22.12.2009
Au cas où...
... il y aurait une âme généreuse souhaitant me couvrir de cadeaux, voici mes wish lists Amazon :
En vous remerkiant. Ou pas.
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10.12.2009
Mon Gras et moi de Gally
diantre ! éditions - 80 pages
Quatrième de couv' : Elle est grosse, très grosse, et entretient depuis toujours des rapports existentiels avec son gras. Elle croque avec humour ) double tranchant sa lutte contre ses bourrelets, les orgies de barres diététiques, et le regard d'autrui. Source de bien-être zygomatique, cette bd couvre 100 % des apports journaliers recommandés en matière drôle... Histoire de ne pas laisser le lecteur sur sa faim !
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03.12.2009
Love de Hélène Bruller
Editions Glénat - 64 pages
Quatrième de couv' : Mes amis, je vous aime. Surtout quand vous êtes nuls.
Présentation de l'éditeur : Toujours aussi iconoclaste, Hélène Bruller brosse le portrait décapant de son entourage. Elle évoque ici ses amis, ses proches et par le biais de ces exemples concrets, dresse la typologie des profils sociaux des actifs urbains de notre monde contemporain. Un portrait partial, subjectif et corrosif, où tout le monde reconnaîtra ses voisins, ses collègues de bureau ou sa famille... Et quand tout ce petit monde gravite autour d'une seule et même personne qui cherche à mettre en contact les uns et les autres, ça fait des étincelles ! Bref, Hélène Bruller n'a rien perdu de sa verve caustique légendaire et de son sens du détail qui tue et personne ne sera épargné !
Hélène Bruller est une vraie salope. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est elle.
Ce que j'affirme en revanche, c'est qu'elle le reste. Si le précédent opus affichait clairement la couleur, celui-ci laissait supposer un certain adoucissement du personnage pour le moins tranché. Que nenni ! L'auteur se fait toujours plus assassine mais jamais plus avec les autres qu'avec elle-même et c'est certainement ce qui ne la rend pas définitivement antipathique. Parce qu'il faut bien le dire, ses mises à mort sont fantastiquement drôles.
Ici, l'intelligente et subtile construction des strips érige le livre en quasi scénar' qu'on voudrait bien voir interprété au théâtre. Ca fonctionnerait sans doute tout autant que cette talentueuse bd. A bon entendeur...
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29.11.2009
La nouvelle pornographie de Lewis Trondheim
Editions L'Association - 24 pages
Parce que le conceptuel n'est pas forcément impénétrable.
Parce que la pornographie ne se cantonne pas à un étalage chirurgical outrancier d'organes génitaux.
Parce que rien n'égale le pouvoir de l'imagination.
Parce qu'il faut sans cesse revisiter l'origine du monde.
Parce que les mots sont inutiles à qui connaît le langage universel.
Et juste, parce que c'est drôle.
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06.11.2009
Kiki de Montparnasse de Catel & Bocquet
Editions Casterman - 374 pages
Scénario : José-Louis Bocquet - Dessin : Catel
Quatrième de couv' : Jamais Kiki ne fera la même chose trois jours d'affilée, jamais, jamais, jamais !
Présentation : Dans le Montparnasse de bohème et de génie des années 1920, Kiki réussit à s'extraire de la misère pour devenir l'une des figures les plus charismatiques de l'avant-garde de l'entre-deux-guerres. Compagne de Man Ray auquel elle inspirera ses photos les plus mythiques, elle sera immortalisée par Kisling, Foujita, Per Krohg, Calder, Utrillo ou Léger. Mais si Kiki est la muse d'une génération qui cherche à évacuer la gueule de bois de la Grande Guerre, elle est avant tout une des premières femmes émancipées de ce siècle. Au-delà de la liberté sexuelle et sentimentale qu'elle s'accorde, Kiki s'impose par une liberté de ton, de parole et de pensée qui ne relève d'aucune école autre que celle de la vie...
Grandeur et décadence de LA muse des années folles. En effet, de son vrai nom Alice Ernestine Prin, Kiki, tour à tour chanteuse, danseuse, gérante de cabaret, peintre et actrice de cinéma, fut surtout l'égérie et l'amante des plus grands artistes de l'époque (Soutine, Modigliani, Picasso, Cocteau, Breton, Eluard...) qu'elle réunit dans son giron, passant ainsi de la petite bâtarde miséreuse provinciale à la Reine de Montparnasse... Avant de mourir seule, décatie, ravagée par la drogue et l'alcool (une fin aussi abrupte que la façon dont elle est traitée dans l'ouvrage : seulement 10 pages sur presque 400 !).
Bien plus qu'un grand destin retracé, ce livre est également un premier pas dans l'histoire de l'art de cette époque. Entre Dadaïstes et Surréalistes, les noms célèbres défilent mais il faudra, pour en savoir davantage, se reporter aux biographies de fin d'ouvrage ou à d'autres sources puisqu'ici, les maîtres ne sont pas appréhendés dans leur être, leur profondeur ou leur art, mais uniquement dans leur rapport, parfois furtif, d'avec Kiki.
Mais ce livre est avant tout le cri d'une femme. Le cri d'une femme qui veut exister dans une époque qui le lui interdit. Le cri d'une femme qui doit se vendre pour survivre. Le cri d'une femme qui jusqu'au bout, même abandonnée, ne de départira jamais de sa gouaille.
Seule erreur à mon avis, celle de traiter l'ouvrage en noir et blanc. L'on peut en effet s'interroger sur ce choix de la forme alors que le fond nous parle de photo, de peinture.
Au final, ça se lit bien mais ce n'est pas un incontournable. Disons que c'est une bonne ébauche pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur cette époque. Artistique or not.
11:44 Publié dans Bande dessinée, Bio/autobiographie, Culture, Littérature française, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bande dessinée, bd, littérature, féminisme, culture, paris, art, femme
05.10.2009
Le Chat du Rabbin de Joann Sfar
Editions Dargaud
Tome 1 : La Bar-Mitsva, préface de Eliette Abécassis
Tome 2 : Le Malka des Lions, préface de Fellag
Tome 3 : L'Exode, préface de Georges Moustaki
Tome 4 : Le Paradis terrestre, préface de Jean "Moebius" Giraud
Tome 5 : Jérusalem d'Afrique, préface de Philippe Val





Présentation de l'éditeur : Pendant félin de Socrate le demi-chien, le Chat du Rabbin essaye de répondre à une question fondamentale : peut-on apprendre la torah à un chat, fut il doué de parole ? La réponse est une fable savoureuse, d'une intelligence rare qui réjouira les amateurs d'Orient, de jolies femmes et de métaphysique. Sfar, qui est né lui-même dans une famille juive, met en scène une communauté juive du début du XXe siècle, à Alger. Dans un décor luxuriant de tissus, carrelages et tapis orientaux, il plante un héros qui semble sorti d'une poubelle : un chat écorché, anguleux, l'air d'avoir avalé un sac de clous - hilarant. Têtu comme une bourrique et pas toujours avenant (bien que capable de tendresses renversantes), il a aussi avalé ce qui se fait de mieux en matière de raisonnement vicelard, thèse, antithèse, etc. Le résultat est une sorte de conte initiatique d'une grande beauté, où l'on apprend bien des choses sur l'usage de la parole, de la vérité et du mensonge. Une merveille de subtilité, d'émotion et d'ironie.
Quand on commence par le vrai commencement que d'aucuns zappent souvent, l'on espère que la suite sera aussi délectable que les excellentes préfaces.
C'est le cas.
D'ailleurs, cette savoureuse aventure philosophique aux brillantes digressions théologiques est une telle réussite que le film d'animation devrait sortir très prochainement. Prêteront leux voix aux personnages hauts en couleurs François Morel (le chat), Maurice Bénichou (le rabbin), Hafsia Herzi (Zlabya) ainsi que Jean-Pierre Kalfon ou encore Marguerite Abouët (auteur d'Aya de Yopougon dont le tome 5, c'est à noter, est à paraître le 5 novembre et l'adaptation cinématographique est dans le pipe).
C'est pédagogique, c'est farfelu, c'est profond... Bref, c'est drôlement génial, génialement drôle et les dessins sont fantastiques.
11:28 Publié dans Bande dessinée, Culture, Littérature française, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bande dessinée, bd, culture, livre, littérature, illustration, religion, humour
24.09.2009
Himalaya Vaudou de F. Bernard et J.-M. Rochette
Editions Drugstore - 109 pages
Scénario : Fred Bernard - Dessins : Jean-Marc Rochette
Présentation de l'éditeur : Scandale ! Les grands de ce monde (hommes politiques, capitaines d’entreprises, diplomates, etc.), censés assurer l’équilibre et la bonne marche de nos sociétés, se transforment peu à peu en... animaux. Alors forcément, un léger vent de panique commence à souffler. Or cette étrange série de mutations est revendiquée par un gourou très médiatisé, retiré depuis peu au coeur de l’Himalaya et que l’opinion publique connaît sous le sobriquet de « Père Noël ». Lancés à sa recherche pour rapporter le scoop du siècle, trois émissaires triés sur le volet – un célèbre présentateur de JT cachant sa calvitie, un journaliste baroudeur tendance écolo et une star de télé-réalité fraîchement démoulée – vont découvrir le plus incroyable des secrets...
Comme on l'oublie souvent, la rentrée litt
éraire est aussi celle de la BD. Car oui, qu'on se le dise une bonne fois pour toutes, la littérature graphique n'a rien de seconde zone. C'est un art, c'est dire ! Mais, tel son homologue non iconographique, la bande
dessinée connaît une profusion de nouveautés parmi lesquelles il semble bien difficile d'opérer un choix. D'où éclairage singulier, mise en lumière particulière :
Himalaya Vaudou est sorti le 16 septembre en librairie et disponible, entre autres sites, sur celui de son éditeur. A première vue, rien de bien folichon. Si l'on s'en tient au pitch de l'éditeur, c'est une histoire farfelue et si l'on se penche un tant soit peu sur les personnages, l'on constate que le méchant gourou est noir et que les trois héros qui doivent sauver le monde sont des hommes. Clichés, j'écris votre nom.
Mais à y regarder d'un peu plus près, l'on découvre que la critique, souvent objet d'elle-même, est pour le coup meilleur porte-parole que la maison d'édition. Ainsi, Livres-Hebdo souligne que "le scénario est plus sophistiqué qu'il n'y paraît...". Bien. DBD parle d'un "plaidoyer hilarant sur la sauvegarde de notre bonne vieille planète" où "le dessin colle parfaitement à l'ambiance apocalyptique tarée de cette fable enneigée". Bien bien. Enfin Scenario.com plébiscite cette Bd "totalement décalée et abberrante dans la façon dont se déroule l'histoire mais très pertinente dans les réflexions qu'elle ne manque pas de susciter eu égards aux thèmes d'actualité développés". Parfait.
Loin d'une simple histoire de sorcellerie métamorphique, il s'agit en vérité d'une histoire originale qui oscille entre humour satirique et réflexion sur le monde moderne. C'est "un cri de colère et d'incompréhension enflant avec les années : que font concrètement les
décideurs et dirigeants du monde entier en matière de protection de la nature, et donc des hommes ?!"
Avis donc aux fans de BD drôles et intelligentes concernés par l'incontournable problématique environnementale, il y a de la forme ET du fond !

13:45 Publié dans Bande dessinée, Citation, Culture, Littérature française, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bd, bande dessinée, culture, citation, littérature, livre, illustration
17.09.2009
Là où vont nos pères de Shaun Tan
Editions Dargaud - 120 pages
Quatrième de couv' : Pourquoi tant d'hommes et de femmes sont-ils conduits à tout laisser derrière eux pour partir, seuls, vers un pays mystérieux, en endroit sans famille ni amis, où tout est inconnu et l'avenir incertain ? Cette bande dessinée silencieuse est l'histoire de tous les immigrés, tous les réfugiés, tous les exilés, et un hommage à ceux qui ont fait le voyage... Shaun Tan est l'auteur et l'illustrateur de nombreux livres, tous primés dans le monde entier. En 2001, il a reçu le prix du Meilleur artiste aux World Fantasy Awards pour l'ensemble de son oeuvre. Il travaille également pour les studios Pixar (Toy Story, Les Indestructibles...) et Blue Sky (L'Âge de Glace...).
Prix du meilleur album au festival d'Angoulême 2008, ce livre est un véritable chef-d'oeuvre. Sans un mot, d'un trait incomparable qui place le dessin au moins à l'égal de la photo sépia, Shaun Tan nous narre en une centaine de pages les histoires de tous les migrants du monde. En cinq chapitres, l'on apprend l'identique parcours de tous les déracinés : le départ qui marque la séparation d'avec son pays mais surtout d'avec sa famille, le voyage, l'arrivée, l'enregistrement au bureau d'immigration, l'installation, les difficultés (communication, codes, coutumes...), la solitude loin des proches et face à l'indifférence de beaucoup... Et puis la première main tendue... Et puis un travail... L'intégration... Les retrouvailles... Et puis faire de ce monde nouveau son monde et tendre la main à son tour...
Même si la terre promise n'est pas sans rappeler New York et certaines scènes célèbres d'Ellis Island, elle se veut un endroit imaginaire. L'intention de l'auteur est la même à l'évocation des pays "abandonnés". Les cadres (architecture, faune, flore...), les us, même les raisons poussant à l'exode (guerre, génocide, esclavage...) sont évoqués de manière métaphorique pour une identification la plus universelle possible.
Alors certes, l'on est davantage dans la fantasmagorie que dans la réalité d'une majorité d'exilés. Ici, c'est une espèce d'El Dorado où n'existent pas les Brice Hortefeux, Eric Besson et autres xénophobes, ni les problèmes de travail, ni le repli sur soi, ni l'impossible regroupement des familles, ni l'expulsion... ni... ni... ni... Mais ça donne envie d'y croire et c'est déjà ça.
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30.08.2009
Le bar du vieux Français de Stassen et Lapière
Editions Dupuis - en deux tomes ou édition intégrale
Scénario : Denis Lapière - Dessin et couleur : Jean-Philippe Stassen


Présentation de l'éditeur : Une émouvante histoire d'amour Célestin et Leila. Deux gosses, deux adolescents. Le premier fuit son village natal, au cœur de l'Afrique, pour remonter vers une Europe qu'il imagine teintée de rêves et de magie. La seconde quitte sans regret cette Europe où elle est née, et sa fugue la conduit vers le Maroc, le pays de ses grands-parents. Au point de leur rencontre, qui paraissait pourtant improbable, perdus dans le désert, un bar en pisé, quelques bidons de fuel épars et un vieux Français qui raconte... Initiation au voyage, soif de vivre, quête d'absolu, Le bar du vieux Français est aussi une émouvante histoire d'amour.
Ce dyptique a été consacré par de nombreux prix (Prix "Canard" au Festival de Sierre, Meilleur Album étranger au Festival de Breda, Meilleur Album francophone à Durbuy, Prix BD des "Vingt-quatre heures du livre" au Mans, "Alph'Art Coup de Coeur" et Prix de la Presse ("Bloody Mary") au Salon d'Angoulême) et ce n'est pas un hasard.
Le vieux Français, véritable griot de ce road movie, nous narre la croisée des chemins, des destinées de Leila et Célestin, deux adolescents grandis trop vite, dans son bar au milieu du désert. Fuyant chacun le poids de leurs traditions, ils s'aiment dans ce lieu hors du temps avant de se séparer, en quêtes d'eux-mêmes, en se promettant de s'écrire et de se retrouver dans ce lieu qui à vu naître leur amour. Le vieux Français reçoit, lit et raconte à qui veut l'entendre les lettres qu'il conserve précieusement en attendant de les donner aux intéressés au moment de leurs retrouvailles. Dans cette attente, tout le monde est au courant de cette passion sauf, ironie du sort, les deux protagonistes. Et l'impatience du dénouement de grandir au fil de la lecture...
C'est n'est qu'une histoire et pourtant, cela ressemble à un témoignage. Les personnages sont bien réels, nous les avons tous rencontrés : des vies simples dans un univers tourmenté ; l'amour qui voit toujours le jour malgré l'horreur et l'intolérance. Dans cette oeuvre humaniste, entre Zola et Kerouac, qui capte tout les contradictions de l'être humain, la description au scalpel de la société se fait au travers des thèmes intemporels et universels du voyage, de la fuite, de l'amour, du choc des cultures, des générations et des civilisations, du poids des traditions et de la difficulté d'intégration. Le tout dans un style graphique qui n'est pas sans rappeler les fresques africaines.
C'est tendre et dur, c'est tragique et féérique, c'est laid, c'est beau. C'est tout et son contraire.
C'est la vie. Et on en redemande.
Voilà une des oeuvres incontournables qui font de la bande dessinée un art à part entière.
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03.07.2009
Pilules bleues de Frederik Peeters
Editions Atrabile - 200 pages
Présentation de l'éditeur : A travers une histoire simple et des thèmes universels (l'amour, la mort), Frederik Peeters nous parle de sa rencontre et de son histoire avec Cati, de ce maudit virus qui va bouleverser la donne, et de toutes les émotions les plus contradictoires qu'il va devoir apprendre à gérer : compassion, pitié, ou amour pur et inaltérable ? Pilules bleues nous propose, sans pathos ni sensationnalisme, de regarder sous un jour rarement (jamais ?) abordé le quotidien de la maladie, tout en nous balançant quelques vérités surprenantes et bien senties sur le sujet. Malgré la gravité du thème, Pilules bleues se présente comme une œuvre remplie de fraîcheur et d'humour.
Pilules bleues, c'est le récit autobiographique d'une histoire d'amour entre Frederik et Cati. Ca commence plutôt légèrement : pendant les 34 premières pages, l'on se rencontre, l'on se manque, l'on se recroise, l'on se perd, puis l'on se trouve, enfin. Et en l'espace de deux planches, tout bascule : Cati et son fils sont séropositifs.
Plus qu'un aveu d'échec, c'est un cri d'espoir que pousse Peeters. Sans complaisance ni apitoiement, l'auteur relate de manière très personnelle et émotive son quotidien, ses doutes, ses joies, bref sa vie, avec pudeur et parfois moins mais sans jamais tomber dans le pathos. Si l'album a pour fil conducteur le sida, il ne se veut ni didactique, ni préventif. C'est un témoignage simple, émouvant, juste, sur la maladie, avant tout sur l'amour, mais aussi sur la paternité, l'enfance, l'intimité, la sexualité, l'introspection... Le tout servi par un trait noir et blanc et une construction intelligente (travelling, gros plans...) renforçant, si besoin était, l'émotion.
Un véritable chef d'oeuvre.
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