22.11.2008
Tu Louvre ou tu la fermes ?
Et puis un jour, tu te dis que pour devenir officiellement Parisienne, il faut quand même que tu mettes les pieds dans le musée le plus réputé de Paris. Même de France. Mieux d'Europe. Carrément, du monde. Que dis-je, de l'univers !
Ouais, bref, connu le musée. Le Louvre donc.
T'en profite un max parce que non seulement t'es invitée mais par onze gens vachement barrés (si ça c'est pas de la mise en abîme du mot barré !) sympas - quoique tu ne le saches pas encore rapport au fait que c'est la première fois que tu les vois - plus communément appelés Plurkeurs sur leur planète. Du coup, quand t'arrives au Louvre, tu la fermes un peu en adoptant un air pénétré complètement surfait pour passer pour une fille intelligente.


22:21 Publié dans Chronique d'une ambivalente, Culture, Expos, Moi, Web | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, musée, gwordia, humour, expo, web, psy
08.08.2008
Chronique d'une ambivalente #14
Et puis j'ai eu une voisine du dessus...
Parce que bon, il faut bien dire que depuis janvier, date de mon emménagement dans THE quartier de Paris, l'appartement situé au-dessus de chez moi était la "bibliothèque" du propriétaire, écrivain de son métier - oui, on ne se refuse rien apparemment.
Je devrais dire écrivaillon étant donné son problème manifeste avec le concept de fin. En effet, pendant plus de trois mois, durée apparemment nécessaire pour les travaux de vingt-quatre malheureux petits mètres carrés, j'ai du subir perceuse, marteau et autres désagréments de rénovation. Et à chaque fois que je montais hurler - c'est à dire souvent -, il me disait que c'était le dernier ajustement. Incapacité totale à conclure, donc auteur de merde. A moins qu'il soit un expert pour ce qui est de me prendre pour une conne.
Bref, dans nos démêlés, il m'a expliqué que le ravalement appartementesque avait pour but de transformer le lieu d'aisance - oui, je sais, mais j'ai dit auteur de merde... - en location. J'étais donc briefée, j'allais être incésemment sous peu reléguée à la seconde place de la pyramide.
Depuis deux jours, cette hypothèse est devenue réalité.
Depuis deux jours, le plafond me rentre dans la tête.
Depuis un jour, je tape au plafond.
Pourquoi, mais pourquoi les gens se sentent-ils obligés de pratiquer le planter de talons ?
C'est ce que je déteste dans la vie en immeuble. Devoir supporter des malotrus n'ayant probablement vécu qu'en maison ou étant à mille lieues de s'être interrogés ne serait-ce qu'une fois sur les devoirs de la vie en communauté. C'est dans ces coups de temps-là que je rêve de me casser de la ville lumière. Une petite bicoque en province, sans aucun mur mitoyen. Pouvoir enfin danser, sauter, chanter... chose que je ne m'autorise pas car je respecte mes voisins MOI et que les moments où j'ai envie de me taper un délire sont peut-être ceux où mes voisins ont envie de se reposer. Mais pourquoi continuer à me brider me dira-t-on puisque mes voisins n'en ont que faire ? Tout simplement parce que je suis intrinsèquement respectueuse.
Cette incompatibilité de points de vue me pousse à rêver d'évasion et d'isolement.
Et en même temps, je dois bien avouer qu'à ma facette respectueuse s'ajoute la donnée peureuse. Certes, il y a des aléas dans la cohabitation. En revanche, si je hurle pour X ou Y raison, quelqu'un finira par venir. Or, dans une habitation indépendante, tu peux crever pour que quelqu'un t'entende.
Subir ou mourir, il faut choisir.
15:15 Publié dans Chronique d'une ambivalente, Moi, Psy | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, de tout et de rien, actualité, femme, logement, société
21.01.2008
Self discipline
Aujourd'hui est le premier jour du reste de ma vie (Jacques Salomé). Mais on ne peut pas attendre que l'inspiration vienne. Il
faut courir après avec une massue (Jack London). Car se donner du mal pour les petites choses, c'est parvenir aux grandes avec le temps (Samuel Beckett).
J'ai donc décidé de sévèrement m'auto-discipliner en me soumettant à un rythme d'écriture rigoureux. Deadline pour l'envoi de mon manuscrit : mes 30 ans. Ce qui me laisse somme toute encore une année et un peu plus de deux mois.
Tout ça, c'est mon petit ange qui le dit. Mais la conscience ? Elle n'empêche jamais de commettre un péché. Elle empêche seulement d'en jouir en paix (Theodore Dreiser) !
Mon petit diable quant à lui me souffle que l'art est un jeu. Tant pis pour celui qui s'en fait un devoir (Max Jacob) et qu'il est plus agréable de dilapider son talent que de ne pas en avoir (Yvan Audouard).
Donc comme en toutes choses, il ne faut compter que sur soi-même. Et encore, pas beaucoup (Tristan Bernard).
J'ai comme qui dirait l'impression que ça ne va pas être tous les jours facile entre moi et moi...
14:54 Publié dans Actualités, Chronique d'une ambivalente, Envies, Livre, Moi, Travail | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, livre, écriture, littérature, lecture, roman, de tout et de rien
14.01.2008
Cogito ergo... soumis
Avoir des certitudes, c'est être convaincu.
Con vaincu. Ou quand le procrastinateur de la pensée choisit de ne plus remettre en perspectives ses opinions.
La question étant de savoir si oui ou non le père du terme était sûr que nous ne verrions que du feu à sa subtile association d'idées... Je crois pouvoir affirmer que j'en suis certaine.
17:17 Publié dans Chronique d'une ambivalente, Moi, Psy | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, de tout et de rien, pensée, réflexion, opinion, humour, langue française
04.12.2007
Vrai semblant
Mentir ou mentir, il faut choisir : 
La vérité pure et simple est très rarement pure et jamais simple.
Oscar Wilde
La seule chose qu'on ne peut embellir sans qu'elle périsse, c'est la vérité.
Jean Rostand
La méthode Coué version Sarko en trois étapes :
Ne discutez jamais, vous ne convaincrez personne. Les opinions sont comme des clous ; plus on tape dessus, plus on les enfonce.
Alexandre Dumas fils
Il est difficile d'avoir tort quand on a fait soi-même les questions et les réponses.
Groucho Marx
Les idées scandaleuses sont de vieilles rengaines qui passent inaperçues en s'abritant sous des habitudes.
Marcel AyméLa méthode anti-Coué :
Soyez réalistes : demandez l'impossible.
Ernesto "Che" Guevara
L'impossible est le seul adversaire digne de l'homme. Andrée Chedid
Nos espoirs ne seraient-ils que des prétextes à nos élans ?
Jean Rostand
14:21 Publié dans Chronique d'une ambivalente, Citation, Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, de tout et de rien, citation, culture, pensée, réflexion, politique
25.11.2007
Chronique d'une ambivalente #13
Hier soir, j'ai perdu ma dent. Pourtant, cette nuit, la petite souris n'est pas passée. Normal, je l'ai déjà perdue une fois et à cette époque, ce n'était pas une fausse. C'est qu'on l'arnaque pas comme ça cette garce de petite souris... sûrement une agent de Fisc...
M'enfin bref, tout ça pour dire que, défigurée, l'on pourrait s'attendre à ce que je sois effondrée. Bon certes, je ne sors pas de chez moi jusqu'à lundi. Mais au fond, je suis soulagée de ne plus avoir à sentir ma dent principale osciller à tout bout de champs dans mon orifice logorrhéique ou à manger du bout des lèvres.
En fin de compte, ce n'est pas compliqué, il suffit d'éviter les miroirs.
Croyez-vous que je devrais immortaliser ce moment "unique" en photo ?
21:31 Publié dans Chronique d'une ambivalente, Moi, Psy | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, de tout et de rien, santé, actualité, beauté, femme
09.11.2007
Spleen
Et puis il y a les jours où tu te lèves et rien ne va. Et tu te rends compte que dans ta bataille quotidienne pour vivre, tu as
acquis des automatismes de défense et que tes poings toujours armés se sont confrontés à des ennemis qui n'en étaient pas.
Mais quand tu te dis ça, idiote il est trop tard, tu appartiens au sinistre sombre seigneur vêtu de noir...
La vraie liberté, c'est de pouvoir toute chose sur soi.
Michel de Montaigne
18:55 Publié dans Chronique d'une ambivalente, Moi, Psy | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, de tout et de rien, citation, culture, philosophie, pensée
06.11.2007
Me, myself and I
Dépendre de soi-même, c'est parfois la pire dépendance.
Alfred Capus
Voilà comment une citation peut tout remettre en question.
Ben oui, moi, depuis toujours, je me suis reposée sur les aphorismes selon lesquels il vaut mieux être seule que mal accompagnée et qu'on est jamais aussi bien servie que par soi-même.
A partir de là, dois-je considérer qu'on ne change pas une équipe qui gagne (l'équipe, c'est moi) ou dois-je poser le postulat selon lequel à deux (ou trois... ou quatre...) on est plus fort ?
23:39 Publié dans Chronique d'une ambivalente, Citation, Culture, Moi, Psy | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, de tout et de rien, citation, culture, solidarité, psy
22.10.2007
Volte-farce
Quand on est jeune, peu sûre de soi et que l'on croise un groupe de jeunes mâles qui vous sifflent ou vous placent une petite phrase plus ou moins élégante dans la rue sur votre physique manifestement au goût du jour, deux cas de figure : soit vous êtes accompagnée de vos copines et vous gloussez, fière comme un paon, soit vous êtes seule, vous rougissez, vous regardez vos chaussures en leur intimant d'accélérer le pas et vous rejoignez vos copines en leur racontant que vous vous êtes, encore une fois, faite brancher et que vous avez mouchés les importuns du tac au tac avec une petite phrase bourrée de votre répartie légendaire - phrase que vous avez mûrement ressassée pendant votre fuite.
Quand vous êtes moins jeune (28 ans pour ceuss qui ont la flemme de visiter la page A propos) et qu'un groupe de plantes pubescentes, pardon, d'adolescents susurrent sur votre passage que vous êtes vraiment jolie, vous souriez de toutes vos - fausses - dents, vous leur lancez un regard blindé d'assurance et de concupiscence comme ils n'en verront plus avant longtemps et vous continuez d'avancer d'un pas déterminé dans cette journée, ma foi, bien sympa pour un lundi.
23:31 Publié dans Chronique d'une ambivalente, Moi, Psy | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, de tout et de rien, femme, beauté, jeunesse, vive la vie
Chronique d'une ambivalente #12
Dans mes fantasmes les plus fous, je suis une illustre écrivain qui vend des centaines de milliers d'exemplaires dans le
monde entier. Je donne des tonnes d'interviews, je suis poursuivie par d'insupportadorables paparazzi, je suis riche, j'ai un carnet d'adresses de dingue, j'ai toujours cinquante projets et last but not least, je suis surtout célèbre pour avoir révolutionné le monde de l'écriture que même l'Oulipo, ils osent pas trop me demander de faire partie de leur société un peu secrète.
Dans ma vie réelle - parfois surréaliste, je le concède -, je ne supporte pas qu'on s'immisce dans ma vie privée même si j'ai tendance à toujours trop en dire faute de savoir tenir ma langue (c'est ce qu'on appelle une mise en abîme : l'ambivalence dans l'ambivalence), je suis une piètre oratrice (98 % du temps), je déteste le téléphone et mon écriture, si elle est reconnaissable, n'a rien de révolutionnaire.
Donc si je résume, je voudrais être célèbre et reconnue tout en conservant mon statut d'anonyme tranquille.
La seule solution quand mon futur éditeur me contactera sera d'opter pour un nom de plume...
Oui, mais si j'ai un pseudo, je serais pas vraiment célèbre, ce sera juste mes bouquins et personne saura qui les a écrits.
En revanche...
Mais par contre...
Raaahhhh, faire le ménage dans ma tête et prendre une décision... La meilleure serait peut-être d'achever mon manuscrit...
12:30 Publié dans Chronique d'une ambivalente, Chroniques de l'effort, Livre, Moi, Psy, Travail | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, de tout et de rien, livre, écriture, travail, littérature






