20.07.2009

On a marché sur ma Lune

Si j'emprunte à Hergé l'un de ses plus célèbres titres tintinesque, en le détournant quelque peu, c'est uniquement pour renvoyer à l'actualité du jour qui me rappelle une anecdote personnelle, mais nullement classée X, n'en déplaise aux voyeurs. De l'utilité du titre d'appel...

Donc, en ce jour du quarantième anniversaire du plus célèbre petit pas pour l'homme*, je souhaite partager à nouveau mon souvenir le plus mémorable d'avec le satellite naturel de notre chère planète, en espérant que l'ignare en question accèdera, enfin, à cette donnée d'une culture pas si générale que ça...

* : le 20 juillet 1969, le commandant du vol spatial Apollo 11 Neil Armstrong ainsi que Buzz Aldrin ont exploré pendant plus de deux heures et pour la première fois la surface de la Lune alors que leur co-équipier Michael Collins était resté en orbite.

13.01.2009

Chronique amoureuse #16

Parce l'amour s'affranchit de toute considération pécuniaire et parce que, comme le dit Larcenet, la poésie rachète tout, voici mon plus sincère bien que modeste présent. Joyeux anniversaire.

C'est par un soir de mai
Que je l'ai rencontré
Par un ciel plein de lune
L'amant aux lèvres brunes
Et depuis ce moment
Je fus prise vraiment
Une adorable flamme
S'alluma dans mon âme.

Patrick Chamoiseau

Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin
Je te cherche par delà l'attente
Par delà moi-même
Et je ne sais plus tant je t'aime
Lequel de nous deux est absent.

Paul Eluard

Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu'accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s'entretiennent. En l'amitié de quoi je parle, elles se mêlent et se confondent l'une en l'autre, d'un mélange si universel qu'elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi".

Montaigne à La Boétie

16.12.2008

Chronique amoureuse #15

C'est vrai qu'il existe différentes écoles.masque.jpg

Il y ceux qui se montrent.

Et il y a ceux qui ne se montrent pas. Ne dit-on pas d'ailleurs : pour vivre heureux, vivons cachés ?

La question étant de savoir, si l'on adopte le second postulat, pourquoi l'on se dissimule. S'il s'agit d'une option concertée, nulle interrogation. Mais quand cette option s'impose à vous, notamment de manière systématique, le questionnement est légitime. Soit vous faites barrage sans vous en rendre compte. Soit vous semblez être l'objet de la honte.

Le fait est qu'une vie dissolue peut conduire à tenter de se préserver des médisances d'autrui, tellement de rigueur aujourd'hui. Mais d'un autre côté, pourquoi sacrifier les instants déjà tellement comptés ? Doit-on, pour éviter les jugements qui, quoi qu'il arrive, ne cesseront jamais d'assaillir, rogner sur son bon plaisir ? Cette vie si courte semble justifier l'indispensable abandon des barrières de protection.

Peut-être que la muraille a plus de force que la volonté... Mais si tel n'est pas le cas et que vous vous sentez d'assumer, quels que soient vos gestes, quels que soient vos faits, une question reste : qu'est-ce qui fait de vous l'inavouable immuable ?

Chronique amoureuse #14

vin.jpgQue l'on soit homme ou que l'on soit femme, sur bien des points, vieillir est une tragédie. A commencer par le rapprochement d'avec la Fin.

Mais le plus difficile reste probablement la déchéance physique.

Et comme pour compenser le fait que la femme dispose d'une espérance de vie supérieure à celle l'homme, elle se décatit si ce n'est plus mal, du moins plus vite que son équivalent masculin ; toute inexorable exception à la règle écartée. Elle voit, par exemple, sa poitrine s'affaisser - si tant est que Dame Nature l'en ait dotée... Non, toute frustration morphologique mise à part, c'est un fait, point barre.

Cela dit, l'homme n'est pas en reste si l'on compte les déplumages, briochages et autres ramollissages intempestifs.

Mais, car il y a toujours un mais, il y a évidemment du bien dans le mal, sinon le Monde ne serait pas Monde. Et donc côté amants, il faut bien reconnaître que le mûrissement, comme pour le bon vin, à sa part d'enrichissant. Hormis une ou deux exceptions, l'homme gagne à être connu du haut de son vécu. Du mot choisi au geste précis, c'est indiscutable, l'expérience est soeur de jouissance.

Bon, ça n'empêche pas que l'homme reste homme, sachant parfois faire preuve de manque de glamour en gardant ses chaussettes (ou autres moeurs bizarres) ou de manque de réceptivité en étant paradoxalement trop concentré (ou comment passer à deux doigts de l'absolu). Mais ces détails restent bien secondaires si à l'intensité du plaisir l'on se réfère...

Mon conseil : oubliez vos armoires, mettez le vintage dans votre boudoir !

02.12.2008

Chronique amoureuse #13

guimauve2.jpgEt puis y'a le bande-mou.

Entendons-nous bien, en temps normal, nous ne le fustigerions que sous cape rapport au fait que même si c'est hyper drôle - sauf en situation -, ça peut arriver.

Mais en l'occurrence, nous allons nous marrer ouvertement parce que, sans être sponso par L'Oréal, il le vaut bien.

Le bande-mou donc, comme son nom l'indique, n'a pas ce qu'on appelle l'érection béton. D'ailleurs il bande si peu que c'en est presque un non-sens.

Le premier incident survient lors de votre première tentative. Vous êtes un poil déçue parce qu'il est censé avoir baisé la terre entière - d'un point de vue cité-centrique du terme - et que ce qui, pour vous, était une quasi promesse sur l'avenir s'avère n'être qu'une vaste fumisterie. Mais vous le pardonnez grâcieusement parce qu'il met ça sur le compte de l'émotion selon laquelle vous pouvez connaître mille femmes, pour chacune, chaque première fois est comme LA première fois. Et puis surtout parce qu'il se rattrape avec LE cunni du siècle.

Lors de la deuxième tentative, même combat. Ou plutôt non-combat malgré un progrès de la molle à la demie-molle. Là, vous commencez à avoir la puce à l'oreille parce que le gars ne semble nullement perturbé par ses problèmes de tension. Pire, il adopte cet air d'auto-satisfaction masculin si exaspérant... et si souvent injustifié. Ndlr - mais oui cher lecteur, on sait bien qu'avec toi, elles ne simulent jamais et jouissent systématiquement. Il pousse même le culot jusqu'à te raconter que son ex est vraiment une garce de lui avoir balancé, lors de leur rupture, que de toute façon, il était même pas un bon coup. Ce qu'il ne conçoit manifestement pas, pas plus que vous puissiez être de l'avis de son ex.

Là, vous vous dites que ce sont les endorphines qui le font délirer et qu'il va finir par prendre conscience de son "problème". Mais, alors que la troisième tentative n'a rien de plus glorieux, que ses potes débarquent - après hein ! - et que le ton graveleux de la discussion vous incite à un vieux tacle salace, le demi-impuissant a le toupet de pérorer devant l'assemblée que "vous disiez pas ça la dernière fois".

!

Quand la beaufitude s'ajoute à l'inaptitude...

Tout ça pour dire que la morale, c'est qu'à quarante ans, c'est moche les ravages de l'alcool, du tabac, de la marie-jeanne, de la coke et que sais-je encore...

Et qu'on dit jamais deux sans trois mais pas trois sans quatre.

21.11.2008

Chronique féministe #5

mégaphone.jpgSérieusement, c'est moi ou c'est eux ?

Non mais je pose la question. A défaut de réponse - car y en a-t'il vraiment une, unique et universelle ? -, je m'épargnerai les procès d'intention pseudo-fondés sur la fallacieuse accusation d'une incapacité à ma personnelle remise en question.

Cela dit, à l'interrogation éveillant présentement mon intérêt selon laquelle "suis-je trop implicite ou les garçons ne comprennent-ils rien à rien ?", J'accuse, comme disait mon pote Emile : c'est eux, c'est pas moi !

Sérieusement, quand vous hébergez un gars rapport à son incapacité éthylique passagère à se mouvoir sur une distance supérieure à l'éloignement standard d'un canapé et d'un lit, qu'une fois pieuté le garçon se met à penser - convenons que dans son état, ce n'est pas raisonnable - et que de surcroît il veut vous faire partager le fruit de sa réflexion, que vous acceptez courtoisement - quoiqu'expaspérée - de tendre l'oreille et que vous entendez "tu sais à quoi je pense ?", vous répondez "non", parce que contrairement à ce que l'imbibé peut croire, vous n'êtes pas devin et vous vous abstenez de rétorquer "à quoi ?" dans l'espoir que le coma le rattrape. Mais non. Et quand le dipsomane vous déclare "je pense que j'ai envie de toi" et que vous lui répondez, cette fois-ci d'une courtoisie légèrement vitriolée appelant la fin du débat "et bien je crois qu'il va falloir changer de pensée", vous supposez légitimement avoir mis fin à la controverse de manière intelligible. Sauf que l'ivrogne ne l'entend pas de cette oreille et, l'évidence selon laquelle votre refus est motivé par une non aspiration à la conclusion d'avec lui ne semblant pas l'effleurer, vous oblige à le rembarrer sans détour et frontalement.

Ou encore quand vous rencardez par sms un gars pour bricoler chez vous - au sens premier du terme, n'est-ce pas... -, qu'il vous dit "on se voit que pour ça ?", que vous lui répliquez que "ben non, on boira un verre et on papotera !", qu'il vous rétorque "et plus, c'est mort ?" - ndlr : oui, à quoi bon les jeux de séduction chronophages cardiaquement éprouvants et le feeling quand la technologie - et un caractère rustre dépourvu de tout romantisme - vous permet de gagner du temps ? -, vous opposez un "ben je peux aussi acheter des chips comme ça on grignotera ;-) et s'il s'agissait d'une demande sur la potentialité de moyenner, je te rappelle que je suis fâchée avec les hommes pour au moins les dix prochaines années. de surcroît, macho comme tu es et "féministe" comme je suis, c'est pas gagné...". Vous faites ainsi preuve d'humour, de modestie (une déclaration à votre endroit ne vous semble pas une évidence) et de diplomatie (vous ne rembarrez pas frontal et allez même jusqu'à vous flageller de votre frilosité émotionnelle bien indépendante du brave garçon, hum) et supposez légitimement avoir mis fin à la controverse de manière intelligible. Sauf que le bricoleur ne l'entend pas de cette oreille et vous oblige, par son sms "c'est pas gagné, ça veut dire quoi ?", à le rembarrer sans détour et frontalement : "littéralement, c'est pas gagné, ça veut dire que c'est perdu. pour reprendre ta terminologie : plus, c'est mort". Et le garçon, naturellement fier comme Artaban, de vous pourrir toute la soirée par messages interposés, captieux au possible, et de vous déclarer que tout était fini entre vous - ndlr : notons que rien n'avait commencé - et qu'il ne désirait plus vous compter parmi ses relations. Et vous, d'être Gros-Jean comme devant pour vos histoires de bricolage...

La juste remise en question serait dites-vous de veiller à une sélection plus drastiques de mes options relationnelles masculines ?

C'est pas faux...

30.07.2008

Chronique amoureuse #12

honte2.jpgEt puis t'as beau être deux, des fois, tu te sens très seule. C'est ce qu'on appelle communément le "moment de solitude".

Toi, homme qui a traversé ma vie, tu ne viendras plus te plaindre qu'ici je suis partiale en ne racontant que tes bourdes.

Il est parfois de fâcheuses coïncidences.

Ainsi, il m'est arrivé de sortir avec un garçon ayant perdu ses deux parents. Orphelin quoi.

Déjà, tu t'imagines bien que c'est pas le truc qu'il m'a balancé de but en blanc, un pour pas me mettre mal à l'aise, deux pour ne pas risquer d'essuyer les, j'imagine, quasi systématiques regards compassionnels. N'existant cependant aucun moment propice à ce genre de révélation, il n'est pas difficile d'imaginer ma sensation d'isolement - ce qui peut paraître ironique - au temps venu de l'annonce.

Mais là n'est pas le malheureux concours de circonstances. Enfin, me concernant, si je peux me permettre.

Non, la pure déréliction fut à son paroxysme lorsqu'à l'occasion d'une petite session dans l'herbe au jardin des Tuileries, j'eus "l'excellente" idée de vouloir faire plus ample connaissance à l'aide d'un test dans le magazine que nous avions sous la main. Le test en question ? "Quel sens de l'humour possédez-vous ?" Oui, on est pas futile ou graveleux, même si au final, on se dit que parfois ça vaudrait mieux. Et puis, on est vachement sociale en fin de compte parce que ne dit-on pas "femme qui rit..."? J'ouvrais donc une voie magistrale à mon acolyte pour lui indiquer la plaisanterie à adopter afin de conclure. Enfin bref, tout ça pour dire que le questionnaire en question visait à déterminer si l'on était davantage français, british ou encore yiddish rapport à la rigolade.

Et bien grâce à ce sondage, j'ai découvert qu'à l'instar de la nécessité de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, il pouvait être utile de lire au moins une fois la phrase dans sa tête avant de la déclamer. Sachant préalablement cela, j'aurais certainement discrétement zappé l'item suivant :

Perdre un de ses parents est regrettable, les deux c'est de la négligence.

(Tiré de L'importance d'être Constant d'Oscar Wilde)

Et moi d'être consternée... puis de pouffer nerveusement... puis de mettre le magazine sous les yeux de mon compagnon pour bien lui prouver que non, c'est pas moi !

Autant vous dire que nous en avons conclu que nous n'avions pas l'humour anglais. 

30.05.2008

Chronique amoureuse #11

Et puis y'a le vieux beau.1376100310.jpg

Le vieux beau, tu peux le définir de deux façons : fantasmatique ou authentique. Et comme on est pas vache, on va donner les deux pour le prix d'un !

Le vieux beau, dans les désirs les plus fous de bon nombre de jeunes femmes, prend l'apparence d'une sorte de George Clooney. Dans la réalité, il est plus George que Clooney, faut bien l'avouer.

Quand tu fermes les yeux, l'élégance transpire par les pores de toute sa magnifique peau légèrement burinée par l'expérience. Quand tu ouvres les yeux, il est très voire trop gouailleur et son gros gras grain de peau suinte plutôt la fatigue avancée rapports aux nombreux excès.

Dans le rêve, étant homme à assumer son âge, il s'exprime avec finesse. Dans l'éveil, il se prend encore pour un adolescent et jure comme un charretier, oui, mais un charretier d'jeuns : "tain-pu, j'ai les leubou, elle a té-jeu la to-fo que je lui avais lé-fi". Oui, le vieux beau veut parler d'jeuns, ça ne veut pas dire qu'il sache le faire. Mais c'est normal en même temps, il est plus d'jeuns.

Dans l'imaginaire, il a la vigueur de la force de l'âge et ses nombreuses maîtresses lui ont initié les plus secrets mystères de la femme, l'érigeant au rang d'amant exceptionnel. Dans l'ordinaire, il l'est plutôt ; ordinaire. Voire pire rapport au fait que s'il se prend pour un d'jeuns en parlant, il se prend pour un vieux en baisant et qui se tape tout le boulot sans rien attendre en attendant en retour mais ne voit rien venir ?

Dans la vraie vie, il usurpe impunément nos fantasmes en se prenant pour George Clooney. Du coup, il pense qu'il est irrésistibeul et que toutes les gonzesses sont folles de lui. Il a même tellement la confiance qu'il tente sa chance pendant des mois et des mois sans s'apercevoir qu'il se fait éconduire de manière à peine dissimulée.

Aaah, le vieux beau, what else* ?

02.05.2008

Comment séduire (et conclure) en 3 étapes

Seul le public majeur et averti est habilité à lire ce post mais n'ayant pas la capacité technique de vérifier qu'il en ira bien ainsi, je n'ai qu'une chose à dire : fais-toi plaiz' jeune padawan.

L'expression consacrée étant "jamais deux sans trois", après la visite guidée et les idées St-Valentin, je vais vous replonger dans l'univers de SexyAvenue, le site partenaire des moments hot proposant des services et produits érotiques branchés et ludiques pour s'épanouir sexuellement seul, à deux ou à plusieurs. Aujourd'hui, le but de l'annonceur est de m'extorquer les 3 conseils séduction pour une soirée intime réussie. Etant femme à brouiller les pistes des fois que je risquerais de trop me dévoiler, je vais donner trois fois trois conseils, histoire de m'adapter aux différentes cibles... Et qui sait, peut-être serai-je triplement rémunérée. Vous en doutez ? Oui, moi aussi, mais n'allons-nous pas parler de fantasmes ? Alors autant se mettre en condition !

Donc.

Primo : la tactique romantique (lui pour elle)

Bander délicatement les yeux de sa belle pour l'emmener by night dans un endroit romantique (exemple le Pont des Arts) et trinquer en amoureux dans un cadre idyllique. NDLR : prévoir la bouteille et les verres ; plan réservé aux heureux propriétaires d'une voiture sous peine d'infliger un moment de solitude à sa douce, affublé d'un loup avec "sexy" inscrit en gros dessus.

Après cette petite escapade, regagner ses pénates pour profiter à deux d'un bain chaud moussant tout en continuant à déguster un excellent vin, cette fois-ci accompagné de petits canapés savoureux. NDLR : éviter les aliments du type caviar qui laissent de disgracieux grains entre les dents ; ne pas trop boire ; plan réservé aux heureux propriétaires d'une grande baignoire.

Laisser courtoisement la demoiselle se sécher en s'esquivant rapidement de la salle de bains... et lui tracer un chemin de roses pour l'inciter à vous rejoindre. NDLR : aucune recommandation ou restriction donc pas la peine de râler.

Segundo : la stratégie harpie (elle pour lui)

Se faire une beauté et revêtir ses plus beaux atours. NDLR : la combinaison lingerie fine / bas / porte jarretelles, uniquement dissimulés sous un trench, est préconisée.

Débarquer à l'improviste chez son homme, en arborant une moue affectée du type "faut qu'on parle". Lui demander de s'asseoir. NDLR : être sûre de ne pas tomber sur le moment où monsieur reçoit sa maîtresse ; ne pas trop bien jouer la comédie de la boudeuse dès fois qu'il monte sur ses grands chevaux et sorte les vieux dossiers avant vous.

Se débrouiller pour attacher monsieur, jouer la carte du strip tease en arrachant son trench, se trémousser, masser, titiller, susurrer jusqu'à l'insoutenable et... lâcher le fauve.

Tertio : le dessein on se marre bien

Parce qu'il est dit que "femme (ou homme d'ailleurs) qui rit à moitié dans son lit"... et que les idées ne manquent pas. Combo pour totale crampe d'abdos : le déguisement limite ringard et le gadget qui déstabilise avant de s'atteler aux positions les plus improbables du Kamasutra.

Pour ceux qui ne seraient pas enthousiasmés outre mesure par mes suggestions ou qui manqueraient d'inspiration - quasi fatalité dès l'instant où le partenaire demande "quel est ton fantasme ?" -, SexyAvenue propose une rubrique Les 10 conseils de séduction pour entretenir la flamme et pimenter le quotidien.

Take pleasure !

Article sponsorisé

03.04.2008

Blind sex

1330302680.jpgAvec un titre comme ça, au moins, je suis sûre d'avoir un trafic en pleine recrudescence. Donc.
Tu vois pas que ça fait deux jours que je suis au chômage (on pose pas de question, j'en parlerai plus tard, je suis maîtresse en la demeure ou bien ?) et que ça fait deux fois que je me fais réveiller aux aurores.

Hier par un gars d'EDF, aujourd'hui par un facteur couleur caramel ma foi pas mal du tout - quoiqu'un peu petit réflexion faite - et qui a du bien se marrer en voyant ma tête et les nippes que j'avais enfilées à la va-vite pour lui ouvrir. Bref. Si le mec d'EDF n'avait pour seule excuse que de s'être trompé de porte, le facteur en revanche avait pour moi un colis.

Et quel colis, pour quel réveil ! Expéditeur : SexyAvenue.com

On pourrait commencer par imaginer le genre de produits que j'ai trouvé à l'intérieur, mais là n'est pas encore la question. La vraie énigme fut et reste de savoir qui m'a envoyé ce paquet. Pour moi, trois hypothèses :

  • soit c'est un petit clin d'oeil malicieux d'une personne avertie de mon très prochain anniversaire (LE 9 AVRIL !!!),
  • soit c'est une invitation non revendiquée au stupre et à la fornication,
  • soit c'est une manière pour l'annonceur de me remercier pour mes articles sponsorisés ici et ,

Quoiqu'il en soit, j'ai mené l'enquête.

La facture indique que l'identifiant choisi est sapincharlotte@blogsexy.com... Merci mais ça ne m'aide pas beaucoup. J'ai donc envoyé un mail au service client pour faire part de mon dilemme, en espérant qu'il puisse lever le voile sur ce mystère. Comme je n'ai pas encore de réponse, nous allons, si vous le voulez bien, éplucher ensemble le contenu de mon cadeau inattendu du jour.

Primo, un petit tube de Gel Sensuel Glissant de 25 ml. Pas bézéf mais bon, c'est déjà ça, ça peut toujours servir. Sauf qu'il/elle/eux n'ont pas pensé que j'étais une personne prévoyante.

Segundo, une petit bouteille de Délice des Sens, huile de massage comestible arôme fraise. Comme précédemment, utile. Et déjà en boutique.

C'est là que ça devient intéressant.

Tertio, une petit boîte en carton ressemblant à s'y méprendre à un emballage de bouchons pour oreilles. Un équipement pour ne pas subir les éventuelles hurlements de la partenaire ? Vérification... Ah non. Nulle présomption du généreux donateur en partant du postulat numéro deux évoqué précédemment. Il s'agit en fait d'un jeu de dés. Pas même de notice d'utilisation mais fi donc, nous n'avons pas le QI d'une huître. Démonstration par l'exemple. Dé n°1 = toucher, masser, caresser, pincer, embrasser, lécher. Dé n°2 : fesses, seins, lèvres, sexe, dos, pieds. Si par exemple je n'avais pas présentement pour seule compagnie celle de mon chat, le défi serait... lancé de dés... : pincer-fesses. Ah. Ben d'un coup, je me dis que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles comme disait François-Marie. Remarquez que ça aurait pu être pire mais... ne rentrons pas dans des combinaisons hasardeuses.

Quatro, un pack de trois anneaux vibrants. Alors là, une fois n'est pas coutume, je m'avoue profane. Je n'en ai jusqu'alors entendu parler que d'une manière suffisamment déçue pour ne pas tenter l'expérience. Mais bon, maintenant, je n'ai plus le choix ma pauvre Lucette, il va falloir que je paye de ma personne. Je ne déchire donc pas l'emballage transparent qui me permet cependant, commet tu l'auras compris, d'observer le produit. Ben je ne sais pas si la matière est extensible mais... si non... va me falloir une pitite circonférenre...

Cinquo, la Boîte Sexy pour Plaisirs Coquins. Oula, ça devient chaud. Que peut bien cacher cette adorable petite cassette métallique... ? J'ouvre délicatement... Des petits rectangles de papier cartonné. Super... Je pioche. Recto : 30 suggestions pour surprendre votre partenaire, grattez une carte par jour et laissez-vous guider... Verso : surface à gratter. Bon puisqu'on y est... postulat n'°2... Gratt gratt... "Pourquoi ne pas l'accueillir avec un plaisir oral ?"

... 

PS 1 : que celui qui m'a envoyé ce colis se dénonce !

PS 2 : bon ben puisque j'y suis, je vais rédiger un article sponsorisé pour un site pour adultes. Ca fera des sous et maintenant que je suis chômeuse, personne n'est plus décemment autorisé à venir me dire que bon, hein, ça va bien de prostituer mon blog.

PS 3 : j'ai toujours préféré les jeux de cartes aux jeux de plateau. 

Toutes les notes