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gwordia - Page 2

  • Rebelles de Anna Godbersen

    rebelles.jpgEditions Albin Michel - 453 pages

    Quatrième de couv' : Des filles rebelles dans des robes sublimes font la fête jusqu'à l'aube. Des garçons irrésistibles aux sourires machiavéliques ont des intentions suspectes. Mensonges, secrets et scandales. Nous sommes à Manhattan... en 1899.

    Soyons honnêtes et disons-le clairement : si ce livre ne m'avait pas été généreusement offert par le service de presse des éditions Albin Michel, la jaquette à la photo, au titre et à la typo dans le plus pur "Steel" des romans d'amour mièvrissimes, m'aurait convaincue de ne pas en faire l'acquisition. Et grand mal m'en eut prise !

    Certes, il ne s'agit nullement de grande littérature, mais qui a dit qu'un livre facile à lire n'avait pas droit de cité dans quelque bibliothèque que ce soit ? Et même si, malgré le désir palpable de l'auteur de ménager le suspens, il est aisé de deviner une grande partie de ce qui va se passer, les personnages n'en sont pas moins attachants et l'effet nullement amoindri : l'on est véritablement happé dans les aventures de la jeunesse dorée de la fin du XIXe siècle américain et l'on attend qu'une chose ; la suite !

  • Pour le plaisir

    Navrée de décevoir les fans de l'incontournable star qu'est Herbert Léonard, mais le sujet du jour n'est pas la musique... bien que les fétichistes du livre ouïront, à n'en pas douter, une douce mélodie intérieure à la vue de ces quelques images.

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  • La maison du lac de Jean Piat et S. Hillel

    Au départ, un film de Mark Rydell avec Katharine Hepburn, Henry Fonda et Jane Fonda, sorti en 1981.maisonlac.jpg

    Primée cette même année aux Oscars au titre du meilleur scénario, de la meilleure actrice (K.H.) et du meilleur acteur (H.F.), l'histoire (titre original : On Golden Pond) nous parle des années 60, d'une maison de vacances au bord d'un lac, de deux époux ayant su rester des amants exceptionnels, d'une fille en conflit depuis toujours avec son père, d'un nouveau fiancé et de son ado de fils, d'un jeune rebelle et d'un vieux râleur qui finissent par s'entendre.

    Ce récit, je l'ai découvert sur le vieux poste télé d'une vieille maison d'un village de vieux du fin fond du Cher, quand j'étais petite fille.

    Quelque vingt années plus tard (si ce n'est plus...), je l'ai redécouvert version théâtre, version française, avec Jean Piat (l'époux amant exceptionnel père indigne vieux râleur), Maria Pacôme (l'épouse amante exceptionnelle maman), Béatrice Agenin (la fille en conflit avec son père nouvellement fiancée), Christian Pereira (le nouveau fiancé père d'un ado) et Damien Jouillerot (le jeune rebelle).

    Si la nouvelle approche fut enchanteresse, c'est à n'en pas douter grâce à une interprétation magistrale réhaussée par un décor fantastique (Edouard Laug), un jeu de lumière très subtil (Laurent Béal), une musique/bande son si nostalgiquement juste (François Peyroni) et une mise en scène énergique (Stéphane Hillel, Marjolaine Aizpiri). Mais elle l'est indiscutablement et sans vouloir démériter le reste de la troupe, grâce à l'inégalable ponte de la Comédie Française, Jean Piat, dont j'avais particulièrement apprécié la performance seul en scène l'an passé dans De Sacha à Guitry.

    Bref, pour la critique parfaite, c'est par ici. Pour ma part, j'en retiens beaucoup de rires, quelques larmes et deux regrets : que les bonnes choses aient une fin et que la culture soit si inabordable (merci papa/maman pour l'invit'). Mais s'il est un spectacle qui vaut de se serrer un poil la ceinture, c'est bien celui-là !

    Thêatre de Paris

    15, rue Blanche - 75009 Paris - M° Blanche / Trinité

    Réservations : 01 48 74 25 37 - http://www.theatredeparis.com

    Jusqu'au 15 février, du mardi au samedi à 20 h 30 et le dimanche à 15 H 30

  • Chronique amoureuse #16

    Parce l'amour s'affranchit de toute considération pécuniaire et parce que, comme le dit Larcenet, la poésie rachète tout, voici mon plus sincère bien que modeste présent. Joyeux anniversaire.

    C'est par un soir de mai
    Que je l'ai rencontré
    Par un ciel plein de lune
    L'amant aux lèvres brunes
    Et depuis ce moment
    Je fus prise vraiment
    Une adorable flamme
    S'alluma dans mon âme.

    Patrick Chamoiseau

    Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin
    Je te cherche par delà l'attente
    Par delà moi-même
    Et je ne sais plus tant je t'aime
    Lequel de nous deux est absent.

    Paul Eluard

    Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu'accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s'entretiennent. En l'amitié de quoi je parle, elles se mêlent et se confondent l'une en l'autre, d'un mélange si universel qu'elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi".

    Montaigne à La Boétie

  • Chronique de l'effort #23

    Ou ma vie de rédactrice en quête d'épanouissement professionnel (chômeuse quoi).

    Quand on travaille, on a qu'une envie, c'est de s'arrêter de bosser.

    Quand on s'arrête de bosser, on a qu'une envie, c'est de travailler.

    C'est ambivalent, c'est humain.

    Encore que le deuxième point ne puisse être pris pour vérité à l'état brut ; des précisions s'imposent.

    Evidemment que si Dame Nature avait fait de nous des rentiers plutôt que des prolos, nous n'éprouverions aucunement le besoin (le mot est lâché) de trimer. Ce qui ne veut pas dire non plus ne rien faire de notre peau puisque le cas échéant, nous nous consacrerions à des activités utiles et intéressantes de type associatives ou encore culturelles.

    Mais Dame Nature étant une salope, quand nous autres indigents arrêtons de bosser, notre unique préoccupation est de trouver un nouveau job pour pallier les deux problématiques du chômage : la pauvreté et la solitude. La pauvreté car les Assédic ne sont ni éternelles ni suffisantes et que nous n'avons pas de bas de laine. La solitude car les camarades travaillent et quand ils sortent du taf, ils vont au resto par exemple et c'est au-dessus de nos moyens.

    Cependant, on a beau chercher, on ne trouve pas toujours. Surtout en ce moment, il paraît. D'où angoisse, perte de confiance en soi, déprime.

    Non, franchement, le chômage, c'est loin d'être des vacances. C'est un vrai travail.

    Sur soi.

    Et puis heureusement, quand on a un peu de chance, du travail, on en retrouve.

    ...

    Alors bon ok, c'est seulement en CDD.

    ...

    Et puis, c'est tellement loin de Paris - même pas l'Île-de-France, c'est dire - qu'un sixième du temps quotidien se fera dans les transports en communs et le train.

    ...

    Tout ça pour toucher l'équivalent des Assédic.

    ...

    Mais l'essentiel, c'est de se remettre sur les rails !

    Qui sait, peut-être une opportunité à la clé...