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22/11/2010

Aya de Yopougon 6 de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie

aya.jpgA paraître le 25 novembre

Editions Gallimard - 111 pages

Présentation de l'éditeur : A Yopougon, comme à Paris, les histoires se dénouent, les vérités éclatent et chacun va devoir faire face à son destin. A commencer par Aya, qui a toujours un compte à régler avec son prof de biologie, le harceleur. Mais toutes les vérités sont-elles bonnes à dire et les histoires toutes réglées ?

Après cinq premiers tomes palpitants dont le numéro un avait obtenu le prix du premier album à Angoulême en 2006, le dénouement des multiples intrigues était plus qu'attendu. Malheureusement, mes espoirs ont été déçus en avant-première (le privilège du libraire). L'impression de bâclé est la seule que je retienne. Comme si les auteurs avaient eu l'obligation de ne surtout pas faire de septième tome et de finir au plus vite. De fait, les fins n'en sont pas vraiment pour certaines et elles tiennent toutes en quelque 10 pages.

Un départ sur les chapeau de roues et une fin comme un soufflé raté qui retombe, voilà la recette du ratage littéraire par excellence. Une vraie déception pour la fidèle et patiente que j'ai été.

15:52 Écrit par charlotte sapin dans Bande dessinée, Culture, Littérature française, Littérature ivoirienne, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

19/07/2010

Loin de mon père de Véronique Tadjo

loin de mon père.jpgEditions Actes Sud - 188 pages

Quatrième de couv' : Nina revient dans son pays, la Côte d'Ivoire, pour y enterrer son père et organiser ses funérailles. Face à la famille, aux parents, aux amis, aux voisins, Nina est seule. Le pays qu'elle a quitté depuis si longtemps lui échappe, les règles et les usages lui restent obscurs, et il s'agit pourtant de trouver le ton juste, l'attitude convenable face aux comportements des uns et des autres, aux mesquineries, aux convoitises. Pour des raisons protocolaires, les funérailles sont plusieurs fois ajournées mais, dans ce pays où gronde la guerre civile, dans cette ville d'Abidjan en proie au chaos, Nina tente d'accepter, d'assumer son impuissance et de retrouver une appartenance à jamais perdue. Malgré sa posture tout à la fois proche et étrangère, elle investit avec dignité la place qui sera désormais la sienne en cette maison paternelle. Quel est le pouvoir des femmes au sein de la famille. Jusqu'où peut aller l'ambiguïté de leur comportement face à la polygamie, l'héritage familial ou les choix de toute une vie ? D'une voix toujours plus déterminée, Véronique Tadjo questionne l'Afrique d'aujourd'hui, entre rituels et dérives politiques, destin individuel et portrait d'une culture ancestrale.

Mouais. Je m'attendais à une plongée plus profonde dans l'Afrique, en particulier la Côte-d'Ivoire, la position de la femme dans cette culture et les problèmatiques diverses telles que la polygamie, le racket familial, etc. Il n'en est rien. Il s'agit "juste" de la perte d'un père, de la découverte de certains de ses secrets et d'un enterrement. L'auteur - peut-être parce qu'il s'agit d'un roman grandement autobiographique ? - n'a fait que survoler les questions, avec indifférence ou résignation, là où j'aurais attendu de la révolte.

Décevant.

08:59 Écrit par charlotte sapin dans Bio/autobiographie, Culture, Littérature ivoirienne, Livre, Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

02/03/2009

Aya de Yopougon de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie

Editions Gallimard - 4 albums parus

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Marguerite Abouet : « Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d'Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l'école était obligatoire. J'ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n'avaient pas à choisir leur camp trop vite et ne se préoccupaient que de la vie courante : les études, les parents, les amours… Et c'est cela que je veux raconter dans Aya, une Afrique sans les clichés de la guerre et de la famine, cette Afrique qui subsiste malgré tout car, comme on dit chez nous, "la vie continue"...»

Nous présenter une autre Afrique que celle de tous les rapports et autres informations catastrophiques, tel est le pari réussi de l'auteur Marguerite Abouet et de l'illustrateur Clément Oubrerie.

L'histoire commence en 1979, dans le quartier populaire d'Abidjan Yopougon, également appelé Yop City. L'on y découvre l'héroïne Aya, sa famille, ses amis et de nombreux personnages hauts en couleurs. Au travers des existences de ces multiples protagonistes, la culture, ivoirienne en particulier et africaine en général, nous est présentée avec beaucoup d'humour, parfois de gravité et appréhende des sujets aussi incontournables que le fossé croissant entre les pauvres et les riches, la condition de la femme, la polygamie, la famille, la sexualité, les espoirs d'un Eldorado français, etc. Tout ceci au coeur d'intrigues qui font la part belle au suspens et dans un langage imagé à mourir de rire qui mêle l'argot ivoirien (le nouchi) et le français, les langues locales et le langage de la rue.

Non seulement les quatre albums font quelque cent pages chacun mais sont en outre dotés du "bonus ivoirien" qui offre un petit lexique de nouchi, des recettes de plats traditionnels (kédjénou de poulet, soukouya, allocos...) ainsi que des astuces pour bien nouer son pagne ou rouler son tassaba (remuer son popotin) pour faire tomber les hommes à ses pieds.

Ce n'est pas pour rien que le premier tome s'est vu décerner le prix du 1er album au festival d'Angoulême en 2006 !

15:07 Écrit par charlotte sapin dans Bande dessinée, Culture, Littérature française, Littérature ivoirienne, Livre, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!