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école

  • Chronique de l'effort #27

    Ou ma vie de libraire.

    Travailler dans une librairie, l'été, c'est préparer, outre la rentrée littéraire, la rentrée scolaire. L'essentiel des manuels scolaires est constitué des cahiers d'exercices de langues et là, c'est le drame :

    - Bonjour, je voudrais le Jette hein touche 4e, s' il vous plaît.

    - Le Get in touch, donc.

    ...

    - Vous avez le En joie en gliche 3e ?

    - Vous voulez dire le Enjoy english ?

    ...

    - C'est bien le Queue bien pour les 4e espagnol LV2 ?

    - Non, c'est le ¡Qué bien!

    Qui a dit que les Français n'étaient pas polyglottes ?

  • Un peu plus de légèreté dans un monde de filles

    Editions Jean-Claude Gawsewitch - 96 pagesun peu plus....jpg

    Quatrième de couv' : Quarante graines d'illustratrices talentueuses et généreuses croquent avec fantaisie et autodérision des anecdotes typiquement féminines.

    Pour la bonne cause, l'association Toutes à l'école dont la mission est de créer des écoles et des programmes pédagogiques pour les petites filles des pays en voie de développement et la marque Always se sont associées pour récolter des fonds.

    Elles ont donc réuni des blogueuses célèbres ou en devenir - Pénélope Bagieu est la marraine de l'opération - pour créer ce petit livre très divertissant dont les bénéfices seront reversés pour l'éducation des petites Cambodgiennes qui souffrent cruellement du manque de scolarisation.

    Un bon geste à faire donc en achetant ce petit florilège des blablogs de filles. Et un grand merci aux blogueuses participantes pour toutes les petites filles qu'elles aideront indirectement.

  • La rentrée sans sortir

    Halte là les marmots ! Inutile de vous réjouir inutilement. Vous concernant, il faudra malheureusement bien quitter le nid douillet et reprendre le chemin de l'école. Finies les grasses mat', terminés les couchers tardifs, exit les journées d'amusement continuel (avec une heure ou deux de devoirs de vacances pour les plus chanceux qui ne se rendent encore pas compte). Vive la rentrée, hein ?! Mouahahah...

    Non, non, la "rentrée sans sortir", c'est pour les parents (les mamans quoi, pour un bon 95 % de concernés...). A vous donc qui avez déjà opté pour le tout online (courses, shopping, banque...), continuez sur votre lancée, reposez-vous toujours plus sur les miracles de la technologie !

    Grâce à Office Dépôt, le spécialiste de la fourniture de bureau et son site dédié à la rentrée www.vivelarentree.com, non seulement vous n'avez pas à sortir de chez vous - vous évitez ainsi les hordes de monde qui, comme vous, ont attendu le dernier moment pour effectuer les achats de la nouvelle année scolaire à venir, mais vous évitez également de sortir trop souvent le porte-monnaie pour satisfaire les desiderata toujours très dispendieux de votre marmaille. En gros, le slogan est "gain de temps et gain d'argent".

    Pour les petits comme pour les grands, Office Dépôt a réuni tous les produits de toutes les listes délivrées par les écoles. La recherche de ces produits est facilitée grâce à un classement par famille (écriture, papeterie, informatique & calcul...) et même par "cartable type" composé des indispensables par niveau de classe. Chaque produit est accompagné d'un visuel et d'une fiche détaillée précisant ses caractéristiques techniques et son prix, histoire d'être sûr de ne pas se tromper. Les prix sont identiques en magasin et sur le site et entre les prix mini et ceux revus à la baisse signalés par un logo, tout est fait pour favoriser les économies. La livraison est offerte dès 89,70 € d'achats et effectuée en 24 à 48 h, partout en France. Last but not least, vous pouvez, jusqu'au 15 septembre, bénéficier de 5 € de réduction dès 99 € d'achats avec le code de réduction 1809.

    Sur Vive la rentrée, ce sont également des conseils & astuces disponibles à tout instant et revus chaque année pour être en adéquation avec l'actualité sociale, économique et diététique, des réductions sur l'abonnement de vos magazines préférés (partenariat exclusif avec www.plusdemags.com), des goodies et un jeu en ligne pour gagner de nombreux lots.

    Mon conseil : le site est effectivement idéal pour acheter les fournitures aux meilleurs tarifs sans avoir de crise pour avoir qui du cahier Dora, qui de la trousse Spiderman, qui du stylo Pucca, qui du cartable Hello Kitty. Cependant, pour ne pas braquer les petits capricieux dès le début de l'année ni créer le sentiment d'être en marge par rapport aux copains, optez pour le tout économique sauf un ou deux articles (rubrique Licences). De préférence la trousse ou l'agenda, voire le cartable si la bourse le permet, qui sont les affaires les plus utilisées. Ne reste plus qu'à vous inscrire en 3 clics à partir des onglets Produits ou Licences.

  • Chronique écolière #5

    Ah les proverbes !ciseaux.jpg

    Il me souvient de ce temps où je fréquentais davantage les bancs de la cafét' (plus underground que celle d'Hélène et les garçons) que ceux de l'amphithéâtre et où un camarade de promo et moi bataillions sévère à celui qui aurait le dernier dicton. Ce programme d'entraînement cérébral, certes moins complet mais aussi moins onéreux (dictionnaire vs console + jeux) et bien plus louable que celui du Docteur Kawashima, pouvait nous occuper des heures durant. Parce qu'il faut bien le dire, notre magnifique idiome regorge d'aphorismes, quoiqu'il ne s'agisse aucunement d'une spécialité régionale : l'adage n'est pas une denrée rare dans ce monde de moralisateurs.

    Sauf que moi, ça me fait quand même bien marrer cette manie de ne jamais appliquer dans la réalité les censément vérités énoncées. L'on peut nous rebattre les oreilles du fait que l'habit ne fait pas le moine, l'évidence est que nous sommes constamment jugés sur notre apparrence.

    C'est là que j'en arrive à mon propos du jour. Une maxime nous propose le principe selon lequel la vérité sort de la bouche des enfants. Mais à y regarder de plus près, personne n'écoute les petits d'Homme. Ou plus exactement, personne ne donne l'occasion aux bambins de s'exprimer - quoique là, en fait, je parle plutôt de mon époque car aujourd'hui, il faudrait plutôt apprendre à certains à la fermer, mais passons, là n'est pas le thème.

    Ainsi, alors que j'étais à la maternelle, la maîtresse nous proposa l'activité découpage. Et moi, j'adorais ça. Enfin jusque-là. Parce que ce jour-là, la maîtresse a demandé aux gauchers de lever la main. Ce que je fis, docile gauchère que je suis. Et de me retrouver avec une paire de ciseaux adaptée. Génial. Sauf que moi, j'écris de la main gauche mais je découpe de la main droite. J'ai essayé de le dire mais la maîtresse ne voulait pas m'écouter parce que "tu n'es pas toute seule ma petite Charlotte". J'ai essayé de le pleurer mais la maîtresse ne voulait toujours pas m'écouter parce que "tu fais des caprices ma petite Charlotte !". Et moi, d'exécuter de maladroits zigzags faute d'adéquate dextérité et de me faire houspiller pour mon travail de cochon. C'est trop injuste.

    Voilà comment on apprend aux enfants qu'ils n'ont pas leur mot à dire et que tout n'est que cases dans lesquelles il faut rentrer.

    Si un jour j'ai des enfants, j'espère avoir la justesse de leur apprendre à créer leur propre case.

    Ndlr : nous avertissons nos lecteurs que certaines phrases sans fondement peuvent prendre l'apparence de devises mais qu'il ne s'agit aucunement de vérités. Exemple : travailler plus pour gagner plus.

  • Chronique écolière #4

    Ou comment l'art de manipuler mes détracteurs m'a conduite à me laver régulièrement les oreilles.tige.jpg

    Oui, oui, vous oyez bien.

    J'étais alors en CM2.

    Le CM2, c'est la dernière année où tout écolier peut encore se permettre d'être un enfant tout en devant commencer à agir comme un grand. Ainsi, mes parents avaient estimé que les principes de propreté inculqués jusqu'alors étaient des acquis relevant de ma responsabilité, n'ayant plus de raison d'être supervisés.

    C'est donc fière de ces nouvelles dignités... que j'oubliais consciencieusement d'opérer le nettoyage de mes esgourdes. Oui car l'enfant, même petite fille modèle, est un peu sale parfois... Tant et si bien qu'au bout de quelques jours de production cérumineuse sauvegardée, j'eus le déplaisir, alors que l'institutrice nous faisait mettre en rang dans le couloir, d'être interpellée par mon voisin arrière qui s'esclaffait haut et fort de la tonne de miel que j'avais dans les ruches.

    Etre un enfant ne signifie pas être insensible. C'est ainsi que mortifiée par la révélation publique de ma négligence et par l'outrecuidance de l'intervention cavalière de mon délateur, l'instinct de survie de mon image publique et probablement mes ascendances médecines me poussèrent à découvrir les usages de la mystification. J'ai appris ce jour-là qu'une situation a priori désavantageuse n'est jamais définitivement perdue.

    De mon air le plus contrit, j'ai sonné le glas des ricanements alentour en déclarant que c'était vraiment pas sympa de se moquer de quelqu'un qui devait supporter l'impitoyable Nature lui imposant d'éprouver des otites à répétition. Et la compassion de se faire à mon égard et les regards fustigateurs de crucifier le dindon de ma farce.

    Je n'avais pas omis pour autant d'avoir une conscience. Pour avoir crapuleusement sauvé les apparences, je décidais de faire amende honorable en prenant la résolution de ne plus omettre le récurage de mes conduits auditifs.

    Depuis, je vais régulièrement me faire retirer des bouchons chez l'ORL qui se tue à me répéter que le coton-tige est une aberration à bannir de la salle-de-bain...