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lecture

  • Si j'étais un livre de José Jorge Letria et André Letria

    Éditions La joie de lire - 60 pagessi j'étais un livre.jpg

    Présentation de l'éditeur : Une réponse à la première personne : « Si j'étais un livre... » Que ferions-nous sans le livre et la lecture ? Une question qu’il est toujours bon de rappeler. Un hymne à la lecture sous toutes ses formes.

    Traduit du portugais par Dominique Nédellec.

    Ma note :

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    Album cartonné : 14 euros

    Un grand merci à Babelio et aux Éditions La joie de lire pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre.

    Mon ressenti au sortir d'une lecture est rarement mitigé. Pour faire simple, pour ne pas dire simpliste, j'aime ou je n'aime pas. Mais l'analyse de Si j'étais un livre nécessite d'être nuancée...

    La lectrice passionnée que je suis a pris un plaisir énorme à la découverte de cet album jeunesse délicat et intelligent. Souligné par des dessins d'une élégance épurée, le texte, tout en finesse, est un hymne sincère et profond à la lecture ainsi qu'à l'objet livre (n'en déplaise aux défenseurs acharnés du numérique). Cet album illustré ne peut que trouver écho retentissant chez les liseurs et les bibliophiles.

    Mais.

    Si j'étais un livre est un ouvrage destiné aux enfants, préconisé par l'éditeur dès 8 ans. C'est là où, à mon sens, le bât blesse. D'une part, je trouve qu'il est un peu trop facile pour cet âge techniquement parlant. Cela étant dit, les niveaux de lecture sont très variables d'un enfant à un autre alors pourquoi pas... En revanche et quelle que soit la maîtrise de "déchiffrage" du lecteur en herbe, le texte ne m'apparaît pas vraiment adapté à une cible relativement débutante en la matière. Il me semble qu'à ce stade de l'apprentissage, il est nécessaire de donner envie au lecteur, de le divertir. Or, lire sur le lire n'est pas franchement ludique, ni franchement captivant quand il est encore trop tôt d'un point de vue de l'expérience pour avoir de la distance sur cette passion.

    En conclusion, cet album magnifique est davantage destiné aux grands amoureux de la lecture et du livre qui souhaitent transmettre leur engouement. Mais pas sûr que l'intensité soit partagée...

    Ils en parlent aussi : Metaphorebookaddict, Laura.

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    Six milliards de visages de Peter Spier

    Extraits :

    Si j'étais un livre, je demanderais qu'on ne se serve pas de moi seulement pour décorer les étagères.

    ...

    Si j'étais un livre, j'aimerais être lu jusqu'à pas d'heure par quelqu'un qui, en silence, m'appellerait "mon ami".

    ...

    Si j'étais un livre, je n'aimerais pas qu'on me lise seulement par obligation ou pour suivre la mode.

    ...

    Si j'étais un livre, j'aimerais rendre les gens heureux à toute heure et en tout lieu.

    ...

    Si j'étais un livre, j'aurais toujours le doux parfum d'un jour sans date, d'un jour unique !

    ...

    Si j'étais un livre, je voudrais être une arme efficace et douce pour tuer à jamais le désir de guerre.

    ...

    Si j'étais un livre, j'aimerais entendre quelqu'un dire : "ce livre a changé ma vie".

  • Il était une histoire...

    Apprendre à lire est un enjeu essentiel de l'enfance. Malheureusement, dans cette ère du numérique, l'intérêt des enfants est davantage porté sur l'utilisation d'un ordinateur ou d'une console que sur la consultation d'un livre. Sans compter que ce support papier est devenu un quasi luxe à l'heure de la baisse croissante du pouvoir d'achat.

    C'est face à ce double constat que la Maif et Rue des écoles ont lancé, voilà plus d'un an, la première bibliothèque numérique entièrement gratuite pour les enfants de 3 à 10 ans. Iletaitunehistoire.com propose quelques 200 oeuvres (classiques, contemporaines et de tous horizons : Afrique, Asie...), chaque semaine plus nombreuses, réparties en différentes catégories pour s'adapter à tous les goûts : albums & histoires, contes & légendes, fables & poésies, comptines & chansons, documentaires et même histoires en anglais pour aller au devant d'une nouvelle langue.

    Une fois la thématique et le titre choisis, le petit lecteur peut opter pour différents modes de lectures : lire l'histoire présentée en mode texte, écouter l'histoire lue par un comédien, regarder l'histoire présentée sous forme de vidéo ou d'animation, lire l'histoire avec une aide (fonction karaoké). Au fil de la lecture, il suffit de passer sa souris sur les mots ou expressions difficiles pour en obtenir le sens. En marge, une rubrique "découvrir" permet d'approfondir l'univers, les personnages et les thèmes abordés dans l'histoire et une rubrique "jouer" permet de tester compréhension et mémorisation à l'aide de quiz sonorisés et illustrés. Il est bien évidemment possible d'imprimer l'histoire pour la découvrir de manière traditionnelle.

    L'ensemble de la bibliothèque est disponible en téléchargement PDF ou MP3. Le petit apprenti (ou émérite) peut se composer sa bibliothèque personnelle en y ajoutant ses histoires préférées et peut contaminer ses petits camarades à ce très bon virus qu'est la lecture en transférant ses coups de coeur d'un simple clic. Et parce qu'au côté éducatif s'ajoute immanquablement une dimension ludique à toute bonne pédagogie, des bonus sont proposés au fur et à mesure des lectures : puzzles, coloriages, activités manuelles, etc.

    Côté parents, un espace réservé permet de suivre les lectures et les jeux de l'enfant pour cerner ses progrès et connaître ses goûts pour d'éventuelles idées cadeaux. Côté enseignants, il est possible de commenter ou recommander chaque histoire pour aider les parents et collègues dans leur sélection mais surtout, d'accéder à des fiches pédagogiques utilisables en classe, aussi librement que l'ensemble de la bibliothèque.

    Voilà un outil qui s'adapte indiscutablement aux tendances tout en permettant d'acquérir les bases fondamentales et qui contribuera, on l'espère, à réduire le décrochage scolaire et le handicap social.

    Article sponsorisé

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  • Le magasin des suicides de Jean Teulé

    Editions Pocket - 157 pagesmagasin suicides.jpg

    Quatrième de couv' : Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre... " Une fable déconcertante, grinçante et irrespectueuse, digne des Monthy Python au mieux de leur forme, pour tous ceux qui voudraient mourir... de rire !" Valérie Gans McGarry - Madame Figaro "Les amateurs d'humour noir vont se régaler (...). Une farce aussi absurde que drôle (...)." Agathe Fourgnaud - Le Point

    Si je m'en tiens à la jaquette de l'ouvrage, je dois dire que je ne comprends vraiment rien à la critique littéraire. Pour l'absurde, ok. Mais où est le drôle ? Quand meurt-on de rire dans cette histoire ? Vraiment, je ne vois pas. L'idée est certes originale mais je n'aime ni l'écriture, ni l'exploitation de la tristesse. Cette écriture, cette narration, cette chute sont même une insulte à la tristesse et sa grandeur.

    Décidément, Jean Teulé est aussi décevant dans ses romans que dans leur adaptation BD (Le Montespan que j'évoquerai ultérieurement).

  • Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi de K. Pancol

    les écureuils.jpgEditions Albin Michel - 848 pages

    Présentation de l'éditeur : Souvent la vie s’amuse. Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud. Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails. Ils veulent du lourd, de l’imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d’un homme tremblant. Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue… Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi…

    Après Les yeux jaunes de crocodiles et La valse lente des tortues, Katherine Pancol nous régale avec le troisième volet de cette merveilleuse saga. C'est LA lecture de l'été à ne pas manquer. D'aucuns, réputés pour ne pas supporter les succès de masse, disent que l'auteur rallonge la sauce, que ses personnages sont complètement surréalistes et j'en passe. Mais qui a dit que la littérature ne devait présenter que des protagonistes ancrés dans la réalité ? La lecture n'est-elle pas aussi l'évasion au gré de l'imagination de l'écrivain ? Les premiers tomes étaient certes propices à l'identification. Ici, la fiction s'immice et c'est très plaisant.

    Pour reprendre une citation de Colette, utilisée dans ce tome mais dont j'userai pour qualifier la plume de l'auteur :

    Avec les mots de tout le monde, écrire comme personne.

    C'est ce qui fait les auteurs inoubliables tels Irving, Pennac et tant d'autres, pour notre plus grand plaisir.

    Extraits :

    J'ai vingt ans, je veux être libre, indépendant. Faire ce que je veux de ma vie. Et surtout, surtout que tu ne t'en occupes plus. Laisse-moi vivre, m'égratigner, m'user, me former, me déformer, me réformer, laisse-moi faire l'élastique avant de prendre la place qui me conviendra.

    ...

    On a souvent tendance à croire que le passé est le passé. Qu'on ne le reverra plus jamais. Comme s'il était inscrit sur une ardoise magique et qu'on l'avait effacé. On croit aussi qu'avec les années, on a passé à la trappe ses erreurs de jeunesse, ses amours de pacotille, ses échecs, ses lâchetés, ses mensonges, ses petits arrangements, ses forfaitures.

    On se dit qu'on a bien tout balayé. Bien tout fait glisser sous le tapis.

    On se dit que le passé porte bien son nom : passé.

    Passé de mode, passé d'actualité, dépassé.

    Enterré.

    On a commencé une nouvelle page. Une nouvelle page qui porte le beau nom d'avenir. Une vie qu'on revendique, dont on est fier, une vie qu'on a choisie. Alors que, dans le passé, on ne choisissait pas toujours. On subissait, on était influencé, on ne savait pas quoi penser, on se cherchait, on disait oui, on disait non, on disait chiche sans savoir pourquoi. C'est pour cela qu'on a inventé le mot "passé" : pour y glisser tout ce qui nous gênait, nous faisait rougir ou trembler.

    Et puis un jour, il revient.

    Il emboutit le présent. S'installe. Pollue.

    Et finit même par obscurcir l'avenir.

    ...

    Il y a des gens avec qui l'on passe une grande partie de sa vie et qui ne vous apportent rien. Qui ne vous éclairent pas, ne vous nourrissent pas, ne vous donnent pas d'élan. Encore heureux qu'ils ne vous détruisent pas à petit feu en s'accrichant à vos basques et en vous suçant le sang.

    Et puis...

    Il y a ceux que l'on croise, que l'on connaît à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demie-heure et changent le cours de votre vie.

    ...

    Vouloir oublier quelqu'un, c'est y penser tout le temps.

    ...

    La foi en la vie, c'est de croire (...) qu'il y a une place pour toi derrière le brouilard. En ce moment, tu penses que tu es tout petit, sans importance, mais quelque part, derrière tout ce gris, une place t'es réservée, où tu seras heureux... Alors ne juge pas ta viie par rapport à ce que tu es aujourd'hui, juge-là en pensant à cette place que tu vas finir par occuper si tu cherches vraiment sans tricher...

    ...

    A quoi ça sert de vivre, alors..., se demanda-t-il, si on ne vit pour rien ? Si vivre, c'est simplement ajouter un jour à l'autre et se dire comme tant de gens qu'on ne voit pas le temps passer... En un éclair, il entrevit l'image d'une vie lisse, platequi fonçait dans le vide et une autre pleine de bosses et d'incertitudes où l'homme s'engageait, se battait pour tenir debout. Et, étrangement, c'était le première qui engendrait en lui la terreur...

    ...

    Il faut secouer la vie autrement elle nous ronge.

    ...

    Lorsque l'home aura coupé le dernier arbre, pollué la dernière goutte d'eau, tué le dernier animal et pêché le dernier poisson, alors il se rendra compte que l'argent n'est pas comestible.

  • John Irving : le nouveau livre

    A l'occasion de ma note sur La famille Lament de George Hagen, ma ferveur irvingienne m'a poussée à médire.

    A moins que mes accusations aient incité à réagir...

    Quoiqu'il en soit, l'honneur des éditions du Seuil du groupe La Martinière est sauf par l'entremise de Maelys de Dinechin qui, à ma question concernant la sortie française de dernier livre de John Irving Last night in twisted river, a répondu ceci :

    Le prochain J. Irving paraîtra normalement la dernière semaine de novembre 2010.

    Bien qu'il faille encore bigrement patienter, nous autres fans sommes au moins fixés.