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communication

  • Chronique féministe #6

    féminisme7.jpgParce qu'être féministe, ça n'est pas toujours donner raison aux femmes et tort aux hommes, je m'insurge.

    Je m'insurge contre ces harpies qui nous jouent la surenchère de l'émancipation et, ce faisant, deviennent à l'image des ces rustres salaces que nous critiquons tant. Qu'ont à se prouver ces femmes - du moins d'un point de vue génétique - qui, plutôt que de placer une petite blague de cul bien sentie se vautrent systématiquement dans la vulgarité et détournent automatiquement toute conversation en ce sens - si tant est qu'il y ait un mâle à l'écoute ?

    Mais pire, je me révolte contre ces furies - souvent les mêmes - qui castrent méthodiquement les hommes ayant l'audace de laisser paraître ce que l'on appelle "leur côté féminin", qui n'est ni plus ni moins que leurs émotions. Hors l'émotion n'est pas l'apanage du sexe dit faible. N'oublions pas que lors même que les femmes n'étaient - et ne sont encore en certains lieux - que des ventres soumis, les hommes souffraient également du système établi par et pour eux-mêmes. Dans une moindre mesure, certes, mais nulle souffrance, nulle brimade n'est négligeable. Un homme n'est pas sensible, un homme ne larmoie pas... Foutaises ! Un homme qui s'émeut, un homme qui s'interroge, un homme qui se livre sous le jour de ses faiblesses et de ses doutes n'en est pas moins un homme. Bien au contraire.

    Alors mesdames les mégères - peut-être devrais-je vous appeler messieurs puisque vous faites tout pour ressembler à ceux que nous avons tant dénoncés -, arrêtez de traiter l'homme nouveau de chochotte et de réclamer de l'homme, du vrai. Il est bel et bien celui-là.

    Mais restez malgré tout sur vos gardes, car derrière nombres de belles paroles du nouvel homme se cachent enocre trop souvent les actes de celui d'hier...

  • Chronique féministe #5

    Sérieusement, c'est moi ou c'est eux ?

    Non mais je pose la question. A défaut de réponse - car y en a-t'il vraiment une, unique et universelle ? -, je m'épargnerai les procès d'intention pseudo-fondés sur la fallacieuse accusation d'une incapacité à ma personnelle remise en question.

    Cela dit, à l'interrogation éveillant présentement mon intérêt selon laquelle "suis-je trop implicite ou les garçons ne comprennent-ils rien à rien ?", J'accuse, comme disait mon pote Emile : c'est eux, c'est pas moi !

    Sérieusement, quand vous hébergez un gars rapport à son incapacité éthylique passagère à se mouvoir sur une distance supérieure à l'éloignement standard d'un canapé et d'un lit, qu'une fois pieuté le garçon se met à penser - convenons que dans son état, ce n'est pas raisonnable - et que de surcroît il veut vous faire partager le fruit de sa réflexion, que vous acceptez courtoisement - quoiqu'expaspérée - de tendre l'oreille et que vous entendez "tu sais à quoi je pense ?", vous répondez "non", parce que contrairement à ce que l'imbibé peut croire, vous n'êtes pas devin et vous vous abstenez de rétorquer "à quoi ?" dans l'espoir que le coma le rattrape. Mais non. Et quand le dipsomane vous déclare "je pense que j'ai envie de toi" et que vous lui répondez, cette fois-ci d'une courtoisie légèrement vitriolée appelant la fin du débat "et bien je crois qu'il va falloir changer de pensée", vous supposez légitimement avoir mis fin à la controverse de manière intelligible. Sauf que l'ivrogne ne l'entend pas de cette oreille et, l'évidence selon laquelle votre refus est motivé par une non aspiration à la conclusion d'avec lui ne semblant pas l'effleurer, vous oblige à le rembarrer sans détour et frontalement.

    Ou encore quand vous rencardez par sms un gars pour bricoler chez vous - au sens premier du terme, n'est-ce pas... -, qu'il vous dit "on se voit que pour ça ?", que vous lui répliquez que "ben non, on boira un verre et on papotera !", qu'il vous rétorque "et plus, c'est mort ?" - ndlr : oui, à quoi bon les jeux de séduction chronophages cardiaquement éprouvants et le feeling quand la technologie - et un caractère rustre dépourvu de tout romantisme - vous permet de gagner du temps ? -, vous opposez un "ben je peux aussi acheter des chips comme ça on grignotera ;-) et s'il s'agissait d'une demande sur la potentialité de moyenner, je te rappelle que je suis fâchée avec les hommes pour au moins les dix prochaines années. de surcroît, macho comme tu es et "féministe" comme je suis, c'est pas gagné...". Vous faites ainsi preuve d'humour, de modestie (une déclaration à votre endroit ne vous semble pas une évidence) et de diplomatie (vous ne rembarrez pas frontal et allez même jusqu'à vous flageller de votre frilosité émotionnelle bien indépendante du brave garçon, hum) et supposez légitimement avoir mis fin à la controverse de manière intelligible. Sauf que le bricoleur ne l'entend pas de cette oreille et vous oblige, par son sms "c'est pas gagné, ça veut dire quoi ?", à le rembarrer sans détour et frontalement : "littéralement, c'est pas gagné, ça veut dire que c'est perdu. pour reprendre ta terminologie : plus, c'est mort". Et le garçon, naturellement fier comme Artaban, de vous pourrir toute la soirée par messages interposés, captieux au possible, et de vous déclarer que tout était fini entre vous - ndlr : notons que rien n'avait commencé - et qu'il ne désirait plus vous compter parmi ses relations. Et vous, d'être Gros-Jean comme devant pour vos histoires de bricolage...

    La juste remise en question serait dites-vous de veiller à une sélection plus drastiques de mes options relationnelles masculines ?

    C'est pas faux...