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18/11/2011

90-20-32

"Mensurations atypiques", diront les plus délicats.

"C'est quoi ce boudin ?", oseront les plus cavaliers, quoique moins hypocrites.

Que tout le monde se rassure, si telles étaient mes mesures corporelles, j'aurais suffisament de complexes pour les taire ou assez d'audace et de sens des affaires pour aller faire fortune chez les Bouglione entre la femme à barbe et la Vénus Hottentote.

Mais alors, quelle est donc la signification de cette mystérieuse série numérique ?

Et bien il s'agit tout simplement de la réponse que je donnerais si l'on venait à m'interroger sur mon âge. Il serait en l'occurrence d'ailleurs plus exact de me demander : "Quels âges avez-vous ?".

Car si ma parentalité et l'état civil n'auraient pas complètement tort de s'accorder sur le fait que j'ai 32 ans, ils n'auraient toutefois pas entièrement raison. Me cantonner à cette estimation purement légale serait pour le moins réducteur.

Certes, entre le jour de ma naissance et aujourd'hui, il s'est écoulé, au sens calendaire grégorien, quelque trente-deux années (à la vérité d'ailleurs, nous nous approchons dangereusement des trente-trois...). Mais au-delà de cette unité de valeur commune, il en existe une plus subjective qui est l'âge mental. Je situe le mien à la vingtaine. Entendons-nous bien cependant : quatre lustres d'une personne née à la frontière des seventies et des eighties parce que de manière tout aussi partiale que je m'attribue une double décennie mentale, j'affirme de façon totalement autocratique que les jeunes d'aujourd'hui sont complètement cons. Hors de question donc de tenter une quelconque comparaison entre eux et moi.

Ne reste plus que le 90 et c'est là tout mon drame. Car si je suis encore jeune d'un point de vue légal et passablement attardée d'un point de vue mental, je suis excessivement précoce par ailleurs. Malheureusement pour moi, c'est moins le genre de précocité valorisante du type "ma fille pas son Bac cette année, elle a cinq ans" que le type péjoratif de prématurité accablante constituant le cauchemar numéro un de la gent masculine rapport à sa sexualité (ex-aequo avec le problème de la taille qui obnubile également ces messieurs).

Quatre-vingt dix, donc. C'est approximativement l'âge de ma carcasse. Voilà ce qui arrive quand on combine un patrimoine génétique quelque peu altéré (je pense sérieusement poursuivre mes parents pour malfaçon), un métier hautement physique (libraire) et un patronnat faisant non seulement fi de toutes les législations relatives à la sécurité et à la santé au travail mais pire, trouvant un malin plaisir à durcir et complexifier les tâches physiques de ses larbines. Résultats ? Discopathie dégénérative, lombo-fessalgie, probable hernie, sciatique potentielle, arthrose, ostéoporose, sténose foraminale, j'en passe et peut-être des pires puisque ni les radios, ni les IRM, ni les infiltrations (peut-être la toute prochaine discographie ?) ne permettent jusqu'à présent à mon neurochirurgien de déterminer précisément ce qui cloche dans mon squelette et, par extension, de me soulager, enfin.

Bientôt quatre mois que cela dure. Je ne pensais pas pouvoir penser ainsi un jour de la sorte mais à l'heure actuelle, je donnerais cher pour avoir quatre-vingt dix ans d'âge mental quitte à me faire traiter de vieille peau dix fois par jour et récupérer l'ossature et la musculature de mes vingt ans.

10:53 Écrit par charlotte sapin dans Beauté, santé, Moi, Travail | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | | Pin it!

12/06/2011

On dirait que j'étais un peu célèbre...

Pas beaucoup hein, c'est pour ça que je me permets de pas bien causer la France dans mon intitulé et de me monter le bourrichon. Du coup, tu te marres un peu, je le sens bien.

N'empêche que tu te gausseras certainement moins quand tu seras allé faire un petit tour sur Paris-ci la culture. Et peut-être même que je t'impressionnerai un peu. C'est normal, même moi je m'impressionne sur ce coup-là.

En tout cas, un grand merci à Stéphanie Joly pour son super site qui parle de trucs et de gens bien (comme moi quoi), de m'avoir accordé un petit coup de projo et surtout, de m'avoir donné l'occasion de me sentir encore un peu Parisienne du fin fond de ma province.

23:37 Écrit par charlotte sapin dans Blog, Culture, Moi, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

26/11/2010

Chronique de l'effort #28

Ou ma vie de barmaid.

Car oui, dans mon jeune temps, j'ai eu la chance d'accéder à ce rêve d'être, le temps d'une soirée étudiante, la serveuse sexy de feu la boîte branchée de la capitale de la moutarde.

En quoi passer de l'autre côté du zinc peut représenter une sorte d'idéal ? Ben quand tu es jeune, tu aimes vivre la nuit et tu adores le bruit. De surcroît, tu te dis que tu vas pouvoir boire gratos (oui car le statut d'étudiant est souvent assorti des épithètes fauché et alcoolique), tu te dis que tous tes compatriotes de galère estudiantine (alcooliques et fauchés) vont te faire du charme pour avoir leur verre à l'oeil et surtout, que tu vas pouvoir t'attirer les bonnes graces de tes targets en les gratifiants de munitions généreusement offertes.

Sauf que.

Quand tu accèdes à la soirée paradisiaque par excellence d'un point de vue de la roucoulade universitaire en compagnie de ton Jules, tu te rends compte qu'être de l'autre côté du comptoir n'est pas une sinécure. Déjà, les présumés courtisans se révèlent être des sacoches impatientes qui piaffent parce que leur verre n'arrivent pas assez vite ; la boisson n'étant pas ton métier, tu n'as pas tout à fait le débit exigé pour la fonction. Là-dessus, tu réalises que dans ton fantasme, tu avais omis les séductrices pochtronnent qui font les yeux doux à ton mec pour négocier leur breuvage. Du coup, ta jalousie avancée te pousse à profiter plus que de raison de ton open bar personnel et tu finis complètement bourrée.

Gueule de bois 1 - Rêve (en bois) 0

22:42 Écrit par charlotte sapin dans Chronique de l'effort, Moi, Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

09/08/2010

Onomatopées

Vacances : fin. Reprise : demain.

Ouch !

Argh...

Raaahhh.

Grrr.

Sob.

Bouh.

Sniff.

Arf.

10:36 Écrit par charlotte sapin dans Moi, Travail | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

25/07/2010

La classe américaine

Avec un titre pareil, je pourrais évoquer, comme certains s'en doute sûrement, Le grand détournement et proposer de visionner en particulier ça ou ça histoire de se poiler cinq minutes.

L'utilisation du conditionnel indiquant naturellement au lecteur le plus subtil que telle n'est pas mon intention, l'interrogation naturelle est donc : laquelle est-elle ?

L'on pourrait intuitivement déduire que je m'apprête alors à me la raconter. Ce qui n'est pas complètement faux. Mais en fait, ma véritable intention (même si l'idée est un peu de se la jouer) est de saluer deux auteurs dont j'ai apprécié le talent.

Je veux parler de Kris (Les ensembles contraires) et d'Olivier Jouvray (Nous ne serons jamais des héros).

Figurez-vous qu'après avoir chroniqué leurs bd respectives, ces deux auteurs ont eu la gentillesse de me remercier pour mes chroniques :

Juste un petit mot pour te remercier du tien (de petit mot) au sujet des Ensembles contraires...

Eric T. se joint à moi.

Amitiés contraires ou pas, mais sincères...

Kris.

...

Un ami m'a prévenu de votre article et sincèrement, ça me touche beaucoup ! Merci vraiment. Je me permets juste une remarque, mais peut-être que ce n'est pas dit clairement dans l'album, le dernier pays par lequel ils passent n'est pas l'Alaska mais la Finlande ! ;-)

Mes amitiés et à bientôt.

Olivier Jouvray

Moi, des mecs brillants qui restent en hallu' de voir leurs talents reconnus et dont l'humilité les laisse proches de leurs publics, ben je trouve ça choupi.

09:16 Écrit par charlotte sapin dans Bande dessinée, Blog, Moi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!