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christianisme

  • Mon droit de réponse à L'Yonne Républicaine

    Figure-toi que je suis une star. Dix-huit mois passés en pleine cambrousse et déjà deux passages dans le journal local !

    Si mon premier passage visait à illustrer un article sur les nouvelles tendances de l'après-Noël à savoir la manie d'échanger ou d'e-bayiser ses cadeaux, mon second portait sur l'événement du week-end ; non pas le vrai event pop que constituait le mariage princier de Will and Cate mais le bienbonheur de Jipitou.

    Et bien cette deuxième expérience d'avec la presse du coin (oserai-je dire du petit coin tellement on s'y em... bête ?) me laisse davantage bouche bée que béate.

    Pour comprendre pourquoi, comparons l'interview comme elle s'est passée et l'article tel qu'il a été (ré)écrit.

    L'interview :

    Des questions sur les livres consacrés à Jean-Paul II.

    Des réponses sur les livres consacrés à Jean-Paul II.

    - Et vous, que pensez-vous de la béatification de l'ancien pape ?

    Regard lourd de sens quant à mon désintérêt le plus total sur le sujet.

    - Un sondage tendrait à exprimer l'opinion selon laquelle plus de 60 % de personnes préféraient Jean-Paul II à Benoît XVI, le trouvaient plus sympathique. Et vous ?

    - Oeil qui frise. Sourire en coin. Certes, il avait l'air moins obtu mais après tout, les gens ne se mettent-ils pas à regretter Chirac (hem) depuis qu'ils récoltent Sarkozy ? N'y a-t-il pas une tendance à la cristallisation ?

    - Heu... Vous n'êtes pas croyante ?

    - Bouarf... Disons que ça m'arrangerait qu'on se réincarne ou qu'on se retrouve dans un petit coin, pas un où l'on s'em... bête, un où l'on ne prend que du bon temps. Mais je n'ai aucune certitude.

    L'article (qui OSE les guillemets) :

    "Moi, cela ne me fait rien, je ne me sens pas concernée par ce week-end. On cherche à le mettre en avant par rapport au pape actuel, explique Charlotte, athée. C'est comme aujourd'hui en politique où les gens disent qu'ils aiment plus Jacques Chirac que Nicolas Sarkozy."

    Je trouve que cette reformulation qui m'est attribuée alors qu'il n'en est rien me donne un air "jeunesse UMP-JMJ qui adhère totalement à sa nouvelle idole Benito Croivébaton". Pour une interview donnée sur la tonalité incontestablement gaucho-anti-cléricale, je trouve ça énorme.

    Lourde d'évidence sur la qualité de l'information en générale qui nous est délivrée.

    Mais je prends le parti d'en rire pour cette fois-ci. Hors de question que le moindre grain de sable se glisse dans les rouages de ce week-end mémorable. Encore une fois, crions nos louanges au vrai héros du jour :

    Wiiiiiiiiiilllll,  marry me !

    ...

    Shit, too late...

  • La Genèse de Robert Crumb

    Editions Denoël - 228 pagesgenèse.jpg

    Présentation de l'auteur : Moi, R. Crumb, l'illustrateur de ce livre, ai, au mieux de mes aptitudes, fidèlement retranscrit chaque mot du texte original.

    J'avais bien essayé de lire la vraie en papier tout fin que c'est insupportable à compulser, histoire de ne pas mourir idiote... En vain. Trop pénible et passablement rebutant, d'un point de vue féministe. Je me suis dit qu'en BD, cela serait plus facile...

    Il n'en fut rien. Je mourrais idiote.

    Ou pas.

  • Chronique de l'effort #18

    Ou ma vie d'enfant de choeur.

    Le lecteur fidèle ne manquera pas de s'interroger sur l'origine du fossé séparant l'enfant modèle de la pécheresse auteur de la Chronique amoureuse. Comment peut-on passer de l'ouaille fidèle à la brebis égarée ? De l'incarnation de l'innocence à la représentation du stupre et de la fornication ? D'un personnage exemplaire à une personnalité décriée ?

    Et bien tout simplement parce que je n'ai jamais été ouaille fidèle, ni innocente. Pas plus qu'exemplaire. Petite dernière de la famille et donc sacrifiée sur l'autel de la dévotion, j'étais la dernière personne à "vouloir" accompagner ma maman à la messe, dont le prêtre me sollicita un jour pour mettre à profit ma gueule d'ange. La bonne action s'étant vue récompensée par vingt francs empruntés au denier du culte, il ne fallut pas me prier beaucoup pour me faire revenir chaque dimanche.

    Et oui, à l'image de mes notes sponsorisées, déjà vénale !

    Sauf si l'on considère que la critique peut-être, malheureusement de plus en plus chaque jour, supplantée par le fait que tout le monde n'est pas à l'abri du besoin...

    NB : le rôle d'enfant de choeur était normalement réservé aux petits garçons, mais à l'aune du XXIe siècle, la paroisse souhaitait montrer sa volonté de se moderniser... sur des sujets fondamentaux, convenons-en...