les romans de la rentrée par des blogueurs.

    C'est ainsi qu'en lectrice passionnée et émerveillée par l'exclusivité, j'ai reçu en avant-première le texte Alypios de Glikine, à paraître le 20 août. Je dis texte car à défaut d'un livre, j'ai récupéré une épreuve, pas même reliée. Malgré la passagère déception de ne pouvoir faire trôner dans ma bibliothèque un magnifique broché, bien trop rare pour ma maigre bourse ne m'offrant le loisir que des seuls poches, je me suis lancée à l'assaut du manuscrit bien difficile à tenir en mains.

    Après son premier roman paru en 2008 L'inconnu d'Aix salué par une presse unanime, Glikine nous offre ici le carnet amoureux d'un esclave pour son maître, d'un fugitif pour son frère de galère, d'un homme pour son amant. L'époque de l'action a beau être lointaine, les ambivalences du coeur et l'interchangeabilité des rôles et des rapports de forces n'en sont pas moins intemporelles.

    Quel amoureux n'a pas écrit son journal de non-dits, entre désirs et déceptions ? Quel épris n'a pas éprouvé bien de la solitude dans son couple ? Quels aimants n'ont jamais ressenti que leur complicité n'avait d'égal que leur incompréhension ?

    Cette muette déclaration d'Eutychès à Alypios m'a rappelé deux citations d'Oscar Wilde, auteur parmi les auteurs qui a su si bien souligner que les coeurs saignent parce qu'ils s'haiment :

    Etre un couple, c'est ne faire qu'un, mais lequel ?

    Il est difficile de ne pas être injuste envers ceux que l'on aime.

    J'ai également pensé à Brassens qui chantait si justement qu'il n'y a pas d'amour heureux ou aux Rita Mitsouko pour qui les histoires d'amour finissent mal en général.

    Alors pourquoi ? Pourquoi tout ça et en tout temps ?

    Tout simplement parce que rien ne surpasse le sentiment amoureux. Aussi capricieux et éphémère soit-il, il est tuant mais nous fait tous nous sentir bien vivants. L'on a beau finir par se réveiller, l'on a malgré tout rêvé.

    Au sortir de cette confession du coeur, mon seul - et bien négligeable - regret est le caractère unilatéral de l'épanchement. Je crois que j'aurais apprécié que les trop courtes cent-quarante quatre pages soient doublées d'une seconde partie où l'on aurait découvert le même récit mais pas le même narrateur, un peu à la façon d'Un jour, je te tuerai de Lionel Duroy. Mais n'est-ce pas finalement une bien jolie métaphore de cette moitié qui finit toujours par nous manquer ?

    Quoi qu'il en soit, cette lecture m'a été très agréable ; sensation sûrement renforcée par le privilège de l'inédit. En effet, quel fétichiste du livre ne se gargariserait pas d'être en possession d'un texte que nul ne découvrira avant plusieurs semaines ? Si ce n'est la pléthore d'amis d'auteurs, de correcteurs et autres critiques littéraires...

    Je finirai par ce poème de Verlaine que je me remémore à la suite de cet Alypios qui aurait, c'eût été regrettable, probablement échappé à ma sélection des quelque 650 romans annoncés pour septembre :

    Le bonheur a marché côte à côte avec moi

    Mais la fatalité ne connaît point de trève

    Le ver est dans le fruit, le réveil dans le rêve

    Et le remords est dans l'amour, telle est la loi

    Le bonheur a marché côte à côte avec moi.

    L'interview d'Alexandre Glikine.

  • Le fabuleux destin des chaussures pour la rentrée

    Quand j'étais petite, les chaînes de magasin n'en étaient qu'à leurs prémices. De fait, la plupart des gens, comme ma maman-responsable en chef des dépenses pour la marmaille, accordaient encore davantage leur confiance aux petits commerces spécialisés de proximité. Pour la viande, on allait chez le boucher et chez le chausseur pour les souliers. Les prix étaient certes plus élevés, mais à l'époque - et je dis bien, à l'époque -, le caractère onéreux d'un produit était gage de qualité. Ma maman donc, d'un naturel méfiant et soucieuse de l'investissement judicieux des actifs gagnés à la sueur du front de mon père, conservait d'année en année sa fidélité pour les boutiques "homologuées".

    Ainsi, des temps de révolution complète de la Terre autour du Soleil durant, je me suis vue trouver chaussure à mon pied chez L'Enfant Roi, rue du Pont, Auxerre. Enfin, chaussure à mon pied, faut le dire vite. Car du fait de l'infinie politesse qui m'a été inculquée à laquelle s'est ajoutée pendant longtemps une extrême timidité, j'ai eu un mal fou à réaliser que non, il n'était pas irrévérencieux de ne pas aimer tel modèle présenté par la vendeuse et que le fait d'avouer que l'on flottait dans l'escarpin ou a contrario qu'on était trop serré dans le godillot n'était pas l'expression manifeste d'un enfant capricieux. L'investissement judicieux tant convoité par ma mère fut ainsi mis à mal en de nombreuses occasions.

    Et puis un jour, quand la génération de mes parents a réalisé que les Trente Glorieuses étaient bel et bien un passé révolu et que les bourses se sont aplaties durablement, les consommateurs ont commencé à faire jouer la concurrence et se sont risqués à poser le premier orteil dans les chaînes de magasin. Méfiants de prime abord, le rapport qualité-prix a été éprouvé, le choix de masse a été approuvé et last but not least, l'investissement judicieux est devenu réalité du fait d'un libre service ne mettant plus la pression d'un vendeur trop zélé sur les frêles épaules d'un enfant (trop) bien élevé.

    Et L'Enfant Roi, sous la porte, a mis la clé...

    Bref, tout ça pour dire que quelle que soit l'évolution des pratiques de consommation, une donnée est restée la même : écolier ou non, à la rentrée, tout le monde veut ses nouvelles chaussures. C'est un peu ce que l'on pourrait appeler la tradition de la rentrée en grande pompe (ou comment botter en touche les lecteurs peu perspicaces...).

    Et là, forcément, on pense à La Halle aux Chaussures pour équiper toute la famille à petit prix. Mais quand en plus d'être économe (fauché quoi...), on est malin et qu'on veut multiplier les avantages, on pense Cap sur la rentrée. En se connectant au site www.capsurlarentree.com préalablement à la vraie sortie en famille, non seulement vous pourrez découvrir les collections et gagner un temps fou en magasin dans lequel la tribu se fera un plaisir de s'éparpiller, mais également :

    • obtenir un aperçu complet des chaussures et accessoires tendances en promotion,
    • parcourir et pourquoi pas enrichir l'espace conseil des mamans pout bien réussir la rentrée,
    • vous divertir grâce au grand jeu la Marelle et peut-être gagner un home cinéma, des abonnements magazine ou des places pour le Futuroscope, sachant qu'à chaque ami(e) invité(e), vous avez une chance de plus de gagner au grand tirage au sort,
    • vous saisir de goodies très pratiques à télécharger : des étiquettes croquignolettes pour cahiers, un joli pédimètre ou un planning,
      • Et conquérir, en bonus pour les mamans, un bon de réduction valable sur la Nouvelle Collection !

    Ouais, des fois, on se dit que la rentrée, c'est le pied !

    Article sponsorisé

  • Papeterie en ligne pour rentrée 2.0

    Il me souvient de ce temps a posteriori insouciant où, les vacances à peine proclamées, nous courions bras dessus bras dessous avec ma copine pour faire l'acquisition de notre livre sacré - l'Agenda de la rentrée scolaire prochaine - afin de pouvoir le customiser à l'envi en attendant de reprendre les cours qui, malgré nos critiques, nous manquaient sensiblement, étant l'essentiel de notre vie sociale.

    Pour ce qui était du reste des fournitures, bien entendu, il était nécessaire d'attendre la reprise effective des cours pour que chaque professeur puisse nous faire part de ses lubies. Et là, nulle course enthousiaste et précipitée mais plutôt une marche à reculons pour retarder l'affrontement d'avec la foule en délire concentrée dans le rayon Rentrée et la file interminable et râleuse agglutinée en caisse.

    Mais, bien que je sois, si besoin est de le rappeler, suffisamment jeune pour ne pas être obsédée outre mesure par mon horloge biologique même si d'aucuns me rebattent les oreilles en me précisant que l'heure tourne vite, tout ceci est d'un oldschool sans nom ! Pourquoi, mais pourquoi donc faire perdurer la tradition de nos parents consistant à se coltiner les grandes surfaces bondées, les queues d'une effrayante longueur (tsst tsst tsst...), les références de produits introuvables et les caprices des adolescents en matière de marques ? Sommes-nous corvéables à merci ? (enfin surtout vous puisque je rappelle que moi, je ne m'auto-envahis pas de moutards)

    Non Miqueline, non ! Nous ne le sommes pas. Nous voulons galérer moins pour nous éclater plus. De fait, plus un seul de nos orteils ne foulera le sol de la papeterie du coin puisqu'il existe désormais ma-papeterie.com. Du cartable à la calculatrice en passant par les agendas, les cahiers, les stylos/crayons, le nécessaire de correspondance professionnelle, le matériel de dessin, de décoration ou de scrapbooking... ce ne sont pas moins de 15 000 produits aux meilleurs prix, du discount aux plus grandes marques : Addex, Bic, Clairefontaine, Daniel Hechter, Disney, Enzo Varini, Exacompta, Fischer, Kipling, Moleskine, Pilot, Pollen, Quicksilver, Quo Vadis, Rhodia, Shaeffer, Stabilo, Stypen, Uhu, Vuarnet, sans oublier les licences Arthur et les minimoys, Barbie, Chipie, Spiderman, WALL-E, Tartine et Chocolat, Ben, Converse, Desperate Housewives, Le Coq Sportif, Oxbow, Quiksilver, Vans...

    Certes, plus besoin de patience en caisse. Mais qu'en est-il des négociations insupportables d'avec l'adolescent boutonneux exigeant des fournitures de marque bien loin de nos considérations budgétaires ? Et bien l'avantage est que, si nous ne sommes pas vieux, les ingrats, eux, le pensent. Et comme nous ne sommes pas contrariants, nous allons leur laisser croire en simulant un manque d'aptitude manifeste à surfer et en imposant un refus catégorique de lâcher la souris. Le manque de ténacité étant une des caractéristiques premières de l'âge de crise, l'adolescent finira par abandonner sa liste sur le coin de table en nous laissant mener la barque, bon gré mal gré, pour le plus grand plaisir de notre banquier. Et si d'aventure la navigation balourde n'avait rien de factice, réjouissez-vous de l'ergonomie du nouveau site : 12 "rayons" très distincts et un outil de recherche rapide.

    Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, sachez également qu'à l'occasion de son lancement, ma-papeterie.com a créé un code spécial : papeterie soit 5% de réduction sur vos achats jusqu'au 31 août et que 50 places pour le film WALL-E - en salle le 30 juillet prochain - sont à gagner.

    Bon ben, j'ai plus qu'à faire des gosses moi...

    Ouais, c'est ça !

    Article sponsorisé