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relation

  • Lettre au père de Franz Kafka

    Editions Gallimard - 99 pageskafka.jpg

    Quatrième de couv' : "Très cher père, tu m'as demandé récemment pourquoi je prétends avoir peur de toi.  Comme d'habitude, je n'ai rien su te répondre..." Réel et fiction ne font qu'un dans la lettre désespérée que Kafka adresse à son père. Il tente, en vain, de comprendre leur relation qui mêle admiration et répulsion, peur et amour, respect et mépris. Réquisitoire jamais remis à son destinataire, tentative obstinée pour comprendre, la Lettre au père est au centre de l'oeuvre de Kafka.

    Aucun extrait de ce texte qui m'a profondément touchée. D'une part, parce que je ne voudrais pas gâcher le plaisir des personnes intéressées par ce texte déjà suffisamment court et d'autre part, car aussi court soit-il, il serait malgré tout trop long de le recopier intégralement, or chaque mot a trouvé écho en moi.

    A tous les Oedipe non totalement résolus, deux heures sont suffisantes pour venir à bout de ce livre qui vous procure la sensation étrange d'être l'auteur... Et non, personne n'est un cas isolé ! A méditer...

  • Chronique amoureuse #16

    Parce l'amour s'affranchit de toute considération pécuniaire et parce que, comme le dit Larcenet, la poésie rachète tout, voici mon plus sincère bien que modeste présent. Joyeux anniversaire.

    C'est par un soir de mai
    Que je l'ai rencontré
    Par un ciel plein de lune
    L'amant aux lèvres brunes
    Et depuis ce moment
    Je fus prise vraiment
    Une adorable flamme
    S'alluma dans mon âme.

    Patrick Chamoiseau

    Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin
    Je te cherche par delà l'attente
    Par delà moi-même
    Et je ne sais plus tant je t'aime
    Lequel de nous deux est absent.

    Paul Eluard

    Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu'accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s'entretiennent. En l'amitié de quoi je parle, elles se mêlent et se confondent l'une en l'autre, d'un mélange si universel qu'elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi".

    Montaigne à La Boétie

  • Chronique amoureuse #15

    C'est vrai qu'il existe différentes écoles.

    Il y ceux qui se montrent.

    Et il y a ceux qui ne se montrent pas. Ne dit-on pas d'ailleurs : pour vivre heureux, vivons cachés ?

    La question étant de savoir, si l'on adopte le second postulat, pourquoi l'on se dissimule. S'il s'agit d'une option concertée, nulle interrogation. Mais quand cette option s'impose à vous, notamment de manière systématique, le questionnement est légitime. Soit vous faites barrage sans vous en rendre compte. Soit vous semblez être l'objet de la honte.

    Le fait est qu'une vie dissolue peut conduire à tenter de se préserver des médisances d'autrui, tellement de rigueur aujourd'hui. Mais d'un autre côté, pourquoi sacrifier les instants déjà tellement comptés ? Doit-on, pour éviter les jugements qui, quoi qu'il arrive, ne cesseront jamais d'assaillir, rogner sur son bon plaisir ? Cette vie si courte semble justifier l'indispensable abandon des barrières de protection.

    Peut-être que la muraille a plus de force que la volonté... Mais si tel n'est pas le cas et que vous vous sentez d'assumer, quels que soient vos gestes, quels que soient vos faits, une question reste : qu'est-ce qui fait de vous l'inavouable immuable ?