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pensée - Page 2

  • Post restant

    blog.jpgL'on parle souvent d'écriture jetable s'agissant des contenus de blogs. Mais, comme à l'instar d'Albert Camus, je n'existe que parce que je suis capable de me révolter, je m'insurge.

    Certes, d'un point de vue du lectorat, la longévité des billets est relativement réduite ; certains parfois ressortant d'outre-tombe sur un malentendu. Mais faut-il forcément se placer du point de vue des statistiques de consultation ?

    Car à la vérité, si le cycle de vie de la note, à l'échelle du support et du public, est relativement court, il en va bien autrement pour l'auteur. En tout cas mézigue.

    Fidèle à la page palpable, à la preuve tangible de l'écrit, j'ai pris l'habitude d'archiver mon blog. Ce qui me permet, outre le fait de l'avoir véritablement sous la main, de pouvoir le diffuser à l'envi auprès d'un public ne disposant pas du web ou ne sachant pas l'utiliser - si, si, ça existe encore !

    Ainsi, il m'arrive régulièrement de me replonger dans ce que je peux désormais appeler mes anciens écrits. De fait, il devient inexact de parler d'écriture jetable résolument ancrée dans l'instant puisque de cette manière, le billet, en plus d'être un témoignage du présent devient une réelle mémoire du passé.

    Et le principe d'archivage transformant le simple témoignage du présent en véritable mémoire du passé érige immédiatement l'ensemble, de fait, en véritable outil de projection dans l'avenir puisqu'il permet de prendre du recul sur une tranche de vie, d'auto-critiquer une période de sa propre évolution et de se projeter en décidant, ou non, de se réorienter.

    En quelque sorte la vie a posteriori pour la vie a priori. Ce qui nous amène bien loin du seul instant T, convenons-en.

  • Pensées pacotilles

    Le chômage, c'est comme gagner au Loto* ou à l'Euromillions* : il ne faut le dire à personne sous peine d'être sempiternellement dérangé.999205200.jpg

    L'adulte pense que l'adolescent ne veut pas écouter ses conseils parce qu'il préfère la rébellion à la raison. L'adolescent sait que l'adulte a souvent raison mais il préfère prendre le risque de regretter ce qu'il aura appris par lui-même.

    Les brunes comptent pas pour des prunes. Je le sais, je suis récemment devenue brune.

    Quand on me regarde signer, ma main se crispe et je fais un affreux gribouillage. Pourquoi ?

  • En quête

    Tête de lit, impérieuse berceuse littéraire pour mes endormissements et mes éveils :759c311596e392e717c93aa2fc0e4538.jpg

    Vivez si m'en croyez, n'attendez à demain, cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.

    Ronsard

    J'aime celui qui rêve l'impossible.

    Goethe

    La vraie liberté, c'est de pouvoir toute chose sur soi.

    Montaigne

    Quand partons-nous pour le bonheur ?

    Baudelaire

    C'est beau, profond, méditatif à la frontière de l'introspectif, mais tel est le constat : la beauté est le fruit des inaccessibles aspirations de nous autres tristes humains esclaves de nos conditions. Question : faut-il cultiver l'insatisfaction névrotique dans l'espoir ténu d'effleurer l'intangible volupté ou se résigner à l'instinct grégaire d'un émitionnel calibré en demi-teinte ?

  • C'est quoi l'amour ?

    Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour, disait le poète Pierre Reverdy. Mais point n'est besoin pour celles-ci de fougueuse jeunesse qui semble bien en reste face à sage vieillesse. Il est certaines mesures qui ne se prennent qu'au soir de la vie.

    Ainsi, aimer, c'est survivre à une guerre du bout du monde ne vous accordant que quelques miettes de temps pendant plusieurs années, c'est se marier envers et contre belle-maman, c'est tailler la route à moto de Copenhague à Oslo, c'est faire deux beaux enfants, c'est partager son temps pendant plus de cinquante ans.

    Mais aimer, c'est surtout tenir la promesse faite quand on s'est unit, une fois qu'est venue la maladie. C'est soutenir, sans jamais faillir, dans le meilleur et dans le pire. Et puis c'est affronter la mort. Et parler de sa puce pour qu'elle vive et vive encore. C'est parler au ressac, où ses cendres reposent. Et l'un peu porter sur son coeur, pour éternelle symbiose.

    A Monique et Jacques 

  • Ca, c'est Paris

    1e696e5b33f18e6ad05b198715bd148f.jpgMistinguette en goguette. Une cigarette, se fait coquette. Jamais seule pour trinquer, pour boire son verre de Chardonnay. Une cigarette. Une âme en fête. Sa petite robe, son perfecto. Ses bottes qui suivent l'homme-moto. La ville défile, parcours fébrile. Accélérations dans illuminations, coeur qui palpite dans ville pépite. Verre en terrasse, jamais de strass. Mais ça en jette. Une cigarette. Un verre, deux verres. Bonjour les dégâts. Trois verres, quatre verres, une nuit, des bras. Mille cigarettes.

    Paris brûle-t-il ? Oui, mais ardemment.

    Paris brûle-t-elle ? Oui, mes doigts, mes ailes. Mais brûlons la chandelle par les deux bouts. Elle peut bien fondre et brûler vite, pourvu qu'elle éclaire bien (Robert Redford).

    Peu de sommeil, la ville s'éveille. Plus de moto, retour métro. Le serpent citadin mort mes narines en souterrain. Parfum cannelle, pisse ou aisselle. Le venin olfactif et mon moi subversif.

    Ca, oui, ça, c'est Paris.