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guerre - Page 5

  • Dément tel...

    ... un joueur sur internet.

    Loin de moi l'envie de passer pour une geek de base mais je dois bien avouer que j'apprécie - de manière raisonnable - les jeux sur internet. Jeux de lettres, de réflexe, élevages virtuels... ma seule exigence est d'être divertie sans pour autant que le passe-temps devienne chronophage.

    A m'y pencher d'un peu plus près, l'on peut observer que j'opte davantage pour les défis personnels que pour les compétitions collectives. Mais depuis peu - la faute à ma DA -, je me suis mise à un jeu en réseau. La règle est simple : il s'agit de choisir un peuple (romains, gaulois ou germains) et de l'entretenir pour développer les ressources, bâtir et étendre son domaine. A partir de là, deux optiques s'offrent à vous : soit vous faites fructifier vos biens à vitesse modérée dans votre coin, soit vous multipliez vos rendements en mode accéléré en allant piller vos voisins.

    Partant de cette règle et même si j'avais opté pour le mode "lentement mais sûrement", je devais m'attendre à des attaques occasionnelles de la part d'un entourage peu scrupuleux. Ce que devais arriver arriva donc. Sauf que. J'ai essuyé pas de moins de douze attaques du même joueur en moins de 24h (ma DA subit d'ailleurs de la part d'un autre joueur un acharnement similaire depuis plus d'une semaine).

    ae444c2bd05e86510dcef391091c2f99.jpgAu-delà du fait que ce pauvre type passe un temps particulièrement hallucinant derrière son ordinateur (les assauts - non programmables d'avance - sont exécutés à des horaires improbables), il m'attaque inlassablement alors qu'il sait pertinemment que je n'ai plus de ressources. Son but n'est donc plus de piller mais de détruire, de réduire mon petit village pépére à néant, de me pourrir mon jeu.

    J'avoue que j'ai du mal à cerner ce genre d'attitude et que se dessinent dans mon esprit des représentations abracadabrantesques de mon ennemi : un petit frustré, brimé dans la vie, à la limite de l'impuissance et dont la seule ébauche de plaisir vient de sa jubilation à s'acharner sur quelqu'un qui cherche juste à se détendre. En fait, plus qu'énervée, je suis effrayée. Effrayée de constater que jusque dans le JEU, les gens sont bas, fourbes et vindicatifs.

    Certes, la conquête est le propre de l'animal. Toutes les tribus possédent des dominants qui n'ont pour seule ambition que de s'imposer. Mais chez nos amis les bêtes (enfin nos amis à nous gens équilibrés puisque j'imagine aisément mon rival en maniaque du dressage abusif), la dominance une fois établie suffit à engendrer la paix... jusqu'à l'arrivée d'un nouveau prétendant. Or, chez l'homme, la domination ne suffit pas : il faut harceler, s'acharner, torturer, anéantir, réduire en poussière.

    Plus que le pourquoi, je trouve ça hyper-flippant.