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pensée - Page 3

  • La fête du cinéma

    f6096d5d4a633fa343ac372c34e2d52f.jpgJe te vois d'ici t'interroger et compulser frénétiquement ton agenda pour vérifier que non, résolument, tu n'as pas été atteint d'un trouble si ce n'est spatio, du moins temporel à l'insu de ton plein gré. Donc pourquoi parler, en janvier, de la fête du cinéma, me diras-tu ?

    Et bien tout simplement parce que j'entends "la fête" au sens péjoratif du terme. Du genre "rhabiller pour l'hiver" ou "mettre sa race" (merci au sens aiguisé du synonyme de mes chères directrices artistiques).

    L'énigme du jour qui s'est imposée à mon esprit est donc la suivante : pourquoi - alors que tout un chacun apprécie l'image version grand écran en dolby suround tout en abhorrant de manière épidermique le bruit des voisins dont on exige une bienséance cinématesque à savoir laisser un fauteuil d'écart a minima -, mais pourquoi donc toutes les boutiques de tous les cinoches de France et de Navarre s'évertuent-elles à ne vendre que des denrées dont l'absorption ne peut s'effectuer en deçà d'un niveau certain de décibels masticatoires ?

    A n'en pas douter, pour de sales obscures raisons.

  • Cogito ergo... soumis

    Avoir des certitudes, c'est être convaincu.057439da5954643e8dc2119797194cc0.jpg

    Con vaincu. Ou quand le procrastinateur de la pensée choisit de ne plus remettre en perspectives ses opinions.

    La question étant de savoir si oui ou non le père du terme était sûr que nous ne verrions que du feu à sa subtile association d'idées... Je crois pouvoir affirmer que j'en suis certaine.

  • Ado, laid sens

    855c7c88448eeadc227948235eb0fdb8.jpgMon déménagement a été l'occasion de me replonger dans ce monceau d'affaires que j'entasse sans pouvoir m'en défaire. Parmi elles, ma jouvencelle correspondance d'avec ma meilleure amie.

    Ma pote et moi, nous nous connaissons depuis la moitié (la plus importante) de notre vie. De treize à dix-huit ans, les excès de notre âge se sont essentiellement manifestés par une relation épistolaire particulièrement soutenue (que je ne publierai pas quand je serai un auteur célèbre... sans intérêt... le ridicule peut tuer...).

    Fétichistes l'une comme l'autre, nous avons naturellement conservé ces petits trésors rédactionnels et l'été dernier, l'envie nous a prises de nous échanger nos correspondances, histoire de nous replonger dans notre propre passé et non celui vu par les yeux de l'autre.

    ...

    ...

    ...

    Est-il possible d'écrire si mal et si gros ?

    Est-il possible d'être si exigeant avec les autres et si peu avec soi ?

    Si égocentrique ?

    De tomber amoureuse si souvent ?

    Tout est-il vraiment la fin du monde à cet âge ?

    Peut-on réellement souhaiter mourir toutes les minutes ? 

    Déteste-t-on à ce point sa famille ?

    ...

    ...

    ...

    Et comment se fait-il qu'à presque vingt-neuf ans, j'ai occulté des pans entiers de ma, somme toute, courte existence, qui ne se rappellent pas plus à mon souvenir à la relecture de mes propres phrases ? Début d'Alzheimer ou schizophrénie temporelle ?

    Vraiment temps que j'aille voir un psy moi... :o) 

  • Instant unique

    Effectuons un petit travail de mémoire et remontons le temps. Il y a de ça bientôt huit ans. Vous rendez-vous compte7a5ec2bad547c0cbde59afc19761831e.jpg qu'en l'espace d'une seconde de ce soir de décembre 1999, nous avons changé de minute, d'heure, de jour, de mois, d'année, de siècle et de millénaire ? Réfléchissez un petit instant et dites moi, combien ? Combien de personnes peuvent se prévaloir d'avoir vécu ce moment quasi exclusif ?

    Six milliards, tout au plus.

    Vraiment pas de quoi en faire un monde.

    Tout ceci me rappelle à quel point tous mes jours de l'an ont été merdiques, même quand ils étaient censés être unique.

  • Des finitions...

    a0c1eb730fba7bf8d94d50e6b16d32fc.jpgLa langue française, dans son infinie richesse, regorge d'expressions imagées qui sont bien souvent difficile à comprendre pour les non initiés, à commencer par les enfants. Ben oui, va dire à un moutard "tu as mal au coeur ?" histoire d'anticiper le sac plastique pour qu'il ne redécore pas les banquettes de ta voiture, il va te dire non et tu vas l'avoir dans l'os. Parce que forcément, il va vomir. Lui, il avait mal dans son ventre.

    Et bien personnellement, il y a une expression qui revêt pour moi un double sens et je ne sais pour lequel opter. Quand on dit "il faut tenir la distance", cela veut-il dire qu'il faut persévérer, être endurant ou bien au contraire, persister dans l'éloignement, couper les ponts ?

    PS : à tous les professionnels de la didactique, inutile de me faire un cours de linguistique. En vous remerkiant.