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france - Page 3

  • Roé, un bon !

    Oui. Oui nous allons parler de musique. Oui nous allons parler en particulier de chanson française. Mais non, il ne s'agit pas de Nino Ferrer. Auquel cas, j'aurais orthographié mon intitulé d'avec les onomatopées du titre original. Non, à l'ordre du jour : Roé.

    Roé

    Contrairement à ce que l'on pourrait penser en ne connaissant pas l'artiste au regard de la pochette ou du titre de son nouvel album (Madame) sorti le 12 octobre dernier, Roé n'est pas une chanteuse mais bien un interprète. Enfin, interprète, cela semble un peu réducteur si l'on considère qu'en plus de la chansonnette qu'il pousse avec succès depuis 1990 (Soledad), Roé collabore avec de nombreux artistes (David Gilmour de Pink Floyd, Iggy Pop, Charlelie Couture, Laurent Voulzy, Stéphane Eicher, Mory Kante...), compose pour le cinéma, la danse contemporaine ou le spectacle de rue, est programmateur musical pour Sud Radio, animateur sur Radio Latina, a créé le premier festival de la Rumba à Beaucaire, dirige le festival de la guitare de Bellegarde et a fondé Les Toros, association culturelle qui a pour but de créer des rencontres entre artistes de toutes cultures et de toutes disciplines (MC Solaar, Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Khaled, Bernard Lavilliers, Keziah Jones, Manu Dibango, Manu Katché...).

    Mais c'est bien le chanteur-compositeur de sa voix pour sa pomme qui nous intéresse présentement. Madame donc nous parle d'amour fou au travers de quatorze intemporelles déclarations aussi diverses que le sont nos histoires : des ballades en clair-obscur (Sous les draps, Ultima), un registre pop hispanisant et flamboyant (Carmen, Un baiser, Bomba, J'aime regarder Madame), des valses lentes et obsédantes (Encore !, Squaw boussole, Combient est-il ?), des accents nougaresques (Sale attente), du swing manouche (A Nîmes)... Autant de voyages musicaux, à fleur de peau, parfois drôles, toujours nuancés, qui nous entraînent dans les régions les plus convoitées... Celles du coeur.

    Cette ode à la femme est disponible en pré-écoute sur Fnac, iTunes et MySpace et le premier single Un Baiser, dont le clip va à l'encontre de la paranoïa ambiante autour de la grippe A, ici-même :

    Pour en savoir plus sur l'artiste : roemusic.

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  • Chronique street #1

    ursins.JPG
    Paris - IVe arrondissement

    Pur ne pas se piquer le dessus (et non le dessus !) des pieds, faire attention ù l'on marche. U alors, uille uille uille !

  • Un Prophète de Jacques Audiard

    Policier, drame avec Tahar Rahim, Niels Arestrup, Adel Bencherif...un prophète.jpg

    Durée : 2h35min.

    Interdit aux moins de 12 ans.

    Synopsis : Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans. D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des "missions", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses. Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...

    Tarif et désagréments divers sont à mes yeux des raisons suffisantes pour ne pas apprécier particulièrement le cinéma (le lieu). Mais quand Haut et Fort m'offre des places (j'ai gagné un concours donc inutile de les envahir de vaines supplications) et qu'une fois sur place je constate que la salle ne réunit en tout et pour tout que six personnes, le visionnage du Grand Prix du soixante-deuxième festival de Cannes se transforme en vrai partie de plaisir.

    A condition bien sûr de n'avoir pas l'âme sensible. Parce qu'il faut bien le dire, la mention "interdit aux moins de 12 ans" n'a rien de superfétatoire. Le film est dur, violent, désabusé... vrai. Si le réalisateur se défend d'une quelconque volonté revendicative, son film n'en a pas moins une dimension de documentaire dont il faut tirer des enseignements. Certes, la prison est la "solution" actuelle pour ceux n'ayant pas respecté les règles. D'accord, elle est le lieu où un Malik El Djebena quasi analphabète peut s'armer de lettres pour son improbable réinsertion future. Mais elle est surtout un espace surpeuplé où se côtoient saleté, violence sous toutes ses formes, trafics en tous genres et corruption. Un endroit où une petite frappe doit, pour survivre, devenir un criminel. Et puis c'est l'engrenage...

    Difficile de s'attacher à cet anti-héros. Pourtant, ses états d'âmes ne se réduisent à peau de chagrin qu'en passant par la case prison. Et, malgré tout, l'homme reste doué de sentiments, le loup redevient agneau pour un enfant. Pour un instant.

    De quoi relancer le débat sur les prisons françaises dont on connaît les piètres résultas largement pointés du doigt par les instances européennes... Mais qui s'en soucie vraiment ? Espérons que ce très long métrage extrêment bien réalisé et fantastiquement interprété provoquera l'indispensable déclic à qui de droit...

  • Mi-goût

    Les créatures fantastiques en France, à l'étranger et dans la littérature (par ex. Les animaux fantastiques du l'univers d'Harry Potter par Newt Scamander) sont légion. J'ai déjà évoqué mon rapport très particulier au Dahu mais il est un autre être fantastique qui a soulevé, très tôt, mes interrogations par le biais de Tintin au Tibet et d'Aggie championne de ski : l'abominable homme des neiges, également connu sous le nom de Yéti.

    Comme pour toutes les légendes, le Yéti ne fait pas exception, les avis sont partagés. Il y a les pour, il y a les contre. Je dois bien avouer que mon hyper-crédulité enfantine ayant fait l'objet de nombreux quolibets, j'ai développé avec le temps un esprit sceptique et rationaliste me conduisant à ne croire que ce que je vois ou ce qui est démontré scientifiquement. La plupart des scientifiques, anthropologues ou sociologues ayant affirmé que le cryptide en question ne pouvait être qu'un mythe au regard de divers arguments selon lesquels il n'existe aucun fossile ou cadavre d'individu susceptible d'être étudié, il est impossible pour une population vivante de se maintenir au cours du temps avec moins de 200 à 500 individus ou encore il n'existe aucun témoignage probant ni aucune preuve authentique de l'existence du Yéti, je n'ai pour ma part aucun doute sur la non-existence de ce dernier.

    Mais que les pro-Big Foot ne s'arrêtent pas à de telles considérations. Un témoignage crédible de leur part pourrait bien renverser mon opinion. Et pour cela, nul besoin de crapahuter jusqu'en Himalaya ! Un spécimen a été aperçu autour du 15 juillet près de Saint-Loup-lès-Luchon, petite ville des Hautes-Pyrénées. Dès le 3 août, le maire de la commune, Jean-François Guille, a lancé un appel à témoins (http://www.saintlouplesluchon-mairie.fr/index.html) et promis, en récompense de la preuve la plus probante de l'existence de la créature, son cochon Guigui. L'ami journaliste du maire, Eric Kassaba, a mis ses talents de webmaster au service de la cause ; tout témoignage est donc recueilli sur http://ekassaba.wordpress.com/ depuis le 31 août. Le 2 septembre, un confrère de M. Kassaba a posté le premier écho de la presse Yéti, y es-tu ? Le lendemain, la première vidéo en micro-trottoir est en ligne : un couple a vu le Yéti !

    Beaucoup de gens n'oseraient pas parler de peur d'être pris pour des fous. C'est pourquoi certains clâment haut et fort leur conviction afin de lever les réticences, tels Thomas Vidal, un jeune parisien en vacances à St-Loup-lès-Luchon, qui a créé le groupe Facebook « un yéti pour un cochon » et twitté l’information le 26 août dernier (@thomasvidal77) ou encore la blogueuse Anne-Lise qui a également créé un groupe sur FaceBook « défenseurs du yéti des Pyrénées ».

    N'hésitez donc pas à diffuser vos preuves de l'existence de la fascinante bestiole, vous n'êtes pas seuls ! Et pour rappel, vous pouvez gagner un cochon ! Bon, si l'on tient compte des musulmans, des juifs, des végétariens et autres crudivores à l'instar de cette chère Maija de notre émission favorite - Secret Story, bien sûr ! -, la moitié des personnes ne seront nullement intéressées pas ce concours et son "lot", mais les autres, tentez donc votre chance !

     

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  • Chronique de l'effort #23

    Ou ma vie de rédactrice en quête d'épanouissement professionnel (chômeuse quoi).

    Quand on travaille, on a qu'une envie, c'est de s'arrêter de bosser.

    Quand on s'arrête de bosser, on a qu'une envie, c'est de travailler.

    C'est ambivalent, c'est humain.

    Encore que le deuxième point ne puisse être pris pour vérité à l'état brut ; des précisions s'imposent.

    Evidemment que si Dame Nature avait fait de nous des rentiers plutôt que des prolos, nous n'éprouverions aucunement le besoin (le mot est lâché) de trimer. Ce qui ne veut pas dire non plus ne rien faire de notre peau puisque le cas échéant, nous nous consacrerions à des activités utiles et intéressantes de type associatives ou encore culturelles.

    Mais Dame Nature étant une salope, quand nous autres indigents arrêtons de bosser, notre unique préoccupation est de trouver un nouveau job pour pallier les deux problématiques du chômage : la pauvreté et la solitude. La pauvreté car les Assédic ne sont ni éternelles ni suffisantes et que nous n'avons pas de bas de laine. La solitude car les camarades travaillent et quand ils sortent du taf, ils vont au resto par exemple et c'est au-dessus de nos moyens.

    Cependant, on a beau chercher, on ne trouve pas toujours. Surtout en ce moment, il paraît. D'où angoisse, perte de confiance en soi, déprime.

    Non, franchement, le chômage, c'est loin d'être des vacances. C'est un vrai travail.

    Sur soi.

    Et puis heureusement, quand on a un peu de chance, du travail, on en retrouve.

    ...

    Alors bon ok, c'est seulement en CDD.

    ...

    Et puis, c'est tellement loin de Paris - même pas l'Île-de-France, c'est dire - qu'un sixième du temps quotidien se fera dans les transports en communs et le train.

    ...

    Tout ça pour toucher l'équivalent des Assédic.

    ...

    Mais l'essentiel, c'est de se remettre sur les rails !

    Qui sait, peut-être une opportunité à la clé...