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  • Ainsi mentent les hommes de Kressmann Taylor

    taylor.jpgEditions Autrement - 153 pagesn d

    Quatrième de couv' : Quand la douleur ou le désarroi sont trop forts, quand les émotions nous bousculent, le bruit, l'odeur, le simple mouvement d'un arbre peuvent nous apaiser. Omniprésente dans ces nouvelles, la nature est la grande consolatrice. Confrontés à un père tyrannique, à un professeur frustré, à des adultes qui mentent, les adolescents mis en scène avec subtilité par l'auteur ne retrouvent leur équilibre profond que dans cette immersion hors des hommes. Humiliation, remords, mélancolie, solitude scandent ces quatre histoires toutes banales, toutes simples, faussement simples, bien sûr, car elles cristallisent admirablement nos ambiguïtés et nos tensions. On reconnaît dans ces textes courts la sensibilité, la finesse d'analyse de l'auteur d'Inconnu à cette adresse, sa capacité de saisir à vif nos déchirures, nos blessures minuscules.

    Quatre textes courts, une action somme toute limitée, mais loin des scénarios hollywoodiens, l'auteur sait nous plonger dans cette réalité où bien souvent tout se joue dans une certaine passivité, ici admirablement dépeinte tant dans les différents cadres que dans les sensations.

  • Lettre au père de Franz Kafka

    Editions Gallimard - 99 pageskafka.jpg

    Quatrième de couv' : "Très cher père, tu m'as demandé récemment pourquoi je prétends avoir peur de toi.  Comme d'habitude, je n'ai rien su te répondre..." Réel et fiction ne font qu'un dans la lettre désespérée que Kafka adresse à son père. Il tente, en vain, de comprendre leur relation qui mêle admiration et répulsion, peur et amour, respect et mépris. Réquisitoire jamais remis à son destinataire, tentative obstinée pour comprendre, la Lettre au père est au centre de l'oeuvre de Kafka.

    Aucun extrait de ce texte qui m'a profondément touchée. D'une part, parce que je ne voudrais pas gâcher le plaisir des personnes intéressées par ce texte déjà suffisamment court et d'autre part, car aussi court soit-il, il serait malgré tout trop long de le recopier intégralement, or chaque mot a trouvé écho en moi.

    A tous les Oedipe non totalement résolus, deux heures sont suffisantes pour venir à bout de ce livre qui vous procure la sensation étrange d'être l'auteur... Et non, personne n'est un cas isolé ! A méditer...

  • La brave Anne de Gertrude Stein

    Editions Gallimard - 136 pagesanna.jpg

    Quatrième de couv' : Anna Federner, vieille gouvernante allemande, bougonne et bornée, dirige de son mieux la maison de Miss Mathilde. Les jours se succèdent, ternes, monotones, uniquement rythmés par les petits drames du quotidien. Et la brave Anna meurt de n'avoir pas su vivre... D'une plume juste et sobre, Gertrude Stein évoque la banalité du quotidien et le destin manqué d'un coeur simple.

    Aucun d'extrait au regard du caractère laconique de ce texte. A tous les aficionados d'action, je déconseille sans détour cette tragédie dont la seule trame est le néant d'une vie. Quant aux férus de récit, ils se régaleront d'une longue et austère description de la petite vie sans prétention d'une petite main dame de maison... pour ne pas dire boniche, esclave de son statut pour le moins chiche et de la dispendieuse insouciance de ses comparses pas plus riches.

    Comme disait Françoise Sagan, Bonjour tristesse...

  • Joseph Connolly

    A mi-chemin de la chicklitt et des Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin, les ouvrages présentés ci-après sont ce que j'appelle des bouquins d'été : légers, drôles, déconcertants. Tous agréables à lire, il n'est en revanche pas nécessaire - sauf addiction au style - de se coltiner les trois tomes étant donné que Joseph Connolly est un écrivain de qualité doublé d'un business man. Je m'explique : des personnages stéréotypés, des trames mélodrama-comiques, des lieux communs cocasses, un style redondant... l'auteur a trouvé le filon et l'exploite clairement jusqu'à plus soif. Mais pourquoi s'en priver ? Ca fonctionne tellement bien !

    connolly1.jpgVacances anglaises
    Quatrième de couv' : Elizabeth se fait offrir par son mari Howard des vacances à l'ancienne dans un hôtel chic de la côte anglaise. La jalouse Dotty, sa voisine londonienne, entend faire de même, mais Brian, son époux, ne peut que lui louer une caravane en guise de palace. Autour d'eux, gravitent leurs enfants, une mère célibataire et son bébé charmant mais braillard, un mari fou de jalousie et sa ravissante épouse, un dragueur professionnel... Et tout se petit monde va s'entrecroiser, non sans réveiller les libidos de chacun et provoquer mésaventures et rebondissements en série. Périple loufoque aux confins ultimes de la concupiscence, du snobisme et de l'adultère, Vacances anglaises est la dernière comédie de moeurs d'un des auteurs les plus drôles de Grande-Bretagne.

    Editions de l'Olivier - 462 pages

    connolly2.jpgN'oublie pas mes petits souliers
    Quatrième de couv' :  Dans cette satire au vitriol de la vie et des moeurs contemporaines, on retrouve les personnages de Vacances anglaises, quelques mois après les évènements survenus l'été précédent, autour d'un traditionnel repas de noël. Et cette période de fêtes va se révéler redoutable pour chacun d'eux : péripéties, adultères, drames et histoires d'amour torrides dont personne ne sortira indemne... Après le mémorable Vacances anglaises, Joseph Connolly récidive dans ce roman qui souligne avec une incroyable verve langagière les frustrations, fantasmes coupables et troubles identitaires de la société britannique. Emotion, humour acide et catastrophes en série sont au rendez-vous !

    Editions de l'Olivier - 492 pages

    connolly3.jpgS.O.S.
    Quatrième de couv' : L'enfer, c'est les autres, disait Sartre. Selon Joseph Connolly, c'est plutôt une croisière de six jours sur le Transylvania, un Transatlantique reliant Londres à New York. Avec l'humour décapant qu'on lui connaît, l'auteur de Vacances anglaises (Embrassez qui vous voudrez) nous embarque dans une folle aventure dont personne ne sortira indemne. Sur le paquebot, David voyage en compagnie de sa femme Nicole et de ses deux enfants, mais aussi de Trish, sa maîtresse. Pendant une semaine, ils vont côtoyer Stacy, 20 ans, qu'on différencie mal de sa mère, Jennifer, 39 ans, Nobby et Aggie - certes, ils ont le pied marin, mais ont-ils encore l'âge de naviguer ? -, et Earl, le fils en mal d'amour de Dwight et Charlene, un couple d'Américains. Un voyage en huis lcos, où les rencontres et les romances inattendues iront bon train... pour le meilleur et pour le pire.

    Editions de l'Olivier - 457 pages

  • A propos d'un gamin de Nick Hornby

    Editions France Loisirs - 351 pageshornby.JPG

    Quatrième de couv' : Will Freeman, Peter Pan moderne de 36 ans, est un célibataire immature et cynique qui vit à Londres dans le luxe et l'oisiveté. Alors que tous ses amis commencent à se ranger, il décide de tester une nouvelle technique de séduction. Il se fait passer pour un père en solo, et séduit des mères célibataires, certain que celles-ci ont moins tendance à s'attacher. Ainsi, il peut les quitter facilement et sans heurts. Mais ce mécanisme bien huilé s'enraye lorsque Will rencontre Marcus, 12 ans, qui lui est radicalement opposé...

    Ce livre tout à fait touchant qui croise les vies de protagonistes écorchés par la vie, chacun à leur manière, offre un excellent moment au lecteur, émotion garantie. L'auteur a vendu ses droits à Bob De Niro lui-même et l'adaptation cinématographique intitulée Pour un gamin est un petit bijou dans lequel Hugh Grant donne encore et toujours ses lettres de noblesse à la comédie anglaise.

    Quand grandir n'a rien à voir avec l'âge, le cocktail intergénérationnel et le mélange des classes devient détonnant...