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Psy

  • Débordée, moi ? Plus jamais ! de Pauline Perrolet & Pacotine

    débordée moi plus jamais.jpgEn librairie depuis le 5 septembre 2013.

    Éditions Jungle ! - 56 pages

    Présentation de l'éditeur : Difficulté à lâcher prise, frustration, culpabilité, stress, épuisement... la vie des femmes est loin d'être un long fleuve tranquille. Débordée, moi ? Jamais ! vous invite dans le quotidien palpitant de ses six héroïnes. Qu'elles soient mariées, en solo, mamans au foyer, mamans tout court, et/ou accros au boulot, elles vivent au quotidien une véritable course contre la montre... qu'elles espèrent bien remporter ! Éclairée par les conseils d'un expert, et illustrée avec humour, cette BD nous livre de nombreuses astuces pour survivre à son quotidien de Wonder Woman... avec un peu plus de légèreté et beaucoup de bonne humeur ! Une approche de la psychologie inédite sous forme de BD, pour dédramatiser et se simplifier enfin la vie !

    Ma note :

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    Album cartonné : 12 euros

    Ebook : 6,99 euros

    Un grand merci à Babelio et aux Éditions Jungle ! pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre en avant-première.

    Trois années après l'inauguration de la collection Les guides au féminin par les Éditions Vent d'Ouest, les Éditions Jungle ! ont décidé de rallier à leur tour le marché de la bande dessinée adressée aux femmes qui, semble-t-il, s'intéressent au registre. J'aurais tendance à dire que ces mêmes femmes ne cherchent pas spécialement d'albums conseils sur comment bien gérer leur triple vie de mère / professionnelle / femme, mais cela n'engagerait que moi...

    Mes psycho BD donc. Cette collection a pour ambition de répondre aux petites et grandes préoccupations quotidiennes des femmes en s'appuyant pour chaque volume sur les vraies réponses et bons conseils d'un ou plusieurs spécialistes (psy, praticiens divers...), partant du principe qu'à chaque problème sa solution. Si le tout premier album Débordée, moi ? Plus jamais ! témoigne du triste constat selon lequel aujourd'hui encore, c'est bobonne qui s'occupe de presque tout, d'autres volumes sont d'ores et déjà prévus courant 2014 qui élargiront, c'est à espérer, le champ des intérêts de ces dames : Bye bye les complexes, Je m'éclate au travail ou encore Même pas peur ! Hum...

    Quoiqu'il en soit, cette approche dessinée et humoristique de la psychologie, si elle n'a rien d'inédit, permet de rappeler aux femmes modernes dynamiques les astuces pour mieux gérer fatigue et/ou stress. Construit autour de cinq personnages stéréotypés, l'album balaie large afin que chaque femme d'aujourd'hui puisse s'identifier : la mère de famille nombreuse, l'accro au boulot, la femme tentant de concilier travail et maternité, celle à la tête d'une famille recomposée et enfin la célibataire avec enfants. Servies par un dessin girly pétillant et tendance façon Motin, Bagieu ou encore Diglee, les nombreuses situations traitées sont autant de réponses pratiques et efficaces, plus évidentes que révolutionnaires, comme par exemple savoir dire non, tout simplement... Mais n'est-ce pas après tout le bon sens qui fait défaut lorsqu'on l'on est dépassées ?

    Bref, ce premier opus enfonce des portes largement ouvertes mais rappelle surtout à chaque femme, sur un ton aussi agréable que divertissant, qu'elle n'est pas seule, bien au contraire, dans sa galère. Souhaitons surtout que cet album qu'il est de bon ton de laisser traîner aux toilettes permettra de faire savoir à qui de droit que la femme parfaite n'existe pas et qu'un sérieux et efficace coup de main est toujours bienvenu. De l'art du message subliminal...

    Ils en parlent aussi : PlanèteBD, Doctissimo, Amethyst.

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  • La mauvaise rencontre de Philippe Grimbert

    la mauvaise rencontre.jpgEditions Grasset - 213 pages

    Présentation de l'éditeur : Dans la vie de Loup, le narrateur, trois personnages comptent plus que tout : Nina, la mère qu’il s’est choisie, Gaby, amie de Nina, fantasque et rebelle et Mando, avec lequel, depuis la petite enfance, s’est nouée une amitié indestructible. Les deux garçons se complètent, Loup est indécis, Mando plus entier. Aux jeux d’enfants succèdent les premières conquêtes. Mando note tous les événements de « leur » vie dans un carnet, inscrivant, au fil des mois et des années leur histoire commune, telle qu’il la perçoit. Etudiants, ils vont choisir des voies différentes. Loup découvre la psychanalyse et se trouve un mentor en la personne du Professeur, personnage qui ressemble beaucoup à Lacan. Mando vit cela comme une trahison. C’est seulement à la fin de cette histoire, au moment où tout basculera dans une conclusion tragique, que Loup en comprendra les ressorts cachés. Quels abîmes cette amitié à la vie à la mort recouvrait-elle ? Loup, peu à peu, le découvrira et cette révélation fera vaciller son existence. Il connaîtra la blessure inguérissable des promesses non tenues, cette lourde chaîne qui, à jamais, nous attache à nos fantômes.

    Une fois de plus, je découvre un auteur réputé qui n'avait pas encore ses entrées dans mes étagères. Une très bonne rencontre malgré les critiques mitigées que l'on peut trouver de-ci de-là. Peut-être cet enthousiasme est-il plus marqué du fait que j'ai retrouvé dans ce texte un pan de ma vie d'une certaine façon.

    Le sujet ici est l'amitié profonde de deux petits garçons qui se rencontrent dans le bac à sable et qui poursuivent leur amitié jusqu'à leur âge d'homme et jusqu'à l'ultime "trahison". Dans cette amitié comme on le dit souvent de l'amour, l'un est souvent plus attaché que l'autre. Mais les raisons en sont-elles pures ? C'est ce que nous propose de découvrir l'auteur de façon aussi mystérieuse que pesante au sens psychologique du terme. Une réussite pour ma part même si cela remue des souvenirs douloureux ; parce que, justement.

  • Rentrée littéraire : Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan

    rien ne s'oppose à la nuit.jpgEditions J.-C. Lattès - 436 pages

    Présentation de l'éditeur : « La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

    Contrairement à Comme une ombre de Michel Schneider, j'ai réussi à aller jusqu'au bout de ce livre confession, cette écriture très intime qui consiste à livrer sa propre histoire dans toute sa subjectivité. Je ne suis au final pas vraiment déçue mais pas franchement emballée. J'ai été très intéressée par ce parti-pris d'introduire des chapitres relatifs à la pensée et aux interrogations de l'auteur au moment de son écriture.

    J'ai vraiment cru au début que j'allais adorer tant la façon de retracer la vie de cette famille nombreuse était délicieuse. Mais très vite, l'on tombe dans le côté sombre propre à toute famille et dès lors, je ne peux - c'est ma vision très personnelle de la chose - m'empêcher de penser à cet adage selon lequel le linge sale se lave justement en famille. Tous ces écrits me déconcertent et le mot d'étalage s'impose à ma pensée sans pourtant avoir l'intention de juger. Je trouve tout cela un peu dérangeant, ce d'autant plus qu'il s'agit ici de relations vraiment très très spéciales, pour ne pas dire pathologiques. Disons que je prefère définitivement la fiction.

  • Le livre noir des serial killers de Stéphane Bourgoin

    culture,littérature,livre,essai,psy,usa,etats-unisEditions Points - 768 pages

    Présentation de l'éditeur : Plongeon abyssal dans la tête de tueurs en série : Stéphane Bourgoin, qui a rencontré plusieurs dizaines de ces "monstres", relate en détail leur histoire, retrace leur profil psychologique et analyse leur personnalité. Au total, une étude approfondie de la vie de six serial killers : du Vampire de Düsseldorf à l'Ogre de Santa Cruz, en passant par le Cannibale de Milwaukee. Âmes sensibles s'abstenir !

    Le spécialiste mondial des tueurs en série nous livre ici les rapports de police et les confessions de six des plus grands monstres de l'histoire. Je n'ai tout simplement pas pu dépasser le troisième portrait. Je crois que je ne voulais pas en savoir davantage sur l'existence de telles horreurs. Les descriptions sont atroces, inconcevables, inacceptables pour un esprit sain. Les personnes désirant s'orienter dans un cursus en criminologie y trouveront certainement des bases enrichissantes, pour les autres, c'est tout simplement insoutenable et ne présente pas grand intérêt si ce n'est générer des angoisses et incruster des images immondes dans l'esprit.

    Je me demande comment l'auteur, dont la compagne fut victime d'un de ces pervers, a pu s'entretenir avec tant de bourreaux sans perdre son calme. Son désir de comprendre l'incompréhensible et son analyse très objective font preuve d'un sang-froid et d'une empathie au-delà de mon entendement.

  • Rentrée littéraire : Tuer le père d'Amélie Nothomb

    Editions Albin Michel - 150 pagestuer le père.jpg

    Présentation de l'éditeur : Allez savoir ce qui se passe dans la tête d'un joueur.

    Voilà bien longtemps que je n'avais pas lu un Nothomb. Ma déception au fil des lectures à laquelle s'était ajouté un agacement certain face au systématisme des parutions m'avaient convaincue d'abandonner cette auteur. Une jolie couverture, un titre qui interpelle et une présentation concise et intrigante ont su me faire fléchir.

    Bilan ? Je crois pouvoir affirmer cette fois-ci définitivement que Tuer le père était bel et bien le dernier. Certes, c'est bien écrit, ça se lit facilement. Comme son titre l'indique, il s'agit d'une histoire d'oedipe sordide. Mais comme toujours, une heure de lecture suffit à en faire le tour et l'on est dans le sempiternel glauque-sombre-délirant. Je ne comprends franchement pas pourquoi cette littérature soulève les foules. Je n'y vois pour ma part qu'une recette bien maîtrisée, sans grande consistance, qu'on met à toutes les sauces au goût du jour.