17.06.2009
25 things about me
Règle : écrire vingt-cinq choses aléatoires sur soi (faits, buts, habitudes...)
- Quand je suis dans un état second, je développe le Syndrôme d’Asperger et ne peux m’empêcher de trouver des rapports mathématiques en toutes choses pour faire du calcul mental
- Quand je suis toute seule chez moi, j’adore manger comme une grosse sale
- J’ai un réel problème avec le concept de fin
- Plus je connais les gens, plus j’aime mon chat
- J’aurais adoré faire partie d’une groupe de zicos
- Extérieur : exubérante et dure, intérieur : timide et hyper-sensible
- J’ai une tendance fétichiste avec les livres, je n’en emprunte jamais à la bibliothèque, je « dois » les posséder, je ne les prête qu’exceptionnellement, ils s’entassent en piles dans tous les recoins de mon espace réduit parisien
- Je suis entomophobe
- J’adore changer régulièrement mes meubles de place et la décoration (accumulation ?) sur mes murs est en constante évolution
- J’ai du mal à profiter de plaisirs énormes sur le moment, je les savoure plutôt rétrospectivement, en revanche je m’émerveille continuellement de petits riens
- Je pense que l’Homme est naturellement mauvais et que les exceptions à cette règle sont trop rares
- Je voudrais vivre en communauté avec les exceptions ci-dessus mentionnées, que chacun contribue selon ses capacités aux besoins du groupe et que ce micro-système n’exploite et n’exclue personne
- J’adore le reggae mais je déplore l’homophobie latente du milieu et le côté mystique rattaché à un être suprême ; pour moi, la seule suprématie est celle de la Nature et des éléments et s’il existe bel et bien une Force supérieure, je crois que l’homme fait une fois de plus preuve de fatuité en croyant qu’il a été fait à son image
- J’adore les animaux et même si mon cat sera toujours le number one, mon souvenir le plus puissant est un interminable et extra-ordinaire tête à tête avec un magnifique gorille dos argenté à Prague
- Je trouve que l’école devrait apprendre des choses essentielles aux futurs adultes comme la diététique/cuisine, la gestion d’un budget…
- Je regrette qu’il soit si difficile, encore bien souvent dans nos sociétés, d’être une femme
- Comment est-il possible d’être si organisée limite maniaque dans le cadre du boulot et d’être si bordélique chez soi ?
- Je partage tout… sauf mon chocolat et mes chips
- Je m’interroge souvent sur la méthode à suivre pour arrêter de me poser sans cesse 10 000 questions
- Pourquoi ce n’est jamais moi qui gagne au Loto ou à l’Euromillion ? (parce que je ne joue jamais)
- J’imagine souvent ce qu’aurait été ma vie si j’avais fait tel choix plutôt que tel autre
- Je me demande si le fait de me sentir comme un poisson dans l’eau dans (presque) n’importe quel milieu est un cruel manque de personnalité ou une formidable faculté d’adaptation et d’ouverture
- Je ne m’ennuie jamais quand je suis seule ; j’ai d’ailleurs besoin d’avoir quotidiennement mon moment rien qu’à moi
- Je ne tends jamais l’autre joue ; on me trahit une fois, pas deux
- Quand un homme me regarde, je vérifie toujours que ma braguette n’est pas ouverte, que je ne suis pas sortie en chaussons, que… que… que…, avant de me dire que peut-être c’est parce qu’il me trouve jolie
08:32 Publié dans Moi, Psy | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : de tout et de rien, blabla de fille, psy, gwordia, psychologie, jeu
17.03.2009
Vacance de Cati Baur
Editions Delcourt - 119 pages
Quatrième de couv' : "J'étais comme un enfant qui démonte soigneusement son jouet préféré, avec la conscience aiguë que jamais il ne pourra le reconstruire. Il fallait que j'aille jusqu'au bout pour me libérer de ma peur de les perdre."
La seule couverture pourrait laisser penser que la brunette, héroïne de l'histoire, va nous livrer un carnet de bord de ses derniers congés. Mais s'il s'agit bien de la narration d'une relâche, c'est celle d'une mère-épouse-institutrice qui, lasse de sa vie, décide de laisser son poste vacant. C'est donc sur une autoroute, sur le chemin du retour de vacances d'hiver, que Marie quitte sur un coup de tête époux et enfant.
Car qui ne s'est jamais dit : "c'est maintenant ou jamais" ? Qui n'a jamais ressenti l'envie de tout plaquer, de changer de vie ? Qui n'a jamais rêvé de vivre au jour le jour, sans compter, sans se soucier de rien ni de personne ?
Mais la dolce vita l'est-elle durablement ? Regrette-t-on forcément sa vie passée ? Faut-il nécessairement perdre ce que l'on aime pour l'apprécier à sa juste valeur ?
Ce road movie au graphisme très appréciable nous apporte quelques éléments de réponse qui, à n'en pas douter, tenteront les plus téméraires et refroidiront les plus raisonnables.
A lire absolument !
00:16 Publié dans Bande dessinée, Culture, Littérature suisse, Livre, Psy | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bd, culture, littérature, réflexion, illustration, liberté, psy
16.12.2008
Chronique amoureuse #15
C'est vrai qu'il existe différentes écoles.
Il y ceux qui se montrent.
Et il y a ceux qui ne se montrent pas. Ne dit-on pas d'ailleurs : pour vivre heureux, vivons cachés ?
La question étant de savoir, si l'on adopte le second postulat, pourquoi l'on se dissimule. S'il s'agit d'une option concertée, nulle interrogation. Mais quand cette option s'impose à vous, notamment de manière systématique, le questionnement est légitime. Soit vous faites barrage sans vous en rendre compte. Soit vous semblez être l'objet de la honte.
Le fait est qu'une vie dissolue peut conduire à tenter de se préserver des médisances d'autrui, tellement de rigueur aujourd'hui. Mais d'un autre côté, pourquoi sacrifier les instants déjà tellement comptés ? Doit-on, pour éviter les jugements qui, quoi qu'il arrive, ne cesseront jamais d'assaillir, rogner sur son bon plaisir ? Cette vie si courte semble justifier l'indispensable abandon des barrières de protection.
Peut-être que la muraille a plus de force que la volonté... Mais si tel n'est pas le cas et que vous vous sentez d'assumer, quels que soient vos gestes, quels que soient vos faits, une question reste : qu'est-ce qui fait de vous l'inavouable immuable ?
17:00 Publié dans Chronique amoureuse, Moi, Psy | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, amour, homme, femme, relation, vie
Un somme nie
Un somme nie l'atroce ambiante réalité que tant semblent si facilement oublier.
Un somme nie le trop court temps de vie qui nous est imparti.
Un somme nie les barricades qu'à force de faiblesses l'on se construit.
Mais l'insomnie, du combat pour changer la réalité, du temps que l'on veut rallonger et des murs qu'on ne veut ébranler, est à la longue l'ennemie.
Alors naturellement ou assisté, il faut se laisser embrasser par Morphée.
00:05 Publié dans Moi, Psy, Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, pensée, réflexion, santé, psy, de tout et de rien
08.12.2008
Chronique féministe #6
Parce qu'être féministe, ça n'est pas toujours donner raison aux femmes et tort aux hommes, je m'insurge.
Je m'insurge contre ces harpies qui nous jouent la surenchère de l'émancipation et, ce faisant, deviennent à l'image des ces rustres salaces que nous critiquons tant. Qu'ont à se prouver ces femmes - du moins d'un point de vue génétique - qui, plutôt que de placer une petite blague de cul bien sentie se vautrent systématiquement dans la vulgarité et détournent automatiquement toute conversation en ce sens - si tant est qu'il y ait un mâle à l'écoute ?
Mais pire, je me révolte contre ces furies - souvent les mêmes - qui castrent méthodiquement les hommes ayant l'audace de laisser paraître ce que l'on appelle "leur côté féminin", qui n'est ni plus ni moins que leurs émotions. Hors l'émotion n'est pas l'apanage du sexe dit faible. N'oublions pas que lors même que les femmes n'étaient - et ne sont encore en certains lieux - que des ventres soumis, les hommes souffraient également du système établi par et pour eux-mêmes. Dans une moindre mesure, certes, mais nulle souffrance, nulle brimade n'est négligeable. Un homme n'est pas sensible, un homme ne larmoie pas... Foutaises ! Un homme qui s'émeut, un homme qui s'interroge, un homme qui se livre sous le jour de ses faiblesses et de ses doutes n'en est pas moins un homme. Bien au contraire.
Alors mesdames les mégères - peut-être devrais-je vous appeler messieurs puisque vous faites tout pour ressembler à ceux que nous avons tant dénoncés -, arrêtez de traiter l'homme nouveau de chochotte et de réclamer de l'homme, du vrai. Il est bel et bien celui-là.
Mais restez malgré tout sur vos gardes, car derrière nombres de belles paroles du nouvel homme se cachent enocre trop souvent les actes de celui d'hier...
13:17 Publié dans Chronique féministe, Moi, Psy | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : femme, homme, société, féminisme, communication, psy
05.12.2008
Effet mère
S'attendrir sur un couple de futurs jeunes parents à l'air énamouré.
S'émouvoir d'un petit bout si fragile qui sur d'autres doit compter.
S'émotionner en pensant que l'amour et le petit bout pourraient débarquer.
Puis se rappeler de cette immense responsabilité, bien souvent mal assumée.
Surtout se remémorer la déliquescence de l'humanité, trop difficile à léguer.
Donc instantanément oublier.
12:25 Publié dans Envies, Moi, Psy | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, société, maternité, femme, réflexion, psy, pensée
01.12.2008
Chronique écolière #5
Ah les proverbes !
Il me souvient de ce temps où je fréquentais davantage les bancs de la cafét' (plus underground que celle d'Hélène et les garçons) que ceux de l'amphithéâtre et où un camarade de promo et moi bataillions sévère à celui qui aurait le dernier dicton. Ce programme d'entraînement cérébral, certes moins complet mais aussi moins onéreux (dictionnaire vs console + jeux) et bien plus louable que celui du Docteur Kawashima, pouvait nous occuper des heures durant. Parce qu'il faut bien le dire, notre magnifique idiome regorge d'aphorismes, quoiqu'il ne s'agisse aucunement d'une spécialité régionale : l'adage n'est pas une denrée rare dans ce monde de moralisateurs.
Sauf que moi, ça me fait quand même bien marrer cette manie de ne jamais appliquer dans la réalité les censément vérités énoncées. L'on peut nous rebattre les oreilles du fait que l'habit ne fait pas le moine, l'évidence est que nous sommes constamment jugés sur notre apparrence.
C'est là que j'en arrive à mon propos du jour. Une maxime nous propose le principe selon lequel la vérité sort de la bouche des enfants. Mais à y regarder de plus près, personne n'écoute les petits d'Homme. Ou plus exactement, personne ne donne l'occasion aux bambins de s'exprimer - quoique là, en fait, je parle plutôt de mon époque car aujourd'hui, il faudrait plutôt apprendre à certains à la fermer, mais passons, là n'est pas le thème.
Ainsi, alors que j'étais à la maternelle, la maîtresse nous proposa l'activité découpage. Et moi, j'adorais ça. Enfin jusque-là. Parce que ce jour-là, la maîtresse a demandé aux gauchers de lever la main. Ce que je fis, docile gauchère que je suis. Et de me retrouver avec une paire de ciseaux adaptée. Génial. Sauf que moi, j'écris de la main gauche mais je découpe de la main droite. J'ai essayé de le dire mais la maîtresse ne voulait pas m'écouter parce que "tu n'es pas toute seule ma petite Charlotte". J'ai essayé de le pleurer mais la maîtresse ne voulait toujours pas m'écouter parce que "tu fais des caprices ma petite Charlotte !". Et moi, d'exécuter de maladroits zigzags faute d'adéquate dextérité et de me faire houspiller pour mon travail de cochon. C'est trop injuste.
Voilà comment on apprend aux enfants qu'ils n'ont pas leur mot à dire et que tout n'est que cases dans lesquelles il faut rentrer.
Si un jour j'ai des enfants, j'espère avoir la justesse de leur apprendre à créer leur propre case.
Ndlr : nous avertissons nos lecteurs que certaines phrases sans fondement peuvent prendre l'apparence de devises mais qu'il ne s'agit aucunement de vérités. Exemple : travailler plus pour gagner plus.
15:19 Publié dans Chronique écolière, Moi, Psy | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, enfant, jeunesse, culture, école, psy, société
28.11.2008
Homme sweet Homme
Parce que, où que les yeux se posent, tout n'est que désespoir, échec, souffrance, la question reste de savoir si le monde est devenu terriblement difficile ou si, comme toute fin de race, l'Homme du XXIe siècle est devenu trop faible pour supporter, tout simplement, la vie.

11:40 Publié dans Moi, Psy | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, homme, philosophie, pensée, réflexion, monde, société
21.10.2008
Et le bébé était cuit à point de Mary Dollinger
Jacques André éditeur - 61 pages
Quatrième de couv' : Blanche, sous l'emprise d'une mère indigne et d'un prince qui se veut charmant, travaille dans une entreprise agro-alimentaire dirigée par un ogre. Sa vie est morne, la solitude la ronge. Puis elle croise un chat, botté, et tout devient possible. Lorsque vous aurez lu ce court roman, vous ne porterez plus le même regard sur les chats en général, et le vôtre en particulier. Un conte cruel, écrit par une humoriste à l'anglaise mais d'une tendresse toute française, qui vous rappellera ce qui s'est toujours raconté depuis la nuit des temps : les hommes et les femmes s'aiment, mais ne savent ni le montrer ni le démontrer. Quand au bébé, sa cuisson reste une affaire bien délicate.
Après m'avoir gentiment fait parvenir ses deux premiers romans Au secours Mrs Dalloway et Journal désespéré d'un écrivain raté, Mary Dollinger m'a envoyé son petit numéro trois. J'aurais aimé pouvoir en faire une critique parfaite. Malheureusement, je ne peux que m'extasier sur le style et les multiples interrogations post-lecture qui ont le mérite d'être bien loin de l'indifférence. Car entre relation complexe mère-fille, symbolique de la castration et félinité mystique, je dois bien avouer qu'à l'instar d'Endiablade de Mikhaïl Boulgakov et de La course au mouton sauvage d'Haruki Murakami, des clés m'échappent, me donnant la nette impression d'atteindre les limites de mon intelligence.
Je ne peux que me réjouir du fait que, d'une manière que je n'avais pas a priori envisagée, je vais contribuer malgré tout au plaisir de l'auteur et de ses lecteurs plus érudits que moi. Alphonse Allais ne disait-il pas :
Il faut être trois pour apprécier une bonne histoire : un pour la raconter bien, un pour la goûter et un pour ne pas la comprendre. Car le plaisir des deux premiers est doublé par l'incompréhension du troisième.
Mary, si tu veux bien me pardonner et me faire part de tes éclairages, je les attends avidement.
22:27 Publié dans Citation, Culture, Littérature anglaise, Littérature française, Livre, Psy, Roman | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, littérature, roman, livre, culture, citation, psy
30.09.2008
Post restant
L'on parle souvent d'écriture jetable s'agissant des contenus de blogs. Mais, comme à l'instar d'Albert Camus, je n'existe que parce que je suis capable de me révolter, je m'insurge.
Certes, d'un point de vue du lectorat, la longévité des billets est relativement réduite ; certains parfois ressortant d'outre-tombe sur un malentendu. Mais faut-il forcément se placer du point de vue des statistiques de consultation ?
Car à la vérité, si le cycle de vie de la note, à l'échelle du support et du public, est relativement court, il en va bien autrement pour l'auteur. En tout cas mézigue.
Fidèle à la page palpable, à la preuve tangible de l'écrit, j'ai pris l'habitude d'archiver mon blog. Ce qui me permet, outre le fait de l'avoir véritablement sous la main, de pouvoir le diffuser à l'envi auprès d'un public ne disposant pas du web ou ne sachant pas l'utiliser - si, si, ça existe encore !
Ainsi, il m'arrive régulièrement de me replonger dans ce que je peux désormais appeler mes anciens écrits. De fait, il devient inexact de parler d'écriture jetable résolument ancrée dans l'instant puisque de cette manière, le billet, en plus d'être un témoignage du présent devient une réelle mémoire du passé.
Et le principe d'archivage transformant le simple témoignage du présent en véritable mémoire du passé érige immédiatement l'ensemble, de fait, en véritable outil de projection dans l'avenir puisqu'il permet de prendre du recul sur une tranche de vie, d'auto-critiquer une période de sa propre évolution et de se projeter en décidant, ou non, de se réorienter.
En quelque sorte la vie a posteriori pour la vie a priori. Ce qui nous amène bien loin du seul instant T, convenons-en.
12:22 Publié dans Blog, Moi, Psy, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, internet, web, écriture, de tout et de rien, pensée, blog






