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littérature jeunesse - Page 4

  • Hunger games de Suzanne Collins

    Editions Pocket Jeunesse - 398 pageshunger games.jpg

    Présentation de l'éditeur : Les Jeux de la Faim. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras. Dans chacun des douze districts de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer aux Jeux de la Faim. Le principe est simple : tuer ou se faire tuer pour remporter l'épreuve et assurer la prospérité de son district pendant un an. Katniss et Peeta sont les « élus » du district Douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé... 

    Attention, poids lourd ! Si j'ai tendance à m'enthousiasmer pour la littérature jeunesse, je reconnais que rares sont les livres de cette catégorie, à l'instar de la célébrissime saga Harry Potter, à pouvoir subjuguer le public adulte qui n'en est pas la cible première. Mais là, là, il s'agit bien d'une série pour tous.

    L'auteur réussit avec talent à construire une société qui n'est pas sans rappeler l'univers concentrationnaire de 1984 tout en y incluant les codes de la génération 2011. Mais ici, la télé-réalité n'est plus un jeu, du moins pour les participants qui doivent se plier à des règles repoussées jusqu'à leur paroxysme. Pour autant, il ne s'agit pas de faire étalage de violence gratuite dont le jeune public est abreuvé jusqu'à plus soif, d'où les dérives bien connues de notre époque. Le texte est intelligent, plein d'éthique mais jamais moralisateur. De quoi faire réfléchir le lecteur en le faisant passer par de nombreuses émotions (angoisse, tendresse, révolte, etc.). N'est-ce pas le but d'une lecture enrichissante ?

    Attention tout de même à ne pas le mettre entre des mains trop anxieuses. L'ayant dévoré en une journée, j'ai réussi, du haut de mes 32 printemps, à passer une nuit agitée... Quoiqu'il en soit, j'ai hâte d'assister à l'adaptation cinématographique de ce page-turner qui promet d'être palpitante.

    Je m'en vais de ce pas dévorer le tome 2, puis le 3.

  • Seuls de Gazzotti et Vehlmann

    Editions Dupuis

    Tome 1 - La disparition - 48 pages

    Tome 2 - Le maître des couteaux - 48 pages

    Tome 3 - La clan du requin - 48 pages

    Tome 4 - Les cairns rouges - 48 pages

    Tome 5 - Au coeur de Maelström - 48 pages

    Tome 6 - La quatrième dimension et demie - 48 pages

    Présentation de l'éditeur : Ils sont cinq... mais ils sont seuls. Il y a d'abord Yvan, 9 ans, l'artiste rigolo et carrément lâche. Il y a ensuite Leïla, 12 ans, la garçonne énergique et optimiste. Viennent ensuite Camille, 8 ans, la naïve généreuse et moralisatrice et Terry, 5 ans et demi, le gamin turbulent et attachant. Et puis, il y a aussi Dodji, 10 ans, l'ours au grand coeur. Ces cinq enfants se réveillent un matin et constatent que tous les habitants de la ville ont mystérieusement disparu. Que s'est-il passé ? Où sont leurs parents et amis ? Ils se retrouvent livrés à eux-mêmes dans une grande ville vide et vont devoir apprendre à se débrouiller... seuls !

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    Parce que j'ai reçu en librairie un box plus que fourni de cette série à l'occasion de la sortie du tome 6, je me suis dit qu'il serait bon que je la lise enfin afin d'avoir les arguments pour la vendre massivement. Convaincue a priori que j'allais passer un simple bon moment en lisant une gentillette petite histoire pour la jeunesse, je me suis surprise à dévorer d'une traite les six tomes de ce thriller fantastique.

    Si les premier et cinquième opus se sont vus décerner, à juste titre, le Prix jeunesse 9/12 ans du Festival d'Angoulême 2007 et 2010, je pense toutefois que la série peut se révéler un peu trop angoissante pour certains jeunes lecteurs. Pour les moins sujets aux terreurs nocturnes comme pour les adultes, cette saga est un réel plaisir. Suspens à gogo et frissons garantis. Pourquoi tout le monde a disparu ? Quels sont tous ces évènements étranges ? De nombreux éléments de réponse déjà dans ces six premiers albums mais la question reste entière puisque la série est en cours.

    Pour les fans : un site dédié mais surtout, un jeu pour tenter de devenir le prochain héros de la série.

  • Nanami de Nauriel, Corbeyran et Amélie Sarn

    Editions Dargaud

    Tome 1 - Le théâtre du vent - 82 pages

    Tome 2 - L'inconnu - 80 pages

    Tome 3 - Je crois que je t'aime - 47 pages

    Tome 4 - Le prince noir - 64 pages

    Présentation de l'éditeur : Après la découverte d'un livre étrange et dangereux, Nanami n'a plus qu'une idée en tête : le rendre à son propriétaire. C'est ainsi qu'elle fait la connaissance d'Allessandro, prof de théâtre aveugle, et de l'effrayante bande des Black Rose. Cette rencontre va l'entraîner dans un monde mystérieux, un monde sur lequel elle a un pouvoir qu'elle ne soupçonne pas...

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    Voilà typiquement le genre de série super sympa, dont l'histoire me captive et me tient en haleine mais que je n'ai absolument pas envie d'encenser. Non mais c'est vrai, sous prétexte que je suis prise par l'histoire et que je veux absolument savoir comment ça va évoluer et comment ça va finir, je devrais attendre sagement sans faire part de mon agacement à l'égard des auteurs ?

    Sans déconner, maintenant c'est quasiment systématique dans l'univers bédé. Exit les one shot, on fait traîner en longueur en nous servant des séries interminables. Sauf que moi je dis, si c'est possible de faire patienter au moins un an un lecteur pour un pavé de 600 pages, en BD c'est no way vu que tu mets tout au plus une heure pour la lire. Ben là c'est pas un an que l'on patiente pour Nanami : premier album, 2006 ; quatrième album, 2011 et c'est même pas la fin ! Sans blague, moi je dis : au boulot les feignasses quoi !

    Si l'on note la présence de Corbeyran (que j'ai beaucoup aimé également dans Metronom' et Sept jours pour une éternité) sur les trois premiers albums, son absence sur le quatrième peut laisser penser à un désaccord sur l'évolution de l'histoire et que son abandon du projet entraîne une véritable galère scénaristique pour conclure d'où six looooongues années pour une histoire inachevée.

    Donc bon ben Corbeyran reviens ! Ou Nauriel et Sarn, lâchez-vous !

    ... Mais vite !

  • Quatre soeurs de Cati Baur

    culture,littérature jeunesse,littérature,bande dessinée,bdEditions Delcourt - 159 pages

    Présentation de l'éditeur : Orphelines depuis peu, les soeurs Verdelaine vivent à la Vill'Hervé, une grande maison en bord de mer. Enid, c'est la plus jeune, celle qui ne comprend pas vraiment les choses de l'amour, celle que personne ne croit quand elle dit qu'elle a entendu un fantôme hurler dans le parc. Ni Geneviève, ni Hortense, ni Bettina... Pas même Charlie l'aînée qui s'occupe de toute la petite tribu.

    Au départ, il y a un roman magnifique, Quatre soeurs de Malika Ferdjoukh, paru à L'Ecole des Loisirs et ayant séduit des centaines de milliers de lecteurs. Dont Cati Baur, qui n'avait pas laissé le public insensible avec son magnifique album Vacance et qui a souhaité mettre son coup de crayon au service de ces Quatre soeurs qui étaient cinq comme les Trois mousquetaires étaient quatre.

    A l'arrivée, ce premier volet d'une série de quatre (évidemment) est un ravissement pour tous les convertis à la cause Verdelaine et une véritable chance de découvrir cette famille hors du commun pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore. Bien sûr, le format bande dessinée ne saurait être aussi riche que le roman et je ne saurais trop conseiller de n'utiliser cet album que comme complément au broché pour faire durer le plaisir de cette merveilleuse histoire. Mais chacun voyant midi à sa porte et la perspective d'un livre de 608 pages pouvant être effrayante, cette bd, qui relève haut la main le défi d'être fidèle à l'oeuvre originale, est une parfaite occasion de se plonger dans le quotidien de ces frangines qu'on rêverait siennes.

  • Hier tu comprendras de Rebecca Stead

    hier tu comprendras.jpgA paraître le 6 janvier 2011

    Editions Fernand Nathan - 264 pages

    Présentation de l'éditeur : 1979. Miranda vit avec sa mère et son beau-père dans un quartier populaire de New York, partageant son quotidien de jeune adolescente avec son meilleur ami Sal. Mais, un jour, de curieux événements surviennent : sans raison apparente, Sal se fait frapper par un garçon et il cesse soudain d’adresser la parole à Miranda ; la clé de secours de l’appartement de Miranda disparaît, et celle-ci trouve une lettre énigmatique qui lui est adressée. Cette lettre déclare : « Je viens pour sauver la vie de ton ami, et aussi la mienne. J’ai deux services à te demander ». De jour en jour, Miranda reçoit d’autres lettres de ce mystérieux expéditeur, qui semble connaître son avenir. Petit à petit, la jeune fille reconstitue le puzzle composé par son correspondant, pour découvrir les raisons de son appel à l’aide, empêcher une mort annoncée et retrouver son amitié perdue...

    Voilà un roman construit sur le déplacement dans l'espace-temps tout-à-fait agréable à lire, même si la mention "à partir de douze ans" s'adresse, selon moi, aux très bons lecteurs. En quelques occasions, le texte manque quelque peu de clarté et rend peut-être difficile la compréhension pour un lecteur peu attentif. Mis à part cela, le côté fiction hors les vampires et autres sorciers habituels de la littérature jeunesse est vraiment appréciable et offre quand même au lecteur désireux de s'évader une dimension parallèle tout en restant bien ancré dans le réel. Un bon début pour la rentrée littéraire à venir.