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Littérature espagnole

  • Alter ego de P.-P. Renders, D. Lapière et M. Reynès

    Editions Dupuis

    Scénario : Pierre-Paul Renders & Denis Lapière

    Dessin : Mathieu Reynès, Benjamin Benéteau, Luca Erbetta, Efa, Emil Zuga

    Couleur : Albertine Ralenti

    Darius - 64 pages

    Camille - 64 pages

    Fouad - 64 pages

    Park - 64 pages - A paraître le 26 août 2011

    Noah - 64 pages - A paraître le 16 septembre 2011

    Jonas - 64 pages - A paraître le 7 octobre 2011

    Présentation de l'éditeur : L'Humanité est sous contrôle. Aux quatre coins du monde, six individus sont confrontés à une découverte scientifique d'une portée phénoménale. Sans le savoir, ils détiennent dorénavant notre liberté entre leurs mains.

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    Après avoir adoré Le Bar du vieux Français et Page noire, j'ai tendance à me précipiter sur les albums dont la couverture porte le nom de Denis Lapière. Une fois de plus, je n'ai pas été déçue - même si je n'aurai le fin mot de l'histoire que début octobre - avec ce thriller tentaculaire en six volets qui se lisent dans l'ordre choisi par le lecteur. Six albums, six protagonistes, une histoire commune. Une intrigue palpitante qui a le mérite de ne pas trop jouer sur les nerfs du lecteur puisque les six opus auront tous paru dans un timing de six mois.

    Cette fiction est parfaitement orchestrée et particulièrement captivante et angoissante dans la mesure où elle repose sur une réalité plus que probable, une potentialité scientifique à vous glacer le sang. La construction d'une trame du point de vue de chacun des protagonistes n'est pas sans me rappeler l'excellent film Go de Doug Liman que j'avais adoré dans mes vertes années et pose le postulat selon lequel une adaptation de cette série franco-belge serait une réussite. Six actes à ne pas manquer où appétit de pouvoir, santé publique et avancées technologiques ne font pas bon ménage.

  • Ken games de J. Robledo et M. Toledano

    Editions Dargaud

    Tome 1 - Pierre - 48 pages

    Tome 2 - Feuille - 48 pages

    Tome 3 - Ciseaux - 52 pages

    Présentation de l'éditeur : Pierre et T.J. sont amis depuis la fac. Pierre a du mal à joindre les deux bouts et passe son temps entre des petits boulots alimentaires, l'entraînement de boxe et la fac où il suit des études de mathématiques tant bien que mal. T.J., qui a une bonne situation au sein d'une banque, s'adonne de plus en plus à sa passion : le poker... Quant à Anne, sa copine, celle-ci enseigne et rêve d'écrire des romans pour enfants... Mais chacun dissimule une partie de sa vie inavouable dans un jeu de faux-semblants dangereux et déroutants... Toute vérité n'est pas toujours bonne à dire ! Ce polar nerveux et audacieux met en avant un des personnages dans chaque album. Une révélation.

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    Ce polar explosif, construit sous forme d'une trilogie machiavélique dont chaque tome est dédié à l'un des personnages, est pour le moins percutant. Tout y est : le graphisme, le suspens, l'originalité, l'émotion, l'action... En y ajoutant des thématiques séduitantes (le jeu, le sexe, le bluff, la violence...) et un rythme effréné, la recette est forcément celle d'un succès savamment orchestré à découvrir sans tarder.

    Cette série qui sort des sentiers battus confirme, en parallèle de la "pentalogie" En sautant dans le vide, le réel talent des auteurs bd espagnols à la plume si particulière. Ils savent incontestablement s'illustrer par un dessin exceptionnel et une gestion parfaite du scénario.

  • L'homme qui s'est perdu de Francesc Trabal

    A paraître le 2 mars 2011l'homme qui s'est perdu.jpg

    Editions Autrement - 190 pages

    Présentation de l'éditeur : Lluís Frederic Picàbia, jeune bourgeois barcelonais, voit sa vie basculer le jour où sa fiancée le quitte. Il décide alors de faire de la perte un mode de vie qui le mène de New York à Paris en passant par la Chine et le Caucase. Une véritable entreprise voit le jour, des associés sont recrutés... Au milieu de cent autres aventures ahurissantes et absurdes, disparaissent la Couronne de Suède, des tableaux de Miró et une jolie secrétaire... qu'on retrouve. Au fil des années à orchestrer des disparitions, c'est bientôt Picàbia lui-même qui signera sa propre perte.

    Abandon en page 56. Parce qu'en perdant l'étui à cigarettes offert par son ex et en passant trois mois à retourner ciel et terre pour le retrouver, Lluís a réussi, si ce n'est à redonner un sens à sa vie, du moins à faire passer le temps sans s'engluer dans son désespoir, il décide de perdre des tas de choses, de les rechercher et de les retrouver. Au-delà de l'absurdité de la réaction du personnage, l'écriture n'est pas entraînante. Sans intérêt.

  • En sautant dans le vide de Man

    Editions Dargaud

    Tome 1 - Le premier pas - 64 pages

    Tome 2 - L'orage approche - 64 pages

    Tome 3 - La dette - 64 pages

    Tome 4 - Quand tout s'écroule - 64 pages

    Tome 5 - Le dernier pas - 62 pages

    Présentation de l'éditeur : Trois copains. Deux mecs et une fille. Leur passe-temps favori ? Grimper sur les bâtiments et sauter d'immeuble en immeuble. Raul pratique la boxe, et Edu dessine. Tous deux sont amoureux de Luna. Luna, qui change de petit ami comme de tatouage, les fait tourner autour de son petit doigt. Mais c'est des poings qu'elle joue le mieux dès qu'il s'agit de se défendre. En boîte avec Raul et Edu, elle se fait allumer par des voyous, le genre à qui on ne la fait pas. Mais c'est mal connaître Luna qui donne à leur chef une bonne leçon, genre juste en dessous de la ceinture. Les mecs s'enfuient, en jurant de se venger. Ce n'est pas son jour, ou plutôt sa nuit, au chef. À peine s'est-il fait virer de la boîte qu'il assiste, caché derrière un store, à l'assassinat de son cousin Ramiro, trafiquant de drogue. Alors, quelques jours plus tard, quand il repère Raul et Luna en train de sauter par-dessus les immeubles, il voit rouge et, toujours flanqué de ses deux potes, il les prend en chasse... Il est bien loin, le temps où nos trois jeunes amis barcelonais, inséparables, passaient leur temps à sauter les obstacles de la ville. Ils se retrouvent à présent enlisés chacun dans leur histoire respective, frisant la mort pour des erreurs de jeunesse ou des mauvaises relations... Attention : adrénaline à haute dose.

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    Quelle "pentalogie" décoiffante ! Avec cette série au look manga, l'espagnol Manolo Carot prouve aux Japonais, si besoin était, qu'il n'a rien à leur envier. Graphisme dynamique, violence, scénario implacable, justesse des personnages, univers ultracontemporain... Tout est parfait et ce tout au long des cinq tomes. Violence et suspens sont traités graduellement, de main de maître, jusqu'à leur paroxysme. J'imagine que ceux qui, contrairement à moi, n'ont pas découvert cette série une fois achevée ont dû trépigner pour connaître, enfin, le dénouement. Je me réjouis d'avoir pu l'avaler d'une traite.

    Cette histoire nous montre comment une comédie urbaine peut virer à la tragédie mais nous démontre surtout la puissance de l'amitié. C'est un peu une fleur bleue qui pousse dans le béton, de l'hypermoderne sur fond de violon. Ma-gni-fique !  

  • L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

    Editions Grasset - 637 pageszafon.jpg

    Quatrième de couv' : Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, "ville des prodiges" marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y "adopter" un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets "enterrés dans l'âme de la ville" : L'Ombre du vent.

    Difficile de ne pas être subjugué par ce chef d'oeuvre. L'intrigue parfaite est agrémentée d'une richesse lexicale exceptionnelle et d'une infinie poésie, véritable pied de nez aux ténébres fantastiques de la trame et aux sombres âmes des mystérieux protagonistes. La tendresse se mêle à la haine. La joie à la peine. La littérature à la vie. Non seulement le talentueux narrateur vous emmène là où vous n'auriez jamais envisagé aller mais de surcroît, le roman se déroule jusqu'à son paroxysme non pas tel que vous l'auriez souhaité mais tel que vous n'auriez jamais souhaiter l'imaginer ou tel que vous n'auriez jamais imaginé le souhaiter. Tenter d'en dire plus ne serait que faire affront à l'indicible talent que je suis ravie de compter parmi mes références littéraires.

    En un mot : lisez-le. Ceci n'est pas une exhortation à lire ce bijou littéraire mais une recommandation faite avec ferveur.