04.02.2009
Pour le plaisir
15:19 Publié dans Art, Envies, Livre, Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, livre, musique, déco, design, maison, photo
23.01.2009
Brel par Leloir
Editions Fetjaine - 128 pages
Quatrième de couv' : "Ce livre, nous l'attendions depuis longtemps. Je l'espérais depuis le jour de ma rencontre avec Jean-Pierre Leloir." France Brel. Durant quinze ans, depuis l'arrivée de Jacques Brel à Paris en 1957 jusqu'au début des années 70, Jean-Pierre Leloir a été le photographe privilégié et l'ami de Brel. Cet album exceptionnel, comprenant de très nombreux documents inédits en couleurs, est le témoignage de ces quinze années de complicité.
Dans le cadre de l'opération Babelio qui m'avait, durant la précédente édition, gratifié du livre Bonne à tout faire de Saira Rao, j'ai cette fois-ci eu le privilège de recevoir deux magnifiques livres en belle édition. Brel par Leloir est l'un d'eux.
Je n'ai pas l'habitude d'acquérir de beaux grands livres albums qui font si joli dans la bibliothèque et que l'on prend plaisir à feuilleter. Le coût de la culture et l'épaisseur de ma bourse m'incitent davantage à privilégier le poche épais qui rentabilise le prix du mot. Le cadeau, extra-ordinaire, n'en fut que plus appréciable. Et apprécié.
Au-delà des clichés magnifiques de celui qui fut l'un des plus grands poètes amoureux écorchés mais au sarcasme à nul autre pareil du siècle passé et de l'émouvante déclaration d'amitié d'un photographe à son modèle, l'on trouve le parti-pris très engagé, très éthique d'un professionnel quant à sa fonction ; éthique qui semble cruellement manquer aux gens du métier de notre époque. Les sublimes portraits restent évidemment le coeur de cet ouvrage, nous prouvant, si besoin était, qu'une vraie gueule incroyablement expressive, de laquelle transpire intelligence, sincérité et engagement, est à n'en pas douter la plus proche définition de la beauté, plutôt que la plastique mathématique parfaite.
Un hommage à ne pas manquer pour tous ceux qui, avec délectation, continuent à faire vivre - peut-il jamais mourir ? - le mythe Brel.
Extrait :
Quand Georges Brassens chantait ses compositions, j'avais l'impression qu'il les avait écrites pour moi : La Mauvaise Réputation, Les Bancs publics, Le Gorille... Nous étions quelques centaines de milliers, de ma génération, à en être convaincus. Avec Brel, ça a tout de suite été pareil : dès le début, je ressens une communion de pensée, une foi très relative en l'humanité, une soif de liberté, une indépendance, une méfiance à l'égard des bonimenteurs de toutes sortes.
...
Je me souviens précisément de ce premier contact. Brel me jauge, me demande si je suis un "guette-au-trou", l'un de ces journalistes-photographes qui s'intéressent à la vie privée des vedettes, ceux que l'on appelle aujourd'hui les "paparazzis".
- "Vous allez me poser des questions ?", me demanda-t-il. "Parce que si c'est le cas, plutôt que d'évoquer la couleur de mes chaussettes, je préférerais que l'on parle de l'affaire de l'Observatoire : qu'en pensez-vous ?"
L'histoire remonte à quinze jours : dans le nuit du 15 octobre, François Mitterrand, ancien ministre, a échappé à un attentat. L'affaire est fumeuse ; très vite le rumeur s'est propagée qu'il aurait lui-même commandité l'opération, pour mettre en cause les partisans de l'Algérie française. De Gaulle n'est revenu au pouvoir que depuis quelques mois. Evidemment, cette conversation me plaît beaucoup...
...
On le critiquait sur son physique. Je me souviens d'un article dans un quelconque Paris-Jour de l'époque qui s'interrogeait sur la laideur des nouveaux chanteurs : à Philippe Clay, on reprochait son côté désossé, son visage en lame de couteau ; à Gainsbourg son nez crochu, ses yeux mi-clos, ses oreilles décollées ; à Brel sa dentition de Fernandel. La laideur était bien sûr dans le regard de celui qui avait écrit l'article. Brel, je le trouvais beau, formidablement expressif, séduisant par sa gestuelle, son émotion à fleur d'épiderme.
...
Je suis ému en revoyant ces clichés. Je l'aimais. Je l'aimais, voilà, je ne trouve pas d'autre mot. L'amour entre hommes, ça existe. Quant à lui, je pense qu'il m'aimait bien.
...
(...) lorsqu'il chantait devant son public, il ne voyait personne : il était totalement concentré sur son spectacle, dans une sorte de transe qui, en amont, lui donnait des spasmes - les fameuses crises de vomissements avant de monter sur scène. Il sortait de scène épuisé.
...
A une exception près, je ne me suis jamais retrouvé dans les coulisses avec Brel. Je n'y étais pas invité, je ne tentais pas de forcer le passage. Ce qui m'intéresse, c'est l'artiste dans l'exercice de son métier : le chanteur en train de chanter, le musicien en train de musiquer.
(...) Pourtant il m'arrivait parfois de me retrouver en coulisses : je me souviens d'un concert du Jazz At The Philharmonic, je papotais avec Jean-Marie Périer, nous avions tous deux nos appareils au cou, soudain une porte s'ouvre et apparaît Ella Fitzgerald en bigoudis et en combinaison. Ni Jean-Marie ni moi n'avons eu, on s'en doute, l'inélégance ne fût-ce que d'armer nos appareils. D'autres ne se seraient pas gênés. Donc je vous confirme n'avoir aucun cliché de Brel en train de dégueuler ses tripes avant d'entrer sur scène.
11:01 Publié dans Art, Culture, Livre, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, littérature, photo, musique, art, internet, brel
05.12.2008
La vie est un roman-photo
Au même titre que l'on n'écrit plus, l'on albume plus - oui, du verbe albumer, connaissez rien, vous !
A l'époque de l'argentique, on avait pas le choix. Pour profiter des photos, il était impératif de les faire développer. Ou de découper les négatifs, de les mettre dans des petits rectangles en plastique et d'en faire le cauchemar de la famille et des amis qui bizarrement vous rendaient beaucoup moins visite après : la diapositive.
Mais l'ère du numérique a complètement flingué le système. Les gens saturent leur disque dur et finissent par pleurer quand on leur pique leur ordinateur ou qu'il finit par planter parce qu'ils ont toujours remis à demain l'archivage sur cd.
Alors que l'album photo papier, c'est du concret. Ca plante pas et ça se pique rarement rapport au fait que ça n'a de valeur que sentimentale et donc désintéresse totalement tout receleur opérant potentiellement une razzia sur vos biens. D'aucuns me diront que ce support résiste rarement aux incendies et inondations. Ce à quoi je répondrais : pas plus qu'un ordinateur. Quand on est prévoyant, on héberge en ligne, on grave et on imprime. Trois précautions valent mieux qu'une, c'est bien connu.
Quoiqu'il en soit, le livre photo, c'est sympa, ça se feuillette facilement sans avoir besoin de démarrer son computer et ça fait un cadeau plus présentable qu'un cd fait maison. Mais il faut bien reconnaître qu'à concevoir, c'est un peu la galère entre les gommettes double-face qui collent aux doigts et les alignements qui le sont jamais.
Sauf qu'avec MonAlbumPhoto, la galère, c'est fini ! Ce site vous propose de télécharger un petit logiciel gratuit vous permettant de concevoir votre album à partir de votre ordinateur, sans être connecté. Une fois votre maquette achevée (24 à 144 pages, 4 formats, 3 types de reliure, 2 possibilités de couvertures), le logiciel transfert les données vers MonAlbumPhoto.fr, vous commandez et vous recevez votre livre en cinq jours ouvrés. Vous pouvez le recommander à tout moment puisque la maquette est conservée à vie et last but not least, plus vous commandez, moins c'est cher (10 % de réduction dès deux livres).
15:13 Publié dans Travail, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, photo, photographie, internet, travail, cadeau
05.11.2008
Yes you can
Il pourrait sembler légitime au lectorat de penser que je m'apprête à parler du tube musical composé par Will.i.am des Black Eyed Peas à partir du discours prononcé par Barack Obama lors de l'élection primaire du New Hampshire de cette année. Cette chanson, mixée avec des images et des extraits du discours du nouveau président des Etats-Unis, a été interprétée par de nombreuses célébrités (chanteurs, musiciens, comédiens...) telles Scarlett Johansson, Kareem Abdul-Jabbar ou encore Kate Walsh et le clip en noir et blanc réalisé par le fils de Bob Dylan, Jesse.
Oui, il pourrait sembler légitime.
Sauf que le tube en question s'intitule Yes We Can et que ma manchette, elle, est la suivante : Yes you can. Subtile nuance mais qui fait toute la différence.
Moi en fait, je fais juste référence à la signature communicationnelle de Canon. Parce que la marque, comme le sénateur, est en campagne. Mais promotionnelle (quoiqu'en fait c'est tout pareil...). Et d'un point de vue européen - oui, car si Obama ne vise que les USA, Canon pense international -, les escales se feront à Amersfoort aux Pays-Bas, à Madrid en Espagne, à Milan en Italie mais surtout à Paris en France, hall n°8, porte de Versailles, du 13 au 17 novembre, à l'occasion du Salon de la Photo.
L'édition Eos discovery 2008 proposera des ateliers autour des thèmes du studio, du portrait et de la mode ainsi que de nombreuses conférences gratuites permettant aux passionnés de photo de se perfectionner, le tout, appuyé par les interventions des célèbres photographes François Darmigny et Dingo qui dispenseront leurs conseils et astuces basés sur leur propre expérience et leurs propres travaux.
Les participants pourront découvrir les boîtiers, les objectifs et les modèles les plus récents dans la zone Touch & Try, notamment le nouvel EOS 5D Mark II et son capteur de 21,1 millions de pixels, qui associe la prise de vues en plein format à l’enregistrement de vidéos Full HD, ainsi que l’EOS 50D (visuel ci-dessous) et son capteur de 15,1 millions de pixels qui assure une prise de vues en rafale à 6,3 images par seconde.
A noter que les places disponibles pour les conférences sont limitées. Le meilleur conseil est donc de procéder dès à présent à l'inscription gratuite.
Stop flashes please !
16:38 Publié dans Actualités, Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, photo, paris, travail, usa, obama, internet
31.10.2008
A portée d'Art
Que les pseudo-omniscients qui n'ont jamais ressenti l'envie de briller en société grâce à leurs connaissances ou jalousé l'érudition de leur voisin de table me jettent la première encyclopédie et nous laisse entre gens de peu de cognition.
Pour les autres - incultes ou modestes -, terminée la tête de cochon, devenez la tête de l'art !
Désormais, pour se la raconter lors des mondanités - et s'enrichir avant tout -, A Portée d'Art organise dans douze villes* de France des cours de culture générale artistique, de la musique classique au rock en passant par le jazz, la peinture, le cinéma ou la photographie. Les sessions, en demi-journée (69 €) ou week-end (199 €), prennent le parti d'être ludiques, à mille lieues des cours magistraux et autres interminables documentations que nous aurions écoutés ou lues si nous avions apprécié ces méthodes ; auquel cas nous n'aurions nul besoin de combler quelque carence culturelle que ce soit.
Bon certes, ce n'est pas tout à fait donné, mais après tout, ne dit-on pas qu'on ne compte pas quand on aime... se la raconter ? Au pire, faites vous offrir un chèque cadeau, valable dans tous les cours et dans toutes les villes. A noter que ce chèque cadeau est directement imprimable de chez soi, ce qui est bon à savoir en cas de nécessité de dernière minute - même si je dois bien avouer que pour ma part, je serais passablement vexée de me faire offrir ce type de présent sans l'avoir demandé...
Join the crop circle !
* Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse
19:47 Publié dans Culture, Envies, Travail | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, art, musique, photo, peinture, cinéma, culture
17.10.2008
Femmes dans les arts d'Afrique au musée Dapper
Présentation de l'exposition :
Figures debout, agenouillées, assises, parfois accompagnées d'un enfant posé sur les genoux, porté sur la hanche ou dans le dos, les femmes sont fortement valorisées dans les arts africains.
De la naissance au plus grand âge, en passant par les étapes obligées du mariage et de la mise au monde de nombreux enfants, les femmes occupaient en Afrique - et occupent souvent encore dans les sociétés villageoises - une place très particulière. Celle-ci reflète souvent une ambivalence marquée par une présence affirmée au sein de l'espace privé, celui de la famille, ou un effacement dans la sphère communautaire qui réunit les membres du clan.
A travers près de cent cinquante oeuvres, dont beaucoup sont exceptionnelles, la nouvelle exposition du musée Dapper met l'accent sur l'étonnante diversité des représentations féminines. Celles-ci, principalement réalisées par des hommes (sculpteurs, forgerons), traduisent la dimension plurielle des conditions et des statuts dévolus aux femmes. Nécessaires et obligatoires, les pratiques culturelles conduites lors des initiations et des cérémonies marquent les moments forts des cycles de vie. Les oeuvres, qui subliment tout particulièrement la grossesse et la maternité, révèlent, tant par l'ornementation que par la gestuelle, le vécu des femmes.
De ce lieu de culture au cadre absolument ex-cep-tio-nnel, je retiens particulièrement le somptueux travail à l'argentique de la photographe camerounaise Angèle Etoundi Essamba à laquelle le musée Dapper a offert ses cymaises en ouverture de l'exposition (ci-contre, Les Amazones, Série "Noirs", 2002). Au coeur de la position duelle de la femme africaine et des rites cruels qui jalonnent encore aujourd'hui sa vie (scarification, excision, infibulation), je garde la vision complémentaire et égalitaire qu'en ont les Yorubas du Nigéria.
Seul petit bémol : de nombreuses régions d'Afrique représentées, un nombre encore plus grand d'ethnies évoquées... Au final, complexité, embrouillamini et mémorisation proche de ground zero. Suggestion : des expositions consacrées à une seule région et ses différentes ethnies ou à une seule ethnie dans ses différentes régions.
Musée Dapper
35 bis, rue Paul Valéry - Paris 16
Tél. : 01 45 00 91 75
M° Victor Hugo, Charles de Gaulle-Etoile ou Kléber
Jusqu'au 12 juillet 2009, tous les jours sauf le mardi de 11 h à 19 h.
19:04 Publié dans Chronique féministe, Culture, Expos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : art, culture, exposition, femme, afrique, histoire, photo
12.06.2008
Sophie Calle, Prenez soin de vous
L'artiste : Sophie Calle, artiste plasticienne, photographe, écrivain, réalisatrice française depuis plus de trente ans. Elle met en scène sa vie,
ses moments intimes, sur tous les supports possibles : livres, photos, vidéos, films, performances... et mêle à sa démarche narrative, fétichisme, représentation et voyeurisme.
Le concept : "J'ai reçu un mail de rupture. Je n'ai pas su répondre. C'était comme s'il ne m'était pas destiné. Il se terminait par ces mots : Prenez soin de vous. J'ai pris cette recommandation au pied de la lettre. J'ai demandé à cent sept femmes - dont une à plumes et deux en bois -, choisies pour leur métier, leur talent, d'interpréter la lettre sous un angle professionnel. L'analyser, la commenter, la jouer, la danser, la chanter. La disséquer, l'épuiser. Comprendre pour moi. Parler à ma place. Une façon de prendre le temps de rompre. A mon rythme. Prendre soin de moi."
Mon avis : un très bon concept peut faire une très mauvaise exposition. De l'accumulation de portraits loin d'être exceptionnellement créatifs, de textes qui ne sont aucunement les fruits de l'artiste et de vidéos simplissimes en plan fixe, je ne retiens que l'installation de l'exposition. Au coeur d'une salle de lecture du site Richelieu de la BnF (M° Bourse), les oeuvres sont nichées entre les étagères et les lampes vertes de manière très singulière. Seul le cadre et le brouhaha s'échappant des écrans de projection ont su m'émouvoir. Pour le reste : trop. Trop à lire, trop à visionner. Cette manifestation gagnerait à être à domicile, entre bouquin et dvd. Mais au-delà de ça, je trouve absolument fascinant d'avoir réussi à convaincre une critique en ayant délégué quatre-vingts pour cent de la créativité à ses modèles. Grandiose fumisterie.
58, rue de Richelieu - Paris 2
Tél. : 01 53 79 59 59
Jusqu'au 15 juin 2008 les mardi, mercredi, vendredi et samedi de 10 h à 20 h, le jeudi de 10 h à 22 h.
10:48 Publié dans Actualités, Citation, Culture, Expos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, culture, citation, exposition, photo, art, vidéo
02.06.2008
Saison morte couture
Après l'égérie, le maître... Saison difficile pour la maison YSL*.


22:26 Publié dans Actualités, Art, Citation, Culture, Mode & look | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, actualité, mode, yves saint laurent, ysl, femme, photo
29.10.2007
Saint Narcisse
Bonne fête à tous les Narcisse, même si on peut supputer qu'ils ne sont pas nombreux. J'en profite pour rediffuser une des notes de mon ancien blog qui m'avait certainement été inspirée par ce saint et à laquelle j'ai repensé quand ma collègue m'a envoyé un lien rigolo qui détourne les couvertures de la petite Martine de l'enfance de beaucoup.
Martine, au bris !
Martine n'a jamais fait partie de mes lectures enfantines pour autant que je m'en souvienne. J'aimerais néanmoins connaître son succès et possèder un jour un comparable lectorat et une égale longévité. Pour ce faire, quelle meilleure solution que d'utiliser un vieux pot pour faire une bonne confiture ? Voici donc en avant première votre nouvelle série : Charlotte !
15:27 Publié dans Culture, Littérature enfantine, Moi, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, littérature jeunesse, livre, illustration, enfance, photo, web
16.07.2007
Weegee : New York au vitriol au Musée Maillol
Pendant que les accrocs de la bronzette se sont entassés et se sont battus trente centimètres carrés dans les innombrables parcs
et jardins parisiens, qu'ont fait les petits malins allergiques aux gens et à la chaleur ce week-end ? Et bien ils ont tout simplement foncé dans un musée, se cultiver à la fraîche. En l'occurence, le musée Maillol - 61, rue de Grenelle - Paris 7 (loin des touristes...).
Au programme, 228 vintages en noir et blanc de la colossale collection d'Hendrik Berinson, extraits de la non moins herculéenne oeuvre du photographe Usher Arthur Fellig dit Weegee. Le travail de cet archétype du photographe de presse du XXe siècle nous propulse dès les premiers clichés dans le New York des années 30-40, celui de la nuit, des règlements de comptes entre bandits, des incendies...
Des prises de vue très crues, parfois violentes, derrières lesquelles se cachent un cynisme tout autant qu'un engagement sans faille. Véritable témoin de son époque, il met en scène la belle et puissante architecture new-yorkaise, théâtre de la criminalité américaine, de la pauvreté cotoyant la classe aisée étalant sans pudeur sa richesse ou encore de l'apartheid en vigeur sous certaines latitudes du nouveau continent. Mais toujours, derrière l'atrocité la plus froide ou la misère la plus simple, l'artiste plus que le reporter incorpore une dimension plastique, une profondeur esthétique. Sans cesse, il joue avec les mots du paysage urbain pour donner un sens profond à ses images.
Ce forçat du travail nocturne élevé dans le quartier extrêmement pauvre du Lower East Side, loin de tomber dans le misérabilisme consensuel, aura contribué à dénoncer les intolérables inégalités de classes et de communautés, à inspirer le cinéma noir hollywoodien et à influencer les artistes du Pop Art, dont la figure emblématique Andy Warhol.
Expo (jusqu'au 15 octobre 2007) vivement recommandée... mais fortement déconseillée aux enfants et autres âmes sensibles.
10:50 Publié dans Culture, Expos, Loisirs, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, culture, arts, photo, presse, journalisme, image






















De la naissance au plus grand âge, en passant par les étapes obligées du mariage et de la mise au monde de nombreux enfants, les femmes occupaient en Afrique - et occupent souvent encore dans les sociétés villageoises - une place très particulière. Celle-ci reflète souvent une ambivalence marquée par une présence affirmée au sein de l'espace privé, celui de la famille, ou un effacement dans la sphère communautaire qui réunit les membres du clan.









