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Littérature irlandaise

  • Doux remèdes pour coeurs brisés de Cathy Kelly

    Editions Presses de la Cité / Pocket - 600 pagesdoux remèdes pour coeurs brisés.jpg

    Présentation de l'éditeur : Partie de la petite vile de Tamarin, en Irlande, Izzie a gagné New Yord où elle a monté sa propre agence de mannequins. Une vraie success story ! Ou presque : côté coeur, Izzie a eu la mauvaise idée de tomber amoureuse d'un homme marié... A Tamarin, sa tante Anneliese, elle, découvre qu'elle joue, à son insu, le rôle de la femme trompée. Réunie au cheve de Lily, la grand-mère d'Izzie gravement malade, les deux femmes puiseront dans sa sagesse le remède à leur coeur brisé.

    S'il est des lecteurs qui éprouvent parfois le besoin de lever le pied, toute lecture cessante, je dois confesser, pour ma part, que je reprends mon souffle au travers de ce que l'on appelle des lectures légères.

    Parce que j'avais particulièrement apprécié Les secrets de Summer Street pour leur frivolité subtile échappant à l'inconsistance trop souvent reprochée du genre, ni une, ni deux, j'ai opté pour la même auteur à l'occasion de ma nouvelle lecture-déconnexion.

    Pour l'évasion par la légèreté, aucun souci, on y est complètement. En revanche, il faut bien souligner que comparativement à ma précédente expérience d'avec l'auteur, le contenu ici est sensiblement plus falot. Je nuancerai donc en disant que Les secrets de Summer Street sont à la chick'litt' ce que Doux remèdes pour coeurs brisés est à la littérature de gare. Loin de moi l'idée de m'associer aux gaussements fats de lecteurs intellectualisants. Cette distinction nullement méprisante pour ces soit-disant sous-genres littéraires n'a pour seul but que de nuancer la teneur du contenu, histoire de se plonger dans la lecture en toute connaissance de cause.

    Je suis toujours un peu agacée du mépris affiché par certains liseurs pour telle ou telle sorte de littérature, jugées minables - ou inavouables car ne sous-estimons pas les fourbes qui aiment uniquement sous le manteau, incapables d'assumer. Un peu comme ces parents qui désespèrent de la lecture exclusive de bd/mangas par leur progéniture. Mais bouquiner des présupposées lectures indignes, n'est-ce pas lire avant tout ?

    Ici donc, Cathy Kelly offre un récit rafraîchissant, certes un peu fade et très convenu, mais j'ai parfaitement décroché et retrouvé mon souffle après des lectures nécessitant plus d'attention. Mission accomplie.

    Extrait :

    Simplement, certains jours, son esprit n'était plus qu'un nuage de peur, d'angoisse et de ténèbres. Elle ne savait pas pourquoi cela lui arrivait. C'était là, voilà tout.

  • Les secrets de Summer Street de Cathy Kelly

    secrets summer street.jpgEditions Presses de la Cité - 498 pages

    Présentation de l'éditeur : Dublin. Summer Street, une rue pimpante, des maisons bariolées. Tout ici respire la sérénité, la vie simple, les vraies valeurs. Cette petite maison de brique par exemple : elle abrite l'exemplaire famille Devlin - trente ans de vie commune, une réussite. Cette autre voit le retour au bercail de Maggie, beauté timide cachée derrière ses boucles rousses. Dans cette autre encore, Faye élève seule une ado qui se cherche. Trois maisons. Trois familles. Trois lourds secrets. Qui ne demandent qu'à être révélés...

    Le soleil, enfin. S'il est plus communément synonyme de petites robes, petites jupes, petits shorts, petits débardeurs, petites sandales, etc., il appelle en plus chez moi à une toute autre légèreté : celle de la littérature. Les premiers vrais rayons chauds me donnent envie de frivolité, de bons sentiments, d'ondes positives.

    Pour autant, hors de question de tomber dans le dégoulinant. Cathy Kelly, que je découvre ici, est en ce sens un parfait compromis. Une lecture facile-futile mais pas inconsistante dans la veine de la trilogie de Pancol. Bref, un petit plaisir tout féminin avec de jolies héroïnes toutes générations confondues qu'on dévore sans culpabilité.

    Extraits :

    - Regarder en arrière, c'est terrible. Avec le recul, il y a beaucoup de choses qu'on aurait dû faire ou ne pas faire. Mais c'est comme ça qu'on apprend pour la fois suivante.

    ...

    "Qu'est-ce que je peux faire ?" se demanda-t-elle à haute voix. On pouvait tout surmonter grâce à sa volonté. Elle avait oeuvré à le croire et aimait lire les récits de femmes qui avaient traversé un long tunnel de douleur pour ressortir grandies, plus fortes, intouchables. Elles faisaient partie du même club, exclusivement féminin. Un club qui s'appelait "J'ai cafouillé mais je suis toujours là !".

  • Muse de Joseph O'Connor

    muse.jpgEditions Phébus - 278 pages

    Présentation de l'éditeur : Elle était pauvre, irrévérencieuse, sensuelle, très belle et rebelle à toute autorité, sauf à celle du génie et de l’amour. Elle s’appelait Molly Allgood, elle fut une comédienne célèbre et elle eut pour amant l’un des plus fameux dramaturges irlandais, John Millington Synge. C’était en 1907. Elle avait dix-neuf ans, il en avait trente-sept. Il fut son Pygmalion, elle sa muse. Ils vécurent une passion sans borne. Mais leur différence sociale et religieuse, les conventions et l’austérité de la famille Synge, leurs amis même, tout et tous s’y opposèrent. Jamais ils ne purent se marier et Molly Allgood rompit avec l’homme de sa vie qui mourut peu après, en 1909, rongé par le bacille de Koch. Quarante-cinq ans plus tard, on retrouve l’ancienne actrice, réduite à la misère et hantant les rues de Londres par un matin brumeux. Peu à peu, les souvenirs resurgissent, comme l’amour et le désir pour ce Vagabond qui ne l’aura jamais quittée… De tous les romans de Joseph O’Connor, Muse est sûrement le plus grand, en tout cas le plus intense. À chaque page, le lecteur est ébloui, bouleversé. Voilà un livre forgé de lumière et d’airain.

    Voici un livre qui a fait du bruit à la rentrée littéraire de septembre 2011. Et je n'ai pas encore bien compris pourquoi. Si mes souvenirs sont bons, je ne suis pas allée au delà de la page 84. Impossible d'accrocher aux personnages. Malgré une pseudo-dynamique entre passé et présent, je me suis ennuyée, j'ai donc préféré abandonner. Décidément, jusqu'à présent, la littérature irlandaise peine à me convaincre...

    Extrait :

    L'existence est pleine de bienfaits. Ne serait-ce qu'être en vie ! Car les obstacles qui pèsent sur elle sont innombrables, insurmontables ; le simple fait d'y songer fait froid dans le dos. Les disparus sont si nombreux. Sans compter les milliards qui ne sont jamais nés. Aucun de nous ne devrait se trouver ici-bas. Pourtant nous sommes bien là. Et tout ceci constitue une aventure si belle, si étrange ; qui refuserait de s'y lancer, à part les fous, les écorchés ?

  • Rentrée littéraire : Breakfast on Pluto de Patrick McCabe

    breakfast on pluto.jpgAsphalte Editions - 201 pages

    Présentation de l'éditeur : Patrick, fils illégitime du curé de Tyreelin, est abandonné à la naissance. Très tôt, il comprend qu'il est une fille dans un corps de garçon : il ne tarde pas à se travestir et à se faire appeler Pussy... A la mort de son amant et protecteur, un politicien victime du conflit irlandais, Pussy part pour le swinging London, où elle recherche le bonheur et sa mère biologique, en se prostituant à Piccadilly Circus pour survivre. Mais sur la capitale anglaise plane aussi la menace du terrorisme irlandais, et Pussy, sans le vouloir, va se retrouver mêlée à un attentat à la bombe dans une discothèque... Un récit drôle et flamboyant, où la violence et la misère de l'Irlande des années 1970 côtoient les paillettes et le glamour, l'appétit de vivre et d'aimer malgré les hasards de l'histoire et de la nature.

    Abandon en page 79. Et je ne suis allée aussi loin que parce que je n'avais d'autre choix que de patienter une éternité dans la salle d'attente de l'IRM. Je n'ai pas du tout accroché au style ; car incontestablement il y a un style qui ne peut inspirer que des impressions très tranchées : on adore ou on déteste. Malheureusement pour l'auteur (et pour moi), je suis de la seconde classe. Le personnage déjanté, sa désinvolture, sa provocation, sa maladresse, son langage fleuri... Ce tout légèrement accumulatif n'a pas su me convaincre. Too much.

  • Shutter Island de Dennis Lehane et Christian de Metter

    Editions Casterman - 128 pagesshutter island.jpg

    Présentation de l'éditeur : Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island, se dresse un groupe de bâtiments d’allure austère. On dirait une forteresse. C’est un hôpital psychiatrique. Mais les pensionnaires d’Ashecliffe Hospital ne sont pas des patients ordinaires. Ils souffrent de graves troubles mentaux et ont tous commis des meurtres particulièrement horribles. D’où la présence de gardes armés sur l’île. Lorsque le ferry assurant la liaison entre Shutter Island et le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande du directeur de la prison-hôpital et du médecin chef, le docteur Cawley, car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Il s’agit d’une dangereuse schizophrène qui a tué ses trois enfants dans un moment de crise et demeure convaincue qu’ils sont vivants. Son évasion est inexplicable, elle semble s’être volatilisée. Comment a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur et franchir les barrages de sécurité ? Pour aller où ? L’île est totalement inhospitalière, bordée de falaises abruptes, baignée par de violents courants ; or, malgré les recherches entreprises sur place, Rachel n’a toujours pas été retrouvée. Daniels et Aule vont donc s’attaquer à une mission quasi impossible. Le seul indice dont ils disposent est une feuille de papier retrouvée sur le lit de Rachel Solando. On peut y lire une succession de chiffres et de lettres sans signification apparente. Est-ce l’œuvre incohérente d’une malade mentale ou ce cryptogramme recèle-t-il un message ? Ce n’est que l’une des nombreuses questions apparemment insolubles auxquelles vont se trouver confrontés les deux officiers. Sur Shutter Island les apparences sont trompeuses, chaque chose semble avoir une face cachée et Teddy Daniels se persuade vite qu’on ne lui dit pas toute la vérité. Quel rôle jouent exactement le docteur Cawley et son inquiétant collègue le docteur Naehring ? A quoi sert exactement le phare qui monte la garde au bout de l’île ? Lorsqu’un ouragan se lève, empêchant toute communication avec le monde extérieur, Teddy Daniels et Chuck Aule comprennent que même s’ils sont censés incarner la loi, ils sont, dans les faits, bel et bien prisonniers de cet îlot peuplé de dangereux psychopathes. Et pourtant, Teddy Daniels tient à cette mission par-dessus tout. Pour des raisons qui lui sont très personnelles.

    Du suspense, du mystère et de l’angoisse, pas étonnant que ce shocker, comme le définit son auteur, ait été adapté au cinéma. Les rebondissements incessants nécessitent des nerfs d'acier. Du vrai polar, du vrai roman noir.