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journalisme

  • Le journal de Mr Darcy d'Amanda Grange

    Éditions Milady Romance - 397 pagesle journal de mr darcy.jpg

    Présentation de l'éditeur : "La seule chose qui me hante quand j'écris est le regard que je surpris de la part de Miss Elizabeth Bennet lorsque je fis remarquer qu'elle n'était pas assez belle pour me donner envie de danser. Si je ne savais pas que c'est impossible, je dirais qu'il était ironique." A travers la rédaction de son journal, Darcy nous dévoile le tréfonds de son âme. Déchiré entre les devoirs de l'honneur dus à son rang et ses sentiments naissants pour la charmante Elizabeth Bennet, il s'interdit de tomber amoureux.

    Ma note :

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    Poche : 7,90 euros

    Ebook : 5,99 euros

    Sans être une Janeite, je m'observe être enthousiasmée par le moindre estampillage Jane Austen. D'un naturel incrédule, j'avais entrepris de prendre connaissance d'un premier récit dérivé, convaincue d'être déçue tant il était foncièrement inimaginable qu'une plume puisse prendre la suite de l'incomparable femme de lettres anglaise au talent suffisamment inégalable pour être l'objet d'un véritable culte. La vie ayant pour habitude de mettre à mal les trop souvent infondés a priori, P.D. James m'avait littéralement bluffée. C'est ainsi que depuis cette heureuse expérience, je ne boude pas mon plaisir en fonçant sur tout récit pouvant me rappeler, ne serait-ce qu'un peu, le plaisir de la littérature austenienne.

    Quel ne fut pas mon enthousiasme quand j'appris la sortie courant novembre du Journal de Mr Darcy ! Comme son nom l'indique, il s'agit des confessions du célèbre et ténébreux héros de l'original Orgueil & préjugés.

    Amanda Grange revisite avec une infinie fidélité le roman adulé et ses scènes clés du point de vue de l'énigmatique Darcy qui nous livre, au travers d'un journal intime, ses impressions, ses doutes, ses émotions. L'on découvre ainsi l'envers du décor originel, comment l'illustre et charismatique gentleman est tombé amoureux de Miss Elizabeth Bennet et de quelle manière il est venu à bout de ses dilemmes intérieurs liés à l'étiquette et à l'honneur l'empêchant de céder à cette mésalliance.

    L'on peut certes s'interroger sur la crédibilité d'un tel journal de la part d'un homme si retenu qu'est censé l'être Darcy. A cela s'ajoute un style incontestablement en-deçà de celui dont il aurait usé s'il avait cédé à la tentation de l'écriture confession. Malgré tout, l'ensemble fonctionne et l'on en redemande. D'accord ce n'est pas de la grande littérature mais la dextérité de l'auteur prouve son excellente maîtrise de l'oeuvre primitive et son désir d'écriture respectueuse, tout en ayant l'audace, pour davantage encore de plaisir, d'aller un peu au-delà de la fin du texte duquel ce roman est inspiré.

    Je ne saurais donc que trop conseiller la lecture de ce journal aux amoureuses du légendaire Darcy qui souhaiteraient lever un peu le voile de mystère entourant ce personnage.

    Ce réel morceau de plaisir n'est d'ailleurs qu'un début puisque les spin off, sequels et autres préquelles, nombreux - et c'est peu dire ! - en anglais, sont de plus en plus traduits en français. Les inconditionnel(le)s d'Austen pourront se réjouir d'avoir à disposition dès 2013 Le journal du colonel Brandon d'Amanda Grange à paraître le 15 février (Raison et sentiments) ainsi que Charlotte Collins de Jennifer Becton à paraître le 18 janvier (Orgueil et préjugés), le tout toujours aux Éditions Milady Romance.

    Ils en parlent aussi : Onirik, Alice, Artemissia Gold, Fantastique roman.

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    Extraits :

    - Les chagrins d'amour sont douloureux tant qu'ils durent, mais on ne devrait pas les laisser s'éterniser.

    ...

    (...) ne pensez au passé que s'il doit vous donner du plaisir.

  • Le connard du jour #3

    Bon en réalité, c'est le connard d'avant-hier mais vu le degré d'imbécilité, on peut légitimement estimer qu'il l'est devant l'éternel et que par conséquent, il n'y a pas de péremption de l'information. J'ai donc nommé : Jean-Paul Guerlain.

    Pour reconstituer : l'héritier de la célèbre marque en essences envoûtantes passait vendredi dernier sur le plateau du journal de 13 heures de France 2, présenté par la plus que passive Elise Lucet. Pour expliquer comment il avait séduit une femme en lui créant une fragrance, le parfumeur a jugé bon de traduire l'idée qu'il avait travaillé d'arrache-pied en disant qu'il s'était "mis à travailler comme un nègre". Et de préciser "qu'il ne savait pas si les nègres avait travaillé un jour, mais enfin".

    Déjà épinglé en 2002 pour l'emploi de clandestins dans sa plantation de Mayotte, on ne peut que douter des biens plates excuses du nez - qui ne l'a vraiment pas eu fin sur ce coup-là - disant que ses "paroles ne reflètent en aucun cas sa pensée profonde mais relèvent d’un dérapage hors de propos qu'il regrette vivement".

    Dans cette affaire, la médaille d'argent du racisme ordinaire revient bien évidemment à la journaliste qui n'a réagi d'aucune façon et ne s'est à aucun moment départie de son sourire à l'égard de son invité.

    L'on attend de pied ferme une condamnation exemplaire.

  • Weegee : New York au vitriol au Musée Maillol

    Pendant que les accrocs de la bronzette se sont entassés et se sont battus trente centimètres carrés dans les innombrables parcsf8ca12ba02dcd42bfd888d51cae1cf4d.jpg et jardins parisiens, qu'ont fait les petits malins allergiques aux gens et à la chaleur ce week-end ? Et bien ils ont tout simplement foncé dans un musée, se cultiver à la fraîche. En l'occurence, le musée Maillol - 61, rue de Grenelle - Paris 7 (loin des touristes...).

    Au programme, 228 vintages en noir et blanc de la colossale collection d'Hendrik Berinson, extraits de la non moins herculéenne oeuvre du photographe Usher Arthur Fellig dit Weegee. Le travail de cet archétype du photographe de presse du XXe siècle nous propulse dès les premiers clichés dans le New York des années 30-40, celui de la nuit, des règlements de comptes entre bandits, des incendies...

    Des prises de vue très crues, parfois violentes, derrières lesquelles se cachent un cynisme tout autant qu'un engagement sans faille. Véritable témoin de son époque, il met en scène la belle et puissante architecture new-yorkaise, théâtre de la criminalité américaine, de la pauvreté cotoyant la classe aisée étalant sans pudeur sa richesse ou encore de l'apartheid en vigeur sous certaines latitudes du nouveau continent. Mais toujours, derrière l'atrocité la plus froide ou la misère la plus simple, l'artiste plus que le reporter incorpore une dimension plastique, une profondeur esthétique. Sans cesse, il joue avec les mots du paysage urbain pour donner un sens profond à ses images.

    Ce forçat du travail nocturne élevé dans le quartier extrêmement pauvre du Lower East Side, loin de tomber dans le misérabilisme consensuel, aura contribué à dénoncer les intolérables inégalités de classes et de communautés, à inspirer le cinéma noir hollywoodien et à influencer les artistes du Pop Art, dont la figure emblématique Andy Warhol.

    Expo (jusqu'au 15 octobre 2007) vivement recommandée... mais fortement déconseillée aux enfants et autres âmes sensibles.

  • Pro, oui, mais pro quoi ?

    Rien que l'amorce est inattendue. En effet, pour ceux qui me connaissent un peu, le titre normal eut été "Anti, oui, mais anti quoi ?". Ben oui, on est une emmerdeuse ou on ne l'est pas ! Mais quel que soit le caractère défini et prévisible, la règle est de savoir étonner, car comme le disait Frédéric Beigbeder :

    Quand l'étonnement disparaît, c'est la fin.

    Donc pro, une fois n'est pas coutume. Mais pas dans le sens engagée - en tout cas pas vraiment. N'oublions pas que Georges Brassens disait très justement :

    Mourir pour des idées, c'est bien beau, mais lesquelles ? 

    Alors, pro-active : à mes heures. Probe : contrainte et forcée, je suis une piètre menteuse et incapable de voler depuis que je me suis faite attraper à l'occasion de mon premier larcin... à 7 ans. Procédurière : si je peux m'en passer, tant mieux, j'ai une organisation naturelle mais s'il faut se plier à des process, je le fais de bonne grâce. Procréatrice : ben on espère mais pa-t-encore. Prodigieuse : allons, allons, ça me gêne... disons exceptionnelle. Prodigue : voui, mais jamais au-dessous de zéro. Productive : infiniment quand je suis intéressée. Profiteuse : parfois j'aimerais bien mais je déteste être redevable ; c'est très narcissique mais j'ai envie de pouvoir dire, plus tard, que je me suis faite toute seule (Papa, Maman, je parle de piston !). Profonde : je peux l'être... tout autant que profondément futile, bêtasse and so on. Prognathe : j'ai des complexes comme tout le monde mais celui-ci n'en fait pas partie et pour cause, je ne le suis pas... même dans mes accès dysmorphophobiques. Progressiste : actuellement plutôt blasée... Projetable : pour être complétement honnête, je préfère pas. Prolixe : des fois oui, d'autres non. Prométhéenne : n'est-ce pas Coluche qui disait "plus je connaîs les hommes, plus j'aime mon chien" ? Prometteuse : j'aime à penser que d'un point de vue de mes ambitions littéraires, je le suis... mais ça n'engage que moi. Prôneuse : uniquement quand je parle de bouquins. Propagandiste : si tenter de convaincre les gens de lire, c'est faire de la propagande, alors oui. Prophète : comme nul ne l'est en son pays, je n'en sais rien et comme je ne crois que ce que je vois, je dirais non. Proportionnée : tout dans les fesses rien dans la tête... roohhh non j'ai trompi, tout dans la tête rien dans les fesses, bon ben non pas proportionnée :-( Non en fait j'ai les fesses dures mais le bidou un peu mollasson... Propriétaire : cf Procréatrice. Prosaïque : malheureusement, plus je vieillis... Protestataire : mouais, je dois dire que j'aime bien râler. Provinciale : de coeur puisque désormais Parisienne mais... Bourgogne represent ! Provocante : uniquement par amour de la controverse.02885efc9813093f4a02e5ecf5a0dc58.jpg

    En voilà du positif, je ne suis pas si contestataire que ça finalement ! Et l'on va pouvoir vérifier dès à présent que j'ai dit toute la vérité, rien que la vérité, je le jure. J'ai dit être prolixe fe temps à autre. Et bien oui. Preuve par l'exemple : tout ce que j'ai dit jusqu'à présent était totalement superfétatoire puisque le seul et unique but de cette note était de vendre mon côté pro-fessionnel et de dire que mon CV (gentiment mis en page par ma directrice artistique n°1 dite Poulpy qui a utilisé ma super typo que j'adore, la Chasline) est désormais disponible sur cet espace en colonne de droite. Alors si vous cherchez un rédacteur, secrétaire de rédaction, relecteur, correcteur ou tout ça réuni... Je suis votre homme :o)