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24/07/2013

La Fresque d'Éliane Serdan

Éditions Serge Safran - 158 pagesculture,littérature,livre,roman,histoire,italie,liban,amour

Présentation de l'éditeur : À Sienne, au XVe siècle, un despote cynique est en butte à l'opposition de quelques grandes familles. La découverte d'un complot marque le début d'une répression sanglante. Trahi par ses proches, Gian Di Bruno se réfugie en territoire florentin, dans la demeure inhabitée d'un ami. C'est le début d'un long exil qu'une servante, un chien et quelques messagers ne peuvent distraire. La rencontre de l'amour en Lelia Chiarimonti, malgré l'illusion d'un bonheur passager, participe de la perte progressive de ses repères. Alors qu'il a tout perdu, et se sent désormais plus solidaire des arbres que des hommes, l'écriture, enfin, lui permet de donner un sens à sa vie. Comme le vieux frêne solitaire et dénudé qu'il contemple devant la maison et dont les samares ont attendu l'hiver pour mûrir, il entre dans sa dernière saison, celle où il va porter ses fruits. D'origine levantine, Éliane Serdan est née en 1946 à Beyrouth. Elle passe son enfance à Draguignan, avant de faire ses études à Aix-en-Provence et Montpellier. Aujourd'hui, elle vit à Castres, dans le Tarn, où elle se consacre à l'écriture. La Fresque est son troisième roman.

Ma note :

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Broché : 12,50 euros

Un grand merci aux Éditions Serge Safran pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre.

Ne vous y trompez pas, si les premiers mots de la jaquette campent l'histoire au Quattrocento, siècle charnière entre le Moyen-Âge et la Renaissance, et en Italie, étroitement liée à cette époque dans l'imaginaire occidental, il ne s'agit nullement d'un roman historique.

Le contexte n'est que prétexte, alors que les guerres d'une Italie divisée en nombreux royaumes font rage, à l'exil du protagoniste, Gian di Bruno, dans une région reculée de Toscane. Car c'est bien l'exil qui est au coeur de ce roman, "le thème principal de tous mes livres parce que je leur demande avant tout de me consoler de l'exil" comme le dit Éliane Serdan, Libanaise de naissance et Française d'adoption dès l'enfance.

Finalement, le récit pourrait aussi bien se passer en tout temps et en tous lieux. C'est l'intemporalité de l'exil et de l'expérience intérieure qu'il induit qui est au coeur de la narration. Contraint à la fuite par ses ennemis politiques, Gian di Bruno se retrouve en pleine nature, seul face à lui-même. Cette découverte de la solitude a priori angoissante et oppressante sera le commencement d'un cheminement intérieur en plusieurs phases qui le conduira à se découvrir vraiment. De rencontres amicales en fièvres amoureuses en passant par le retour sur son passé plus ou moins lointain, il fera le point sur ses émotions et atteindra maturité, vérité identitaire profonde et accomplissement personnel. C'est dans l'écriture qu'il trouvera la plénitude.

Ce récit, très épicurien en somme, est servi par une écriture épurée. Un dépouillement entretenu par l'auteur, ancienne professeur de lettres, en guerre permanente contre le superflu pour toucher à l'authentique dans son plus simple appareil. Son style minimaliste n'en est pas moins d'une extrême précision et d'une éloquence saisissante sur les étapes existentielles qu'elle égrène comme les saisons.

Passé injustement inaperçu, La Fresque s'est d'ailleurs vu décerner le Prix Tortoni, créé en 2009, récompensant des titres dont la grande qualité a semblé au jury trop ignorée ou pas assez reconnue par les médias. Ce n'est que justice pour cette fresque bucolique et poétique dans laquelle le héros, au fil de ses raisonnements philosophiques voire mystiques, parvient à trouver sa juste place, à "arriver, un soir, dans un pays retrouvé, dans une maison d'enfance, après avoir longtemps cherché, et lire enfin, sur un visage familier, que l'errance est finie." Une conclusion bien plus optimiste que la vision de l'auteur qui "sais maintenant que ce pays n'existe pas". Elle illustre ainsi brillamment la citation de Fernando Pessoa qui disait que "la littérature est la preuve que la vie ne suffit pas". Un texte délicat et profond qui invite à l'introspection et à l'apaisement.

Ils en parlent aussi : Stéphane, Isabelle.

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L'amour sans le faire de Serge Joncour

Les déferlantes de Claudie Gallay

Extraits :

J'avais cru, jusqu'ici, que l'art n'avait d'autre intérêt que d'embellir une église ou d'enrichir un palais. Je découvre qu'il est nécessaire à la vie.

...

Au cours des derniers mois, j'ai vu mes amis assassinés ou contraints de fuit. Ma femme est morte, il y a des années, et je refuse d'appeler famille , un fils et des neveux qui ont pris le parti du tyran. J'ai tout perdu, l'argent, le luxe et le pouvoir. Mais la perte la plus douloureuse est d'une autre nature.

L'exil est avant tout la fin d'une harmonie. Quand je vivais à Sienne, je ne prenais jamais le temps de contempler la fuite des cyprès ou l'ocre d'un chemin mais je sais, maintenant que s'instaure entre le paysage et moi un désaccord de tous les instants, quelle était la force du lien qui nous unissait.

La fin de la pluie me rendra un décor où rien n'est familier. Même les nuages me sont étrangers. Ils me chargent d'errance, égaré, sans repères. Et pas un mouvement, pas un sentier qui donne envie de le suivre, pas une couleur qui éveille en moi l'élan.

...

Certaines périodes de notre vie glissent sur la mémoire sans y adhérer.

...

La souffrance est là. Je croyais savoir ce que signifiait ce mot. J'avais, comme tous, connu la douleur physique, les chagrins de la séparation, la morsure de la trahison. Mais rien n'est ciomparable à ce morcellement, à ce va-et-vient intérieur qui m'agite comme une eau trouble. Ma mémoire vagabonde fait défiler devant moi des images que je ne peux pas contrôler. Je cherche en vain, pendant le jour, à échapper à ce chaos douloureux. Tout m'atteint. Tout me blesse.

Le soir, enfin, me ramène à moi-même. Dans la lumière des premières flammes, l'inquiétude s'apaise.

Comme une bête immonde relâcherait son étreinte, l'angoisse se fait lointaine. Et je la reharde, étonné de la trouver insignifiante, ne comprenant pas comment elle a pu me disloquer.

...

Il était laid et d'allure ordinaire. Je me faufilais déjà derrière une tenture en direction de la porte, quand sa voix s'éleva.

Je m'arrêtais, subjugué. Il me sembla que je n'étais plus seul. Un autre que moi rêvait, et donnait à sa rêverie une forme qui me la faisait partager. Je regardai autour de moi : la magie opérait sur tous les convives.

Il existait dont un moyen de concrétiser les rêves : ce moyen, c'était les mots...

À partir de ce jour, je n'eus plus qu'une idée : grandir, devenir à mon tour jongleur de mots. Je passais des heures à essayer de déchiffrer les livres que je subtilisais dans la bibliothèque de mon père.

...

Je ne sais qui de nous a cédé le premier à l'élan qui le portait vers l'autre, ni quel signe invisible a rompu les digues qui m'isolaient depuis tant d'années. J'ai senti brusquement pendant que je la tenais contre moi, la vie affluer. Dans ma mémoire, une voix s'est mise à chanter.

C'était un air très ancien que j'avais oublié. Il disait la joie et la douleur. Il disait la folie des amants.

L'accord privilégié qui se crée en amour n'est semblable à aucun autre accord. Quand il a pu s'instaurer, il est prêt à renaître à chaque rencontre. La main qui reconnaît notre main. La voix qui fait naître en nous une voix dont jamais nous ne nous sommes servis avec d'autres. Le rythme qui nous ramène à notre cadence profonde, celle d'avant les masques et les faux-semblants, celle de l'enfance.

...

J’écris toutes les nuits, l’écriture ne me console pas de la vie. Elle m’en donne une autre.

19:37 Écrit par charlotte sapin dans Citation, Culture, Littérature française, Littérature libanaise, Livre, Roman | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | | Pin it!

23/07/2013

Dernières nouvelles du front sexuel d'Ariane Bois

culture,littérature,livre,nouvelles,sexe,érotiquel'Éditeur - 227 pages

Présentation de l'éditeur : Échangisme, sex toys, sites de rencontres coquines, épilation intégrale, couple à trois, amour sur internet, libido version bio... Tous les jours, nous sommes bombardés de conseils, de recettes, de nouveaux concepts concernant ce que nous avons de plus intime, notre sexualité. Nous serions censés tout essayer, même le plus ridicule, même le plus hard, afin de nous montrer modernes. Mais que se passe-t-il vraiment quand on décide d'adhérer à ces nouveaux diktats et de passer à l'acte ? Parfois graves, souvent drôles, pétillantes ou tendres, ces 80 chroniques à picorer nos plongent dans le monde très secret de nos grandeurs et servitudes sexuelles !

Ma note :

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Broché : 15 euros

Un grand merci à l'Éditeur pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre.

Avec un tel titre et pareille couverture, il est légitime d'envisager un contenu licencieux. De l'érotisme à la pornographie, il y a pourtant un fossé que nombre de lecteurs ne sont pas prêts à franchir. Qu'ils se rassurent, l'élégance suggestive de la photo choisie pour la jaquette, signée de l'incomparable Helmut Newton, annonce et tient la promesse d'une verdeur de verbe à mille lieues d'un ton obscène.

C'est donc un recueil de nouvelles que propose ici Ariane Bois, spécialisée dans les sujets de société, grand reporter de sa fonction. Et c'est bien là que le bât blesse...

Les quelque quatre-vingt chroniques abordent la sexualité contemporaine d'une plume analytique très (trop) journalistique, là où la tonalité littéraire aurait servi le genre, délicat à traiter, toujours sur la corde raide entre ridicule et vulgarité. Les textes sont d'ailleurs tellement courts - au maximum trois pages - qu'ils s'apparentent davantage à des articles qu'à des nouvelles. L'auteur reconnaît du reste s'être largement inspirée des témoignages de la presse féminine avec laquelle elle collabore. Si l'on ajoute à cela que les scènes truculentes, émoustillantes ou émouvantes escomptées sont en fait une succession de déboires, ratages et autres catastrophes de couples, trios ou autres combinaisons, l'on tombe carrément dans le voyeurisme pathétique.

Sous couvert donc de décrypter les moeurs sexuelles modernes et de dénoncer entre les lignes les oukases du dessous de la ceinture que beaucoup se contraignent, si ce n'est à adopter, du moins à essayer parce que c'est tendance, Ariane Bois livre des instantanés fadasses que l'on se lasse très vite de picorer. Certes, la plume aguerrie est précise, parfois espiègle, mais de manière générale assez froide, les saynètes plates et les chutes décevantes. Ni émotion ni excitation ne sont au rendez-vous, les libidos en berne le resteront après cette lecture.

Il y a fort à parier que l'auteur s'est beaucoup amusée à croquer les infortunes scrabreuses des convertis (soumis) aux diktats. Pour ce qui est du lecteur, il en va autrement. La ronde de personnages et de pratiques dépeintes induisent une inévitable identification. Est-ce suffisant, surtout quand elle remet en mémoire des personnes ou moments que l'on préfèrerait oublier ?

Malgré et peut-être à cause de l'évident parfum d'authenticité, l'ensemble manque définitivement de fantaisie, de piquant et est aussi ennuyeux que la routine. Disons qu'il rappelle si besoin était qu'entre certains fantasmes et la réalité, il y a un pas qu'il vaut souvent mieux ne pas franchir. Bref, Dernières nouvelles du front sexuel enfonce, mollement, une porte ouverte. Décevant.

L'interview de l'auteur.

Ils en parlent aussi : BookShellFairy, Laurence, Alfred.

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Lolita de Nabokov

Le Séducteur de Richard Mason

Embrasez-moi d'Éric Holder

Extrait :

L'acte d'amour est toujours une confession.

Albert Camus

20:09 Écrit par charlotte sapin dans Citation, Culture, Littérature érotique, Littérature française, Livre, Nouvelles | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

22/07/2013

Premiers romans de la rentrée littéraire 2013, troisième sélection

Après une première et une deuxième sélection des premiers romans à paraître en cette rentrée littéraire 2013 consultable en un clin d'oeil, voici le troisième volet de présentation des 86 plumes jamais lues qui deviendront, peut-être et c'est bien tout le mal qu'on leur souhaite, les best seller de demain...

Aux Éditions de la Martinière :

Pour Invalides, changer à Opéra de Stéphane Ronchewski, à paraître le 22 août : Un contrôleur de la RATP encore en formation qui se réjouit d’avoir des collègues et même un chef d’équipe. Un drôle de type qui a envie de manger des huîtres dès 8 heures du matin et pour qui aucun couloir de métro ne ressemble à un autre. Gras et heureux, nous dit-il aux premières lignes du roman. La bouffe et la baise comme leitmotiv. Rêver à tout ce qui pourrait le remplir enfin. Il y a aussi la peinture, le cinéma, la littérature russe. Les choses se compliquent. Qu’est-il donc venu faire là ? Quelle place cherche-t-il à y valider ? Intermittent du spectacle gagnant sa vie confortablement, c’est Pôle emploi qui lui a suggéré cette formation. Il a saisi cette occasion d’oeuvrer six pieds sous terre dans un costume vert (ce qui est un comble pour un comédien) tout en divisant ses revenus par quatre. "Je m’offrais le luxe inouï de changer de vie. Je changeais absolument de conversation, d’esthétique, de femmes, de costume, de peau. Je m’aérais la tête beaucoup plus sûrement que si j’avais été dans les Alpes. Je changeais de caste, je quittais le monde". Pour Invalides, changer à Opéra est un premier roman plein de sincérité, de générosité et d'humour. La voix de son narrateur allie fantaisie et gravité pour nous dire l’intersection des mondes et la difficulté à trouver sa place.

Aux Éditions Stock :

Palladium de Boris Razon, à paraître le 21 août : « Tu sais, je n’arrive pas à comprendre où et quand commençait la réalité, ce sarcophage où je suis enfermé, les résultats médicaux, le rien de ma vie. Et cet autre monde, ces autres mondes où je vivais. J’étais plongé dans des nuits multiples, comme des labyrinthes d’où je devais m’extraire. Je devais trouver la sortie. Je la savais en moi, quelque part. »

Aux Éditions Belfond :

Chambre 2 de Julie Bonnie, à paraître le 14 août : La naissance : le plus beau moment de la vie et pourtant... Lorsqu'elle ouvre les chambres de la maternité où elle travaille comme puéricultrice, Béatrice doute de l'existence qu'elle a choisie. Une maternité. Chaque porte ouvre sur l'expérience singulière d'une femme tout juste accouchée. Sensible, vulnérable, Béatrice, qui travaille là, reçoit de plein fouet ces moments extrêmes. Les chambres 2 et 4 ou encore 7 et 12 ravivent son passé de danseuse nue sillonnant les routes à la lumière des projecteurs et au son des violons. Ainsi réapparaissent Gabor, Paolo et d'autres encore, compagnons d'une vie à laquelle Béatrice a renoncé pour devenir normale.  Jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus supporter la violence du quotidien de l'hôpital. Un hommage poignant au corps des femmes, et un regard impitoyable sur ce qu'on lui impose.

 Aux Éditions Fayard :

Aime la guerre ! de Paulina Dalmayer, à paraître le 2 septembre : En 2010, guidée par Kessel et Bouvier, Hanna s’envole vers l'Afghanistan. Kaboul offre mille sujets : corruption et désert institutionnel, trafic, bavures des armées régulières et coups tordus confiés à des sociétés privées. Mais enquêter implique de côtoyer aussi les aventuriers qu’un autre genre d’ambition attire vers les régions du monde sous tension. Or Hanna aime les hommes aux manches retroussées. Qu’ils aient un revolver dans la poche et dorment sur un matelas rempli de billets ne la dérange pas. À compter de sa rencontre avec Robert, ancien mercenaire, et Bastien, ancien agent de renseignement, le séjour d’Hanna prend une autre tournure. Les deux hommes n’entravent en rien son goût extrême pour la vérité, son plaisir diabolique à relever les contradictions. Au contraire, il suffit d’entrer dans leur sillage pour tout voir, tout comprendre, même à leur insu. Mais près d’eux Hanna découvre que son penchant pour les hommes odieux et formidables cache une fascination pour le mode de vie qu’impose un pays en guerre. Quand les pires moments sont aussi les meilleurs. Quand on a l’impression de danser sur un volcan. Alors ne faudra-t-il pas qu’elle s’en détache ? Que l’intelligence l’emporte sur l’instinct ? Ce qu’ils vivent est homérique. Mais elle est la seule à en avoir pleinement conscience et à pouvoir le raconter. Si la passion pour la guerre ne cesse jamais de troubler la narratrice, au moins lui permet-elle d’en révéler toutes les facettes. La guerre et ceux qui la font, l’orchestrent ou en meurent, la guerre dont Paulina Dalmayer décrit l’énergie archaïque avec le raffinement intellectuel de la Mitteleuropa.

Lamb de Bonnie Nadzam, à paraître le 4 septembre : Dans la banlieue de Chicago, là où les impasses résidentielles s’achèvent sur le mur qui protège l’autoroute, Tommie, onze ans, des dizaines de taches de rousseur et une mère qui ne la surveille pas, rencontre Lamb, la cinquantaine et qui traverse une mauvaise passe. On ne saurait parler d’amitié entre deux êtres séparés par une telle différence d’âge. D’emblée Lamb endosse le rôle d’une sorte de jeune grand-père, ou de vieil oncle, un peu pontifiant, un peu donneur de leçons. Mais, des leçons, la fillette n’en a sans doute pas reçu assez, et elle écoute Lamb avec plaisir lorsqu’ils se donnent rendez-vous après l’école pour manger un hot-dog. C’est lui qui suggère qu’ils quittent la ville tous les deux. Il a un chalet dans la montagne, loin, au-delà des grandes plaines du Midwest, où ils pourront vivre au grand air. Elle le soupçonne parfois d’affabuler, pourtant un beau jour ils partent bel et bien. Elle n’a rien dit à ses parents mais ce n’est pas grave. Ce sera leur secret à tous les deux. Ils ne devaient passer que quelques jours ensemble, ils resteront au chalet plusieurs semaines. Parfois Tommie doit se cacher dans l’atelier, afin que les rares visiteurs qui troublent leur retraite n’aillent surtout pas se faire des idées. Et, seule, dans le froid, elle tente de se persuader que Lamb, en toutes circonstances, n’agit que pour son bien.

Aux Éditions du Seuil :

Le Produit de Kevin Orr, à paraître le 22 août : Le narrateur, âgé d’une trentaine d’années, vit à Paris. Son obsession, c’est le Produit. Il s’efforce de ne pas y songer, mais sans cesse revient en lui la sensation de manque. Il faudrait pouvoir penser à autre chose. Changer d’air. Départ pour New York, chez un couple d’amis qui font office de parents adoptifs depuis l’enfance. Ils sont un peu effrayés de le trouver dans cet état, ils le connaissent pourtant depuis longtemps. Quelques jours à la campagne, au bord de l’Hudson, puis retour à New York, puis Paris de nouveau. Comment se délivrer de ce satané Produit ? Le livre est le journal de bord de cette souffrance créée par le manque, peu à peu compensée par l’écriture. Notamment celle de morceaux romanesques où l’on échappe miraculeusement mais provisoirement à l’obsession du Produit. La littérature prend alors une dimension cathartique, elle seule semble à même de sauver l’auteur, dans une langue nerveuse, irritée, violente, presque syncopée.

Idiopathie. Un roman d'amour, de narcissisme et de vaches en souffrances, à paraître le 22 août : Idiopathie idjopati n. f. : Maladie ou état qui apparaît spontanément ou dont la cause est inconnue. Qui va mal dans le roman de Sam Byers ? Tout le monde, à commencer par Katherine, qui n’aime rien ni personne, et surtout pas elle-même. La trentaine, coincée dans un job minable, enchainant les déceptions amoureuses, elle se demande s’il n’est pas temps de tirer un trait sur le bonheur en général. Ou bien Daniel, son ex, qui vit confortablement avec sa nouvelle petite amie et occupe un poste important dans une unité de recherche biologique. La vie en rose, peut-être, mais sous la perfection des apparences, quelque chose cloche sérieusement. Ou encore Nathan, qui fut leur ami et qui se remet d’un séjour en hôpital psychiatrique, épisode douloureux dont sa mère s’est emparée sans scrupule pour écrire un témoignage en passe de devenir un best seller. Idiopathie est une comédie cinglante qui dresse le portrait d’une génération – les trentenaires des années 2000 – et d’une société à la dérive. Styliste hors pair et maître dans l’art de l’autodérision, Sam Byers dissèque les failles d’une époque qui se laisse aller à la mélancolie, même si ce n’était guère mieux avant.

Aux Éditions Buchet/Chastel :

La fabrique du monde de Sophie Van Der Linden, à paraître le 22 août : Et je me vois là, dans tout ça. Une petite chinoise de dix-sept ans, une paysanne, partie à l'usine parce que son grand frère entrait à l'université. Quantité des plus négligeables, petite abeille laborieuse prise au piège de sa ruche. Enfermée là pour une éternité. Aujourd'hui en Chine. Mei, jeune ouvrière de dix-sept ans vit, dort et travaille dans son usine. Elle rêve aussi. Confrontant un souffle romantique à l'âpre réalité, La Fabrique du monde est une plongée intime dans un esprit qui s'éveille à l'amour, à la vie et s'autorise, non sans dommage, une perception de son individualité.

Aux Éditions Kero :

Ta gueule ! On tourne de Jade-Rose Parker, à paraître le 29 août : Un premier roman alerte et drôle qui brosse un portrait hilarant, tendre et gentiment moqueur du monde du cinéma. Michel, Karen et François sont trois amis en constat d'échec. Michel rêve de devenir réalisateur mais son scénario est refusé pour la énième fois. Karen, séduisante jeune femme, enchaîne castings et projets minables tandis qu'elle aspire à une carrière d'actrice hollywoodienne. Quant à François, ses montages financiers frauduleux l'ont mené à la faillite, sa femme l'a quitté, et il s'apprête à se pendre dans son appartement bourgeois dont les meubles ont été saisis. Ces trois-là n'ont plus rien à perdre et c'est forts de ce capital qu'ils s'associent dans une entreprise insensée : kidnapper les six plus grandes stars du cinéma pour les obliger à jouer dans le film de Michel, dont Karen sera la vedette et François, le producteur. Un plan en béton. Mais tout ne se passera pas comme ils l'avaient prévu : entre revendication syndicale, caprice de star, manipulation, séduction et rivalité, le tournage tourne au cauchemar !

Aux Éditions Calmann-Lévy :

As-tu jamais rêvé que tu volais ? d'Austin Ratner, à paraître le 21 août : Autriche, 1928. Un jeune homme de vingt-deux ans est injustement accusé du meurtre de son père. Il est la proie d’un système judiciaire gangrené par la corruption et la montée inexorable du nazisme. Albert Einstein et Thomas Mann se portent garants de sa personne. Sigmund Freud est appelé à la barre. La parodie de procès qui s’ensuit va ébranler l’Europe. Bouffée d’espoir et d’onirisme dans un monde hostile et destructeur, ces mots sont ceux qu’adresse depuis sa geôle le jeune Philippe à sa fiancée alors que l’envie de mettre fin à ses jours le taraude. Plongé dans les ténèbres de l’iniquité, de la culpabilité et de la haine de soi, il échappe à la mort grâce à une mobilisation internationale. La vie rejaillit alors plus puissante que jamais, et Philippe s’y accroche, déterminé à s’élancer vers la lumière, cette lumière qu’il emploiera comme d’autres utilisent un pinceau. Il trouvera asile en France, croisera la route de Gide, des surréalistes, avant de s’enfuir pour les États-Unis où l’attend un destin fabuleux – ses collaborations avec Marilyn Monroe, Alfred Hitchcock ou Salvador Dalí sont entrées dans la mémoire collective. De cette force de rebond naîtra l’artiste : Philippe Halsman, photographe de génie, qui mettra son expérience personnelle au service de son art, en faisant sauter les plus grands de son temps. Avec une précision psychologique et une finesse infinies, Austin Ratner nous immerge dans l’enfer personnel de Philippe Halsman. Mêlant la fiction et la littérature aux détails historiques et biographiques, As-tu jamais rêvé que tu volais ? rend un hommage vibrant à l’un des photographes les plus doués au monde.

Aux Éditions Belles Lettres :

Manhattan Volcano, fragments d'une ville dévastée de Pierre Demarty, à paraître le 23 août :

« Le 24 août 79, le Vésuve entre en éruption et ravage Pompéi, faisant plusieurs milliers de morts. Dix-neuf siècles plus tard, un certain mardi matin de septembre 2001, c'est une autre éruption, celle de la violence humaine, qui réduit en poussière une partie de la ville de New York. De ces deux catastrophes que sépare la nuit des temps, dissemblables par nature mais similaires à bien d’autres égards, le souvenir a été conservé par une multitude de témoignages. Dans le cas du Vésuve, aucun sans doute n’est si précis ni éloquent que celui de Pline le Jeune, qui dans deux lettres à l’historien Tacite relate en détail le ciel déchiré par les « immenses langues de feu » du volcan, le « torrent » du brouillard de cendres qui s’abat sur les habitants terrorisés de Pompéi, et la mort exemplaire de son oncle Pline l’Ancien. Reprenant la forme épistolaire choisie par Pline, et se situant tout autant que lui à la frontière ténue du vrai et de la fiction, Manhattan Volcano est un récit du 11 Septembre tel que l’a vécu un jeune Français parti un beau jour à la conquête de New York et qui, sitôt arrivé dans la ville de ses rêves, s’est retrouvé par le plus terrible des hasards confronté à l’inimaginable. Dans quatre lettres adressées à ses proches, datées aussi bien d’avant que d’après le 11 Septembre, depuis le vif de l’événement jusqu’à aujourd’hui même, douze ans après les faits, il tente de raconter l’irracontable – et, ce faisant, interroge la valeur même de la mémoire, sa véracité, sa fidélité, sa nécessité mais aussi ses impasses. Qu’a-t-il vraiment vu, au fond, à New York ce jour-là ? Comment saisir, à l’échelle individuelle, un événement dont l’ampleur dépasse toute dimension humaine ? Pline le Jeune, désirait, en racontant l’éruption du Vésuve, en perpétuer le souvenir, lui donner « en quelque sorte l’assurance de vivre éternellement ». Manhattan Volcano, par-delà les siècles, fait écho à cet irrépressible besoin de mémoire vive face au néant de la destruction : témoignage édifiant de « choses vues », méditation intime et nostalgique, hantée de doutes et d’interrogations, ces lettres composent in fine, plutôt qu’un requiem, un chant d’amour, plein de bruit et de fureur, adressé à la plus volcanique des grandes cités de notre temps, qui à l’image de Pompéi, survit et renaît toujours de ses cendres par la grâce de ceux qui la racontent. »

17:59 Écrit par charlotte sapin dans Culture, Livre, Première oeuvre | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

15/07/2013

Zalbac Brothers de Karel de la Renaudière

Éditions Albin Michel - 318 pagesculture,citation,littérature,livre,roman,thriller,finance,biographie,économie

Présentation de l'éditeur : New York, une très secrète banque d’affaires. Un jeune français venu de nulle part. Une héritière qui hésite sur son destin. L’histoire d’une ascension et d’une chute.

Dans la grande tradition de John Grisham, Karel de la Renaudière, un des directeurs d’une grande banque internationale, explore les coulisses de la haute finance et du pouvoir. Ce thriller captivant dresse un tableau à la fois fascinant et terrible de notre époque.

Ma note :

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Broché : 20,00 euros

Ebook : 13,99 euros

Un grand merci aux Éditions Albin Michel pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre.

Zalbac Brothers est un premier roman. De quoi me mettre la puce à l'oreille et surtout l'eau à la bouche.

Écrit par l'un des directeurs d'une grande banque internationale, il est bien naturel qu'il s'agisse d'un thriller conduisant dans les coulisses de la haute finance et du pouvoir. Rien de tel que d'écrire sur ce que l'on connaît le mieux pour être au moins crédible. L'auteur s'identifie à son personnage et son parcours d'ailleurs de façon à peine voilée et il prête même le prénom de sa femme à son héroïne.

C'est donc l'histoire d'un jeune Français ambitieux venu faire fortune à New York et dont on assiste à l'ascencion défiant toute vraisemblance, la chute, les frasques amoureuses, etc.

Quoique le sujet et l'intrigue soient maîtrisés, Karel de la Renaudière ne parvient pas à rendre son récit réellement excitant. Il y a certes de nombreux rebondissements mais c'est assez manichéen et plutôt prévisible dans l'ensemble. Et bourré de poncifs. Là où le premier roman est promesse du charme d'un auteur qui a mis ses tripes dans ses mots, l'on ne voit ici qu'un assemblage scolaire de techniques rédactionnelles. L'écriture manque d'émotions, le style est direct, les chapitres sont courts, les phrases concises et les dialogues nombreux. L'auteur ne traîne pas sur le rythme (le temps, c'est de l'argent...), ça a un petit goût de bâclé et ça manque de consistance.

De plus, les personnages sont par trop caricaturaux : le Jean-til, le méchant, le pourri de Bercy, les vilains hedge funds américains, la blonde sulfureuse mais pas tête de linotte et évidemment riche héritière... Un vrai feuilleton à l'américaine !

Et puis, ce texte est le tableau tristement révélateur, le miroir assez fidèle du fonctionnement actuel de notre monde... En dépeignant ce détestable univers, l'écrivain enfonce une porte ouverte. Particulièrement en ces temps de vaches maigres, il est assez déplaisant d'être encore confronté sur son temps de détente à ses manieurs de gros sous et autres spéculateurs qui s'en mettent plein les poches sur notre dos. Il n'y a même pas la valeur ajoutée de la pédagogie puisque malgré la vulgarisation du secteur et de son jargon complexe auquel aucun non initié ne comprend rien à rien, on n'y voit pas plus clair sur toutes ces manipulations (magouilles ?). Cela dit, ça ne nuit aucunement à la compréhension. L'on joue l'indifférence à la lecture de ces passages et on ne fait de toute façon pas beaucoup d'effort d'entendement tant tout ceci est franchement boring.

Alors pourquoi ce roman ? Une envie de se déculpabiliser, de s'acheter une crédibilité comme l'auteur le dit lui même dans son texte ? Brosser la fresque d'un univers de requins tout en se donnant le beau rôle, ça manque passablement de crédibilité. Pour parvenir au sommet où il se trouve actuellement, il a bien fallu à Karel de la Renaudière jouer au moins un peu le jeu aux obscures et border line rules.

Bref, un récit un peu hypocrite qui n'en apprend pas tellement plus mais qui assurément renforce le dégoût qu'évoque cette sphère à tout un chacun. Pas évident de manipuler les lettres comme on le fait avec les chiffres... Sans compter que l'appellation thriller est un brin galvaudée puisque la seule hémorragie est financière. Ni meurtre, ni enquête, ce ne sont que complots, trahisons et vengeances.

Pour autant, on va facilement jusqu'au bout de cette histoire qui se lit aussi rapidement qu'elle s'oublie. C'est disons une lecture légère pour passer le temps sans trop réfléchir.

Ce titre évoque évidemment Tom Wolfe et Le bûcher des vanités ou dans le registre de la bande dessinée Dantès de Boisserie, Guillaume et Juszezak. Difficile de s'imposer aux côtés de telles références... Et pour les gens du milieu, la lecture doit être aussi jubilatoire que celle des gens de la pub à la lecture de 99 F de Frédéric Beigbeder mais pour les autres, les private joke et les dénonciations à peine déguisées sont insaisissables donc sans intérêt.

Ils en parlent aussi : CC Rider, Mika, Strummer.

Vous aimerez sûrement :

Jour de confession d'Alan Folsom

Un passé en noir et blanc de Michiel Heyns

Rainbow Warriors d'Ayerdhal

Les Revenants de Laura Kasischke

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Le blues du braqueur de banque de Flemming Jensen

Le livre sans nom d'Anonyme

Cosmopolis de Don Delillo

Ken Games de J. Robledo & M. Toledano

Alter ego de P.-P. Renders, D. Lapière et M. Reynès

Extraits :

Jean commence à comprendre qu'il évolue dans un univers où les apparences comptent. Les financiers ressemblent tous plus ou moins à Donovan, mais la plupart arrivent à le masquer par un humanisme de bon aloi. Une enveloppe aux oeuvres de charité par-ci, un concert de bienfaisance par-là, une vente aux enchères au profit de la recherche contre le cancer le jour, du mécénat auprès des jeunes artistes le soir. Par ce système, les puissants s'achètent une respectabilité.

...

La vérité, c'est que les projets de fusions qui nourrissent sa hiérarchie sont souvent tirés par les cheveux. Quand les stagiaires passent leurs journées à remplir des tableurs de chiffres et de graphiques, les types placés juste au-dessus s'angoissent pour trouver l'idée du siècle. C'est là que la bât blesse, car souvent, 1 + 1 n'est pas égal à 3, ni même à 2. Si Coca investit dans l'aluminium, vu sa consommation de canettes, tout va bien, 1 + 1 égale 2, voire 2 et demi. Mais quand un géant du maïs rachète une start-up en physique moléculaire transgénique, c'est moins évident. Mais qu'importe, quand les ennuis débarqueront, le banquier responsable de l'opération sera déjà loin. Ce qui compte, ce sont les deals. Ceux qui se font ou pas. Le sésame ? "Done deal !", c'est-à-dire "c'est fait, contrat signé !". Qui se souvient alors, dans l'euphorie de la nouvelle stratégie, que derrière la caverne se cachent souvent les quarante voleurs ?

...

Charmant et cultivé, il reconnaît lui-même qu'un Français éduqué aux techniques américaines sera le mieux placé pour faire la synthèse de la "task force", l'énergie à l'américaine, avec la "french touch", le petit supplément d'âme hexagonal.

...

- On est là pour rattraper tes conneries, reprend Donovan. La une de la presse, c'était pas l'idée du siècle ! Si tu veux étaler en public tes affaires de moeurs, il y a d'autres institutions pour ça. Le FMI par exemple !

12/07/2013

Les poches de l'année écoulée à lire cet été

Après une sélection des livres de l'année écoulée à lire cet été en grand format, voici une sélection de poches sortis également dans l'année mais qui ont l'avantage d'être abordables pour toutes les bourses et surtout d'être bien plus légers dans les valises et autres sacs de plage.

Certains des liens ne renvoient pas vers des chroniques du blog mais directement vers le site de l'éditeur tout simplement parce que je n'ai pas encore eu le temps de les chroniquer. Mais s'ils font partie de la sélection, c'est qu'ils valent assurément le coup d'oeil - d'un point de vue tout à fait subjectif, s'entend.

Je vous proposerai prochainement une liste de poches qui ne sont pas des nouveautés mais d'intemporels incontournables classiques et contemporains. Parce qu'il n'y a pas que l'actualité qui compte, non mais !

 

Romans

L'équation africaine de Yasmina Khadra

Homo erectus de Tonino Benacquista

Le cas Sneijder de Jean-Paul Dubois

Pas mieux d'Arnaud Le Guilcher

Les étoiles dans le ciel radieux d'Alan Warner

Sunset park de Paul Auster

Le dernier testament de Ben Zion Avrohom de James Frey

Freedom de Jonathan Franzen

Les lisières d'Olivier Adam

Celles qui attendent de Fatou Diome

Passé sous silence d'Alice Ferney

La femme au miroir d'Éric-Emmanuel Schmitt (à paraître le 21 août)

Famille modèle d'Eric Puchner

Mr. Peanut d'Adam Ross

L'ombre de moi-même d'Aimee Bender

Nos vies désaccordées de Gaëlle Josse

Marcus de Pierre Chazal

Tuer le père d'Amélie Nothomb

À défaut d'Amérique de Carole Zalberg

Un été sans les hommes de Siri Hustvedt

La nonne et le brigand & La grand-mère de Jade de Frédérique Deghelt

La couleur des sentiments de Kathryn Stockett

Ouragan de Laurent Gaudé

Les séparées de Kéthévane Davrichewy

Les privilèges de Jonathan Dee

Intuitions de Dominique Dyens

La voie Marion de Jean-Philippe Mégnin

 

Biographies romancées ou récits biographiques

Madame Hemingway de Paula McLain

La calèche de Jean Diwo

Et rester vivant de Jean-Philippe Blondel

Retour à Killybegs de Sorj Chalandon

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan

Hors de moi de Claire Marin

Du bleu sur les veines de Tony O'Neill

 

Polars, thrillers, romans noirs

La mort s'invite à Pemberley de P.D. James (à paraître le 21/8)

L'arbre au poison d'Erin Kelly

Avant d'aller dormir de S.J. Watson

Les revenants de Laura Kasischke

658 de John Verdon

Bataille de chats d'Eduardo Mendoza

Zona Frigida d'Anne B. Ragde

Vengeances de Philippe Djian

Les morues de Titiou Lecoq (premier roman)

Le dîner d'Herman Koch

Les oreilles de Buster de Maria Ernestam

 

Romances

Demain j'arrête ! de Gilles Legardinier

L'escapade sans retour de Sophie Parent de Mylène Gilbert-Dumas

Sanditon de Jane Austen

Doux remèdes pour coeurs brisés de Cathy Kelly

Les filles de Mr Darcy d'Elizabeth Ashton

Le journal de Mr Darcy d'Amande Grange

Les aventures de Miss Alethea Darcy d'Elizabeth Aston

Darcy dans l'âme d'Elizabeth Aston

Le journal de Mr Knightley d'Amanda Grange

Le journal du Colonel Brandon d'Amanda Grange

Charlotte Collins de Jennifer Becton

Caroline Bingley de Jennifer Becton

Orgueil et préjugé suivi de Amour et amitié de Jane Austen

 

Essai

L'Envie de Sophie Fontanel

L'écologie en bas de chez moi de Iégor Gran

11:10 Écrit par charlotte sapin | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

 
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