Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

résistance

  • Le sursis de Jean-Pierre Gibrat

    Editions Dupuis

    Tome 1 - 52 pages

    Tome 2 - 54 pages

    Présentation de l'éditeur : Le sursis raconte la drôle de guerre vécue par un jeune homme. En 1943, alors que tout le monde le croit mort, il passe ses journées dans une maison abandonnée d'où il assiste, impuissant, à l'activité cachée de la Résistance mais aussi aux exactions de la milice. Mais l'arrivée d'une jeune serveuse dans le café d'en face fait basculer son destin... Gibrat mêle réalisme et romantisme dans cette histoire séduisante au dénouement inattendu. Et il dessine comme personne la sensualité des personnages féminins. Malgré sa légèreté apparente, Le sursis invite à une réflexion sur l'engagement personnel.

    le sursis.jpgle sursis 2.jpg

    D'un trait élégant, fin et précis, Gibrat ouvre une petite lucarne sur la Seconde Guerre Mondiale dans la bourgade aveyronnaise de Cambeyrac. Mêlant la romance au récit historique, l'auteur nous pose la question du choix à laquelle il est impossible de répondre tant que l'Histoire ne nous l'impose pas et celle de la destinée, invérifiable malgré, parfois, les coïncidences...

    Gibrat réussit ici le défi périlleux d'aborder des sujets délicats aux travers de personnages typés, typiques, mais jamais caricaturaux. En plus d'un dessin exceptionnel, il nous offre des textes d'une grande qualité pour un ensemble absolument remarquable.

    Un très émouvant diptyque qui sait surprendre jusqu'à la dernière case, à lire pour la qualité du récit et à relire pour le plaisir des yeux.

  • Paris sous les bombes

    06ae9d40871991502ea8df5712856fce.jpgBon, puisque c'est hyper à la mode de parler de la guerre, des résistants genre Guy Môquet* et tout le tintouin d'une part et que d'autre part, j'en ai ras le bol de faire l'éloge de ce que je lis, ce que je vois et cetera, je vais être, dans cette note, totalement in & opposite.

    Donc.

    Hier soir, au lieu de vivre une vie palpitante de pure parisienne dans la ville lumière ou une expérience par procuration devant la Star'Ac', je me suis collé devant France 2 qui diffusait un téléfilm dramatique intitulé La vie sera belle réalisé par Edwin Baily.

    Résumé : durant l'Occupation, la peur et l'insécurité croissent à mesure que les tensions augmentent. Dans ce contexte, une seule alternative possible : il faut adhérer ou résister, en d'autres termes subir ou agir. Ainsi, au lycée Buffon, cinq élèves, Jean Artaud, Pierre Thomas, Lucien Laclos, Jacques Naudin et Pierre Grellier, sous l'impulsion d'un de leurs professeurs, Raymond Bourcier, décident à la fin de l'année 1941 de partir en guerre contre l'occupant. En mai 1942, à Paris, ils commettent une série d'actes de résistance contre plusieurs officiers allemands. Un mois plus tard, ils sont faits prisonniers par la police française qui les livre aux nazis...

    Et bien si la mémoire de ces jeunes résistants doit être honorée, je pense tout simplement qu'ils ont dû se retourner dans leur tombe en voyant ce téléfilm absolument complétement définitivement excessivement mal réalisé. D'une histoire captivante, dure et admirable, Edwin Baily a exécuté une prouesse de platitude telle que moi, madeleine en chef de mon statut, n'ai même pas eu les yeux humides. Pas étonnants avec des bouses pareilles que la première chaîne (mais à quel classement...) fasse des scores d'audience hallucinants.