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film

  • Potiche de François Ozon

    potiche.jpgDurée : 1 h 43

    Avec : Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Judith Godrèche, Karin Viard, Jérémie Renier...

    Synopsis : En 1977, dans une province de la bourgeoisie française, Suzanne Pujol est l’épouse popote et soumise d’un riche industriel Robert Pujol. Il dirige son usine de parapluies d’une main de fer et s’avère aussi désagréable et despote avec ses ouvriers qu’avec ses enfants et sa femme, qu’il prend pour une potiche. À la suite d’une grève et d’une séquestration de son mari, Suzanne se retrouve à la direction de l’usine et se révèle à la surprise générale une femme de tête et d’action. Mais lorsque Robert rentre d’une cure de repos en pleine forme, tout se complique…

    Voilà un film incontestablement générationnel déconseillé au moins de 30 ans à qui il ne parlera pas vraiment. Pour les autres, quel régal ! Les répliques, les décors, les musiques... Tout est un voyage dans ce passé pas si lointain, dont on est nostalgique même si l'on se réjouit qu'il soit, pour certains aspects (malheureusement pas toujours), révolu.

    La complicité de jeu de Deneuve et Depardieu ne peut que rappeller Le dernier métro qui les réunissait il y a 30 ans. Leurs prestations exceptionnelles sont acompagnées d'autres non moins remarquables, notamment celles de Luchini en vieux réac' et de Viard en secrétaire. On rit, on pleure. Un p'tit bonheur.

  • Patriiiiiiiiiick...

    Mister Swayze s'en est allé.

    Pour ma part, je dis adieu à Johnny Castle.

    Mais c'est idem.

    Adieu mon tout premier fantasme.

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  • Un Prophète de Jacques Audiard

    Policier, drame avec Tahar Rahim, Niels Arestrup, Adel Bencherif...un prophète.jpg

    Durée : 2h35min.

    Interdit aux moins de 12 ans.

    Synopsis : Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans. D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des "missions", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses. Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...

    Tarif et désagréments divers sont à mes yeux des raisons suffisantes pour ne pas apprécier particulièrement le cinéma (le lieu). Mais quand Haut et Fort m'offre des places (j'ai gagné un concours donc inutile de les envahir de vaines supplications) et qu'une fois sur place je constate que la salle ne réunit en tout et pour tout que six personnes, le visionnage du Grand Prix du soixante-deuxième festival de Cannes se transforme en vrai partie de plaisir.

    A condition bien sûr de n'avoir pas l'âme sensible. Parce qu'il faut bien le dire, la mention "interdit aux moins de 12 ans" n'a rien de superfétatoire. Le film est dur, violent, désabusé... vrai. Si le réalisateur se défend d'une quelconque volonté revendicative, son film n'en a pas moins une dimension de documentaire dont il faut tirer des enseignements. Certes, la prison est la "solution" actuelle pour ceux n'ayant pas respecté les règles. D'accord, elle est le lieu où un Malik El Djebena quasi analphabète peut s'armer de lettres pour son improbable réinsertion future. Mais elle est surtout un espace surpeuplé où se côtoient saleté, violence sous toutes ses formes, trafics en tous genres et corruption. Un endroit où une petite frappe doit, pour survivre, devenir un criminel. Et puis c'est l'engrenage...

    Difficile de s'attacher à cet anti-héros. Pourtant, ses états d'âmes ne se réduisent à peau de chagrin qu'en passant par la case prison. Et, malgré tout, l'homme reste doué de sentiments, le loup redevient agneau pour un enfant. Pour un instant.

    De quoi relancer le débat sur les prisons françaises dont on connaît les piètres résultas largement pointés du doigt par les instances européennes... Mais qui s'en soucie vraiment ? Espérons que ce très long métrage extrêment bien réalisé et fantastiquement interprété provoquera l'indispensable déclic à qui de droit...

  • Secret défense de Philippe Haim

    secretdefense.jpgEspionnage, action avec Gérard Lanvin, Vahina Giocante, Nicolas Duvauchelle, Simon Abkarian, Rachida Brakni...

    Durée : 1h40min.

    Synopsis : Chaque jour dans notre pays, mouvements terroristes et services de renseignements se livrent une guerre sans merci au nom d'idéologies que tout oppose. Pourtant, terroristes et agents secrets mènent presque la même vie. Condamnés à la clandestinité, ces stratèges de la manipulation obéissent aux mêmes méthodes. Alex et Al Barad sont deux d'entre eux. A la tête du contre-terrorisme de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) pour l'un et d'un réseau terroriste pour l'autre, ils s'affrontent en utilisant les armes dont les plus redoutables : les êtres humains. Secret défense raconte leur guerre secrète à travers les destins de Diane, une étudiante recrutée par les services secrets français, et de Pierre, un paumé qui croit trouver son salut dans le terrorisme. Formés et endoctrinés pour des missions qui les dépassent, tous deux sont pris dans un engrenage auquel ils ne semblent pas pouvoir échapper. Seront-ils, l'un et l'autre, sacrifiés au nom de leurs "nobles" causes ?

    Comme je l'ai déjà évoqué, je ne suis pas férue de cinéma ; le lieu j'entends et non les films. Mais il est des désagréments qu'il faut savoir surmonter, surtout lorsqu'on est invitée... Et malgré le prévisible imbuvable public, je ressors enchantée de cette petite violence faite à moi-même.

    Les acteurs sont formidables et j'appuie cette critique fort consensuelle en précisant que je n'apprécie pas particulièrement Lanvin (aucun argument spécifique, un non feeling c'est tout) et Giocante (trop belle). Aux jeux exceptionnels s'ajoute une trame, certes peu originale au regard de l'actualité, mais dont l'action et les rebondissements n'ont de cesse de vous tenir en haleine.

    Parce que je suis une grande naïve qui entend bien le rester, je pars du principe que rien ici n'est romancé. Partant, c'est un foutu boulot agent secret ! Pourrait pô...

    Petit conseil pour apprécier l'oeuvre à sa juste valeur : éviter de n'être pas en état de placer sa concentration au niveau maximal. Le film est un brin complexe, faut que ça percute !

  • Go to hell, boy... Hellboy II, go !

    Je dois avouer que le cinéma ne me compte pas parmi ses fidèles clients. Parce qu'outre une dimension pécuniaire non négligeable en ces temps de disette, il me faut reconnaître une prédisposition passablement allergique au public cinéphile. Il faut bien l'admettre, entre le voisin de gauche à la loquacité mal placée, le voisin de devant qui force le torticolis, le voisin de derrière qui prend votre dossier pour un appui-pied et le voisin de droite qui apprécie manifestement le croustillant de ses chips, seule une personne dotée de qualités d'abstractions exceptionnelles peut se prévaloir d'avoir pro-fi-té du film.

    N'étant pas de cette espèce, j'ai plutôt la fâcheuse tendance à focaliser sur les bruits et mouvements importuns des quidams partageant temporairement mon espace vital ; focalisation ayant pour conséquence de me distraire du film et donc de ne pas à proprement parler en pro-fi-ter. Pire même, le moment présupposé de détente se transforme rapidement en occurrence de souffrance durant laquelle, de pétages de plombs contenus en ruminations intérieures, j'invoque Belzébuth, Méphistophélès, Lucifer, Azazel et autre Sheitan, bref le Malin, le Diable par tous ses noms, pour lui vendre mon âme en échange d'une rafle générale dans la salle obscure, direction les flammes de l'Enfer. Les bruyants en train de rôtir, je retrouve le plaisir.

    Cela étant, certains films méritent concession, même du plus exigeant des spectateurs. Sur mon 36 centimètres, les Titanic et autres Danse avec les loups payent tout de suite moins de mine, cela va sans dire. Il en va de même pour la fantasy dont le Seigneur des anneaux et Harry Potter perdent quelque peu de leur magie sur petit écran. Et bien même combat pour Hellboy 2, les légions d’or maudites.

    D'aucuns me diront "bah oui, mais j'ai pas vu Hellboy 1".

    Alors déjà, on dit jamais le "1" pour le premier opus d'une saga. Ensuite, aucun problème ! Le film Hell Boy 2 ne sortant que le 29 octobre, la marge est largement suffisante pour rattraper son retard via la location d'un DVD. Et je vais même être sympa, voici le synopsis du premier volet. Pour vous convaincre, je vais même ajouter que Les légions d'or maudites sont le fruit de l'imagination de Guillermo del Toro, réalisateur prodige du très remarqué Labyrinthe de Pan et disposent d'un casting de premier plan avec Ron Perlman vu dans Alien, La Résurrection ou encore Blade 2, Selma Blair, aperçue dans Sex Intentions et La revanche d'une blonde et Doug Jones du Labyrinthe de Pan, Les 4 Fantastiques et Le surfeur d'argent. Même que l'action, l'humour et les personnages hauts en couleurs vachement musclés et super armés ont remporté un véritable succès Outre-Atlantique. Que dire de plus à part que le film sera à l'honneur du Festival du cinéma américain de Deauville du 5 au 14 septembre où réalisateur et comédiens seront présents pour promouvoir cette oeuvre visionnaire et foisonnante adaptée du comic éponyme de Mike Mignola ?

    Ben rien.

    Ah si, vous pouvez en attendant aller sur le site officiel.