11.12.2008
J'ai testé Adopte un mec
Pour ceux qui l'ignoreraient encore - de l'art de faire genre alors qu'il y a de ça une semaine, je ne soupçonnais rien du phénomène -
Adopte un mec est un site de rencontres dont le concept un peu particulier pourrait se résumer par : girls powaaaaaaaa !
En clair, les filles font leur shopping et mettent dans leur "panier" les "hommes-objets" qui les intéressent, qu'ils soient issus du rayon "produits régionaux", "tombés du camion" ou "vente flash".
Aparte féministe - notez que la pléthore de marchandises masculines manifeste que l'objetisation de l'homme par la femme rencontre un certain succès alors que la réciproque - la réalité quoi - serait un vrai flop. Une incontestable preuve supplémentaire les filles qu'on est pas rendues, les conceptions étant inexorablement diamétralement opposées...
Excepté la discutable terminologie, quelle réelle différence d'avec les autres sites qui utilisent le même créneau, à savoir rapidement faire trouver l'amour ? Après une semaine d'investigation, voici mes conclusions.
- Sur Adopte, nul harcèlement de la part de Bel-étalon-94 ou de Serial-lover-fucker-75. Nous l'avons dit, les filles font leurs courses, ce qui implique que n'atterrissent dans leur caddie que les articles qu'elles ont expressément choisis. Pour faire simple, un homme n'est autorisé à parler à une femme que si celle-ci l'y autorise. Le côté jouissif étant d'esquiver les boulets collants en les refoulant à la pelle de manière tout à fait discrétionnaire.
- Sur Adopte comme ailleurs, les mecs ont vraiment le chic pour trouver les pseudos les plus ringards qui soient. Dans la catégorie "vieux dégueulasses", nous trouvons l'assumé Initiateur et le masqué Esprit ouvert. Dans la catégorie "je fais partie de ces gars qui pensent qu'avec moi, elles grimpent toutes au rideau", les nominés sont MisterG, Cunilover et Merci Patron. Dans la catégorie "réclame", nous trouvons l'ignorant du marketing Le Crayon (comprenez micro-pénis) et l'adepte de la publicité mensongère Objet évolué. Naturellement, j'en passe et des meilleurs.
- Sur Adopte, les mecs ont des goûts très discutables pour le choix de leurs photos, du style je fais un grand écart à la Jean-Claude Van Damme, j'ai un marcel filet pour exhiber ma gonflette et je mets les pouces en l'air pour que tu comprennes bien que j'assure, que je le sais et que je le revendique.
- Sur Adopte, les mecs sont des crétins. Quand tu discutes avec l'un d'eux, qu'il se déconnecte brusquement vraisemblablement pour pas se faire griller par bobonne et que tu l'envoies balader, il s'excuse - trois jours plus tard - en prétextant la restriction horaire pour les hommes (ndlr : les hommes ne peuvent pas accéder en permanence mais une fois connectés, je doute qu'ils se fassent dégager...). Ce à quoi vous répondez que mouais... vous connaissez la restriction horaire mais le pire, c'est vraiment cet horrible système où les admins déconnectent brusquement sans donner la possibilité de dire ni au revoir ni merde à la personne avec qui on discute. C'est vraiment trop injuste ! Et le mec de vous demander "ah ouais, les filles aussi subissent les restrictions ?". Non, non, connard, c'est ce qu'on appelle de l'ironie pour souligner ton manque de courtoisie pour ne pas dire goujaterie.
- Sur Adopte, il est inutile de lire les annonces rédigées par les hommes tellement c'est pathétique, bourré de fautes d'orthographe, pathétique, pseudo-romantique et... ah oui, pathétique !
- Sur Adopte, les admins sont des cons. Ils refusent toutes mes photos, à savoir :


- elles ne sont pas suffisamment compréhensibles (???)
- vous n'êtes pas seule dessus (il est vrai que je n'ai pas demandé à mes bretelles de combinaison de ski, à ma lampe et à mon pote l'arbre s'ils me donnaient leur accord, mea maxima culpa)
- elles ne vous ressemblent pas assez (pourriez-vous me rappeler quand nous nous sommes croisés ?)
- elles ne vous représentent pas (pourriez-vous me rappeler quand nous nous sommes croisés ?)
- elles contiennent des informations personnelles (oui, mon visage mais n'est-ce pas un peu le but ?)
- elles contiennent une publicité pour un produit commercial ou un autre site (???)
- elles étaient déjà présentes dans votre album (ben oui mais plus maintenant attendu que vous les interdisez sous des prétextes que vous seuls comprenez)
- elles représentent un enfant (je vais quand même sur mes 30 ans mais bon, comme je ne suis pas du genre à contredire pour contredire, je vous accorde cet argument)
- elles contiennent des éléments provocants (oh my God, je ne suis pas coiffée, j'ai une langue et des épaules !)
- un filtre a été utilisé dessus (???)
- elles ne sont pas correctement orientées/cadrées (rah mais c'est bien sûr, à mon école de pub, ils me l'ont bien dit : les personnages doivent toujours regarder vers la droite, symbole d'avenir. Adopte est donc interdit aux gauchos.)
- on n'y voit pas votre visage (dois-je en conclure que j'ai une face de cul ?)
- vous y êtes torse nu (je ne savais pas que le torse, c'était les épaules)
21:51 Publié dans Chronique féministe, Moi, Web | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, homme, femme, sexy, amour, internet, rencontre
08.12.2008
Chronique féministe #6
Parce qu'être féministe, ça n'est pas toujours donner raison aux femmes et tort aux hommes, je m'insurge.
Je m'insurge contre ces harpies qui nous jouent la surenchère de l'émancipation et, ce faisant, deviennent à l'image des ces rustres salaces que nous critiquons tant. Qu'ont à se prouver ces femmes - du moins d'un point de vue génétique - qui, plutôt que de placer une petite blague de cul bien sentie se vautrent systématiquement dans la vulgarité et détournent automatiquement toute conversation en ce sens - si tant est qu'il y ait un mâle à l'écoute ?
Mais pire, je me révolte contre ces furies - souvent les mêmes - qui castrent méthodiquement les hommes ayant l'audace de laisser paraître ce que l'on appelle "leur côté féminin", qui n'est ni plus ni moins que leurs émotions. Hors l'émotion n'est pas l'apanage du sexe dit faible. N'oublions pas que lors même que les femmes n'étaient - et ne sont encore en certains lieux - que des ventres soumis, les hommes souffraient également du système établi par et pour eux-mêmes. Dans une moindre mesure, certes, mais nulle souffrance, nulle brimade n'est négligeable. Un homme n'est pas sensible, un homme ne larmoie pas... Foutaises ! Un homme qui s'émeut, un homme qui s'interroge, un homme qui se livre sous le jour de ses faiblesses et de ses doutes n'en est pas moins un homme. Bien au contraire.
Alors mesdames les mégères - peut-être devrais-je vous appeler messieurs puisque vous faites tout pour ressembler à ceux que nous avons tant dénoncés -, arrêtez de traiter l'homme nouveau de chochotte et de réclamer de l'homme, du vrai. Il est bel et bien celui-là.
Mais restez malgré tout sur vos gardes, car derrière nombres de belles paroles du nouvel homme se cachent enocre trop souvent les actes de celui d'hier...
13:17 Publié dans Chronique féministe, Moi, Psy | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : femme, homme, société, féminisme, communication, psy
21.11.2008
Chronique féministe #5
Sérieusement, c'est moi ou c'est eux ?
Non mais je pose la question. A défaut de réponse - car y en a-t'il vraiment une, unique et universelle ? -, je m'épargnerai les procès d'intention pseudo-fondés sur la fallacieuse accusation d'une incapacité à ma personnelle remise en question.
Cela dit, à l'interrogation éveillant présentement mon intérêt selon laquelle "suis-je trop implicite ou les garçons ne comprennent-ils rien à rien ?", J'accuse, comme disait mon pote Emile : c'est eux, c'est pas moi !
Sérieusement, quand vous hébergez un gars rapport à son incapacité éthylique passagère à se mouvoir sur une distance supérieure à l'éloignement standard d'un canapé et d'un lit, qu'une fois pieuté le garçon se met à penser - convenons que dans son état, ce n'est pas raisonnable - et que de surcroît il veut vous faire partager le fruit de sa réflexion, que vous acceptez courtoisement - quoiqu'expaspérée - de tendre l'oreille et que vous entendez "tu sais à quoi je pense ?", vous répondez "non", parce que contrairement à ce que l'imbibé peut croire, vous n'êtes pas devin et vous vous abstenez de rétorquer "à quoi ?" dans l'espoir que le coma le rattrape. Mais non. Et quand le dipsomane vous déclare "je pense que j'ai envie de toi" et que vous lui répondez, cette fois-ci d'une courtoisie légèrement vitriolée appelant la fin du débat "et bien je crois qu'il va falloir changer de pensée", vous supposez légitimement avoir mis fin à la controverse de manière intelligible. Sauf que l'ivrogne ne l'entend pas de cette oreille et, l'évidence selon laquelle votre refus est motivé par une non aspiration à la conclusion d'avec lui ne semblant pas l'effleurer, vous oblige à le rembarrer sans détour et frontalement.
Ou encore quand vous rencardez par sms un gars pour bricoler chez vous - au sens premier du terme, n'est-ce pas... -, qu'il vous dit "on se voit que pour ça ?", que vous lui répliquez que "ben non, on boira un verre et on papotera !", qu'il vous rétorque "et plus, c'est mort ?" - ndlr : oui, à quoi bon les jeux de séduction chronophages cardiaquement éprouvants et le feeling quand la technologie - et un caractère rustre dépourvu de tout romantisme - vous permet de gagner du temps ? -, vous opposez un "ben je peux aussi acheter des chips comme ça on grignotera ;-) et s'il s'agissait d'une demande sur la potentialité de moyenner, je te rappelle que je suis fâchée avec les hommes pour au moins les dix prochaines années. de surcroît, macho comme tu es et "féministe" comme je suis, c'est pas gagné...". Vous faites ainsi preuve d'humour, de modestie (une déclaration à votre endroit ne vous semble pas une évidence) et de diplomatie (vous ne rembarrez pas frontal et allez même jusqu'à vous flageller de votre frilosité émotionnelle bien indépendante du brave garçon, hum) et supposez légitimement avoir mis fin à la controverse de manière intelligible. Sauf que le bricoleur ne l'entend pas de cette oreille et vous oblige, par son sms "c'est pas gagné, ça veut dire quoi ?", à le rembarrer sans détour et frontalement : "littéralement, c'est pas gagné, ça veut dire que c'est perdu. pour reprendre ta terminologie : plus, c'est mort". Et le garçon, naturellement fier comme Artaban, de vous pourrir toute la soirée par messages interposés, captieux au possible, et de vous déclarer que tout était fini entre vous - ndlr : notons que rien n'avait commencé - et qu'il ne désirait plus vous compter parmi ses relations. Et vous, d'être Gros-Jean comme devant pour vos histoires de bricolage...
La juste remise en question serait dites-vous de veiller à une sélection plus drastiques de mes options relationnelles masculines ?
C'est pas faux...
22:35 Publié dans Chronique amoureuse, Chronique féministe | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, homme, société, féminisme, communication, psy, amour
29.10.2008
The Women City ou le Web-dorado féminin
Dans un monde idéal, les hommes ne seraient pas le fruit de sociétés millénaires établies par eux-mêmes et basées entre autres sur l'asservissement féminin avec tout ce que cela implique : discrimination, prédation, etc - ndlr : nos lecteurs ne sont évidemment plus de ceux-là...
Dans un monde idéal, sachant que les hommes sont incapables d'opérer une révolution complète de leur système ancestral de pensée - ndlr : cet hyper conditionnement est le fait de leurs aïeux ; la faute n'étant pas héritable, nous les excuserons volontiers... l'espace d'un instant -, les femmes seraient solidaires.
Mais loin le temps des Amazones... Cela dit, grand bien nous en fasse, eut égard pour notre sein droit que tout un chacun se plaît à voir, n'en déplaise à Molière. Et pour notre, accordons-le, attachement - et non enchaînement - au sexe masculin.
Lors même que nous nous avérons incapables de sombrer dans un féminisme extrémiste nous incitant à vivre en civilisation exclusivement féminine, tout simplement parce que nous sommes des êtres raisonnables - et dépendants, donc -, nous, femmes, nous affranchissons de la domination via la virtualité communautaire. Un réseau de contestataires en somme.
Mesdames et mesdames, soyez les bienvenues dans Thewomencity.
Mais quid de cette terre promise en ligne ? Et bien tout simplement au même titre que ces messieurs pouvaient se réunir entre eux à l'occasion d'une partie de Gentlemen Only Ladies Forbidden (quelqu'un de l'assistance peut-il me confirmer cette légende patronymique ?), les femmes peuvent désormais également partager une passion commune. En revanche, nous n'usons point, à l'instar de nos moitiés, de ce privilège pour taper dans la baballe. Nous ne sommes pas superficielles.
Non, nous, nous nous regroupons en communauté de shopping. Vous voyez bien que nous ne faisons pas mumuse chez ces dames, nous créons des enjeux économiques, nous ! En clair, c'est un principe de mutualisation des achats chez nos marchands on line habituels : nous disposons chacune d'un compte fidélité, le Fidelicity et avec le système de Cashback, plus nous sommes nombreuses à acheter, plus les marchands reversent de l'argent à la communauté et plus nous touchons de l'argent sur notre compte (jusqu'à 30 % remboursés).
Mais ce n'est pas seulement un espace de craquage financier avec compte fidélité, codes promos, comparateur de prix et alertes sur ventes privées. The Women City, c'est également un réseau social de proximité avec une application pour tout trouver près de chez soi et des tonnes de petites annonces. Et c'est plein de contenus tout pile ce qu'il nous faut avec le magazine L'esprit City consacré à la mode, la beauté, le couple, les enfants... et un espace détente loto/goodies/forum.
Pour acheter malin, payer moins cher, gagner d’argent en achetant entre copines, lire du magazine de minette sans participer à la déforestation, se faire plein de copines pour dire plein de mal des mecs ou partager ses expériences, il suffit de s'inscrire gratuitement en quelques clics sur http://www.thewomencity.com. Go, go, go les filles !
¡No pasarán!
14:55 Publié dans Chronique féministe, Shopping, Travail, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, femme, shopping, internet, travail, mode, blabla de fille
18.10.2008
Chronique féministe #4
Extrait d'un manuel catholique d'économie domestique pour les femmes, publié en 1960, incontestablement écrit par des hommes... :
Vous vous êtes mariée dans Dieu et les hommes.
Vous devez être à la hauteur de votre mission.
LE SOIR QUAND IL RENTRE
Préparez les choses à l'avance afin qu'un délicieux repas l'attende. C'est un façon de lui faire savoir que vous avez pensé à lui et que vous vous souciez de ses besoins.
SOYEZ PRÊTE
Prenez quinze minutes pour vous reposer afin d'être détendue. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail. Sa dure journée a besoin d'être égayée, c'est un de vos devoirs de faire en sorte qu'elle le soit. Votre mari aura le sentiment d'avoir atteint un havre de repos et d'ordre et cela vous rendra également heureuse.
En définitive, veillez à son confort vous procurera une immense satisfaction personnelle.
REDUISEZ TOUS LES BRUITS AU MAXIMUM
Au moment de son arrivée, éliminez tous les bruits de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur. Encouragez les enfants à être calmes. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre désir de lui plaire.
ECOUTEZ-LE
Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n'est pas le moment opportun. Laissez-le parler d'abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres.
NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS S'IL RENTRE TARD
Ou sort pour dîner ou pour aller dans d'autres lieux de divertissement sans vous.
NE L'ACCUEILLEZ PAS AVEC VOS PLAINTES ET VOS PROBLEMES
Installez-le confortablement. Proposez-lui de se détendre dans une chaise confortable ou d'aller s'étendre dans la chambre à coucher. Parlez d'une voix douce, apaisante. Ne lui posez pas de questions et ne remettez jamais en cause son jugement ou son intégrité. Souvenez-vous qu'il est le maître du foyer et qu'en tant que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté.
LORSQU'IL A FINI DE SOUPER, DEBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA VAISSELLE
Si votre mari propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et, après une longue journée de labeur, il n'a nul besoin de travail supplémentaire. Encouragez-le à se livrer à ses passe-temps favoris et montrez vous intéressée sans toutefois donner l'impression d'empiéter sur son domaine. Faites en sorte de ne pas l'ennuyer en lui parlant car les centres d'intérêt des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes.
Une fois que vous vous êtes tous les deux retirés dans la chambre, préparez-vous à vous mettre au lit promptement.
ASSUREZ-VOUS D'ÊTRE A VOTRE MEILLEUR AVANTAGE EN ALLANT VOUS COUCHER
Essayez d'avoir une apparence qui soit avenante sans être aguicheuse. Si vous devez vous appliquer de la crème ou mettre des bigoudis, attendez son sommeil car cela pourrait le choquer de s'endormir sur un tel spectacle.
EN CE QUI CONCERNE LES RELATIONS INTIMES AVEC VOTRE MARI
Il est important de vous rappeler vos voeux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. S'il estime qu'il a besoin de dormir immédiatement, qu'il en soit ainsi. En toute chose, soyez guidée par ses désirs et ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.
SI VOTRE MARI SUGGERE L'ACCOUPLEMENT
Acceptez alors avec humilité tout en gardant à l'esprit que le plaisir de l'homme est plus important que celui d'une femme. Lorsqu'il atteint l'orgasme, un petit gémissement de votre part l'encouragera et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme de plaisir que vous ayez pu avoir.
SI VOTRE MARI SUGGERE UNE QUELCONQUE DES PRATIQUES MOINS COURANTES
Montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez un éventuel manque d'enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari s'endormira alors rapidement : ajustez vos vêtements, rafraîchissez-vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux.
VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE REVEIL
Afin d'être debout peu de temps avant lui, le matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition lorsqu'il se réveillera.
14:52 Publié dans Chronique féministe, Citation, Culture, Livre | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, homme, société, féminisme, éducation
17.10.2008
Femmes dans les arts d'Afrique au musée Dapper
Présentation de l'exposition :
Figures debout, agenouillées, assises, parfois accompagnées d'un enfant posé sur les genoux, porté sur la hanche ou dans le dos, les femmes sont fortement valorisées dans les arts africains.
De la naissance au plus grand âge, en passant par les étapes obligées du mariage et de la mise au monde de nombreux enfants, les femmes occupaient en Afrique - et occupent souvent encore dans les sociétés villageoises - une place très particulière. Celle-ci reflète souvent une ambivalence marquée par une présence affirmée au sein de l'espace privé, celui de la famille, ou un effacement dans la sphère communautaire qui réunit les membres du clan.
A travers près de cent cinquante oeuvres, dont beaucoup sont exceptionnelles, la nouvelle exposition du musée Dapper met l'accent sur l'étonnante diversité des représentations féminines. Celles-ci, principalement réalisées par des hommes (sculpteurs, forgerons), traduisent la dimension plurielle des conditions et des statuts dévolus aux femmes. Nécessaires et obligatoires, les pratiques culturelles conduites lors des initiations et des cérémonies marquent les moments forts des cycles de vie. Les oeuvres, qui subliment tout particulièrement la grossesse et la maternité, révèlent, tant par l'ornementation que par la gestuelle, le vécu des femmes.
De ce lieu de culture au cadre absolument ex-cep-tio-nnel, je retiens particulièrement le somptueux travail à l'argentique de la photographe camerounaise Angèle Etoundi Essamba à laquelle le musée Dapper a offert ses cymaises en ouverture de l'exposition (ci-contre, Les Amazones, Série "Noirs", 2002). Au coeur de la position duelle de la femme africaine et des rites cruels qui jalonnent encore aujourd'hui sa vie (scarification, excision, infibulation), je garde la vision complémentaire et égalitaire qu'en ont les Yorubas du Nigéria.
Seul petit bémol : de nombreuses régions d'Afrique représentées, un nombre encore plus grand d'ethnies évoquées... Au final, complexité, embrouillamini et mémorisation proche de ground zero. Suggestion : des expositions consacrées à une seule région et ses différentes ethnies ou à une seule ethnie dans ses différentes régions.
Musée Dapper
35 bis, rue Paul Valéry - Paris 16
Tél. : 01 45 00 91 75
M° Victor Hugo, Charles de Gaulle-Etoile ou Kléber
Jusqu'au 12 juillet 2009, tous les jours sauf le mardi de 11 h à 19 h.
19:04 Publié dans Chronique féministe, Culture, Expos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : art, culture, exposition, femme, afrique, histoire, photo
13.10.2008
Chronique féministe #3
Pourquoi ?
Pourquoi les hommes qui pensent que :
- la femme n'a pas de besoins sexuels comme l'homme,
- la femme, dans l'acceptation du fait qu'elle a des besoins identiques à l'homme, ne doit pas multiplier les conquêtes parce que, contrairement à l'homme, elle peut se retenir (auto-bestialisation masculine),
- la femme, de toute façon, doit se retenir parce qu'elle, c'est pas pareil, c'est intérieur,
- la femme qui ne se retient pas est une Marie-Madeleine alors qu'à situation égale, l'homme, lui, est un Don Juan,
- la femme qui se fait agresser est toujours un peu fautive soit parce qu'elle ne s'est pas habillée suffisamment correctement, soit parce qu'elle dansait de manière trop suggestive, soit... soit... soit..., tout en sachant que l'homme ne peut résister à la tentation (auto-bestialisation masculine bis repetita),
- la femme qui, par instinct de survie, ne se défend pas face à ce que l'on peut physiquement appeler son prédateur, est au fond un peu consentante,
- la femme doit s'accomoder du fait que l'homme est une bête incapable de maîtriser ses pulsions (dixit ces messieurs comme vu précédemment) et que, si elle souhaite se vêtir à sa guise, se déhancher à l'envi ou quoi que se soit risquant d'éveiller les incontrôlables hormones mâles, elle doit comprendre que sa liberté passe par la soumission à une protection bienveillante à base de testostérone,
refusent-ils systématiquement, d'un air offusqué, de se faire traiter de machos?
14:26 Publié dans Chronique féministe | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, femme, homme, amitié, société, féminisme
08.08.2008
Chronique féministe #2
Alors là, je vais clouer le bec à plus d'un qui, d'ores et déjà dans les starting block, s'attend à me voir débiner les mecs de manière plus ou moins fallacieuse et à réagir du tac au tac. Or, faut-il vraiment que je rappelle que je suis une personne si ce n'est intelligente du moins pas complètement stupide et pas belliqueuse outre mesure ne pensant pas - toujours - l'homme comme l'adversaire de la femme mais souhaitant juste poser ses pensées éparses, ses interrogations et ses propositions de solutions sur l'évolution de la femme dans son contexte social ?
Aujourd'hui donc, nulle guerre des sexes à l'horizon. Mon interrogation du jour ne concerne les gars que de manière indirecte. Le thème retenu pour ce deuxième opus de la chronique nouvelle est la relation de la femme à ses semblables, au sens de l'identité des caractéristiques sexuelles.
Alors on parle de solidarité féminine*, on nous bombarde la rétine de jolis scénarios du type Sex and the City* et tout le monde prend l'air étonné quand vous avouez que des copines, vous en avez pas beaucoup, vous traînez plutôt avec des mecs. Moi je dis : pourquoi tant d'hypocrisie ?
Car à cela, rien d'étonnant si l'on s'accorde à reconnaître objectivement qu'aujourd'hui - en tout cas dans les sociétés que je connais -, une femme ne pense pas une autre femme comme une alliée mais comme une rivale. C'est là donc que le mec, encore et toujours, intervient indirectement.
Combien de fois ai-je remercié la Nature de n'avoir pas placé des mitraillettes dans les yeux de mes congénères encore inconnues en différentes occasions ? Chaque fois que des mecs étaient présents. C'est dire.
Combien d'amitiés entre filles ai-je observées qui jamais n'ont connu la houle la faute à un Jules ? Une seule, la mienne, et encore...
Pour élargir en dehors des mecs des fois qu'ils pensent que le monde tourne autour d'eux, combien de femmes, une fois en haut de l'échelle, deviennent de vraies salopes avec leurs collaborateurs mais pire avec leurs collaboratrices histoire de ne surtout pas leur faciliter, voire leur rendre encore plus difficile, une ascencion déjà culturellement semée d'embûches qu'elles, elles ont dû surmonter ? Trop.
Je pourrais donner encore de multiples exemples mais l'exhaustion n'est pas le but. Je m'interroge simplement sur le pourquoi ?
Pourquoi les femmes sont-elles à ce point dépourvues d'instinct grégaire ? Même si les féministes de tous temps se sont vues barrer la route y compris et souvent de manière plus virulente par leurs égales, les femmes étaient me semble-t-il plus enclines par le passé à l'esprit de communauté. Quelle est l'origine de tant d'adversité, d'un tel antagonisme ? Le libéralisme relationnel pour ne pas dire sexuel aurait-il engendré une concurrence sans merci ? Et si la femme refuse d'accorder sa confiance à une autre femme parce qu'elle lui piquera forcément son mec, est-ce parce qu'elle se considère comme un être pulsionnel incapable de résister à la tentation au mépris d'une réelle relation ?
Il me souvient d'une fille recontrée, amie d'amis. Notre décision commune de prendre en main l'organisation de la prochaine soirée nous amena à faire plus ample connaissance. C'est ainsi qu'elle m'avoua désespérée en avoir marre que ses copines passent leur temps à se déchirer pour des histoires de mecs et pire, lui piquent ses Roméo à elle. N'ayant jamais compris et donc mis les pieds dans ce genre de relation, je lui proposais très innocemment de lui prouver que toutes les filles n'étaient pas des garces. Une proposition d'amitié comme une autre en somme. C'est pleine de bons sentiments que je m'investis dans cette camaraderie nouvelle... jusqu'à ce qu'elle me pique mon mec.
D'où mes réticences. Mais moi j'ai une excuse.
Et puis pas si réticente que ça en fin de compte. Je suis toujours avenante avec les gonzesses que je peux croiser parce que je rêverais profondément d'avoir mon cercle de cop's, de rire comme des dindes, de raconter plein de trucs sur les mecs et tout et tout... Mais bon, la fille d'aujourd'hui n'est pas aware et te regarde comme une suspecte présumée coupable jusqu'à preuve du contraire.
Et pauvre de moi, la Parisienne est encore plus hermétique que les autres.
Et plus salope aussi.
Pardonnez-leur, chères Olympe de Gouges* et autre Simone de Beauvoir*, elles ne savent pas ce qu'elles font.
17:59 Publié dans Chronique féministe | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, femme, homme, amitié, société, féminisme
16.06.2008
Chronique féministe #1
Et une nouvelle thématique, une, qui, à n'en pas douter après la Chronique amoureuse, me fera définitivement perdre mes trois pour cent de
lectorat masculin... sauf si naturellement cette portion congrue est composée de l'élite du genre qui, faute d'intrinséquement comprendre le propos, tentera tout du moins de l'entendre. Et de s'améliorer.
Car, qu'on le sache - et qui d'entre nous mesdemoiselles et mesdames l'ignore encore ? -, au-delà de la condition humaine existe et persiste la condition féminine, aberration résiduelle historique de sociétés construites par et pour les hommes.
Cette chronique s'attachera à narrer les réflexions et révoltes d'une femme, ancrée viscéralement dans son statut.
12:04 Publié dans Chronique féministe | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, blabla de fille, femme, homme, culture, société, féminisme









De la naissance au plus grand âge, en passant par les étapes obligées du mariage et de la mise au monde de nombreux enfants, les femmes occupaient en Afrique - et occupent souvent encore dans les sociétés villageoises - une place très particulière. Celle-ci reflète souvent une ambivalence marquée par une présence affirmée au sein de l'espace privé, celui de la famille, ou un effacement dans la sphère communautaire qui réunit les membres du clan.