31.10.2008

A portée d'Art

Que les pseudo-omniscients qui n'ont jamais ressenti l'envie de briller en société grâce à leurs connaissances ou jalousé l'érudition de leur voisin de table me jettent la première encyclopédie et nous laisse entre gens de peu de cognition.

Pour les autres - incultes ou modestes -, terminée la tête de cochon, devenez la tête de l'art !

Désormais, pour se la raconter lors des mondanités - et s'enrichir avant tout -, A Portée d'Art organise dans douze villes* de France des cours de culture générale artistique, de la musique classique au rock en passant par le jazz, la peinture, le cinéma ou la photographie. Les sessions, en demi-journée (69 €) ou week-end (199 €), prennent le parti d'être ludiques, à mille lieues des cours magistraux et autres interminables documentations que nous aurions écoutés ou lues si nous avions apprécié ces méthodes ; auquel cas nous n'aurions nul besoin de combler quelque carence culturelle que ce soit.

Bon certes, ce n'est pas tout à fait donné, mais après tout, ne dit-on pas qu'on ne compte pas quand on aime... se la raconter ? Au pire, faites vous offrir un chèque cadeau, valable dans tous les cours et dans toutes les villes. A noter que ce chèque cadeau est directement imprimable de chez soi, ce qui est bon à savoir en cas de nécessité de dernière minute - même si je dois bien avouer que pour ma part, je serais passablement vexée de me faire offrir ce type de présent sans l'avoir demandé...

Join the crop circle !

* Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse

www.aporteedart.fr

Harry Potter 8, 9 et 10 de J.K. Rowling

Bien.

Maintenant que j'ai rameuté tous les fanatiques du plus célèbre des sorciers, je peux le dire très honnêtement : il n'y aura pas - en tout cas pas que je sache - de suite aux sept tomes déjà parus.

Mais.

Il existe deux petits livres à ajouter à la collection et bientôt un troisième, de la même auteur malgré les apparences et qui se lisent avec le même plaisir que l'heptalogie :

Le Quidditch à travers les âges de Kennilworthy Whisp

quidditch.jpgEditions Gallimard Jeunesse en collaboration avec Whizz Hard Books - 129b, chemin de Traverse - Londres

Quatrième de couv' : S'il vous est jamais arrivé de vous demander quelle est l'origine du Vif d'or, comment les Cognards sont apparus ou pourquoi les Wigtown Wanderrers portent l'image d'un couteau de boucher sur leurs robes, vous devez lire Le Quidditch à travers les âges. Cette édition limitée est la reproduction exacte du volume conservé à la bibliothèque de Poudlard où il est consulté presque chaque jour par les fanatiques de Quidditch. Le produit de la vente de ce livre sera intégralement reversé à l'organisation caritative anglaise Comic Relief qui utilisera les sommes recueillies pour aider les enfants des pays les plus pauvres et leur assurer de meilleures conditions d'existence - une action encore plus importante et plus extraordinaire que la capture du Vif d'or en trois secondes et demie par Roderick Plumpton en 1921. Albus Dumbledore

Les animaux fantastiques de Newt Scamander

Editions Gallimard Jeunesse en collaboration avec Obscurus Books - 18a, chemin de Traverse - Londresanimaux fantastiques.jpg

Quatrième de couv' : Il est rare qu'une maison de sorciers ne compte pas dans sa bibliothèque un exemplaire des Animaux fantastiques. Désormais, et pour une période limitée dans le temps, les Moldus vont avoir à leur tour la possibilité d'apprendre où vit le Quintaped, ce que mange le Puffskein et pourquoi il vaut mieux ne pas laisser dans le jardin une soucoupe de lait destinée à un Knarl... Le produit de la vente de ce livre sera entièrement versé à l'organisation humanitaire Comic Relief, ce qui signifie ques les francs, les euros ou les Gallions que vous dépenserez pour l'acheter auront un pouvoir magique plus grand encore que celui des sorciers. Si vous pensez que ce n'est pas une raison suffisante pour faire l'effort de dépenser un peu de votre argent, j'espère que le jour où vous vous ferez attaquer par une Manticore, des sorciers plus charitables passeront par là et se porteront à votre secours. Albus Dumbledore

Les Contes de Beedle le Barde - à paraître le 4 décembre

30.10.2008

L'éveil d'essence

Comme nous l'avons précédemment évoqué, l'homme a mal tourné - depuis le néolithique au bas mot.

Ainsi, sous couvert d'intelligence, de conscience, de supériorité de la pensée, de découverte ou encore d'évolution (et non pas de progrès, nuance), l'homme a réussi l'exploit de devenir le seul animal à détruire son milieu naturel. L'on comprend mieux la nécessité, plutôt que de nourrir et/ou soigner chaque habitant de la Terre, de dépenser des millions si ce n'est des milliards, dans la conquête de l'espace, à la recherche d'une nouvelle planète à saccager, dont seule la raclure la plus riche et la plus immorale foulera le sol. Ne peut-on d'ailleurs pas imaginer, dans un cynisme sans limite, que l'amibe initiale dont descend l'homme est la partie congrue d'une civilisation ayant déjà migré pour cause de dévastation de son environnement ?

De l'art du parasitisme...

Heureusement, dans son infinie grandeur, Dame Nature a réussi le défi inimaginable de faire revenir sur le droit chemin, enfin plus exactement au commencement d'une longue route, une partie des descendants de raclure d'amibe dans l'espoir que la bonne conscience de ces rescapés moraux à l'humanité humaine et non économique les poussera à s'y engager - ou non. Un peu comme un bébé dont on stimule l'odorat, l'ouïe, le toucher, la vue, le goût ou encore le comportement social. Sauf qu'en l'occurrence, cet apprentissage, cet éveil des sens concerne la conscience de l'homme. L'homme aura-t-il ce sursaut indispensable qui, plus que de sauver la vie sur Terre, nous prouvera qu'il n'est pas complètement con ?

Ceci est une autre histoire dont l'auteur n'a pas encore décidé qu'elle finirait bien. En attendant, nous pouvons nous réjouir de l'action de rescapés moraux ci-avant présentés.

Par exemple, Proléa. Cette filière française des Huiles et Protéines Végétales a mis au point le Diester® (contraction de Diesel et Ester), carburant renouvelable ou biocarburant élaboré à partir d'oléagineux (colza, tournesol) et se substituant au gazole donc uniquement destiné aux véhicules diesel. Le parc de véhicules français étant majoritairement diesel, l'intérêt de cette énergie issue de la biomasse n'en est que renforcé. Non seulement le Diester® contribue dans le cadre du Plan biocarburant national à atteindre les objectifs européens de lutte contre le réchauffement climatique, mais en plus il n'entraîne pas la déforestation grâce à l'utilisation raisonnée des terres agricoles françaises, il ne provoque pas une montée du prix des céréales comme le bioéthanol puisqu'il n'est pas produit à partir de celles-ci mais d'oléagineux et il ne risque pas de créer une crise alimentaire puisqu'il ne met pas en concurrence les surfaces nourricières et énergétiques ; mieux que ça, le Diester® produit de l'alimentaire : pour chaque litre élaboré, on fabrique simultanément 1,5 kg de protéines végétales utilisées pour nourrir les animaux d'élevage qui produisent viande, oeufs et lait.

Rock and roll on Diester® !

http://www.faiteslepleindavenir.com

29.10.2008

Chronique familiale #1

Comme le chantait Maxime Le Forestier, on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille. Ce à quoi j'ajouterais : pas plus que sa belle-famille.

Illustration parfaite, un jour d'antan, ma famille m'a tuer, pour reprendre l'orthographe de Ghislaine Marchal. Mais ça, je l'ai déjà raconté. famille.jpgPar ailleurs, ce ne fut pas l'unique fois de ma vie de fille, de soeur, de nièce, de tante... que je fus crucifiée sur l'autel du sang, comme nous le développerons progressivement au fil de cette nouvelle chronique. Mais aujourd'hui dans ma ligne de mire : la belle-famille.

Car comment inaugurer ces mémoires un peu vachardes en ne parlant pas de la famille bis pour laquelle nous sommes définitivement moins indulgents rapport aux non patrimoine génétique et non passé affectif communs.

Ainsi, un jour, j'ai connu un garçon - nous l'appellerons Le Garçon - dont la famille habitait loin. Très loin. De fait, les rencontres des différents membres de cette tribu étaient bien rares. Mais pas inexistantes. Et c'est lors de l'une d'elles que Le Garçon dut subir un examen médical pénible - pour ne rien cacher une coloscopie.

Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler de cette pratique, il s'agit de l'examen visuel par sonde du côlon également appelé endoscopie digestive. En clair, c'est une exploration par caméra du rectum et de tout le gros intestin, qui se pratique en France sous anesthésie générale. Pour obtenir un "film" de qualité, le patient doit se préparer minutieusement dès la veille en buvant des litres d'une potion peu ragoûtante pour ne pas dire vomitive et permettant l'évacuation de toutes les matières fécales par diarrhée. D'aucuns nous reprocheront notre présente précision chirurgicale, mais elle est bien légitime en la matière.

Comme tout un chacun s'en doute, c'est le genre d'événement que l'on préfère classer bien volontiers dans les moments de solitude, au sens premier du terme. Mais en l'occurrence, Le Garçon partageait momentanément son micro studio avec deux membres de sa famille, justement de passage à ce moment-là et souhaitant faire l'économie - un peu pingre pour le coup, moi ce que j'en dis... - d'une chambre d'hôtel. Naturellement, dans moins de vingt mètres carrés, que tu sois sur le lit, devant la télé, en train de cuisiner ou aux toilettes, tu es passablement au même endroit. Souhaitant se vider les entrailles en paix, Le Garçon dut demander, puisque ça ne traversait manifestement pas l'esprit de ses hôtes, d'obtenir trois ou quatre heures de tranquilité en sa demeure - là où j'aurais d'ores et déjà déclaré froidement "dégagez !" en claquant la porte. Et les invités de décréter, dans une finesse psychologique pour le moins étonnante, que ça ne les dérangeait pas de supporter "le bruit".

Pour faire court, Le Garçon en a chié.

Le lendemain, j'emmène Le Garçon à la clinique dont le personnel me notifie la nécessité de venir récupérer le patient et le surveiller en post-op'. Je reviens donc quelques heures après et embarque chez moi Le Garçon shooté à l'anesthésie et amputé de deux polypes.

A ce stade, il est bon de préciser que les complications d'une coloscopie sont exceptionnelles, telle que l'hémorragie en cas de biopsie ou d'ablation de polype (moins de 0,5 %).

S'il était besoin de préciser, je dirais que Le Garçon a fait une hémorragie sur mes chiottes.

Retour à la clinique où Le Garçon est réembarqué d'office au bloc. Et moi de patienter pendant des heures en salle d'attente.

Le soir.

Un vendredi soir.

Seule.

Et la famille en squat de se la couler douce chez Le Garçon.

Je me démène malgré tout pour les joindre, les informer de l'état de santé du Garçon, leur préciser qu'il est hospitalisé pour la nuit et que je passe les prendre à l'appartement du Garçon le lendemain à onze heures afin que nous allions le récupérer ensemble.

Après une nuit peu reposante - notons que j'avais du gérer une situation angoissante en contenant mon stress pour ne pas rendre le Garçon, hypocondriaque notoire évidemment pessimiste sur son pronostic vital, complètement hystérique -, je me rendis à l'appartement du Garçon bien plus tôt que prévu, n'y tenant plus.

C'est donc à 10h15 au lieu des onze annoncées que je cueillais ma belle-famille sur le seuil, s'en allant sans scrupules jouer le soutien familial sans m'attendre. D'un air un peu pincé, je signifiais qu'il serait extrêmement courtois de me rouvrir la porte afin que je prenne des affaires de toilette et de rechange pour Le Garçon, puisqu'elles n'y avaient manifestement pas pensé.

Après tout ça, le coup de grâce m'a été porté sur le chemin de la clinique où les membres de la famille du Garçon se sont gargarisés d'auto-congratulations, se félicitant que tout ceci soit arrivé pendant qu'ils étaient là.

Ben ça c'est sûr, hein, heureusement qu'on peut toujours compter sur la famille !

The Women City ou le Web-dorado féminin

Dans un monde idéal, les hommes ne seraient pas le fruit de sociétés millénaires établies par eux-mêmes et basées entre autres sur l'asservissement féminin avec tout ce que cela implique : discrimination, prédation, etc - ndlr : nos lecteurs ne sont évidemment plus de ceux-là...

Dans un monde idéal, sachant que les hommes sont incapables d'opérer une révolution complète de leur système ancestral de pensée - ndlr : cet hyper conditionnement est le fait de leurs aïeux ; la faute n'étant pas héritable, nous les excuserons volontiers... l'espace d'un instant -, les femmes seraient solidaires.

Mais loin le temps des Amazones... Cela dit, grand bien nous en fasse, eut égard pour notre sein droit que tout un chacun se plaît à voir, n'en déplaise à Molière. Et pour notre, accordons-le, attachement - et non enchaînement - au sexe masculin.

Lors même que nous nous avérons incapables de sombrer dans un féminisme extrémiste nous incitant à vivre en civilisation exclusivement féminine, tout simplement parce que nous sommes des êtres raisonnables - et dépendants, donc -, nous, femmes, nous affranchissons de la domination via la virtualité communautaire. Un réseau de contestataires en somme.

Mesdames et mesdames, soyez les bienvenues dans Thewomencity.

Mais quid de cette terre promise en ligne ? Et bien tout simplement au même titre que ces messieurs pouvaient se réunir entre eux à l'occasion d'une partie de Gentlemen Only Ladies Forbidden (quelqu'un de l'assistance peut-il me confirmer cette légende patronymique ?), les femmes peuvent désormais également partager une passion commune. En revanche, nous n'usons point, à l'instar de nos moitiés, de ce privilège pour taper dans la baballe. Nous ne sommes pas superficielles.

Non, nous, nous nous regroupons en communauté de shopping. Vous voyez bien que nous ne faisons pas mumuse chez ces dames, nous créons des enjeux économiques, nous ! En clair, c'est un principe de mutualisation des achats chez nos marchands on line habituels : nous disposons chacune d'un compte fidélité, le Fidelicity et avec le système de Cashback, plus nous sommes nombreuses à acheter, plus les marchands reversent de l'argent à la communauté et plus nous touchons de l'argent sur notre compte (jusqu'à 30 % remboursés).

Mais ce n'est pas seulement un espace de craquage financier avec compte fidélité, codes promos, comparateur de prix et alertes sur ventes privées. The Women City, c'est également un réseau social de proximité avec une application pour tout trouver près de chez soi et des tonnes de petites annonces. Et c'est plein de contenus tout pile ce qu'il nous faut avec le magazine L'esprit City consacré à la mode, la beauté, le couple, les enfants... et un espace détente loto/goodies/forum.

Pour acheter malin, payer moins cher, gagner d’argent en achetant entre copines, lire du magazine de minette sans participer à la déforestation, se faire plein de copines pour dire plein de mal des mecs ou partager ses expériences, il suffit de s'inscrire gratuitement en quelques clics sur http://www.thewomencity.com. Go, go, go les filles !

¡No pasarán!

thewomencity

21.10.2008

Et le bébé était cuit à point de Mary Dollinger

bébé.jpgJacques André éditeur - 61 pages

Quatrième de couv' : Blanche, sous l'emprise d'une mère indigne et d'un prince qui se veut charmant, travaille dans une entreprise agro-alimentaire dirigée par un ogre. Sa vie est morne, la solitude la ronge. Puis elle croise un chat, botté, et tout devient possible. Lorsque vous aurez lu ce court roman, vous ne porterez plus le même regard sur les chats en général, et le vôtre en particulier. Un conte cruel, écrit par une humoriste à l'anglaise mais d'une tendresse toute française, qui vous rappellera ce qui s'est toujours raconté depuis la nuit des temps : les hommes et les femmes s'aiment, mais ne savent ni le montrer ni le démontrer. Quand au bébé, sa cuisson reste une affaire bien délicate.

Après m'avoir gentiment fait parvenir ses deux premiers romans Au secours Mrs Dalloway et Journal désespéré d'un écrivain raté, Mary Dollinger m'a envoyé son petit numéro trois. J'aurais aimé pouvoir en faire une critique parfaite. Malheureusement, je ne peux que m'extasier sur le style et les multiples interrogations post-lecture qui ont le mérite d'être bien loin de l'indifférence. Car entre relation complexe mère-fille, symbolique de la castration et félinité mystique, je dois bien avouer qu'à l'instar d'Endiablade de Mikhaïl Boulgakov et de La course au mouton sauvage d'Haruki Murakami, des clés m'échappent, me donnant la nette impression d'atteindre les limites de mon intelligence.

Je ne peux que me réjouir du fait que, d'une manière que je n'avais pas a priori envisagée, je vais contribuer malgré tout au plaisir de l'auteur et de ses lecteurs plus érudits que moi. Alphonse Allais ne disait-il pas :

Il faut être trois pour apprécier une bonne histoire : un pour la raconter bien, un pour la goûter et un pour ne pas la comprendre. Car le plaisir des deux premiers est doublé par l'incompréhension du troisième.

Mary, si tu veux bien me pardonner et me faire part de tes éclairages, je les attends avidement.

18.10.2008

Chronique féministe #4

Extrait d'un manuel catholique d'économie domestique pour les femmes, publié en 1960, incontestablement écrit par des hommes... :féminisme2.jpg

Vous vous êtes mariée dans Dieu et les hommes.

Vous devez être à la hauteur de votre mission.

LE SOIR QUAND IL RENTRE

Préparez les choses à l'avance afin qu'un délicieux repas l'attende. C'est un façon de lui faire savoir que vous avez pensé à lui et que vous vous souciez de ses besoins.

SOYEZ PRÊTE

Prenez quinze minutes pour vous reposer afin d'être détendue. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail. Sa dure journée a besoin d'être égayée, c'est un de vos devoirs de faire en sorte qu'elle le soit. Votre mari aura le sentiment d'avoir atteint un havre de repos et d'ordre et cela vous rendra également heureuse.

En définitive, veillez à son confort vous procurera une immense satisfaction personnelle.

REDUISEZ TOUS LES BRUITS AU MAXIMUM

Au moment de son arrivée, éliminez tous les bruits de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur. Encouragez les enfants à être calmes. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre désir de lui plaire.

ECOUTEZ-LE

Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n'est pas le moment opportun. Laissez-le parler d'abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres.

NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS S'IL RENTRE TARD

Ou sort pour dîner ou pour aller dans d'autres lieux de divertissement sans vous.

NE L'ACCUEILLEZ PAS AVEC VOS PLAINTES ET VOS PROBLEMES

Installez-le confortablement. Proposez-lui de se détendre dans une chaise confortable ou d'aller s'étendre dans la chambre à coucher. Parlez d'une voix douce, apaisante. Ne lui posez pas de questions et ne remettez jamais en cause son jugement ou son intégrité. Souvenez-vous qu'il est le maître du foyer et qu'en tant que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté.

LORSQU'IL A FINI DE SOUPER, DEBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA VAISSELLE

Si votre mari propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et, après une longue journée de labeur, il n'a nul besoin de travail supplémentaire. Encouragez-le à se livrer à ses passe-temps favoris et montrez vous intéressée sans toutefois donner l'impression d'empiéter sur son domaine. Faites en sorte de ne pas l'ennuyer en lui parlant car les centres d'intérêt des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes.

Une fois que vous vous êtes tous les deux retirés dans la chambre, préparez-vous à vous mettre au lit promptement.

ASSUREZ-VOUS D'ÊTRE A VOTRE MEILLEUR AVANTAGE EN ALLANT VOUS COUCHER

Essayez d'avoir une apparence qui soit avenante sans être aguicheuse. Si vous devez vous appliquer de la crème ou mettre des bigoudis, attendez son sommeil car cela pourrait le choquer de s'endormir sur un tel spectacle.

EN CE QUI CONCERNE LES RELATIONS INTIMES AVEC VOTRE MARI

Il est important de vous rappeler vos voeux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. S'il estime qu'il a besoin de dormir immédiatement, qu'il en soit ainsi. En toute chose, soyez guidée par ses désirs et ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.

SI VOTRE MARI SUGGERE L'ACCOUPLEMENT

Acceptez alors avec humilité tout en gardant à l'esprit que le plaisir de l'homme est plus important que celui d'une femme. Lorsqu'il atteint l'orgasme, un petit gémissement de votre part l'encouragera et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme de plaisir que vous ayez pu avoir.

SI VOTRE MARI SUGGERE UNE QUELCONQUE DES PRATIQUES MOINS COURANTES

Montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez un éventuel manque d'enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari s'endormira alors rapidement : ajustez vos vêtements, rafraîchissez-vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux.

VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE REVEIL

Afin d'être debout peu de temps avant lui, le matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition lorsqu'il se réveillera.

17.10.2008

Femmes dans les arts d'Afrique au musée Dapper

Présentation de l'exposition :

Figures debout, agenouillées, assises, parfois accompagnées d'un enfant posé sur les genoux, porté sur la hanche ou dans le dos, les femmes sont fortement valorisées dans les arts africains.

jumeaux.jpgDe la naissance au plus grand âge, en passant par les étapes obligées du mariage et de la mise au monde de nombreux enfants, les femmes occupaient en Afrique - et occupent souvent encore dans les sociétés villageoises - une place très particulière. Celle-ci reflète souvent une ambivalence marquée par une présence affirmée au sein de l'espace privé, celui de la famille, ou un effacement dans la sphère communautaire qui réunit les membres du clan.

A travers près de cent cinquante oeuvres, dont beaucoup sont exceptionnelles, la nouvelle exposition du musée Dapper met l'accent sur l'étonnante diversité des représentations féminines. Celles-ci, principalement réalisées par des hommes (sculpteurs, forgerons), traduisent la dimension plurielle des conditions et des statuts dévolus aux femmes. Nécessaires et obligatoires, les pratiques culturelles conduites lors des initiations et des cérémonies marquent les moments forts des cycles de vie. Les oeuvres, qui subliment tout particulièrement la grossesse et la maternité, révèlent, tant par l'ornementation que par la gestuelle, le vécu des femmes.essamba.jpg

De ce lieu de culture au cadre absolument ex-cep-tio-nnel, je retiens particulièrement le somptueux travail à l'argentique de la photographe camerounaise Angèle Etoundi Essamba à laquelle le musée Dapper a offert ses cymaises en ouverture de l'exposition (ci-contre, Les Amazones, Série "Noirs", 2002). Au coeur de la position duelle de la femme africaine et des rites cruels qui jalonnent encore aujourd'hui sa vie (scarification, excision, infibulation), je garde la vision complémentaire et égalitaire qu'en ont les Yorubas du Nigéria.

Seul petit bémol : de nombreuses régions d'Afrique représentées, un nombre encore plus grand d'ethnies évoquées... Au final, complexité, embrouillamini et mémorisation proche de ground zero. Suggestion : des expositions consacrées à une seule région et ses différentes ethnies ou à une seule ethnie dans ses différentes régions.

Musée Dapper
35 bis, rue Paul Valéry - Paris 16
Tél. : 01 45 00 91 75

M° Victor Hugo, Charles de Gaulle-Etoile ou Kléber

Jusqu'au 12 juillet 2009, tous les jours sauf le mardi de 11 h à 19 h.

www.dapper.com

Pub gonflées : les pneumatiques s'y mettent

Parmi les différents ressorts créatifs visant à élaborer un support publicitaire sachant séduire la cible, nous trouvons la provoc'.

Tout a commencé en 1981 avec l'afficheur Avenir qui, souhaitant étayer son slogan "Avenir, l'afficheur qui tient ses promesses", avait mis en place une campagne teasing pour le moins inédite à l'époque. Ainsi, le public avait pu découvrir fin août sur les panneaux publicitaires de France et de Navarre, qui avec amusement, qui avec indignation, mais tous avec impatience, la photo de Myriam, jolie jeune femme en bikini sur fond de plage. La jeune femme déclarait "le 2 septembre, j'enlève le haut", sans autre indication. Le 2 septembre, affiche similaire à ceci près que Myriam dévoilait sa poitrine, ayant effectivement ôté le haut de son maillot de bain et déclarait "le 4 septembre, j'enlève le bas". L'effervescence à son comble pendant deux jours interminables, le public avait pu découvrir, comme promis puisque c'était le fond du message, Myriam, nue... mais de dos.

Depuis, la provoc' a fait du chemin, dans tous les styles. Mais dans le registre osé, nous avons pu observer, il y quelques années, la campagne Télémarket.fr avec ses slogans "marre de se taper des queues", "la queue ça va 5 minutes" et "des queues j'en ai assez vu". Pour les files d'attentes dans les supermarchés, donc.

Plus récemment, 321auto.com s'est illustré dans les couloirs du métro avec ses accroches "j'astique la mienne tous les matins", "celle de mon mari ne tombe jamais en panne, c'est agréable...", "mon mari en a une trop grosse pour ce qu'on en fait", "j'en ai une petite mais ma femme l'adore", "la mienne démarre difficilement, mais une fois chaude...". Le sujet étant la voiture, n'est-ce pas.

Aujourd'hui, ce sont les pneus allemands Fulda qui s'illustrent au travers d'une campagne de marketing viral aux vidéos pour le moins décalées. Le but ? Attirer l'attention des automobilistes sur le rapport qualité-prix de ses gammes de pneumatiques en faisant le parallèle entre le plaisir d'avoir fait un achat intelligent - potentiel kilométrique, optimisation de la consommation de carburant, tenue de route, prix ultra compétitifs... - et d'autres plaisirs plus intimes.

 

Efficace or not ?

Je trouve personnellement qu'outre une facilité conceptuelle quelque peu réductrice pour le public - et la profession de créa -, ce type de communication n'est guère efficace dans le sens où tout un chacun mémorise les phrases choc mais rarement le nom de l'annonceur. L'on peut également se poser la question de l'exposition des jeunes publics mais en l'occurrence, l'innocence est sauve si tant est que les parents surveillent la navigation internet de leurs rejetons. En définitive, ce type de campagnes coup de poing n'a de véritable efficacité que parce qu'elle permet d'acquérir une visibilité massive à un instant t mais qui doit impérativement être utilisée pour une campagne plus sérieuse qui ancrera durablement le nom de la marque dans l'esprit des consommateurs.

Be provocative ! But intelligently...

Article sponsorisé

16.10.2008

La valse lente des tortues de Katherine Pancol

Editions Albin Michel - 673 pagestortues.jpg

Quatrième de couv' : Ce livre est une bourrasque de vie... Un baiser brûlant du seul qu'on ne doit pas embrasser. Deux bras qui enlacent ou qui tuent. Un homme inquiétant, mais si charmant. Une femme qui tremble et qui espère ardemment... Un homme qui ment si savamment. Une femme qui croit mener la danse, mais passe son tour. Des adolescents plus avertis que les grands... Un homme qui joue les revenants. Un père, là-haut dans les étoiles, qui murmure à l'oreille de sa fille... Un chien si laid qu'on s'écarte sur son passage. Des personnages qui avancent obstinément comme des petites tortues entêtées qui apprendraient à danser lentement, lentement dans un monde trop rapide, trop violent...

Suite de Les yeux jaunes des crocodiles, ce roman peut néanmoins être lu indépendamment du premier tome. Comme pour toute oeuvre reposant sur ce concept - à l'instar de la tribu Malaussène de Pennac -, je ne saurais trop conseiller de s'en tenir à l'ordre de la série. Non seulement pour éviter les inévitables "pertes" malgré l'indépendance des opus mais du surcroît parce qu'en la matière, le numéro deux de Katherine Pancol pâtit quelque peu du syndrôme de la suite. En conclusion, soit on lit tout dans l'ordre et on ne rate rien, soit on se contente d'un seul volet mais de préférence le premier. A noter l'incroyable faculté de l'auteur à coller à la réalité, à pousser l'identification du lecteur jusqu'à son paroxysme grâce à un style hyper-réaliste extrêmement fluide.

Extraits :

Et qu'est-ce qu'on fait quand l'amour creuse un trou dans le coeur, un trou tellement gros qu'on dirait un trou d'obus, tellement énorme qu'on pourrait voir le ciel à travers ? se demandait Joséphine en allant retrouver Luca. Qui pourra me dire ce qu'il ressent pour moi ? Je n'ose pas lui dire "je vous aime", j'ai peur que ce ne soit un trop grand mot. Je sais bien que dans mes "je vous aime", il y a un "m'aimez-vous ?", que je n'ose pas prononcer de peur qu'il ne s'éloigne les mains dans les poches de son duffle-coat. Une femme amoureuse est-elle forcément une femme inquiète, douloureuse ?

...

L'émotion était un luxe qu'elle ne pouvait s'offrir. A chaque fois qu'elle était sur le point de succomber, elle bloquait tout. Clic, clac, elle fermait les écoutilles. Et ainsi, elle continuait à être de bon conseil pour elle-même. Elle restait sa meilleure amie. C'est le problème avec les émotions, elles vous torpillent. Vous éparpillent en mille morceaux. Vous tombez amoureuse et, tout à coup vous vous trouvez trop grosse, trop maigre, trop petits seins, trop gros seins, trop grosse, trop maigre, trop petits seins, trop gros seins, trops basse sur pattes, trop haute sur pattes, trop grand nez, trop petite bouche, dents jaunes, cheveux gras, stupide, ricanante, collante, ignare, moulin à paroles, muette. Vous n'êtes plus votre meilleure amie.

...

- Plus ça va, moins je les comprends...

- Tu parles à la femme ou à la mère ? demanda Shirley.

- Les femmes sont si... pragmatiques ! Vous pensez aux détails, vous avancez mues par une logique implacable, vous or-ga-ni-sez votre vie ! Pourquoi est-ce que je ne rencontre que des filles qui savent exactement où elles veulent aller, ce qu'elles veulent faire, comment elles vont le faire... Faire, faire, faire ! Elles n'ont que ce mot à la bouche !

- Peut-être parce qu'on est dans la matière tout le temps. On pétrit, on lave, on repasse, on coud, on cuisine, on récure ou on se défend contre les mains baladeuses des hommes ! On ne rêve pas, on fait !

- Nous aussi, on fait...

- Pas pareil ! A quatorze ans, on a nos règles et on n'a pas le choix. On "fait" avec. A dix-huit, on comprend très vite qu'il va falloir se battre deux fois plus qu'un homme, faire deux fois plus de choses si on veut exister. Ensuite, on "fait" des bébés, on les porte pendant neuf mois, ils nous donnent le mal de mer, des coups de pieds, ils nous déchirent en arrivant au monde, encore des détails pratiques ! Puis, il faut les laver, les nourrir, les habiller, les peser, leur beurrer les fessiers. On "fait" sans se poser de questions et on "fait" le reste en plus. Les heures de travail et la danse du ventre pour l'Homme, le soir. On est sans arrêt en train de "faire", rares sont les filles qui vivent dans les étoiles, le nez en l'air. Vous, vous faites une seule chose : vous faites l'homme ! Le mode d'emploi est inscrit depuis des siècles dans vos gènes, vous le faites sans effort. Nous, il faut nous battre tout le temps... on finit par devenir pragmatique, comme tu dis !

- Je voudrais rencontrer une fille qui ne sache pas "faire", qui n'ait pas de plan de carrière, qui ne sache pas compter, pas conduire, même pas prendre le métro. Une fille qui vive dans les livres en buvant des litres de thé, en caressant son vieux chat enroulé sur son ventre !

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Il referma Le Monde et sortit de sa poche le roman de Romain Gary. Il l'ouvrit au hasard et lut cette phrase : "Aimer est la seule richesse qui croît avec la prodigalité. Plus on en donne et plus il vous en reste."