05.01.2009

Chronique de l'effort #23

Ou ma vie de rédactrice en quête d'épanouissement professionnel (chômeuse quoi).train.jpg

Quand on travaille, on a qu'une envie, c'est de s'arrêter de bosser.

Quand on s'arrête de bosser, on a qu'une envie, c'est de travailler.

C'est ambivalent, c'est humain.

Encore que le deuxième point ne puisse être pris pour vérité à l'état brut ; des précisions s'imposent.

Evidemment que si Dame Nature avait fait de nous des rentiers plutôt que des prolos, nous n'éprouverions aucunement le besoin (le mot est lâché) de trimer. Ce qui ne veut pas dire non plus ne rien faire de notre peau puisque le cas échéant, nous nous consacrerions à des activités utiles et intéressantes de type associatives ou encore culturelles.

Mais Dame Nature étant une salope, quand nous autres indigents arrêtons de bosser, notre unique préoccupation est de trouver un nouveau job pour pallier les deux problématiques du chômage : la pauvreté et la solitude. La pauvreté car les Assédic ne sont ni éternelles ni suffisantes et que nous n'avons pas de bas de laine. La solitude car les camarades travaillent et quand ils sortent du taf, ils vont au resto par exemple et c'est au-dessus de nos moyens.

Cependant, on a beau chercher, on ne trouve pas toujours. Surtout en ce moment, il paraît. D'où angoisse, perte de confiance en soi, déprime.

Non, franchement, le chômage, c'est loin d'être des vacances. C'est un vrai travail.

Sur soi.

Et puis heureusement, quand on a un peu de chance, du travail, on en retrouve.

...

Alors bon ok, c'est seulement en CDD.

...

Et puis, c'est tellement loin de Paris - même pas l'Île-de-France, c'est dire - qu'un sixième du temps quotidien se fera dans les transports en communs et le train.

...

Tout ça pour toucher l'équivalent des Assédic.

...

Mais l'essentiel, c'est de se remettre sur les rails !

Qui sait, peut-être une opportunité à la clé...

07.10.2008

Chronique de l'effort #22

caissière.jpgOu ma vie d'hôtesse de caisse.

C'est-à-dire bien avant que j'entreprenne des études de communication et que je découvre que la communication, c'était du gros barratin.

Bref.

Quelle que soit la fonction occupée, un professionnel se doit de s'intégrer dans l'entreprise. Et pour s'intégrer, il est primordial d'adhérer à sa culture. Mais la culture d'entreprise étant essentiellement informelle, il est difficile d'en prendre connaissance. On s'en fait donc une idée au fur et à mesure, pour ne pas dire à l'usure, en observant, en recoupant, en déduisant.

Dans cette optique, l'on commence par s'intéresser à la communication à destination du public puisque, se dit-on, le message choisi par les conseillers de l'entreprise et véhiculé dans les médias ne peut qu'être l'exact reflet de la personnalité morale.

C'est ainsi qu'une observation attentive m'a appris que mon employeur de l'époque se définissait comme un agitateur culturel certifié non conforme. Séduite par le concept, je décidais aussitôt d'y adhérer ou plus exactement d'y faire adhérer mes mains. Oui, ne l'oublions pas, la caissière n'a pas de visage, c'est une personne insignifiante qu'on ne regarde pas et dont on voit juste les mains faire biper nos articles et prendre/nous rendre nos moyens de paiement. Mes mains, seul réel interlocuteur de la clientèle, se devait donc d'être de fiers ambassadeurs.

Pour ce faire, je décidais très naturellement de faire au travail comme à la ville et de ne plus me départir de mes breloques dans les vestiaires. Je pouvais désormais aborer brillamment ma bague à chaque doigt.

Las ! Mes menottes bling bling pleines de bagouses n'ont pas tardé à se faire passer les bracelets par la direction selon laquelle "conformément au code vestimentaire, il est demandé de ne pas faire de vagues en adoptant une tenue sobre, qui se noie dans la masse".

Dixit l'agitateur non conforme. Donc.

02.10.2008

Chronique de l'effort #21

Ou ma vie de rédactrice en quête d'épanouissement professionnel (de chômeuse quoi).

Ce qui est moche quand on est à la recherche d'un emploi, c'est qu'on a pas de sous pour s'acheter de nouvelles chaussures pour la rentrée.

Ce qui est beau quand on est à la recherche d'un emploi et qu'on a une maman, c'est qu'elle vous les offre, vos new shoes.

Tadaaaam !

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18.06.2008

La pelle du 18 juin

Intéressant le titre non ? La question étant de quoi peut-il s'agir ? Quel est le fondement de cette tournure aussi mystérieuse - et subtile n'est-il pas ? - que d'actualité, dont, je dois bien l'avouer, je ne suis pas peu fière ?

Digression : si l'on se penche sur les habitudes d'écriture, l'on peut constater que certaines personnes rédigent après avoir élaboré un plan précis dont le déroulement, une fois seulement achevé, leur permet d'intituler. Le rédac' chef de ces lieux - mézigue -, quant à lui - elle -, à un fil conducteur qu'il ne laisse se dérouler au hasard des justes formulations de son esprit qu'une fois la manchette emmanchée. Or, parfois, ma maïeutique intitulatoire est parfois longue à accoucher et, pour le moins, capillotractée, comme la rédaction le démontrera aisément par la suite.

La pelle du 18 juin.

Donc.

Nul n'est évidemment besoin de préciser qu'il s'agit avant toute chose du détournement de l'évènement gaulliste du jour parce que bon, c'est pas parce qu'on est chômiste qu'on est coupé du monde réel.

Mais quid du sens caché que seuls les esprits les plus sagaces peuvent pénétrer ; bien qu'en la matière, l'art divinatoire ou la télépathie seraient davantage utiles pour espérer trouver un sens là où il n'y en a, en vérité, que peu.

Partant. 

La pelle du 18 juin.

Pour les non initiés, il est important de souligner qu'il existe ce que l'on appelle des "sports d'élite". Oui, il faut toujours que l'élite s'approprie des trucs, de préférence onéreux, non pas par goût prononcé ni même pour le plaisir de dépenser mais uniquement pour s'assurer que les basses castes ne puissent y accéder. C'est vicieux - et crétin -, je sais. Parmi ces activités réservées, l'on compte l'aviron... The Boat Race... Henley on Thames... Oxford / Cambridge... L'élite quoi. Et bien, à l'aviron, la palette qui sert à ramer ou dénager (ndla : ramer en sens inverse) s'appelle, dans le jargon, la pelle. Or, comme je l'ai expliqué tout à l'heure, il m'est parfois difficile - bien qu'indispensable - de trouver ma titraille. En l'occurrence, j'ai ramé... Hep hep hep, on ne commence pas à hausser les épaules ou à rouler des yeux car, comme vu ci-dessus également, j'avais précisé "capillotracté". CQFD.

Mais encore.

La pelle du 18 juin.

Ne dit-on pas, quand on est d'jeuns, "se rouler une pelle" pour qualifier les échanges bucco-salivaires ? Et bien, en la matière, c'est d'auto-embrassade qu'il s'agit. Car aujourd'hui, je célèbre le premier anniversaire du blog présentement noirci par des suites de caractères sans queue ni tête mais on s'en fout, c'est sa fête.

Deux cent quatre-vingt quatorze posts. Huit cent quarante commentaires. Trente-huit mille cent douze visiteurs. Des chiffres à la pelle - mouahahah - qui, à eux seuls, sont un chouette cadeau.

Bon anniversaire mon p'tit blog !

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12.05.2008

Chronique de l'effort #20

Ou ma vie d'hôtesse de caisse.

1544148675.jpgPar définition, le client est à ses boutiques ce que le chien est à son maître : fidèle. De fait, quand vous travaillez dans le commerce, s'établit petit à petit une forme de relation durable avec différentes personnes. Il existe, comme pour tous types de relations interpersonnelles, diverses sortes d'interactions : courtoise, obséquieuse, vacharde, comique, de séduction et plus si affinités... pour ne citer que celles-là.

Parmi toutes ces accointances, l'on pourrait légitimement penser que la plus insupportable d'entre elles est celle d'avec le client que l'on pourrait définir comme suit : le gros con méprisant limite insultant jamais content. Mais que nenni ! Car ce spécimen fait partie de ceux avec lesquels froideur, emportement voire impolitesse ne valent pas de blâme... sauf si le chef fait partie de son espèce.

Non, la relation la plus excédante est celle d'avec cette personne qui, sous prétexte qu'elle vient s'acheter livres et CD trois fois par semaine et "vous avez vu, sans infidélité, toujours à votre caisse", pense qu'elle vous connaît, pire, que vous êtes proches. Du coup, les familiarités fusent et vous ne pouvez en aucun cas recadrez l'importun. C'est ainsi qu'en mars 2001, alors que je revenais passablement ballonnée d'un déjeuner entre collègues où nous avions fait gras, je me suis vue féliciter par l'un de mes dévoués cabots. Professionnelle jusqu'au bout, j'ai souri - hypocritement - en m'interrogeant sur ce qui pouvait bien me valoir des congratulations si affectées. Ce n'est qu'en relevant les yeux de ma caisse et en constatant le regard béat - bêta ? - délicatement posé sur ma protubérance abdominale que j'ai compris que j'étais boudinée à un point tel que je passais pour une femme enceinte. Du moins dans l'oeil du boulard scrutateur qui détecte le moindre petit kilo superflu et qui, sous prétexte que vous avez l'air épanoui pour des raisons très personnelles, fait une association d'idées en raccourci puisqu'il vous "connaît".

Le pire ? J'ai dit merci alors qu'avancer l'argument de l'aérophagie aurait certainement brisé le mythe et incité le gaffeur a changer de caisse... Du coup, par la suite, dès que je le voyais pointer sa truffe de fouineur, je prenais l'air compassé de celle qui a vécu une récente tragédie. Il ne disait plus rien, l'air trop mal de celui qui s'est mêlé précocément de ce qui ne le regardait pas. Douce vengeance. 

12.04.2008

Chronique de l'effort #19

1824127541.jpgOu ma vie de rédactrice en quête d'épanouissement professionnel (de chômeuse quoi).

Quand tu deviens ce qu'on appelle un demandeur d'emploi, véritable impropriété pour certains, tu dois, ô joie, te coltiner pléthore de démarches administratives. Narration de mes premiers pas dans la quatrième dimension* ou l'expérience interdite*.

Les Assédic

Dans la salle d'attente coexiste une dizaine de personnes dont les trois quarts sont de couleurs ou âgées de plus de quarante-cinq ans voire les deux. La France, un pays de discrimination ? Non, je ne vois pas...

La dame de l'accueil s'adresse à moi de manière courtoise, le volume de sa voix est quasi intimiste. Cette même dame de l'accueil s'adresse aux personnes de couleur de manière infantilisante, la tonalité de sa voix s'est adaptée pour faire profiter l'assemblée du spectacle de son pouvoir d'humiliation sur des HUMAINS, mâdâme, des EGAUX, médéme... Mais elle ne semble manifestement pas les considèrer comme tels. Salope.

La personne en charge de mon dossier fouille tant et si bien dans le monceau de paperasse qui m'a été demandé qu'elle finit par trouver le détail qui met mon dossier en suspens, le temps que je trouve l'aiguille dans la botte de foin. Malgré mon Bac + 3 et mon maniement du verbe suffisamment aguerri pour m'être spécialisée dans le rédactionnel, je dois fournir des efforts exceptionnels pour comprendre ce que me raconte la bureaucrate en charge de mon dossier. Quand je retraduis ce qu'elle me dit et lui demande si c'est bien ça, je ne sais même pas si elle me dit oui ou non. Un obscurantisme que j'explique de deux façons : faire traîner les choses pour raquer le plus tard possible - j'ai d'ailleurs eu droit à mon petit sermon culpabilisant - et asseoir toujours plus son pouvoir d'humiliation face aux personnes en général et celles qui ne manient pas parfaitement la langue française en particulier.

L'ANPE

La conseillère me prévient d'office que dans ma branche d'activité, c'est bouché. Probablement l'excuse donnée à tous les membres de tous les corps de métiers pour justifier le fait que l'Agence ne soit à l'origine que d'un très faible pour ne pas dire infinitésimal pourcentage de retour à l'emploi.

Je lui explique ce que je recherche, en l'occurrence un emploi de rédacteur. Elle me dit que c'est impossible puisqu'il est nécessaire d'avoir une carte de presse. Je lui dit que non. Elle maintient que oui. Bilan : je suis inscrite comme aspirante chargée de communication spécialisée en événementiel (!). Une chose est sûre, ils n'augmenteront pas leurs statistiques avec moi.

Elle me demande ensuite si je suis au point sur la recherche d'emploi. Je lui dis que, bon, hein, je sors d'une agence spécialisée en RH. Grossière erreur Charlotte ! Et de me taper mon deuxième sermon en moins de deux heures sur la façon dont sont chaussés les cordonniers.

Elle me met enfin en garde sur les très prochaines réformes et que j'ai plutôt intérêt à me bouger les fesses parce que bientôt, niark niark, au bout de deux offres refusées, je serai radiée. Je dois avoir l'air d'un parasite. Ca me fait penser à ma cousine, dans la même situation que moi, de gros problèmes de santé en plus, notamment une incapacité à rester en station debout de manière prolongée. A la base, elle a un profil de Directrice Marketing... La seule offre reçue de l'ANPE : démonstratrice charcuterie en grande surface. No comment.

Quand je rentre chez moi et feuillette le dossier, je vois que la conseillère a indiqué sur mon profil que je disposais d'un véhicule. Si elle m'avait posé la question, elle aurait su que non. Mais c'est de ma faute, j'ai indiqué "titulaire du Permis B" sur mon CV.

La CAF

Quand j'ai téléphoné pour préciser civiquement que le lien pour télécharger le dossier sur internet ne fonctionnait pas, l'opératrice a commencé à être sur la défensive. Je lui ai demandé poliment de me l'envoyer par internet. Elle m'a dit que c'était impossible. Je lui ai dit qu'il suffisait de me joindre le PDF. Ne sachant manifestement pas de quoi je parlais, elle a commencé à s'énerver en disant que ce serait par courrier et rien d'autre parce que c'est bon, ils sont pas là pour assister les gens. Ah. De manière un peu suffisante, je lui ai dit bon ok, qu'elle me le balance par courrier. Elle m'a raccroché au nez. J'ai rappelé, j'ai demandé une responsable pour lui préciser que primo, ses employés étaient hystériques et que segundo, je pouvais même pas la balancer puisque le processus est tellement bien élaboré que les téléopérateurs ne se présentent pas. Quand j'ai raccroché, j'ai regretté de ne pas avoir pensé à dire que ce serait accessoirement pas mal de leur payer une formation pour qu'ils découvrent ce qu'est un PeuDeuFeu et arrêtent de gaspiller du papier et les deniers publics en timbres inutiles.

Pour ces trois organismes, les démarches peuvent être faites par internet ou par téléphone. Comme leurs sites respectifs ne fonctionnent jamais, il faut se rabattre sur l'option téléphonique, naturellement surtaxée. Logique puisque ces services s'adressent à des gents blindés de maille !

Non, y'a pas à dire, le social est une vocation. La question est : est-ce que les professionnels de ce secteur deviennent cons par usure ou est-ce par sadisme, par déspotisme gagne-petit qu'ils s'orientent vers de telles carrières ?

PS : toutes mes excuses aux trop rares dévoués consciencieux du secteur. 

19.02.2008

Chronique de l'effort #18

6abc2d75a997e190a43593690a73e5dc.jpgOu ma vie d'enfant de choeur.

Le lecteur fidèle ne manquera pas de s'interroger sur l'origine du fossé séparant l'enfant modèle de la pécheresse auteur de la Chronique amoureuse. Comment peut-on passer de l'ouaille fidèle à la brebis égarée ? De l'incarnation de l'innocence à la représentation du stupre et de la fornication ? D'un personnage exemplaire à une personnalité décriée ?

Et bien tout simplement parce que je n'ai jamais été ouaille fidèle, ni innocente. Pas plus qu'exemplaire. Petite dernière de la famille et donc sacrifiée sur l'autel de la dévotion, j'étais la dernière personne à "vouloir" accompagner ma maman à la messe, dont le prêtre me sollicita un jour pour mettre à profit ma gueule d'ange. La bonne action s'étant vue récompensée par vingt francs empruntés au denier du culte, il ne fallut pas me prier beaucoup pour me faire revenir chaque dimanche.

Et oui, à l'image de mes notes sponsorisées, déjà vénale !

Sauf si l'on considère que la critique peut-être, malheureusement de plus en plus chaque jour, supplantée par le fait que tout le monde n'est pas à l'abri du besoin...

NB : le rôle d'enfant de choeur était normalement réservé aux petits garçons, mais à l'aune du XXIe siècle, la paroisse souhaitait montrer sa volonté de se moderniser... sur des sujets fondamentaux, convenons-en... 

15.02.2008

Chronique de l'effort #17

241f693328cfef35da0900e949b56104.jpgOu ma vie de concepteur-rédacteur.

De l'insoupçonnable plaisir tiré des rébarbatives entrevues staff / direction : les comptes-rendus... ou plutôt les contes rendus... d'un Directeur artistique... ou comment se faire moins chier en réunion.

(du parallèle du micro et du stylo)

Test 1, 2... 1, 2... Ok, ça marche...

(à propos d'une plaquette)

Charlotte soulève le fait que l'annonce de la réunion a créé quelques remous, les commerciaux nient en faisant la moue

La couv' est pô top

L'accroche plaît à tout le monde (sauf à Miss Parano)

Le cadre de la première page, il plaît pas (limite "mais à quoi il sert ?!")

Tout le monde parle en même temps. Ah ! Remarque intéressante : la première page est pauvre par rapport au reste.

Il y a des trucs droits et des trucs pas droits, ça choque les gens

Propositions pour la couv' :

  • Le Manchot : on enlève le sommaire (sauf les titres) et on met en valeur le tout (accroches, titres, etc)
  • L'Aboyeur : "faut tout mettre en biais comme à l'intérieur !!!"

Hop hop hop !! Ya des questions !! (ah c'était juste pour savoir si l'accroche faisait l'unanimité)

blabla insignifiant sur des détails

Je viens de scier tout le monde en proposant un truc !!! (alors que d'habitude je dis rien en réunion)

blabla insignifiant sur des détails

Question existentielle du Manchot "Qu'est-ce que vous aimez pas sur cette page ?"

L'Aboyeur ne comprend pas un visuel, finalement la décision d'y mettre un cadre fut prise

L'Aboyeur et le Manchot se frittent

La Radine fait une suggestion (mais tout le monde s'en f... enfin ne bronche)

Une discussion inintéressante concernant les tarifs vient de débuter NOUVEAU DEBAT

(j'ai faim il doit être près de midi)

Charlotte relance le débat des pochettes : "elles sont nulles par rapport au reste !!! et la cohérence alors ?!!!?"
oups... il y a un prochain sujet de discussion

(je suis à la bourre sur mes annonces)

Question de Miss Parano : "mais dans les anciennes fiches, y'avait les tarifs ?"

Réponse de Charlotte : "oui mais non"

Miss Parano : "ah bon..."

Le débat fait rage concernant une phrase que personne comprend

Le Manchot sous-entend que Charlotte a eu une putain d'idée concernant les doigts (les doigts sont trop velus)

On se demande qui pourrait se faire photographier les mains (la Radine précise que le problème de poils ne sera pas résolu si on prend mes mains en photo)

Casper en chef préfère le visuel des pendules

La Radine contredit tout le monde en disant que le visuel de l'horloge est plus dynamique

Au contraire, le Manchot trouve cela trop froid

Le Manchot propose la solution "centriste" de Bayrou, tout le monde se marre
(tout le monde parle en même temps)

Le Manchot fait un lapsus et pose une question à l'Arriviste en utilisant mon nom

REVIREMENT DE SITUATION ? L'Arriviste préfère lui aussi les horloges

L'idée de refaire une photo de mains est abandonnée

Le Manchot propose une idée que personne ne prend au sérieux (en même temps je pense qu'il déconnait)

(je viens de vérifier l'heure, il n'est que 11h25, pourquoi j'ai aussi faim ?!)

La Radine prend la parole !!! (elle s'était promis de ne rien dire)

(la Radine a faim. Moi aussi !!!)

(la Radine veut des sous. Moi aussi !!!) 

On me cuisine sur la typo. Tout le monde s'aperçoit qu'on est des experts avec la Radine. Elle explique qu'une typo ne peut pas être figée pour une page web (bah ouais...)

Le Manchot conclut la réunion : "Roule ma poule"

L'Aboyeur conclut aussi mais en disant plein de trucs

(la p'tite femme de Pigalle a faim. Moi aussi !!!) 

Charlotte parle de son cas. Ca ne me concerne pas. Mais elle a raison de préciser les choses. Parce que bon... (merde, le Manchot commence à dire que la Radine et moi, on doit aussi aller aux rendez-vous clients, aaaaarrrgghhhh !!!)

Mangéééééééééé !!!

31.01.2008

Chronique de l'effort #16

Ou ma vie de chercheur d'emploi.c1a67388f21184966a59b477c53dcbb6.jpg

Comme tout travailleur alimentaire, mon boulot est un asservissement volontaire bien nécessaire pour payer mes factures, compulsions et autres crédits. Mais quand le consensus d'avec le négrier, de surcroît dans le cadre d'une activité éminemment ennuyeuse menée dans le dilettantisme le plus généralisé, se transforme en foutage de gueule avéré, l'idée est de prendre la poudre d'escampette et de changer de M'ame Scarlett.

Tu l'auras donc compris, je suis en quête active et idéalement bien sûr d'un travail grâce auquel je ne vivrais plus la sonnerie de mon réveil comme celle du glas quotidien. Que n'ai-je un bas de laine me permettant de démissionner à mon gré ? Chimère, quand tu nous tiens...

Non, le plus fâcheux dans l'histoire est qu'au fil de ma prospection se dessine de plus en plus clairement ma problématique personnelle contextuelle. Désormais, l'Entreprise recherche des professionnels multicasquette. Hors, moi, niveau compétences, je suis plutôt du genre haut-de-forme au singulier.

La question étant : pourquoi, au regard du fait qu'aujourd'hui, une seule et même personne assure les fonctions remplies par une voire deux si ce n'est trois professionnels distincts par le passé, les salaires n'ont pas suivi cette exponentialité ? Oui, servilité, j'oubliais...

PS : cela étant dit, si je décompose, en vérité vraie, je suis polyvalente. Je suis rédacteur, concepteur, secrétaire de rédaction/d'édition, correcteur, assistante hors pair... et je suis sûre que tu connais quelqu'un qui a besoin de moi ! Z'êtes bien urbain.

23.01.2008

Chronique de l'effort #15

b98d215046c779b59e509e69b418f613.jpgOu ma vie de concepteur-rédacteur.

Dans un studio créa, la charrette n'est pas sytématique ce qui permet de deviser allègrement entre artistes contrariés. Cela dit, même en plein rush, les tempêtes de cerveaux sont l'occasion de débiter un nombre incalculable d'inepties en tous genres. Le laconisme n'est donc que rarement de rigueur.

A l'occasion de ces bavardages incessants, mes Directrices artistiques et moi, collectionneuses de bourdes, ne sommes plus à une bévue près. Dernière exemple en date : alors que je parlais de mon expérience passée en qualité d'hôtesse de caisse à la Fnac, mes petites collègues, qui se refusent systématiquement à boire de l'alcool, commencèrent à égrener les avantages à faire partie du groupe Pinault Pernaud Ricard...

Ou comment distiller l'idée qu'on est une pochtronne sous cape...

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