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sexe - Page 2

  • Rentrée littéraire : Breakfast on Pluto de Patrick McCabe

    breakfast on pluto.jpgAsphalte Editions - 201 pages

    Présentation de l'éditeur : Patrick, fils illégitime du curé de Tyreelin, est abandonné à la naissance. Très tôt, il comprend qu'il est une fille dans un corps de garçon : il ne tarde pas à se travestir et à se faire appeler Pussy... A la mort de son amant et protecteur, un politicien victime du conflit irlandais, Pussy part pour le swinging London, où elle recherche le bonheur et sa mère biologique, en se prostituant à Piccadilly Circus pour survivre. Mais sur la capitale anglaise plane aussi la menace du terrorisme irlandais, et Pussy, sans le vouloir, va se retrouver mêlée à un attentat à la bombe dans une discothèque... Un récit drôle et flamboyant, où la violence et la misère de l'Irlande des années 1970 côtoient les paillettes et le glamour, l'appétit de vivre et d'aimer malgré les hasards de l'histoire et de la nature.

    Abandon en page 79. Et je ne suis allée aussi loin que parce que je n'avais d'autre choix que de patienter une éternité dans la salle d'attente de l'IRM. Je n'ai pas du tout accroché au style ; car incontestablement il y a un style qui ne peut inspirer que des impressions très tranchées : on adore ou on déteste. Malheureusement pour l'auteur (et pour moi), je suis de la seconde classe. Le personnage déjanté, sa désinvolture, sa provocation, sa maladresse, son langage fleuri... Ce tout légèrement accumulatif n'a pas su me convaincre. Too much.

  • Homo erectus de Tonino Benacquista

    Editions Gallimard - 269 pageshomo erectus.jpg

    Présentation de l'éditeur : Imaginez une confrérie informelle qui réunit exclusivement des hommes, venus se raconter, en quelques mots ou en quelques heures, leurs histoires d’amour, sentimentales ou sexuelles. Des
    histoires qui, ainsi racontées, accèdent au rang de fictions. Des témoignages bruts, aussi, puisque l’histoire de chacun ne donne lieu à aucun débat, à aucune remarque : on raconte et on s’en va, tandis que les autres écoutent et se taisent. De la brève rencontre à l’attachement sentimental, ces récits viennent ponctuer trois histoires particulières qui illustrent chacune un aspect paradoxal des relations homme-femme. Il y a ainsi l’homme qui est devenu « invisible » aux yeux des femmes, enfermé dans une douloureuse solitude qui vire à la dépression, lorsqu’une inconnue fait intrusion chez lui et décide de s’y installer sans lui demander son avis. A tout prendre, cette compagnie forcée vaut-elle vraiment mieux que la solitude ? Autre récit, celui du mari trompé, dont l’infortune conjugale est le drame de sa vie. Pour se venger de l’infidèle, il décide de ne fréquenter que des prostituées, de manière tout à fait rationnelle et organisée, d’ailleurs, puisqu’il y consacre un budget mensuel bien établi. Va-t-il parvenir à s’accomplir à travers cette diversité de femmes ? Autre histoire complexe que celle de l’intellectuel quelque peu médiatique qui se passionne pour les « people », au point de tomber amoureux d’une top-model. Quelles extravagances spectaculaires vont-elles bien pouvoir sortir de ce choc culturel entre le paraître et l’intériorité ? Un roman aussi drôle que tendre, qui décortique avec brio les cas de figure les plus épineux, et les plus inédits de la relation amoureuse.

    Comme à son habitude quoique dans un style et un rythme tout autres, Tonino Benacquista nous entraîne dans une histoire extrêment originale d'une plume habile, magnifique, captivante. Contraitement au titre un poil racoleur, l'auteur aborde de belles et tristes amours du point de vue des hommes avec une infinie finesse, beaucoup de poésie, de philosophie, d'humanité. De quoi opérer un enrichissant retour sur ses propres affres amoureuses et observer, si besoin était, qu'aucune histoire ne se ressemble et que toutes sont à la fois identiques dans leur absence de vérité préétablie. Un texte vraiment profond qui prend aux tripes.

    Extraits :

    Après plusieurs semaines de soins palliatifs à l'hôpital de Villejuif, sa femme venait de mourir dans ses bras. Il raconta l'événement comme s'il s'agissait d'une adolescence inversée, à cette époque de la vie où tout est une "première fois" : la première cigarette, la première lettre d'amour, le premier baiser. Dans cette chambre aseptisée, sa femme et lui venaient de vivre une douce et belle série de dernières fois, le dernier rire à deux, le dernier verre d'alcool, le dernier baiser. Il lui avait lu in extenso le roman d'un auteur qu'elle appréciait : le tout dernier livre de sa longue vie d'ardente lectrice.

    ...

    Il était curieux de cette thérapie de groupe sans thérapeute, cet étonnant bureau des pleurs masculins, cette occulte et mâle congrégation à laquelle on pouvait accéder sans rite d'intronisation, sans cooptation, sans enquête préalable. Il s'était présenter, prêt à dégainer son sens critique ou à colporter de savoureux sarcasmes auprès de son entourage. En fait, il venait de partager un rare moment de tolérance, échappant à toute grille de lecture, aux dogmes les plus fumeux.

    ...

    Jadis, il avait développé toute une théorie sur l'adultère dans les classes populaires, bien plus délicat et complexe que dans les autres. Dans les milieux culturellement forts, comme le sien, on le cinsidérait comme une dimension inhérente au couple, une sorte de dérivatif inévitable, que le discours savait commenter et relativiser ; on y croisait des Emma Bovary, des Don Juan, et l'on comptait souvent sur la littérature pour légitimer un coup tiré en douce. Chez les grands bourgeois, on prenait l'adultère pour un mal nécessaire, à ranger dans le même tiroir que les maladies vénériennes : ça tombait tôt ou tard, mais ça se soignait. En revanche, pour ceux qui n'avaient recours ni au luxe ni au romanesque, la chose se compliquait de modalités pratiques, recherche d'un lieu pour abriter les ébats, jonglerie avec un emploi du temps souvent réglé au quart d'heure. Plus que d'adultère, il s'agissait de cocufiage, vécu dans la honte et la trahison. Le cinq à sept sombrait dans la tragédie grecque, et la liaison durable dans le crime de bigamie.

    ...

    Comment avait-il pu être si radical, si impitoyable avec une femme qu'il aimait tendrement jusqu'alors ? Une telle intransigeance paraissait démésurée, injuste. Quel noir sentiment était assez fort pour détruire le bonheur manifeste ? Philippe l'imaginait si bien, cette Pauline, reine d'un soir, perdant le contrôle de ses émotions. Comment ne pas comprendre que l'écart de cette nuit-là ne s'était pas produit par hasard mais au moment où, dans son tout nouveau foyer, elle allait fonder une famille. Et cette aventure-là se déroulerait si vite que, sans s'annoncer, l'âge mûr viendrait la relever de sa mission. Comment ne pas deviner que le symbole de cette incartade comptait bien plus que le frisson ? Comment ne pas admettre que cette folie d'une nuit était sans doute la dernière audace d'une jeune femme sur le point de tout donner, et avec bonheur, au quotidien des siens ? Comment refuser le pardon à une femme aimée quand on reconnaît le droit à l'erreur à ceux qui jamais ne devraient en commettre ? Quand on accorde des circonstances atténuantes à des meurtres de sang chaud ?

    ...

    - Il y a pourtant une ombre au tableau. Emilie et moi ne nous aimons pas à la même vitesse. Il ne s'agit pas d'une différence d'intensité mais de style. Je suis passionnée, Emilie est réfléchie. J'anticipe le moment à venir, elle goûte l'instant présent. Je l'appelle dix fois par jour, elle pense que les mots se vident à force d'être répétés. J'aime savoir tout ce qu'elle fait, Emilie ne me pose aucune question. Je veux connaître ses amis, elle m'encourage à faire la fête avec les miens. Toutes mes phrases sont pleines de jamais et de toujours, elle pense que l'absolu n'existe pas. Au fil des mois, je me suis demandé si tant de disparités ne révélaient pas quelque chose de plus profond. N'allaient-elles pas se cristalliser à la longue et s'insinuer entre nous au point de contredire ce qui nous avait réunis ? J'étais bien conscient de créer le problème rien qu'en le formulant mais, au lieu de me sentir rassuré par le confiance d'Emilie, qui prône le droit à la différence, qui a le don de relativiser ce qui doit l'être, je me suis mis à guetter les fausses notes, parfois à les provoquer afin d'en tirer des conclusions. Je lui ai reprochée de n'être pas aussi empressée que moi, de rester maîtresse en toutes circonstances, de ne jamais lâcher prise. Il m'est arrivé d'être impatient, irritable, injuste, et de plus en plus fréquemment. Jusqu'à ce qu'Emilie, un matin où j'avais passé les bornes, cesse de croire en notre avenir commun. Vous me direz, je l'avais bien cherché...

    ...

    Ce qu'on dit appartient aux autres. Ce qu'on tait est un bien éternel.

    ...

    - Seuls ceux qui s'aiment vraiment peuvent décréter quand ils le souhaitent la non-existence du monde extérieur, ajouta-t-il.

  • Rentrée littéraire : Clèves de Marie Darrieussecq

    clèves.jpgEditions P.O.L - 344 pages

    Présentation de l'éditeur : Solange se demande s'il vaut mieux le faire avec celui-ci ou avec celui-là.

    Il y a quelques années, j'ai lu White de Marie Darrieussecq qui, sans m'avoir transportée outre mesure, ne m'avait pas déplu. J'étais pourtant bourrée d'a priori du fait des nombreuses mauvaises critiques que l'on m'avait faites de son Truismes sélectionné comme finaliste du Goncourt 1996. Depuis, je ne m'étais plus intéressée à cette auteur dont j'avais vaguement entendu parler pour une sombre histoire de plagiat. Cette année, dans ma grande (re)découverte des auteurs à succès, je me laisse tenter par ce titre qui me renvoie à un autre que j'avais adoré : La princesse de Clèves.

    Au-se-cours. Je n'arrive même pas à comprendre pourquoi, comme cela m'a démangé dès la vingt-cinquième page, je n'ai pas abandonné ma lecture. Outre ce style impersonnel descriptif pseudo-stylisé que j'exècre, c'est atrocement vulgaire. La seule possibilité pour ce texte d'obtenir, selon moi, une récompense, est que l'on invente le Prix du livre qui comporte le plus grand nombre de fois les mots b-i-t-e et c-h-a-t-t-e. Tout ceci pour se faire le reflet de cette jeunesse décadente, cette génération X élevé au porno, qui consomme jeune et abondamment et ignorant tout du sentiment. Sauf que Marie Darrieussecq semble vraiment tout ignorer de cette jeunesse dont elle dresse un portrait peu crédible, exaspérant, profondément inutile et totalement inintéressant. C'est vraiment le livre le plus nul que j'ai lu depuis longtemps. Pour dire, le Mr d'Emma Becker est de la très grande littérature à côté. Un exemple supplémentaire qui illustre la manifeste réalité selon laquelle avec un nom, on peut publier n'importe quoi. Ca me débecte.

    Extraits :

    "Il y a une maladie", lui dit son père.

    Et il s'arrête comme pour se dire à lui-même ce qu'il va dire.

    Il est en uniforme, il sent l'odeur de toujours, l'odeur de l'air.

    Et on dirait soudain qu'il invente, qu'il invente la maladie.

    "C'est une maladie qui tue les gens en H. Les Homosexuels, les Haïtiens, les Hémophiles et les Héroïnomanes."

    Elle ne connaît pas la moitié des mots. Homosexuel elle sait, ça veut dire pédé. Pour les filles on dit gouine, mais il n'y en a pas ici (sauf la coiffeuse avec les cheveux très courts et la chaînette à la cheville).

    "La vérité, c'est que cette maladie se transmet en baisant. Et tout le monde baise. Tu comprends ? Donc : interdit de baiser."

    Elle a peur qu'il se mette à hurler. Qu'il lui interdise en hurlant.

    "Tu m'entends ?"

    Oui.

    Il allume une cigarette. Il est très beau. Très grand, avec son uniforme orné d'un badge en forme d'ailes. Les cheveux très courts, gris aux tempes, et le menton (dit sa mère) volontaire.

    "Tu me crois ?"

    Ben oui.

    "C'est idiot. Aiguise un peu ton sens critique. Tu crois vraiment que je peux t'interdire de baiser ? Il n'y a que ta mère pour croire des trucs pareils. Tout le monde baise? Je baise, tu baises, nous baiserons. Tu sais ce que c'est, ça ?"

    Il sort un emballage carré de sa poche, un carré sous lequel on distingue un rond.

    "Le premier connard qui te dit que ça ne sert à rien, tu me l'envoies et je lui pètes la gueule.Tu l'obliges à mettre ça. Tu l'OBLIGES, tu m'entends ? Cette maladie, si tu l'attrapes, c'est la mort dans deux ans. J'ai vu des fosses à ciel ouvert. Pour l'hécatombe. On ne peut les voir que d'avion. Et on a ordre de fermer les volets des hublots. Tu comprends ce que ça veut dire ? Tu vas à la pharmacie, et elle t'en donnera. De ma part. Autant que tu voudras."

    Il lui reprend le carré des mains, et déchire l'enveloppe.

    Il se ravise et le lui rend. Ca sent très fort le caoutchouc.

    "Tu t'entraînes sur une banane. Et tu l'OBLIGES, tu m'entends ? Interdit de mourir. Compris ?"

    ...

    "Oui. Mais parfois ne rien faire comme les autres c'est devenu tellement répandu que ça en devient conventionnel. Tu vois ce que je veux dire ? Moi je m'imagine comme j'imagine que les autres m'imaginent et je prends le contre-pied. Je n'essaie pas d'être différente, je le suis, parce qu'être comme les autres pensent que tu es, ou vouloir être comme tu penses qu'ils pensent que tu es, c'est carrément frivole, futile."

  • Rentrée littéraire : Le pacte des vierges de Vanessa Schneider

    Editions Stock - 192 pagesculture,littérature,livre,roman,sexe,maternité,etats-unis,usa

    Présentation de l'éditeur : 2008, Gloucester, États-Unis. Dix-sept jeunes filles d’un même lycée tombent enceintes en même temps. Stupeur dans la ville. La rumeur publique fait état d’un pacte. Les gamines se seraient concertées pour faire et élever leurs enfants ensemble. Qu’en est-il exactement ? À une journaliste venue enquêter sur l’événement, quatre d’entre elles se racontent. Il y a Lana, la meneuse, dont le père a disparu un jour, la laissant seule avec une mère devenue mutique, abrutie de médicaments, d’alcool et de télévision. Placée un temps dans un foyer, elle y a rencontré Cindy dont la mère a quitté le domicile pour s’enfuir avec le plombier et que sa tante a ensuite recueillie. Il y a Sue, coincée entre ses parents puritains et bien-pensants, et Kylie, qui partage la passion de sa mère pour Kylie Minogue et enchaîne les concours de Mini-Miss depuis toute petite. Leurs voix se succèdent pour évoquer le « groupe », leurs relations, le mystère de leur grossesse multiple et ce pacte, qui leur permet d’échapper au quotidien d’une ville portuaire où le chômage et ses conséquences déciment les familles et laissent peu de place à un avenir meilleur. À travers la narration croisée de ces quatre vies d’adolescentes, à travers le récit de leur enfance et de leurs blessures, de leurs espoirs et de leurs bonheurs, Vanessa Schneider nous raconte avec tendresse et non sans humour une certaine société américaine entre désoeuvrement, rêves et réalité.

    Bilan mitigé. Vanessa Schneider, journaliste de profession, surfe naturellement sur un sujet d'actualité : les grossesses d'adolescentes américaines. En alternant les récits de quatre de ces jeunes filles, l'auteur nous donne à contempler leur détresse et leur naïveté sans tomber dans un langage emprunté qui par exemple m'avait fortement déplu dans Le pigeon anglais de Stephan Kelman. Pour autant, je n'ai pas tellement accroché. Peut-être du fait du manque de profondeur, pas celui des personnages qui semble évident, mais plutôt de l'analyse. On y découvre certes la solitude de ces gamines qu'on n'écoute pas, que l'on juge sans vouloir les comprendre dans une Amérique puritaine qui ne leur offre que peu de perspectives et ce d'autant plus qu'elles se condamnent elles-mêmes en s'ingligeant des responsabilités qui les dépassent. So what ? L'on ne peut que s'attrister d'une énième réalité dramatique mais malgré un final bouleversant, la forme n'a pas réussi à me faire atteindre l'empathie qui semble nécessaire à ce récit.

  • Rentrée littéraire : L'envie de Sophie Fontanel

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    A paraître le 18 août 2011

    Editions Robert Laffont - 161 pages

    Présentation de l'éditeur : "Pendant une longue période, qu'au fond je n'ai à coeur ni de situer dans le temps, ni d'estimer ici en nombre d'années, j'ai vécu dans peut-être la pire insubordination de notre époque, qui est l'absence de vie sexuelle. Encore faudrait-il que ce terme soit le bon, si l'on considère qu'une part colossale de sensualité a accompagné ces années, où seuls les rêves ont comblé mes attentes ? mais quels rêves ?, et où ce que j'ai approché, ce n'était qu'en pensée - mais quelles pensées. Sur ce rien qui me fut salutaire, et dans lequel j'ai appris à puiser des ressources insoupçonnées, sur ce qu'est la caresse pour quelqu'un qui n'est plus caressé et qui, probablement, ne caresse plus, sur l'obsession gonflant en vous et dont on dit si bien qu'elle vous monte à la tête, sur la foule résignée que je devine, ces gens que je reconnais en un instant et pour lesquels j'éprouve tant de tendresse, je voulais faire un livre."

    Déjà l'an passé, la quatrième de couv' du roman Grandir de Sophie Fontanel avait retenu mon attention, mais avec les quelque 700 livre paraissant chaque année à cette même période, il était finalement passé à la trappe. Rattrapage cette année à la découverte d'une auteur à la plume aux allures introspectives.

    La femme qui se confie à nous dans ce livre nous avoue que pendant des années, son corps n'a plus supporté qu'on le secoue, sa tête ne voulait plus dire oui quand sa peau disait non, bref, qu'elle n'a plus eu le plus petit soupçon de vie sexuelle et comment cette particularité inavouable dans une société qui semble préférer le n'importe quoi charnel au rien l'a mise au ban de la considération de son entourage.

    Avec beaucoup de pudeur, d'acuité et d'humour, Sophie Fontanel nous offre un courageux roman aux allures de témoignage qui permettra à de nombreuses femmes et sûrement quelques hommes de se sentir moins coupables d'écouter leur moi profond plutôt que les diktats d'on ne sait qui on ne sait pourquoi selon lesquels le sexe est ab-so-lu-ment in-dis-pen-sable.

    Par le prisme de la sexualité ici, l'on ne peut ne pas penser à comment la société a comblé les besoins, ne laissant place qu'à l'envie et comment cette surabondance d'envies comblées a supprimé le désir. D'où des générations de plus en plus blasées, désabusées...

    Avec une écriture très agréable, Sophie Fontanel nous invite à réfléchir sur nous et sur Nous. Et c'est ce que l'on fait immanquablement pendant et après ce très beau "roman". Un premier pas plus que satisfaisant dans la rentrée littéraire à venir.