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littérature jeunesse - Page 7

  • Eloïse de Kay Thompson

    1151239180.jpgEditions Gallimard - 109 pages

    Quatrième de couv' : Eloïse, c'est moi ! J'ai six ans et j'habite au Plaza, un grand hôtel de New York. Je suis une vraie calamité, paraît-il. C'est ce que dit le directeur de l'hôtel... Mais moi, je dis que dans la vie, on n'a pas le droit de s'ennuyer, et croyez-moi, on ne s'ennuie pas au Plaza : entre les promenades en ascenceur, les réceptions mondaines et les tempêtes dans la salle de bain, je suis si occupée que je me demander bien comment je peux arriver à tout faire...

    La plus célèbre des petites pestes a, aujourd'hui encore, incontestablement sa place dans les bibliothèques enfantines. Une frimousse à croquer, des personnages aux expressions désopilantes dont l'incontournable Nanny, le chien Mouflet et la tortue Fanchounette... Décidemment, les dessins exceptionnels d'Hillary Knight réhaussés de la plume de Kay Thomson ont su bâtir une légende pour le divertissement de tous... même si les plus grands riront un peu jaune en espérant que leur progéniture ne prenne pas modèle sur la petite héroïne.

    L'attachante tornade a d'ailleurs rencontré un tel succès que ses aventures ont été déclinées en quatre ou cinq tomes, dont deux adaptés pour la télévision. Pour la génération image malheureusement de plus en plus réfractaire à la lecture, l'option DVD est donc disponible.

  • Six milliards de visages de Peter Spier

    2c10bc170236135cd333e657c20a0dcd.gifEditions L'école des loisirs - 43 pages

    Présentation de l'éditeur : Sur Terre, il y a plus de six milliards de personnes... et pas deux qui soient exactement semblables ! Le racisme, d'où vient-il en premier ? De l'ignorance ? De la peur de ceux qui ne sont pas pareils ? Allons-y ! Regardons, apprenons, comprenons et luttons, dit Peter Spier avec son charmant album. Pendant des pages et des pages bourrées de détails, il présente aux enfants toutes sortes de gens de toutes tailles, de toutes couleurs, avec des vêtements très différents, des habitudes de vie tropicale, occidentales, asiatiques, etc... Il y a des pages que l'on regarde pendant des heures...

    A l'époque où l'on m'a offert ce magnifique ouvrage (une vingtaine d'années...), il s'intitulait Quatre milliards de visages, mais le message reste le même. Avec des textes accessibles et de splendides illustrations, l'auteur a su ériger son livre en un outil incroyable d'apprentissage de la tolérance. Cette invitation au voyage devrait indiscutablement figurer dans toutes les bibliothèques de notre relève générationnelle.

  • Pierre Gripari

    Editions de la Table Ronde - Illustrations Puig Rosado (infos valables dans les années 80...)

    A partir de 11 ans

    La sorcière de la rue Mouffetard (122 pages) - Il était une fois une ville de Paris Il était une fois une rue Broca Il était une fois une café kabyle Il était une fois une Monsieur Pierre Il était une fois une petit garçon qui s'appelait Bachir Il était une fois une petite fille, ce qui fait trois petites filles Et c'est ainsi que, dans cette première série, vous ferez la connaissance d'une sorcière, d'un géant, d'une paire de chaussures, d'une poupée voyageuse, d'une fée, et vous saurez enfin la véritable histoire de Lustucru et de la Mère Michel.

    Le gentil petit diable et autres contes de la rue Broca (122 pages) - Dans cette seconde et dernière série des Contes de la rue Broca, Monsieur Pierre va raconter aux enfants de Papa Saïd des histoires très, très vraies et très, très, très sérieuses. Celle du petit diable qui faisait le désespoir de sa famille parce qu'il voulait être gentil. Celle de l'avare qui aimait tellement son argent qu'il ne s'apercevait même pas qu'il était mort. Celle du prince qui épousa la sirène, celle du petit cochon qui avala l'étoile polaire, et celle enfin du jeune nigaud qui alla chercher "je ne sais quoi", le rapporta, le partagea et rendit tout le monde heureux.

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    Dans la catégorie énoooormes classiques qui ne se démodent pas, ces treize contes, de La sorcière du placard aux balais au Roman d'amour d'une patate, sont prodigieusement divertissants, absolument bourrés d'imagination et surtout, pleins de bonnes morales sans en avoir l'air pour que les razmokets lisent utile !

  • Les Arpents d'Alan Wildsmith

    Editions Castor Poche Flammarion

    Un été aux arpents (212 pages) : Quand la famille quitte la ville pour habiter une vieille ferme, les trois aînés se réjouissent à l'idée d'explorer le territoire des Arpents, au milieu de la forêt canadienne. Mais John va faire une découverte étrange dans la cabane de la propriété. Paula et David rient d'abord de ses craintes, puis vont, à leur tour, être gagnés par l'inquiétude : des traces mystérieuses sont découvertes dans les herbes, des bruits étranges retentissent dans la nuit... Comment les enfants réussiront-ils à percer le secret de la vieille cabane ?

    Un hiver aux Arpents (219 pages) : John, David et Paula ont retrouvé vide la vieille ferme des Arpents. Leurs parents sont bloqués en ville... Plus de nourriture dans les placards... Joe l'Indien, parti en expédition emprunter des vivres aux plus proches voisins ne revient pas... La tempête de neige fait rage. Des chiens sauvages assiègent la maison. Les enfants ont faim, les enfants ont peur. Comment se défendre des chien ? Et puis qu'est-il arrivé à Joe ? Comment lui porter secours ?

    Les Arpents sur le sentier de la guerre (189 pages) : Tout le monde n'est pas d'accord sur le tracé de la nouvelle autoroute. Chacun juge selon son intérêt personnel. John, qui suit la discussion des adultes avec le point de vue de ses 12 ans, trouve qu'il est trop peu question de ses amis les Indiens et de leurs érables à sucre. Comment John et les siens aideront-ils les Ojibwas, ces Indiens de la tribu de Joe (qui fait presque partie de la famille), à défendre leurs droits ?

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    J'ai du lire cette série - qui n'a, à mon grand regret, plus du tout les mêmes couvertures qu'avant - vers l'âge de 8 ou 9 ans... C'est dire si ça remonte ! Ces ouvrages pour enfants restent chers à mon coeur - et à celui des éditeurs manifestement - pour trois bonnes raisons :

    • ils m'ont été offerts par mon regretté cousin dont les choix étaient toujours d'une justesse incroyable,
    • ils représentent la première oeuvre conséquente (plus de 600 pages !) que j'ai engloutie le temps d'un week-end,
    • enfin et surtout, ils sont le fruit d'un travail d'écriture (Alan Wildsmith) et d'illustration (Yves Beaujard) exceptionnel dont le résultat est une histoire originale, captivante, bourrée de suspens, propice au rêve et au goût pour l'aventure.
  • Pef

    Plus connu sous l'acronyme Pef, Pierre-Elie Ferrier est le célèbre auteur-illustrateur de littérature d'enfance et de jeunesse qui a bercé mes tendres années et celles de tant d'autres.

    S'il a publié une centaine d'albums illustrés pour enfants, mis en couleurs par son épouse-peintre, j'en retiens pour ma part deux :

    • La belle lisse poire du prince de Motordu - quatrième de couv' : Le prince de Motordu mène la belle vie, mais il n'a jamais réussi à parler comme tout le monde. Dans sa bouche, un château devient un chapeau, un drapeau se transforme en crapaud. Or, un jour, il rencontre la princesse Dézécolle, et le prince va devoir très vite retourner en classe pour y retrouver le beau langage.
    • Rendez-moi mes poux - quatrième de couv' : Un jour, Mathieu sentit que sa tête le démengeait. Et, en se grattant très fort, il découvrit qu'il avait des poux... Une histoire aussi utile que drôle et tendre.

    Ces folio benjamin des éditions Gallimard sont de véritables perles pour les lecteurs en herbe car multifonctionnels. S'ils éveillent l'imagination avec des histoires drôles et originales, ils sont aussi les vecteurs d'une éducation visuelle par la biais d'illustrations aussi graphiques qu'humoristiques. Ces supports ludo-éducatifs sont aussi l'occasion pour les bambliophiles d'enrichir leurs connaissances et leurs points de vue grâce aux petites notes pédagogiques présentes en fin d'ouvrage : le premier expose les origines du jeu de mots avec "exercices" à l'appui et le second dédramatise le sensible sujet des poux en levant l'idée dépassée que ce fléau ne touche que "les pauvres et les sales".

    Je les ai relus il y a peu, il n'ont pas pris une ride... Je ne peux pas en dire autant...

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