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Chronique de l'effort

  • Petit art de la fuite d'Enrico Remmert

    Éditions Philippe Rey - 236 pagesculture,littérature,livre,roman,citation,italie,rentrée littéraire

    Présentation de l'éditeur : Trois trentenaires turinois se retrouvent embarqués dans un voyage improbable du nord au sud de l’Italie : Vittorio, violoncelliste torturé et hypocondriaque ; Francesca, sa fiancée de toujours au bord de la rupture ; Manuela, leur amie loufoque, gogo-danseuse et monitrice d’auto-école à ses heures perdues (ou l’inverse)... Rapidement, avec l’ex de cette dernière aux trousses, le voyage dans la poussive Baronne à doubles commandes devient une course-poursuite, une épopée déjantée et douce-amère où chacun se révèle. Au fil des kilomètres et des rencontres, les liens se nouent et se dénouent, les événements prennent une dimension initiatique, les choix s’expliquent et les masques tombent. Dans ce récit à trois voix, servi par une écriture inventive, Enrico Remmert brosse avec justesse le tableau d’une jeunesse déboussolée mais avide de rêves. Entre humour et gravité, ironie mordante et poésie, il signe un roman réjouissant.

    Ma note :

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    Broché : 18 euros

    Ebook : 12,99 euros

    Un grand merci aux Éditions Philippe Rey pour m'avoir offert l'opportunité de découvrir ce livre.

    Trois jeunes gens paumés prêts à sauter sur le moindre concours de circonstances pour s'évader, c'est le casting de ce road movie ; rien que de très classique jusque-là. Ajouter à leur fuite en avant une course poursuite endiablée, des rencontres insolites et des aventures inattendues, là encore, on ne sort pas des ficelles du genre.

    Alors, à quoi bon lire cette énième épopée rocambolesque et mouvementée plantée dans une Italie certes majestueuse mais, pour enfoncer le clou, déjà maintes fois arpentée ?

    Tout simplement parce que Remmert parvient à transcender une idée de départ somme toute assez banale grâce à une écriture virtuose qui nous conduit hors les sentiers battus du "livre sur la route".

    Plus qu'une virée déjantée, ce périple imprévu - que les protagonistes vont choisir de prolonger -, est l'occasion pour chacun de mettre sa vie en pause, de faire une parenthèse existentielle durant laquelle ils vont pouvoir lâcher la pression, faire le point, se découvrir eux-mêmes et entre eux, prendre des décisions qui vont tout changer (ou non) et se (re)construire.

    Une expédition dont on dévore les pages, tourneboulés d'émotions puissantes, entre rire et larmes, évidence et étonnement, sérénité parfois, inquiétude souvent, mais toujours avec bienveillance et empathie. Servie par des chapitres courts, des dialogues tantôt pénétrants, tantôt cocasses et des envolées poétiques saisissantes, l'histoire est rythmée, intelligente, belle, drôle. C'est tout à la fois urgent et délicat, ciselé à la perfection, surprenant.

    Le récit de ce drame effréné entre humour et mélancolie fait alterner les voix de Francesca, son fiancé Vittorio et son amie Manu, dont les relations sont absolument croustillantes ; un parti pris narratif qui offre une analyse idiosyncrasique de certaines scènes, traduisant à la perfection l'incipit :

    De chaque récit il existe trois versions : la tienne, la mienne et la vérité.

    L'on plonge ainsi dans l'intimité de chacun, découvrant au fur et à mesure le pourquoi des tourments de ces jeunes gens terriblement contemporains. De jeunes adultes bousculés par leur époque, plus si jeunes mais pas encore vieux, à cet âge entre deux eaux, où l'hésitation, les doutes, les craintes sont à leur apogée. Englués dans leur quotidien, entre poids du passé et questionnements sur l'avenir, ces trois héros normaux, à la fois simples et complexes, ambigus et pétris de contradictions, sont tout simplement en quête de cet inaccessible bonheur. Des humains en somme ; que l'on aime parce qu'ils nous ressemblent.

    L'évolution psychologique et relationnelle de ce trio de largués de la vie est fascinante, touchante et souvent désopilante. Sous couvert d'action, l'écrivain livre une réflexion douce-amère sur la connaissance de soi, des autres, les blessures que l'on se trimballe, les complications que l'on se crée... et surtout un joli message d'espoir...

    La fuite n'est pas un antidote. Elle est un art et Enrico Remmert en est le maître. De sa plume jubilatoire, il nous fait tailler la route pour nous conduire sur les chemins de traverse de nos émotions et de nos aspirations et on en redemande ! C'est sans doute parce que l'auteur est également scénariste et réalisateur de courts métrages qu'il a une écriture aussi fluide, orale autant que visuelle, parfaitement séquencée. L'on a qu'une envie, c'est d'en voir une adaptation cinématographique qui ne pourrait que bigrement bien fonctionner.

    Bref, Petit art de la fuite est de ces livres qui font du bien à l'âme et qui vous font réfléchir dans le bon sens.

    Après Vous ne connaître ni le jour ni l'heure de Pierre Béguin et La Silencieuse d'Ariane Schréder dont je parlerai très prochainement à l'occasion de sa sortie, les Éditions Philippe Rey ne laissent pas de me surprendre et je ne saurai trop vous conseiller de vous pencher sur ce catalogue riche de réjouissances littéraires !

    Ils en parlent aussi : Wigwe, Kamana, Marianne, 20minutes.

    Vous aimerez sûrement :

    Les témoins de la mariée de Didier Van Cauwelaert

    La nuit de dure pas d'Olivier Martinelli

    Homo erectus de Tonino Benacquista

    Interdit à toute femme et à toute femelle de Christophe Ono-dit-Biot

    Les lisières d'Olivier Adam

    L'amour sans le faire de Serge Joncour

    L'Agrément de Laure Mézarigue

    Extraits :

    Voyager, comme raconter - comme vivre -, c'est laisser de côté : un pur hasard vous porte vers un rivage et vous en fait éviter un autre.

    Claudio Magris, Microcosmes

    ...

    (...), puisque tu n'es pas la fille que tu voudrais, autant être comme les autres, au moins tu es certaine de ne pas être la seule à ne rien valoir.

    ...

    Je suis une thérapie stricte à base de bière, et si je bois c'est à cause de la grande inscription memento mori que dégage toute chose. Je bois parce que je tremble de peur à tout instant, et je tremble de peur parce que je constate que personne, autour de moi, ne tremble de peur à tout instant. Je sens les minutes s'écouler à la fois très lentement et très vite, entraînées toutes ensembles et grinçant les unes dans les autres comme les planches d'une embarcation.

    ...

    Ce qui se produit est difficile à décrire, c'est un de ces moments qu'on déforme inévitablement quand on essaie de les analyser.

    ...

    "Quel est le pire aspect de votre métier ?" Très réfléchi jusque-là, il avait répondu du tac au tac : "Les trois minutes qui précédent mon entrée en scène. Je ne les souhaite à personne, pas même à mon pire ennemi."

    "Imagine ces trois minutes, avait aussitôt déclaré Vittorio. Tu déambules nerveusement, aussi tendu qu'une corde, l'estomac en feu, les entrailles entortillées, dures comme du bois, le coeur battant le chamade, en proie à des bouffées de chaleur, des frissons et...

    - Il n'y a là rien d'exceptionnel, avais-je interrompu. Tout le monde connaît cette sensation. Les trois minutes qui précèdent un examen ou un entretien d'embauche, ou encore une entrée sur n'importe quelle scène. Pas besoin d'être Pavarotti pour le savoir."

    Il m'avait saisi la main. "Mais moi, je vis ces trois minutes vingt-qutre heures sur vingt-quatre."

    ...

    Puisque tu le détestais autant, pourquoi es-tu restée avec lui jusqu'à ce matin ? (...) Je ne sais pas. Le problème, c'est peut-être que je le détestais trop. En l'absence d'un sentiment intense, la haine peut dégénérer en amour.

    ...

    Je vois dans les agences de voyage des lieux de tri émotif, et dans la frénésie à voyager des gens de mon âge non de la curiosité envers le monde, mais une tentative d'exporter leur malaise : changer leur insatisfaction de place en la transplantant dans un autre décor, exiger brutalement de la distance ce que le temps ne pourrait offrir que petit à petit.

    ...

    (...) tu as le don de t'absoudre, tu es compréhensive avec toi-même, l'indulgence que tu te réserves est une de tes plus grandes qualités.

    ...

    "Les vieux radotent. Les jeunes n'ont rien à dire. L'ennui est réciproque."

    ...

    "Parce que je ne crois pas dans les gens. La plupart d'entre eux sont des imbéciles qui vous klaxonnent dès que le feu passe au vert et achètent des caleçons de marque. Alors faire la révolution pour eux... Et dans quel but ? Donner à quelqu'un d'autre la place d'honneur à table. Voyons ! Moi, je ne crois qu'à la révolution de moi-même."

    ...

    "Tu me manques."

    J'ai pensé qu'il n'avait pas accompli un gros effort pour m'écrire ces trois mots. Il m'a fallu un moment pour m'apercevoir que c'était ceux-là mêmes que j'apprêtais à lui adresser. Cela m'a rendue plus compréhensive : on ne peut pas se mettre à inventer des termes pour communiquer à l'autre qu'il nous manque.

    ...

    Dans une nouvelle - de Galeano, je crois -, une équipe va réaliser dans la jungle un documentaire sur la vie des Indiens. Une fillette du coin se met à tourner avec insistance autour du cinéaste ; impatienté, celui-ci finit pas demander à l'interprète ce qu'elle veut. La fillette explique que ses yeux bleus l'impressionnent, elle n'en a jamais vu de semblables. "Je veux savoir de quelle couleur tu vois les choses", dit-elle. Le cinéaste sourit et répond : "De la même couleur que toi." Alors la fillette réplique : "Comment tu peux savoir de quelle couleur je vois les choses ?"

    ...

    "L'ennui est réciproque chez la plupart des gens. La grande majorité d'entre eux ont le coeur éteint, ils ne vivent que d'obscurité réflétée. Mais vous, vous n'êtes pas comme ça."

    ...

    "Les gens voyagent pour s'étonner des montagnes, des mers et des étoiles... puis ils passent à côté d'eux-mêmes sans s'en apercevoir."

    ...

    - Bon. Dans ce cas, tu sais peut-être que le grand Pablo a peint le portrait de Gertrude Stein. Le résultat déplut à Gertrude qui objecta qu'il ne lui ressemblait pas. Tu sais ce que répliqua Picasso ?

    - Non.

    - Alors essayez de lui ressembler.

    ...

    "C'est bizarre, nous nous croyons tous plus malheureux que les autres."

    ...

    Tous les endroits sont des lieux de perdition. Quand on a l'intention de se perdre, on peut le faire n'importe où, c'est un choix personnel, l'endroit n'a rien à voir là-dedans (...).

    ...

    "Quand j'étais petite, j'imaginais l'avenir comme une promesse. Au lieu de ça, il s'est changé en menace. D'abord progressivement, puis tout d'un coup. Pourquoi ?"

    ...

    Les statistiques nous annnoncent le nombre d'individus que l'alcool tue. Mais personne n'est capable de dire combien il en sauve, telle est la vérité.

    L'alcool n'est pas la maladie : l'alcool, c'est le traitement. La maladie, c'est la vie. Quand on pense que la réalité marche, on n'a pas besoin de boire, mais quand on tremble sans savoir pourquoi, cela devient indispensable.

    ...

    "La vie est un état d'esprit"

    ...

    J'ai pensé que le secret des couples qui marchent réside peut-être dans le fait qu'ils parviennent, en vertu d'une combinaison de facteurs incontrôlables, à changer harmonieusement par de petits mouvements et des secousses simultanées leur permettant de marcher en toutes circonstances du même pas, donc côte à côte, jamais l'un derrière l'autre.

    ...

    "Je me demande parfois pourquoi tout le monde finit par tromper tout le monde mais refuse de rompre.

    - Et qu'est-ce que tu y réponds ? interroge Manu.

    - Je ne sais pas. Je crois que cela repose toujours sur la même raison : concilier un besoin et un désir. Le besoin de sécurité et le désir d'éprouver de nouvelles émotions."

    ...

    Vous croyez qu'il est possible de tomber amoureux de quelqu'un en l'espace de vingt minutes ? D'après moi, non. D'après moi, en général, on tombe amoureux en beaucoup moins de temps que ça.

    ...

    La souffrance ne suffit pas.

    Il faut éprouver de l'enthousiasme pour sa propre souffrance.

    ...

    (...) je vis parfois non comme un être humain mais comme un chercheur, l'existence est mon laboratoire et je suis moi-même une expérience.

    ...

    (...) un des trois secrets pour être heureux consiste à avoir la mémoire courte (...).

    ...

    Je pense aux être fragiles que nous sommes : un geste violent auquel nous avons assisté dans notre enfance peut nous harceler toute la vie. Un événement uniquement vu, non subi, peut influer sur nous en profondeur. Un épisode dont nous n'avons même pas été témoins peut nous changer définitivement.

  • Comment j'ai raté la rentrée littéraire

    Etrange me direz-vous de rater un évènement qui n'a pas encore eu lieu. Et pourtant.

    Dans un passé pas si lointain, j'étais libraire. Et être libraire, a fortiori dans une boutique où les conditions de travail sont, pour diverses raisons techniques et humaines, rendues encore plus difficiles que ce que la fonction exige de manière inhérente, être libraire donc, c'est s'exposer à des problèmes de dos.

    Dans mon cas, pour diverses raisons techniques, humaines et dégénératives, mes problèmes de dos se sont mués en handicap. Exit la librairie ! Si je jouis encore du statut de libraire le temps que mon accident de travail soit résolu, ce n'est que provisoire. Le sursis de l'handicapée en attente (de plus en plus désespérée) de consolidation qui sera déclarée inapte et deviendra par le fait handicapée ET chômeuse, en somme. Le rêve de tout un chacun, isn't it ?...

    N'étant plus par conséquent libraire que de manière théorique, je n'ai plus accès aux services de presse, c'est-à-dire aux manuscrits en avant-première.

    Si dans les années précédentes, j'ai pu m'enorgueillir de lire et critiquer ici-même des livres que peu de personnes avaient entre les mains et placer ainsi mon blog au top de l'actu, il n'en sera plus rien désormais. Je redeviens une simple lectrice, sans priviliège et au pouvoir d'achat d'autant plus limité que les problèmes de santé s'accompagnent malheureusement inévitablement de problèmes financiers liés entre autres aux dépassements honoraires abusifs des médecins du secteur II qui font polémiques actuellement.

    Curieux pourrait-on penser de regretter ces mêmes livres qui m'ont coûté la santé. Mais on est bibliophage ou on ne l'est pas. Et puis lorsque l'on est contraint de passer sa vie allongée, le livre est un peu l'un des rares compagnons de galère possible...

    Voilà donc le S.O.S. d'une lectrice en détresse qui regrettera ses services de presse.

    Mais cette vanité n'est que passagère. Ne jamais oublier qu'à chaque chose, malheur est bon. N'étant plus "captive" de cette course folle au prochain bouquin, je me réjouis de faire partager prochainement mes critiques de classiques et nouveautés poches dont la lecture était sans cesse remise à demain.

    (A moins bien sûr que de gentils éditeurs me prennent en pitié et me fassent parvenir les trésors littéraire de demain... On a le droit de rêver.)

  • Chronique de l'effort #32

    Ou ma vie de salariée.

    Ne pas être son propre patron signifie bien évidemment avoir un supérieur hiérarchique. De manière usuelle, ce rapport d'employeur à employé peut être rapprochée d'une certaine façon de la relation père à enfant dans le sens où le subalterne doit à son patron obéissance et respect - cette dernière notion étant censément réciproque, je dis bien censément.

    Tout ceci engendre des impératifs de caractères à savoir que le boss doit être ferme (ce qui ne veut pas dire dictatorial) et suffisamment charismatique pour être respectable. Le subordonné quant à lui doit être, en plus d'un travailleur compétent évidemment, assez docile et pas trop insolent pour ne pas risquer sa place.

    Seulement, lorsque votre n+1 à l'habitude de fanfaronner, entre autres spécialités typiquement machistes, qu'il déjoue les radars malgré une vitesse digne d'un pilote sur circuit, qu'il vous embarque dans son véhicule mais que bizarrement ce jour-là il roule tellement mollement que même vous qui n'êtes pas un public rassuré en voiture vous avez envie de lui hurler "mais putain tu vas le desserrer ton frein à main et appuyer un tant soit peu sur ce foutu accélérateur", votre sens du respect - assez relatif par nature s'agissant des dirigeants - est quelque peu écorné.

    Quand par-dessus le marché vous vous mettez en route de nuit, que vous constatez que l'automobiliste d'en face n'a pas allumé ses lumières, que dans votre emportement lié à la sécurité routière vous vous exclamez "et tes phares connard !" et que là, de façon tout à fait hallucinante, votre responsable se précipite sur ses loupiottes pour les allumer en s'excusant platement, vous vous dites que là, définitivement, vous ne pourrez plus lui prêter une quelconque crédibilité.

  • Chronique de l'effort #31

    Ou ma vie de libraire.

    - Bonjour Mademoiselle.

    - Bonjour Monsieur.

    - Je souhaiterais commander un livre qui s'appellerait Trop subtil pour un homme.

    - Ouh la la, il doit être énorme ce bouquin !

    - Pourquoi vous dites ça ?

    - Euh, non pour rien.

    - Si, si, dites.

    - Disons que je faisais un peu de machisme inversé en prétendant que beaucoup de choses étaient trop subtiles pour les hommes.

    - Ah.

    Comme mon humour donc...

  • Chronique de l'effort #30

    Ou ma vie de libraire.

    Dans ma vision idéale des choses, le métier de conseiller en livres se dessinait comme suit : un petit fauteuil bien confortable calé entre des piles de livres un peu poussiéreuses, une tasse de chocolat, le bonheur de bouquiner des tas d'ouvrages et des interruptions toujours bienvenues pour converser littérature avec des clients connaisseurs ou conseiller des novices.

    Sauf que.

    Dans la réalité des choses, le métier de libraire se gribouille plutôt comme suit : braver les éléments pour sortir et rentrer des présentoirs anti-ergonomiques au possible qui vous brisent le dos, les reins et vous écorchent les mains, porter des cartons (remplis de livres donc), ouvrir ces mêmes cartons et pointer leur contenu, nettoyer inlassablement les rayons avec des produits agressifs, le tout en ayant l'interdiction formelle de jamais s'asseoir ou lire la moindre ligne.

    Sachant l'hostilité des matériels à déplacer et la légendaire vertu coupante du carton et du papier, l'on imagine aisément l'état des mains d'un libraire : des mains abîmées. Leur soin devient donc aussi nécessaire que l'hygiène dentaire (ou respirer pour que l'image soit parlante pour tous).

    C'est ainsi qu'Apaisyl Crevasses, le premier kit soin 2 en 1 destiné au traitement et à la prévention des crevasses des mains, devient un peu le graal du vendeur de livres et par extension du travailleur manuel. Avec un pansement liquide pour traiter efficacement les fissures et crevasses formées et une crème nourrissante idéale pour prévenir la formation et la réapparition des petits bobos très douloureux, ce kit est un peu mon meilleur ami dermatologique (mon ostéo étant ma meilleure amie lombaire et musculaire).

    Le pansement liquide Apaisyl Crevasses forme un film protecteur qui comble la crevasse pour stopper sa progression, éviter sa réouverture, soulager la douleur et favoriser la cicatrisation. Il suffit de nettoyer et sécher la fissure, appliquer et étaler délicatement le pansement à l'aide de la spatule, laisser sécher à l'air libre jusqu'à formation du film et renouveler l'opération deux à trois fois par jour jusqu'à cicatrisation totale. La crème, quant à elle, est spécialement indiquée pour les dessèchements extrêmes. Sa formule complète apaise rapidement les sensations de tiraillements, hydrate et nourrit intensément et prévient la formation des crevasses. Il suffit d'appliquer une noisette de crème sur peau propre et sèche aussi souvent que nécessaire.

    Et hop, les mimines redeviennent douces et esthétiques !

    Plus d'informations sur le site Apaisyl.

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