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presse

  • Petit précis de numérologie

    Cette pseudo-science est un ensemble de croyances et de pratiques fondées sur l'attribution de propriétés à des nombres. Egalement appelée arithmancie (comme à Poudlard, l'école de notre cher Harry Potter international), cette discipline à tendance kabbalistique (pour plus de précisions, appeler Madonna ou Demi Moore future ex-Kutcher) a obtenu ses lettres de noblesse grâce à la ô combien profonde presse féminine aux contenus de référence incontestable. Pas un titre de chick'mag' ne peut renier avoir eu, à un moment donné et peut-être même encore, une page numérologie aux côtés du sacro-saint horoscope. De Jeune & Jolie à Elle, en passant par 20 ans, Biba et autres Cosmo, par un ne manque à l'appel, ils ont tous commis l'impair.

    Parce que.

    Si l'on considère que j'ai attribué une valeur affective à certains chiffres que je joue régulièrement au Loto ou à l'Euromillion sans jamais, JAMAIS, gagner plus de 5,6 €.

    Si l'on s'attarde sur le fait que mon numéro fétiche est le 9, que j'avais emménagé il y a peu dans un appartement qui portait ce chiffre chouchou, que la cave allouée avec ce bien portait le numéro 3 (dans ma VIN* list parce que 3 x 3 = 9), que le tout constituait le lot n°18 (VIN too because 9 x 2 = 18, logique !) de la résidence et qu'au bout d'à peine 48 h après avoir investi les lieux, j'ai déposé mon préavis du fait de voisins indélicats (terme retenu par la rédaction plutôt que l'expression "gros connards" initialement choisie par l'auteur).

    Attendu donc ces deux simples mais parlant exemples, la conclusion qui s'impose est bel et bien la suivante : arrête de croire à ces conneries, c'est de la pure foutaise cré nom de diou !

    *very important number

  • Mon droit de réponse à L'Yonne Républicaine

    Figure-toi que je suis une star. Dix-huit mois passés en pleine cambrousse et déjà deux passages dans le journal local !

    Si mon premier passage visait à illustrer un article sur les nouvelles tendances de l'après-Noël à savoir la manie d'échanger ou d'e-bayiser ses cadeaux, mon second portait sur l'événement du week-end ; non pas le vrai event pop que constituait le mariage princier de Will and Cate mais le bienbonheur de Jipitou.

    Et bien cette deuxième expérience d'avec la presse du coin (oserai-je dire du petit coin tellement on s'y em... bête ?) me laisse davantage bouche bée que béate.

    Pour comprendre pourquoi, comparons l'interview comme elle s'est passée et l'article tel qu'il a été (ré)écrit.

    L'interview :

    Des questions sur les livres consacrés à Jean-Paul II.

    Des réponses sur les livres consacrés à Jean-Paul II.

    - Et vous, que pensez-vous de la béatification de l'ancien pape ?

    Regard lourd de sens quant à mon désintérêt le plus total sur le sujet.

    - Un sondage tendrait à exprimer l'opinion selon laquelle plus de 60 % de personnes préféraient Jean-Paul II à Benoît XVI, le trouvaient plus sympathique. Et vous ?

    - Oeil qui frise. Sourire en coin. Certes, il avait l'air moins obtu mais après tout, les gens ne se mettent-ils pas à regretter Chirac (hem) depuis qu'ils récoltent Sarkozy ? N'y a-t-il pas une tendance à la cristallisation ?

    - Heu... Vous n'êtes pas croyante ?

    - Bouarf... Disons que ça m'arrangerait qu'on se réincarne ou qu'on se retrouve dans un petit coin, pas un où l'on s'em... bête, un où l'on ne prend que du bon temps. Mais je n'ai aucune certitude.

    L'article (qui OSE les guillemets) :

    "Moi, cela ne me fait rien, je ne me sens pas concernée par ce week-end. On cherche à le mettre en avant par rapport au pape actuel, explique Charlotte, athée. C'est comme aujourd'hui en politique où les gens disent qu'ils aiment plus Jacques Chirac que Nicolas Sarkozy."

    Je trouve que cette reformulation qui m'est attribuée alors qu'il n'en est rien me donne un air "jeunesse UMP-JMJ qui adhère totalement à sa nouvelle idole Benito Croivébaton". Pour une interview donnée sur la tonalité incontestablement gaucho-anti-cléricale, je trouve ça énorme.

    Lourde d'évidence sur la qualité de l'information en générale qui nous est délivrée.

    Mais je prends le parti d'en rire pour cette fois-ci. Hors de question que le moindre grain de sable se glisse dans les rouages de ce week-end mémorable. Encore une fois, crions nos louanges au vrai héros du jour :

    Wiiiiiiiiiilllll,  marry me !

    ...

    Shit, too late...

  • Fluide.G ! BD Q pour pépée

    Quand on achète Biba, Cosmo ou autres Elle, on est cataloguée fillasse. Quand on est une fille fluide g.jpgqui achète Fluide Glacial ou l'Echo des savanes, ça fait un peu garçon manqué. Pour trancher dans la dualité quasi schizophrène, une équipe de talentueux barrés a eu la bonne idée de créer Fluide.G !

    C'est quoi t'est-ce ? Ben tout simplement un magazine qui bouscule le monde des féminins, alliant bd érotico-humoristique et articles provoc' (chroniques, enquêtes inédites, tests, jeux, romans-photo...) réalisés par des blogueurs, illustrateurs et dessinateurs virtuoses aussi connus que Pacco, Margaux Motin, Diglee, Maïa Mazaurette, Dupuy et Berberian, pour ne citer qu'eux.

    Exit les feuilles de chou consensuelles, formatées, raisonnables, consuméristes, psychologisantes, anorexisante, couplisante et maternisante. On est irresponsable et on veut du Q !

    Un bien chouette trimestriel digne de son aîné Fluide Glacial.

    Le site Fluidepointg.

  • Chronique de l'effort #12

    Ou ma vie de pigiste.

    Quand on a vingt-deux ans et qu'on est embauchée dans le service communication d'une collectivité locale non pas pour ses compétences mais uniquement parce que votre maître de stage initial vous a plantée à la dernière seconde et que vous avez mandié auprès de vos élus en arguant que s'ils ne vous prennent pas, votre formation est foutue, il y a peu de chance qu'on vous déroule d'office le tapis rouge.

    Quand en plus, vous tentez une incursion du côté du rédac' chef en lui expliquant que vous avez une passion pour l'écriture, deux cas de figure : soit il rigole et vous jette, soit il vous donne votre chance... mais en vous attendant au tournant. Quelle meilleure façon que de vous confier un sujet délicat !

    J'ai donc dû faire mes armes en rapportant en 48 heures un papier sur une personne célèbre. Cool direz-vous, le début d'un carnet d'adresse croustillant, les premiers frottements avec "l'élite", le gratin, la caste privilégiée.

    Ouais. Sauf que moi, c'était un article sur un people mort qu'on m'avait demandé. Bernard Loiseau. Feu un grand chef pour les incultes. Du surcroît, décédé (suicidé au fusil toujours pour les ignares) depuis quelque quinze jours.

    Autant vous dire que je me suis faite recevoir par mes différentes target qui avaient eu plus que le loisir d'être harcelées continuellement par "tous ces chiens, ces vautours de journalistes". Ambiance.

    Et après, on s'étonne que je déteste le téléphone et le terrain.

    N'empêche que malgré quelques larmes, je l'ai livré mon papier. Et même qu'il était tellement bien qu'on m'a gardée comme pigiste. Et après, on m'a embauchée comme rédacteur secrétaire de rédac'.

    Et puis j'ai fini par me casser parce quand même, ils sont usant dans l'administration. 

  • 99... et 100 !

    Pour ma centième note, le film (et livre) 99 francs.36915a01d4923789f58296e7317d2788.jpg

    Editions Grasset - 281 pages

    Quatrième de couv' : Octave est le maître du monde. Octave exerce en effet la profession lucrative de rédacteur publicitaire : il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain. Octave est un mort-vivant, couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Un jour, il se rebelle. Le doué Octave déjante. La cliente idéale ? "Une mongolienne de moins de cinquante ans." Les nababs de la publicité ? "Ils mènent la troisième guerre mondiale." De l'île de la Jatte où négocient les patrons d'agence à Miami où l'on tourne un spot sous amphétamines, d'un séminaire en Afrique à Saint-Germain-des-Prés, de l'enfer du sexe à la pureté perdue, Frédéric Beigbeder, entre fiction et pamphlet, écrit la confession d'un enfant du millénaire. En riant, il dénonce le mercantilisme universel. En quelque sorte, un livre moral. Pour 99 francs, seulement.

    Si j'avais adoré le livre, je n'en avais qu'un vague souvenir, beaucoup, beaucoup de temps et d'autres lectures étant passés par-là. Ce dont je me souvenais en revanche inévitablement était ce ton sarcastique, cette dénonciation du monde la pub par le biais de noms à peine déguisés de marques (tout le monde l'aura compris) et de personnages (seuls les gens du "milieu" pouvant appréhender la subtilité).

    Bien que réticente à aller voir le film - bah oui, je suis bibliophile, pas cinéphile, du coup je suis toujours déçue -, j'ai finicd9e999df1051627728f569f05f8a4c3.jpg par céder à la tentation Dujardin... Grand bien m'en a prise ! Si le livre m'avait plongée dans mon univers - je suis concepteur-rédacteur comme Octave -, le film m'y a catapultée. Superbement réalisé par Jan Kounen, le rythme est effréné et original grâce à un jeu d'acteurs exceptionnels. Rire, émotion, trash et extraits de vécu pour nous gens du "milieu"... par la Madone (...), ce script est "complètement focus" ! Bref, il est génial et ça fait vraiment plaisir de voir enfin un bon film au cinoch (attention, je dis pas que tout est de la merde, je dis juste que j'ai vraiment pas eu de pot ces derniers temps)... surtout au prix où sont les places !

    Bon alors d'aucuns vous diront que c'est manicchéen, que c'est inutile, que c'est prétentieux comme Beigbeder (ses détracteurs étant nombreux... et jaloux) ou je ne sais quelle aigreur. Moi je dis juste, qu'il vaut mieux agacer que laisser indifférent. Et puis comme disait Sacha Guitry :

    Plaire à tout le monde, c'est plaire à n'importe qui.

    Alors, continuez à critiquer ! Ca ne le rend que meilleur.

    D'ailleurs, en parlant du trublion, j'ai reçu mon exemplaire d'octobre de mon canard chouchou Lire, élu meilleur magazine culturel de l'année et ce malgré, messieurs les diffamateurs, la présence du polémique Frédéric Beigbeder comme chroniqueur, dont le papier est excellent, comme d'habitude.