20.07.2009

On a marché sur ma Lune

Si j'emprunte à Hergé l'un de ses plus célèbres titres tintinesque, en le détournant quelque peu, c'est uniquement pour renvoyer à l'actualité du jour qui me rappelle une anecdote personnelle, mais nullement classée X, n'en déplaise aux voyeurs. De l'utilité du titre d'appel...

Donc, en ce jour du quarantième anniversaire du plus célèbre petit pas pour l'homme*, je souhaite partager à nouveau mon souvenir le plus mémorable d'avec le satellite naturel de notre chère planète, en espérant que l'ignare en question accèdera, enfin, à cette donnée d'une culture pas si générale que ça...

* : le 20 juillet 1969, le commandant du vol spatial Apollo 11 Neil Armstrong ainsi que Buzz Aldrin ont exploré pendant plus de deux heures et pour la première fois la surface de la Lune alors que leur co-équipier Michael Collins était resté en orbite.

29.06.2009

Le Grand Pari(s)

Consultation internationale de recherche et développementgrand paris.jpg

Présentation de l'exposition : À l’occasion de l’inauguration de la Cité de l’architecture & du patrimoine a été exprimé le souhait qu’un « nouveau projet d’aménagement global du grand Paris » puisse faire l’objet d’une consultation internationale pour la réalisation des deux chantiers : « la métropole du XXIe siècle de l’après-Kyoto » et « le diagnostic prospectif de l’agglomération parisienne ». L’exposition présente les propositions des dix équipes plutidisciplinaires sélectionnées et réunies autour d'architectes-urbanistes tels que Jean Nouvel, Christian de Portzamparc ou encore Roland Castro. Le musée de la Cité accueille les 10 projections sur l’avenir du grand Paris. La scénographie articule 10 modules contemporains dans un parcours historique, laissant à chaque équipe la liberté d’investir son espace pour présenter sa proposition. Soit 10 modes de représentation pour 10 stratégies de recherche et de développement.

Concrètement, si l'on est pas un professionnel, un étudiant ou un passionné du milieu, c'est un peu complexe. Sans compter qu'il faut lire ou visionner des toooooones de choses. Au final, je retiens des visions très ambitieuses, très onéreuses et très "prometteuses" quant à l'exclusion...

Cité de l'architecture et du patrimoine
Palais de Chaillot
1 place du Trocadéro et du 11 novembre - 75116 Paris

Tél. : 01 58 51 52 84

Exposition gratuite jusqu'au 22 novembre 2009, tous les jours de 11 h à 19 h, sauf le jeudi (jusqu'à 21 h) et le mardi (fermeture hebdomadaire).

30.10.2008

L'éveil d'essence

Comme nous l'avons précédemment évoqué, l'homme a mal tourné - depuis le néolithique au bas mot.

Ainsi, sous couvert d'intelligence, de conscience, de supériorité de la pensée, de découverte ou encore d'évolution (et non pas de progrès, nuance), l'homme a réussi l'exploit de devenir le seul animal à détruire son milieu naturel. L'on comprend mieux la nécessité, plutôt que de nourrir et/ou soigner chaque habitant de la Terre, de dépenser des millions si ce n'est des milliards, dans la conquête de l'espace, à la recherche d'une nouvelle planète à saccager, dont seule la raclure la plus riche et la plus immorale foulera le sol. Ne peut-on d'ailleurs pas imaginer, dans un cynisme sans limite, que l'amibe initiale dont descend l'homme est la partie congrue d'une civilisation ayant déjà migré pour cause de dévastation de son environnement ?

De l'art du parasitisme...

Heureusement, dans son infinie grandeur, Dame Nature a réussi le défi inimaginable de faire revenir sur le droit chemin, enfin plus exactement au commencement d'une longue route, une partie des descendants de raclure d'amibe dans l'espoir que la bonne conscience de ces rescapés moraux à l'humanité humaine et non économique les poussera à s'y engager - ou non. Un peu comme un bébé dont on stimule l'odorat, l'ouïe, le toucher, la vue, le goût ou encore le comportement social. Sauf qu'en l'occurrence, cet apprentissage, cet éveil des sens concerne la conscience de l'homme. L'homme aura-t-il ce sursaut indispensable qui, plus que de sauver la vie sur Terre, nous prouvera qu'il n'est pas complètement con ?

Ceci est une autre histoire dont l'auteur n'a pas encore décidé qu'elle finirait bien. En attendant, nous pouvons nous réjouir de l'action de rescapés moraux ci-avant présentés.

Par exemple, Proléa. Cette filière française des Huiles et Protéines Végétales a mis au point le Diester® (contraction de Diesel et Ester), carburant renouvelable ou biocarburant élaboré à partir d'oléagineux (colza, tournesol) et se substituant au gazole donc uniquement destiné aux véhicules diesel. Le parc de véhicules français étant majoritairement diesel, l'intérêt de cette énergie issue de la biomasse n'en est que renforcé. Non seulement le Diester® contribue dans le cadre du Plan biocarburant national à atteindre les objectifs européens de lutte contre le réchauffement climatique, mais en plus il n'entraîne pas la déforestation grâce à l'utilisation raisonnée des terres agricoles françaises, il ne provoque pas une montée du prix des céréales comme le bioéthanol puisqu'il n'est pas produit à partir de celles-ci mais d'oléagineux et il ne risque pas de créer une crise alimentaire puisqu'il ne met pas en concurrence les surfaces nourricières et énergétiques ; mieux que ça, le Diester® produit de l'alimentaire : pour chaque litre élaboré, on fabrique simultanément 1,5 kg de protéines végétales utilisées pour nourrir les animaux d'élevage qui produisent viande, oeufs et lait.

Rock and roll on Diester® !

http://www.faiteslepleindavenir.com

15.10.2008

La théorie de l'évolution

évolution.jpgAvant toute chose, il me semble nécessaire de redéfinir un terme trop souvent usurpé du fait d'une tendance naturelle à l'anthropocentrisme. Car ne pense-t-on pas, communément, que l'évolution est l'apanage de l'Homme grâce auquel elle atteint son paroxysme ?

Or, l'évolution n'est en rien une particularité humaine mais l'essence même de la Nature, seule véritable et légitime force supérieure.

En outre, l'évolution dont se gargarise l'humanité n'est en rien un systématique progrès. Non, l'évolution n'est qu'un changement dont le caractère positif n'est rien moins qu'aléatoire.

Cela étant dit, je constate que le bipède par excellence, l'âge avançant, se tourne davantage vers ses origines. Tentative de mieux se comprendre, volonté de dédramatiser la concept de fin... Quelle que soit sa motivation, c'est un fait. Et je n'échappe pas à la règle.

C'est ainsi que lors d'une énième discussion sur l'auto-sabordage de notre dite espèce supérieure chaque jour un peu plus manifeste - le sabordement j'entends, pas la supériorité -, j'ai récupéré la page Décryptages du journal Le Monde des dimanche 28 et lundi 29 septembre traitant des Nouveaux regards sur la révolution néolithique. Les intervenants, Jean-Paul Demoule - professeur de protohistoire européenne à l'université de Paris I et Jean Guilaine - professeur honoraire au Collège de France, y exposent une vision très intéressante selon laquelle le néolithique a certes été le point d'émergence des inégalités et de la violence mais qu'il "a apporté la sécurité alimentaire, créé des surplus, transformé la nature vivante. Mais l'homme a dévoyé le message du néolithique. Il est devenu un loup pour sa propre espèce, alors qu'il aurait pu créer un monde plus équitable. (...) C'est l'homme qui a mal tourné."

Donc.

Pas peu fière de m'apercevoir que, sans le savoir, je développais des théories d'érudits, j'ai décidé de me plonger dans une période de l'Histoire que, somme toute, je ne maîtrise que très relativement. Mais par où commencer ?

La vie n'étant que coïncidences, c'est le magazine Lire qui, une fois de plus, m'a apporté la réponse. Dans le numéro de novembre 2007 est présenté Il était une fois nos ancêtres de Richard Dawkins, "véritable machine à remonter le temps qui nous propose, de l'homme d'aujourd'hui aux premières bactéries, un fascinant voyage jusqu'aux origines du monde". Dans cet article est fait mention du grand continent initial : le Gondwana.

Une fois mon amorce détectée, direction Wikipédia :

Le Gondwana est un supercontinent formé à la toute fin du Néoprotérozoïque (– 600 millions d'années) et qui a commencé a se fracturer au Jurassique (– 160 millions d'années). On distingue le Gondwana du Paléozoïque (appelé aussi Protogondwana) et celui du Mésozoïque. Entre les deux, le Gondwana a fait partie du supercontinent Pangée.

Il a été nommé par Eduard Suess d'après le nom d'une région de l'Inde, Gondwâna, où une partie de la géologie de cet ancien continent a pu être déterminée.

Le Protogondwana

Lors de la fracturation de Rodinia (environ – 750 millions d'années), on distingue le Gondwana oriental (Afrique australe, Antarctique oriental, Australie, Inde, Madagascar, Arabie, Nouvelle-Guinée, Chine du Nord, Chine du Sud, Indochine et bassin du Tarim) et le Gondwana occidental (Amazonie, craton de Rio de Plata, Afrique occidentale, Floride, Avalonia et Europe du Sud). Ils entrent en collision il y a 600 millions d’années en prenant en tenaille le craton du Congo, formant l'orogénèse panafricaine.

Pendant la periode suivante, de l'Ordovicien au Carbonifère, des terranes (fragments de continents) vont progressivement se détacher de Gondwana qui se situe alors autour du pôle sud et dériver vers le nord : le terrane d'Avalonia s'en détache vers 490 ma, suivi par les blocs armoricains et ibériques vers 430 Ma, les blocs chinois et indochinois vers 400 Ma.

Formation et dislocation de Pangée

Au début du Carbonifère, Gondwana, qui a lui même lentement dérivé vers le nord, amorce sa collision avec le supercontinent Laurussia, créant l'orogénèse hercynienne (voir hercynien) qui soulève les Appalaches et les Maurétanides : c'est l'assemblage de la Pangée, achevé au début du Permien (290 Ma).

Au sein de la Pangée, Gondwana perd encore le terrane de Cimmeria, incluant des fragments de l'actuelle Turquie, Iran, Afghanistan et Tibet, qui dérive vers le nord.

Pangée se fracture à la fin du Trias, approximativement là ou elle s'était assemblé, ouvrant l'Atlantique entre Gondwana et le supercontinent Laurasia. Gondwana perd cependant dans le processus la Floride et la péninsule du Yucatan, qui resteront soudées à Laurasia.

Morcellement de Gondwana

Gondwana se morcelle durant le Jurassique supérieur, il y a 160 millions d'années, lorsqu'un rift sépare l'Afrique de l'Inde. Il y a 125 millions d'années l'Inde se détache entièrement puis la Nouvelle-Zélande (80 millions d'années). Au début du Cénozoïque le bloc australien et la Nouvelle-Guinée se séparent graduellement en se dirigeant vers le nord tout en pivotant sur lui-même et ainsi reste connecté à Gondwana pour une longue période.

Il y a 45 millions d'années, l'Inde entre en collision avec l'Asie, forçant la croûte terrestre à se plisser et formant ainsi l'Himalaya. Dans le même temps, la partie sud de l'Australie (l'actuelle Tasmanie) se sépare de l'Antarctique permettant la création de courants océaniques entre eux, ce qui produisit un climat plus froid et plus sec.

Il y a 15 millions d'années, la Nouvelle-Guinée entre en collision avec le sud de l'Asie et plus récemment l'Amérique du Sud s'est liée à l'Amérique du Nord.

C'est là que j'ai finalement décidé de m'intéresser à une autre période de l'Histoire.

07.10.2008

Le bio carbure !

Il faut bien le reconnaître, le bio a le vent en poupe : on mange bio, on se make-up bio, on tâche-ménagérise bio et de plus en plus, on se déplace bio.

A ce propos, pourquoi rouler bio ? Démonstration en quatre points.

  1. Le pétrole permet de produire des carburants dont le diesel est le moins onéreux.
  2. Parce que le diesel est moins cher et que le pouvoir d'achat est en berne, les consommateurs se tournent massivement vers cette solution ; la contrepartie du bénéfice consommateur étant la nuisance environnementale puisque l'impact du diesel est le plus lourd.
  3. Le pétrole s'épuise et donc le prix à la pompe explose, mais le diesel le plus pollueur reste le moins cher.
  4. Ainsi, le parc automobile diesel ne cesse de s'accroître, la pollution avec lui et ce, sans qu'on ne puisse même plus se cacher bien facilement derrière l'argument de l'économie pour le mari de la ménagère qui, dans le partage des tâches parce qu'on est modernes, a hérité du plein de la familiale.

Il est donc nécessaire de trouver une énergie alternative au pétrole, pas chère et non polluante : le biocarburant, CQFD.

Certes, il a l'incroyable avantage, contrairement à une énergie fossile qui s'épuise telle le pétrole, d'être une énergie renouvelable ne contribuant que peu à l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère. Cependant, nous avons tous à l'esprit que de nombreux effets pervers ne sont pas à négliger, comme peut en témoigner le Brésil.

Tout d'abord, le processus complet de fabrication et de transport du producteur au consommateur final a un coût énergétique et une empreinte écologique qui, au total, réduisent considérablement le bénéfice environnemental.

Par ailleurs, le besoin de terres permettant la culture des plantes nécessaires à la production de biocarburant semble cautionner la déforestation massive ; le gain écologique est donc réduit à peau de chagrin au regard de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre qui en résulte.

En outre, l'élargissement de l'étendue de terres dédiées à la culture pour l'énergie prive les pays de sols pour l'agriculture alimentaire. S'ensuivent crises économique et alimentaire.

De surcroît, le biocarburant n'est qu'une solution partielle puisque la consommation de gazole en France équivaut à la culture d'une surface de 25 millions d'hectares, or le territoire ne dispose que de 18 millions d'hectares de terres arables.

A cela s'ajoute le fait que la culture pour le biocarburant utilise des engrais fabriqués par l'industrie chimique qui nécessite des produits pétroliers, bien que la recherche s'oriente vers des plantes nécessitant peu d'engrais.

A ce point de la démonstration, l'on peut légitimement réitérer l'innocente question de départ en y incorporant un soupçon de dédain : mais pourquoi donc rouler bio ?

Et bien tout simplement parce contrairement au Brésil, la France dispose d'un biocarburant qui n'est pas pervers. Et comme il a de l'éducation, on va lui donner un nom : Diester® (contraction de Diesel et Ester).

Diester®, c'est un biodiesel élaboré à partir des oléagineux (colza et tournesol) et destiné uniquement aux véhicules diesel. Ca tombe bien, c'est la majorité du parc automobile, comme on l'a vu. Donc Diester® il a la classe parce qu'il contribue grave à atteindre les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique. Du coup, il se fait plein de copains ; on dit même qu'il fricote ouvertement avec le gazole à la pompe et dans les cuves de carburant des entreprises et collectivités. Mais ça, c'est aussi parce que Diester®, il est stable, homogène et de qualité régulière ; ça facilite forcément franchement les relations.

En plus, Diester®, il est humble. Il a pas la tendance mégalomane à vouloir toujours plus élargir son fief. Il ne conquiert donc pas les forêts pour les déforester et se contente des terres arables ou anciennement mises en jachère.

Et puis Diester®, il est philanthrope. Comme il a pas envie, à l'image de son cousin le bioéthanol, que les gens puissent plus se payer à bouffer parce que les prix explosent ou trouver à bouffer parce que les surfaces alimentaires et énergétiques sont en concurrence, il ne se produit pas à partir de céréales ou de betteraves mais à partir d'oléagineux. Il fait même mieux Diester® puisqu'en plus de ne pas sacrifier les rendements de production alimentaire, il les augmente : pour chaque litre de Diester® élaboré, on fabrique simultanément 1,5 kg de protéines végétales utilisées pour nourrir les animaux d'élevage et, in fine, pour produire lait, viande et oeufs.

Diester®, son papa, il s'appelle Proléa. Son travail, c'est faire filière française des huiles et protéines végétales. Même qu'il sait répondre à toutes les questions sur tout ça dans des documents synthétiques disponibles en téléchargement.

Enjoy bio-attitude !

http://www.faiteslepleindavenir.com/

Article sponsorisé

29.05.2008

Le syndrome du connard

Permettez, avant que de commencer à écrire cette note, que je rie sous cape en pensant à tous ces poils qui se hérissent et ces coeurs qui503131763.jpg s'emballent ou s'arrêtent de palpiter - selon - à la simple lecture de ce titre. Détendez-vous, mes amants, mes amours, mes emmerdes d'autrefois ! Nulle chronique amoureuse à l'horizon, ce n'est pas aujourd'hui que vous en prendrez pour votre grade.

Houston on a un problème.

Ouiiii ?

Les hommes sont déçus de ne pas être à l'ordre du jour. 

Voyez-vous ça ! Alors quand on parle d'eux, ils protestent en nous accusant éhontément de cette mauvaise foi dont ils ne se départiront décidément jamais et quand on décide de les absoudre jusqu'à la prochaine inspiration, ils ronchonnent encore et toujours. Quelqu'un dans la salle peut-il m'expliquer pourquoi le célèbre aphorisme est "Souvent femme varie, bien fol qui s'y fie" ?

Quoiqu'il en soit, réjouis-toi, ou pas, mais aujourd'hui je ne parlerai ni de toi, ni de toi, ni de toi, ni... Bref.

Quid donc du susdit syndrome ? Le syndrome du connard, c'est moi. Plus exactement, j'en suis atteinte. Car, le syndrome du connard touche indistinctement les femmes et les hommes. Mais comme la règle veut que le masculin l'emporte, même si ça sonne bien, aucun "syndrome de la connasse"... Enfin, si, mais c'est autre chose. Heu... CQFD, point à la ligne.

Pour plus de limpidité sur le sujet qui nous préoccupe ce jour, je dirais que le syndrome du connard est au malade imaginaire moyen ce que le syndrome de Cotard est à l'hypocondriaque psychotique. Puis-je... être plus explicite ? Je puis, je puis. Concrètement, ça veut dire qu'entre mes maux de tête - qui ne peuvent aucunement être liés au fait que je lis et que je surfe beaucoup trop - et la pléthore de reportages anxiogènes sur la nocivité des ondes, je suis quasi sur le point, pour freiner le développement de ma manifeste tumeur au cerveau, de ne sortir qu'avec un couvre-chef tapissé de papier d'alu. Un autre exemple pour la forme ? Mon mal de gorge et ma légère toux - qui ne sont évidemment pas les fruits des variations climatiques de ces derniers temps - semblent être les premiers symptômes d'un cancer de la gorge ou de la langue ou des deux voire pire.

Houston...

Ouiiii ?

Mouahaha !

... Je sais...

11.04.2008

Bravo M. Leclerc

Loin de moi l'idée de faire l'apologie des distributeurs qui sont à l'origine des plus fortes augmentations de prix en cette période où notre pouvoir1275321041.jpg d'achat se réduit chaque jour davantage. Mais, quitte à subir une avalanche d'insultes de la part des pharmaciens et autres lobbistes assimilés, je tenais à saluer l'initiative publicitaire de Michel-Edouard Leclerc* concernant la vente des médicaments non remboursés.

Naturellement, la corporation est montée sur ses grands chevaux. Mais en tant que consommatrice, je trouve ce premier pas particulièrement pertinent. Ne nous rebat-on pas sempiternellement les oreilles s'agissant du déficit de notre future feue Sécurité Sociale ? Or, si le pharmacien étaient à l'origine un expert en potions qu'il préparait minutieusement à la commande à l'aide de son mortier et de son pilon, il n'est aujourd'hui qu'un commerçant s'octroyant une marge considérable sur le prix de base d'un produit qu'il se contente de sortir d'un tiroir. Une marge telle - largement responsable du déficit - qu'il peut se permettre de racheter, sans apport, une officine à 3,2 millions d'euros et de la rembourser en seulement 12 ans ! Si les médicaments étaient en dépôt chez les médecins et vendus à prix coûtant, non seulement l'économie serait substancielle mais, de surcroît, la limitation de stockage du professionnel le conduirait à ne disposer que des médicaments essentiels et donc de réduire le problème de la prescription à outrance.

Une vision certes utopique puisqu'à n'en pas douter les laboratoires feraient exploser les prix de base mais qui ouvre la voix à une nécessaire réflexion.

06.04.2008

Question de priorités

1557984566.jpgIl semblerait que la sainte trinité selon le scientifique soit la connaissance de l'univers, l'origine de la vie et le fonctionnement du cerveau.

...

Tout ça me laisse pantoise.

Personnellement, je serai plutôt lire, écrire et rire.

Ou bien manger, bien dormir, me faire plaisir.

Ou encore doucement le matin, pas trop vite l'après-midi et à fond la nuit.

Et vous ? 

17.03.2008

J'pète les plombs...

La dernière fois, j'ai reçu une facture d'électricité complètement astronomique au regard de ma surface d'habitation. Tu vas me dire "ça n'a rien à fusible.jpgvoir". Moi je te dis que si, sans argumenter, parce que j'ai ma conscience pour moi. Donc bankrupted because of EDF.

Après moult négociations avec l'opératrice pour comprendre le pourquoi du comment, elle m'explique que je dois faire des tests avec mon compteur pour voir s'il n'est pas défaillant, mais que pour ce qui est de la facture litigieuse, j'ai pas le choix pour cette fois-ci, je dois raquer. L'expression "payer la douloureuse" a pris toute sa mesure dans mon esprit...

J'ai donc docilement entrepris les tests sur le boîtier pompe à fric de ma modeste demeure. Avant de tout faire sauter, j'ai commencé par couper tout ce qui pouvait l'être ; pas les fils hein, les équipements ! Chose faite, je retourne vers la molette à la rotation étourdissante qui te murmure visuellement le schling ! schling ! de chaque euro arraché à ta poche. Que vois-je ? La diligence giratoire est désespérante. Je me dis donc : cool, ça veut dire qu'il y a un problème, je vais disjoncter, ça va continuer à révolutionner et là, je pourrai les accuser de voleurs. Sauf qu'une fois le disjoncteur disjoncté, tout mouvement rotatif s'est arrêté.

Loin de m'avouer vaincue, je me suis dit : "ah ouais, je peux pas vous prendre en flag' de vol caractérisé des économies que je n'ai pas ? Et bien à malin, malin et demi !" J'ai donc décidé de laisser disjoncté toute la journée en pensant intérieurement un niark niark bizarrement accompagné en parallèle d'une sensation de je ne sais quoi, comme quand on est persuadé d'avoir oublié quelque chose sans parvenir à remettre l'idée dessus.

Ce n'est que le soir que j'ai réalisé l'origine de ce sentiment indéfinissable... En coupant mon compteur, j'avais par là même privé d'alimentation mon frigo et mon congélateur...

Heureusement que ça faisait trois semaines que j'avais le complète flemme d'aller faire les courses. 

12.03.2008

Les particules élémentaires de Michel Houellebecq

Editions Flammarion - 317 pageshouellebecq.jpghouellebecq.jpg

Quatrième de couv' : Les particules élémentaires est la chronique du déclin d'une civilisation - la nôtre - qu'illustre l'existence plate et morose de deux demi-frères, Michel et Bruno, confrontés à leur misérable condition. Car tandis que Bruno s'abîme dans une quête désespérée du plaisir sexuel, la vie amoureuse de Michel continue d'être un pitoyable désastre. Ni résigné, ni satisfait, ce dernier, chercheur en biologie, reste persuadé que ses travaux seront déterminants pour l'avènement d'une nouvelle espèce, asexuée et immortelle, et la disparition - enfin ! - de l'humanité.

Déconcertée. Voilà le mot qui me vient à l'esprit quand je repense à cette lecture, fruit d'une délicate attention. Cynique, philosophique, scientifique, humoristique, pornographique... Malgré un certain nombre de pensées consensuelles mêlées à quelques épanchements provocateurs, l'on peut souligner un sens extrême de la formule chez notre E.T. local de la littérature. Mon seul regret est que cette rhétorique, parfois d'un manichéisme quasi enfantin, se confonde dans une histoire relativement insipide. Voulue sans aucun doute mais trop bien réussie finalement. Mais peut-on vraiment parler de déception au regard du nombre exceptionnel de perles que j'ai retenues de cette découverte ?

Extraits :

Ce livre est avant tout l'histoire d'un homme, qui vécut la plus grande partie de sa vie en Europe occidentale, durant la seconde moitié du XXe siècle. Généralement seul, il fut cependant, de loin en loin, en relation avec d'autres hommes. Il vécut en des temps malheureux et troublés. Le pays qui lui avait donné naissance basculait lentement, mais inéluctablement, dans la zone économique des pays moyen-pauvres ; fréquemment guettés par la misère, les hommes de sa génération passèrent en outre leur vie dans la solitude et l'amertume. Les sentiments d'amour, de tendresse et de fraternité humaine avaient dans une large mesure disparu ; dans leurs rapports mutuels ses contemporains faisaient le plus souvent preuve d'indifférence, voire de cruauté.

...

Les hommes qui vieillissent dans la solitude sont beaucoup moins à plaindre que les femmes dans la même situation. Ils boivent du mauvais vin, ils s'endorment et leurs dents puent ; puis ils s'éveillent et recommencent ; ils meurent assez vite. Les femmes prennent des calmants, font du yoga, vont voir des psychologues ; elles vivent très vieilles et souffrent beaucoup. Elles vendent un corps affaibli, enlaidi ; elles le savent et elles en souffrent. Pourtant elles continuent car elles ne parviennent pas à renoncer à être aimées. Jusqu'au bout, elles sont victimes de cette illusion. A partir d'un certain âge, une femme a toujours la possibilité de se frotter contre des bites ; mais elle n'a plus jamais la possibilité d'être aimée. Les hommes sont ainsi, voilà tout.

...

"J'ai jamais pu encadrer les féministes... reprit Christiane alors qu'ils étaient à mi-pente. Ces salopes n'arrêtaient pas de parler de vaisselle et de partage des tâches ; elles étaient littéralement obsédées par la vaisselle. Parfois elles prononçaient quelques mots sur la cuisine et les aspirateurs ; mais leur grand sujet de conversation, c'était la vaisselle. En quelques années, elles réussissaient à transformer les mecs de leur entourage en névrosés impuissants et grincheux. A partir de ce moment - c'était absolument systématique - elles commençaient à éprouver la nostalgie de la virilité. Au bout du compte, elles plaquaient leurs mecs pour se faire sauter par des machos latins à la con.

...

"Quand il faut modifier ou renouveler la doctrine fondamentale, les générations sacrifiées au milieu desquelles s'opère la transformation y demeurent essentiellement étrangères, et souvent y deviennent directement hostiles." (Auguste Comte - Appel aux conservateurs)

...

Il n'a pas su comprendre que le sexe, une fois dissocié de la procréation, subsiste moins comme principe de plaisir que comme principe de différenciation narcissique ; il en est de même du désir de richesses.

...

Décidément, les femmes étaient meilleures que les hommes. Elles étaient plus caressantes, plus aimantes, plus compatissantes et plus douces ; moins portées à la violence, à l'égoïsme, à l'affirmation de soi, à la cruauté. Elles étaient en outre plus raisonnables, plus intelligentes et plus travailleuses.

Au fond, se demandait Michel en observant les mouvements du soleil sur les rideaux, à quoi servaient les hommes ? Il est possible qu'à des époques antérieures, où les ours étaient nombreux, la virilité ait pu jouer un rôle spécifique et irremplaçable ; mais depuis quelques siècles, les hommes ne servaient visiblement à peu près plus à rien. Ils trompaient parfois leur ennui en faisant des parties de tennis, ce qui était un moindre mal ; mais parfois aussi ils estimaients utile de faire avancer l'histoire, c'est-à-dire essentiellement de provoquer des révolutions et des guerres.

...

Les enfants, quant à eux, étaient la transmission d'un état, de règles et d'un patrimoine. C'était bien entendu le cas dans les couches féodales, mais aussi chez les commerçants, les paysans, les artisans, dans toutes les classes de la société en fait. Aujourd'hui, tout cela n'existe plus : je suis salarié, je suis locataire, je n'ai rien à transmettre à mon fils. Je n'ai aucun métier à lui apprendre, je ne sais même pas ce qu'il pourra faire plus tard ; les règles que j'ai connues ne seront de toute façon plus valables pour lui, il vivra dans un autre univers. Accepter l'idéologie du changement continuel c'est accepter que la vie d'un homme soit strictement réduite à son existence individuelle, et que les générations passées et futures n'aient plus aucune importance à ses yeux.

...

Entre deux et quatre ans, les enfants humains accèdent à une conscience accrue de leur moi, ce qui provoque chez eux des crises de mégalomanie égocentrique. Leur objectif est alors de transformer leur environnement social (en général composé de leurs parents) en autant d'esclaves soumis au moindre frétillement de leurs désirs ; leur égoïsme ne connaît plus de limites ; telle est la conséquence de l'existence individuelle.

...

De retour dans sa cuisine, il prit conscience que la croyance, fondement naturel de la démocratie, d'une détermination libre et raisonnée des actions humaines, et en particulier d'une détermination libre et raisonnée des choix politiques individuels, était probablement le résultat d'une confusion entre liberté et imprévisibilité.

...

"J'avais couché avec des dizaines d'hommes et aucun ne valait la peine qu'on s'en souvienne. Nous pensons aujourd'hui qu'il y a une époque de la vie où l'on sort et où l'on s'amuse ; ensuite apparaît l'image de la mort. Tous les hommes que j'ai connus étaient terrorisés par le vieillissement, ils pensaient sans arrêt à leur âge. Cette obsession de l'âge commence très tôt - je l'ai rencontrée chez des gens de vingt-cinq ans - et elle ne fait ensuite que s'aggraver. J'ai décidé d'arrêter, de sortir du jeu. Je mène une vie calme, dénuée de joie. Le soir je lis, je me prépare des infusions, des boissons chaudes. Tous les week-ends je vais chez mes parents, je m'occupe beaucoup de mon neveu et de mes nièces. C'est vrai que j'ai besoin d'un homme, quelquefois, j'ai peur la nuit, j'ai du mal à m'endormir. Il y a les tranquilisants, il y a les somnifères ; ça ne suffit pas tout à fait. En réalité, je voudrais que la vie passe très vite."

Michel resta silencieux ; il n'était pas surpris. La plupart des femmes ont une adolescence excitée, elles s'intéressent beaucoup aux garçons et au sexe ; puis peu à peu elles se lassent, elles n'ont plus très envie d'ouvrir leurs cuisses, de se mettre en lordose pour présenter leur cul ; elles cherchent une relation tendre qu'elles ne trouvent pas, une passion qu'elles ne sont plus vraiment en mesure d'éprouver ; alors commencent pour elles les années difficiles.

...

Les jeunes filles d'aujourd'hui étaient plus avisées et plus rationnelles. Elles se préoccupaient avant tout de leur réussite scolaire, tâchaient avant tout de s'assurer un avenir professionnel décent. Les sorties avec les garçons n'étaient pour elles qu'une activité de loisirs, un divertissement où intervenaient à parts plus ou moins égales le plaisir sexuel et la satisfaction narcissique. Par la suite elles s'attachaient à conclure un mariage raisonné, sur la base d'une adéquation suffisante des situations socio-professionnelles et d'une certaine communauté des goûts. Bien entendu elles se coupaient ainsi de toute possibilité de bonheur - celui-ci étant indissociable d'états fusionnels et régressifs incompatibles avec l'usage pratique de la raison - mais elles espéraient ainsi échapper aux souffrances sentimentales et morales qui avaient torturé leurs devancières. Cet espoir était d'ailleurs rapidement déçu ; la disparition des tourments passionnels laissait en effet le champ libre à l'ennui, à la sensation de vide, à l'attente angoissé du vieillissement et de la mort.

...

L'humour ne sauve pas ; l'humour ne sert en définitive à peu près à rien. On peut envisager les événements de la vie avec humour pendant des années, parfois de très longues années, dans certains cas on peut adopter une attitude humoristique pratiquemment jusqu'à la fin ; mais en définitive la vie vous brise le coeur. Quelles que soient les qualités de courage, de sang-froid et d'humour qu'on a pu développer tout au long de sa vie, on finit toujours par avoir le coeur brisé. Alors, on arrête de rire. Au bout du compte il n'y a plus que la solitude, le froid et le silence. Au bout du compte, il n'y a plus que la mort.

Toutes les notes