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internet

  • Noces de chypre

    Aujourd'hui, le blog fête ses six ans.

    C'est à la fois tout petit et suffisant pour faire figure de dinosaure dans la blogosphère.

    Six années de partages en tous genres, notamment littéraires.

    Soit 1 600 notes & 1 689 commentaires, beaucoup de passage, de belles rencontres - virtuelles ou réelles -, quelques coups de gueules aussi et de fabuleuses opportunités.

    Tout le charme de l'aventure et les raisons de sa continuation.

    Merci pour votre présence, votre intérêt, vos mots qui justifient aussi ce qui n'était à l'origine que la mémoire virtuelle de ma bibliothèque.

  • Tablette ou netbook ?

    Ah, Internet ! Formidable outil de recherche où l'on trouve toutes les réponses à toutes les questions ; surtout celles que l'on ne se pose pas. De l'art de la sépendipité, dirons-nous, hum...

    Cela étant, malgré mes nombreux clics dans les méandres de la Toile, mon questionnement reste en suspens. Je vais donc tester la formidable dimension participative et collaborative du web pour obtenir une réponse satisfaisante. Réponse ayant pour but d'orienter mon acte d'achat - ah, société de consommation ! : tablette ou netbook, comme le titre l'indique.

    À votre bon coeur donc et surtout à vos compétences geek. Néanmoins, je ne fais pas une enquête de préférence. Je voudrais savoir quel est le produit le plus adapté à mes desideratas que voici :

    J'ai besoin d'un produit léger que je pourrais utiliser alitée.

    Je veux évidemment pouvoir surfer mais surtout utiliser la plateforme de blogs Hautetfort.

    Si le netbook est le plus adapté : peut-on y installer Bluestacks pour utiliser quelques applications Androïd ?

    Si la tablette est plus adaptée : peut-on y raccorder un clavier non tactile ?

    Sur mon ancienne tablette (Arnova 10 G 2), je ne parvenais pas à atteindre le bloc saisie de texte de mon blog. Pour quelle raison ? Est-il possible, par exemple par le biais d'une simple installation, de remédier à ce problème ?

    Si je peux jouer, regarder des films ou écouter de la musique, c'est un plus mais pas indispensable.

    Je vous remercie infiniment pour votre aide ainsi que vos éclairages supplémentaires sur les dimensions techniques qui m'auraient échappées.

    Et si vous êtes Asus ou n'importe quel autre fabricant de tablettes ou netbooks, vous pouvez aussi offrir du matériel adapté à une pauvre invalide qui vous le rendra sur son blog au centuple.

  • Le blog fait plume neuve

    Il y a de cela quelques temps, j'ai décidé de me lancer dans l'aventure Twitter. Curieuse de découvrir le blog,internet,web,twitter,littératurepourquoi de l'engouement massif pour ce réseau social, je nourrissais quelques réserves et présumais d'une certaine vacuité de cet outil de microblogging limité à 140 caractères par gazouillis.

    Si les premiers pas furent laborieux - il est nécessaire de se documenter sur les usages et le langage pour bien comprendre le fonctionnement de ce système de messagerie instantanée ; l'on est bien loin de l'intuitivité de Facebook -, je me suis rapidement sentie comme un poisson dans l'eau ou plus exactement un oiseau dans le ciel et j'ai très vite pu profiter des nombreuses potentialités de ce média de l'instantané.

    De jolies rencontres anonymes en échanges avec des éditeurs ou des auteurs, j'ai trouvé en Twitter un formidable système pour exploiter au maximum ma passion pour la littérature. C'est ainsi que j'ai croisé le cyberchemin d'un alter ego bibliophile et que de discussions en quiproquos, nous avons décidé d'associer notre intérêt - pour ne pas dire idôlatrie - pour les livres et ainsi vous offrir un éventail toujours plus large d'idées de lectures. Le code couleur permettra de différencier ses productions - de toutes façons signées - des miennes. J'espère que vous lui réserverez un accueil chaleureux. Je lui laisse maintenant la place pour se présenter.

    Il y a quelques jours, j’ai reçu une proposition des plus flatteuses de Charlotte : écrire des billets pour son blog ! Comment refuser pareil honneur… Honneur en effet : quelle confiance accordée pour partager son monde ! Je pourrais me lancer dans l’aventure sans me décrire mais ce ne serait pas correct. Du moins, pas pour moi.

    Alors, réfléchissons un peu… J’ai 32 ans, j'ai été conçu dans un hôtel de la fameuse rue des Bouchers à Bruxelles et oui, je me prénomme Vincent. Pour Van Gogh évidemment ! Je suis professeur de français ayant eu la folie (?) de recommencer des études en sciences politiques mais j’enseigne toujours, n’ai pas d’enfant mais une bibliothèque. Et même si cela peut paraître étrange, je considère mes livres comme mes enfants, mes amis. J’assume cela parfaitement.

    Parlons-en, justement.

    Cette bibliothèque n’est pas riche de dizaines de milliers de volumes (pas encore du moins, enfin, j’espère) mais j’essaie, vaille que vaille, d’y rassembler des ouvrages qui me tiennent à cœur, ou qui me seraient « utiles » (quel mot affreux en parlant de livre… Un livre ne peut être « utile », il est, par définition même, vital). Bref, en la regardant, ce que je fais régulièrement, qu’y vois-je ? Des romans, oui, beaucoup, des essais, autant, des livres d’art, plus. En français, bien sûr (langue de mes parents), en italien (langue du cœur), en anglais (langue de raison).

    Mes goûts littéraires.

    Homère, en tout premier lieu. Le Père de notre littérature, le plus Grand. Le Petit Prince de Saint-Ex (les traces du père). Mais aussi Jack London (toujours lui mais aussi celles de ma mère), Hemingway, Camus, Borges, Céline, Morand, Zinoviev, Kristof (ah, les traces de ma mère mais aussi ma première bataille en tant que professeur), Chessex, le Futurisme, Aragon, Jerphagnon, les Cyniques grecs, et tellement d’autres…

    Artistiquement parlant.

    Il y en a trop. Limitons-nous au premier, je devais avoir à peine une quinzaine d’années : Jean-Michel Basquiat !

    Soit, passons. Il est temps de se lancer. J’hésite. N’ai jamais écrit – bien qu’ayant toujours eu envie. Mon père l’avait fait et je ne voulais peut-être pas suivre ses traces jusqu’au bout : il était lui-aussi professeur… Enfin… Passons un contrat : des billets réguliers ne pourrai ; parler uniquement de nouveautés, non plus ; d’ouvrages toujours disponibles, oui, toujours, peut-être. On y va ?

  • La page blanche de Boulet et Pénélope Bagieu

    Editions Delcourt - 201 pagesla page blanche.jpg

    Présentation de l'éditeur : Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni de son nom ni de ce qu’elle fait là. Menant l’enquête tant bien que mal, elle tente de recouvrer la mémoire et de retrouver son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l’existence banale d’une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu’un après avoir été quelconque ?

    Scénario : Boulet

    Dessin et couleur : Pénélope Bagieu

    Quand deux auteurs à succès du web que l'on ne présente plus mettent en commun leurs talents, l'on obtient un album très intéressant qui commence comme un polar sur fond d'amnésie et qui vous emmène exactement là où vous n'auriez pas pensé aller.

    Car oui, qui dit thriller dit suspens. Pour l'instant, on est bon. Qui dit policier, dit aussi enquête. Là encore, on y est toujours. Pour ce qui est de la suite... Et bien je ne vais pas spoiler ! Disons juste que le polar standard est rarement une interrogation existentielle, une pensée philosophique sur la personnalité, une quête identitaire. De façon très simple mais non moins profonde, Boulet, via le trait épuré de notre Pénélope Jolicoeur nationale, nous amène à nous poser quelques questions sur le mainstream au sens le plus large du terme.

    Last but not least, cette dénonciation tranquille de la société de consommation et d'attitude est so parisian ! Un vrai petit plaisir pour les connaisseurs. Et pour tous, une vraie réflexion sur le bonheur.

  • Rentrée littéraire : L'arbre au poison d'Erin Kelly

    Editions JC Lattès - 380 pagesl'arbre au poison.jpg

    Présentation de l'éditeur : Au cours de l'été étouffant de 1997, Karen, étudiante brillante et studieuse, rencontre Biba, une orpheline originale qui mène une existence bohème dans une demeure délabrée de Highgate, en compagnie de son frère, Rex. Séduite, Karen se laisse entraîner dans leur univers fascinant et se retrouve mêlée à leur histoire familiale compliquée. Très vite, l'idylle va tourner au cauchemar... Jusqu'à la dernière page, ce roman psychologique, sombre et poétique, tient le lecteur en haleine.

    Un nouveau livre est tombé dans mon escarcelle par l'entremise du désormais médiatique Babelio. Si je me suis attachée à l'occasion de cette rentrée littéraire à ne lire pratiquement que des livres critiqués, L'arbre au poison est l'occasion de me rattraper auprès des moins chanceux du plan de com' mais non moins méritants.

    Erin Kelly nous propose ici un savant mélange de saga familiale, de roman d'amour et de polar. Des personnages construits, une atmosphère singulière et surtout, un sens du mystère particulièrement affûté font de l'ensemble une véritable réussite. L'histoire aux multiples rebondissements - bon, oui, une fois de plus il s'agit d'un page-turner - nous démontre encore et encore si besoin était que tout peut toujours basculer en un instant sans retour possible. L'on est tour à tour enjoué, étonné, horrifié, désabusé, touché, j'en passe et des meilleurs, par ce qui se joue sous nos yeux avec une dose massive de suspens et l'on ne peut s'empêcher de s'interroger sur ce que nous ferions en pareille situation.

    Une approche de la relativité de la morale qui n'est pas s'en me rappeler un autre très bon livre : Le dîner d'Herman Koch.

    Extrait :

    En ce qui me concernait, j'étais encore assez immature pour ne pas être totalement dépouillée de mon innocence et tout juste assez âgée pour me rendre compte de ce qui se passait et l'apprécier pleinement. J'ignorais cependant que l'innocence est souvent confrontée à deux adversaires : l'expérience et la culpabilité.