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femme - Page 7

  • Cadeau de Noël : qu'importe le coffret de parfum pourvu qu'on ait l'ivresse

    Je peux imaginer d'ici les plus licencieux commencer à se gratter qui du gosier, qui de la bedaine, se repaissant par avance en pensant : "Mais c'est bien sûr, les fêtes arrivent à grand pas ! A nous les poulardes bien grasses mais surtout le champagne, le bon vin, et l'hydromel, même, l'ambroisie ! On va s'en mettre plein la panse, on va se bourr...".

    Permettez-moi de vous interrompre et de vous corriger, mais ici, on parle fragrance, nuance. Et si j'évoque l'ivresse, il s'agit certes de griserie, mais uniquement voluptueuse - même si je m'accorde sur le tableau précédemment évoqué, mais là n'est pas le propos.

    De la jouissance olfactive, donc.

    Convenons-en, à l'exception des malheureux souffrant d'anosmie, l'olfaction, le flair, le nez quoi, n'est pas la cinquième roue du carrosse des sens mais bien le cinquième pilier. Il est certes plus ou moins sensible, que l'on soit éboueur ou nez - au sens la truffe du royaume des odeurs, l'expert du mélange des essences, bref, le créateur de parfums -, mais il occupe indiscutablement une place substantielle de notre vie, particulièrement émotionnelle.

    Parlons par exemple de ce qui fait tourner le monde : les relations homme/femme - ou homme/homme ou femme/femme hein, on n'est pas sectaires. Qui a un jour sincèrement envisagé de belles amours avec une personne dont l'exhalaison corporelle n'excitait pas l'appendice nasal et donc l'envie, voire l'offensait ? Et qui n'a jamais ressenti le manque viscéral de l'arôme de l'être aimé, absent ou perdu ?

    Le parfum est donc fondamental. CQFD. Mais il est aussi très personnel. C'est pourquoi, il est très délicat de recommander telle ou telle senteur ; il est déjà bien assez ardu de distinguer la touche qui nous collera parfaitement à la peau, c'est le cas de le dire.

    Et ce choix est d'autant plus épineux au regard de l'offre pléthorique du secteur de la parfumerie.

    Les capteurs des narines ou les papilles gustatives des naseaux, je ne sais quel nom leur donner, ont la réputation de saturer rapidement. A moins donc de prendre des semaines pour comparer la ribambelle d'essences existantes, il faut trouver un truc pour opérer une sélection drastique. Le mien, c'est le nom du parfum. J'estime que la sensualité d'un fumet envoûtant n'est qu'accrue par une signature évocatrice. J'irais même jusqu'à dire que si un homme m'offrait un parfum, je ne jugerais aucunement sa potentielle erreur de discernement olfactive si le flacon maladroitement pressenti comme le cadeau idéal pouvait se prévaloir d'une appellation digne de ce nom.

    C'est donc sur ce critère très personnel d'écrémage que je vais vous présenter quelques-uns des coffrets disponibles à la vente. Pour les obtenir aux meilleures conditions du web, c'est sur News Parfums qui, comme son nom l'indique, est un site de vente de parfums mais également de cosmétiques de grandes marques. De surcroît, l'expédition se fait en 24 heures, l'emballage cadeau et le message personnalisé sont offerts et la livraison est gratuite dès 49 € d'achats. Et last but not least, jusqu'au 31 décembre, tout le monde peut bénéficier d'une offre non cumulable avec d'autres réductions : le code xmas 08 qui déduit 2 € dès 55 €.

    Du côté des femmes, j'opterais pour le coffret Cacharel Amor Amor (eau de toilette vapo.100 ml + lait pour le corps) en guise de déclaration paroxysmique.

    Du côté des hommes, je retiendrais le coffret Cartier Déclaration (eau de toilette vapo.100 ml + gel douche), paroxysme bis repetita.

    Et du côté des enfants, je pencherais pour le coffret Kaloo Coffret Lilirose dont l'adorable petite poupée aurait à n'en pas douter ravi le coeur de la petite fille que je fus.

    You smell like a flower !

    Article sponsorisé

  • The Women City ou le Web-dorado féminin

    Dans un monde idéal, les hommes ne seraient pas le fruit de sociétés millénaires établies par eux-mêmes et basées entre autres sur l'asservissement féminin avec tout ce que cela implique : discrimination, prédation, etc - ndlr : nos lecteurs ne sont évidemment plus de ceux-là...

    Dans un monde idéal, sachant que les hommes sont incapables d'opérer une révolution complète de leur système ancestral de pensée - ndlr : cet hyper conditionnement est le fait de leurs aïeux ; la faute n'étant pas héritable, nous les excuserons volontiers... l'espace d'un instant -, les femmes seraient solidaires.

    Mais loin le temps des Amazones... Cela dit, grand bien nous en fasse, eut égard pour notre sein droit que tout un chacun se plaît à voir, n'en déplaise à Molière. Et pour notre, accordons-le, attachement - et non enchaînement - au sexe masculin.

    Lors même que nous nous avérons incapables de sombrer dans un féminisme extrémiste nous incitant à vivre en civilisation exclusivement féminine, tout simplement parce que nous sommes des êtres raisonnables - et dépendants, donc -, nous, femmes, nous affranchissons de la domination via la virtualité communautaire. Un réseau de contestataires en somme.

    Mesdames et mesdames, soyez les bienvenues dans Thewomencity.

    Mais quid de cette terre promise en ligne ? Et bien tout simplement au même titre que ces messieurs pouvaient se réunir entre eux à l'occasion d'une partie de Gentlemen Only Ladies Forbidden (quelqu'un de l'assistance peut-il me confirmer cette légende patronymique ?), les femmes peuvent désormais également partager une passion commune. En revanche, nous n'usons point, à l'instar de nos moitiés, de ce privilège pour taper dans la baballe. Nous ne sommes pas superficielles.

    Non, nous, nous nous regroupons en communauté de shopping. Vous voyez bien que nous ne faisons pas mumuse chez ces dames, nous créons des enjeux économiques, nous ! En clair, c'est un principe de mutualisation des achats chez nos marchands on line habituels : nous disposons chacune d'un compte fidélité, le Fidelicity et avec le système de Cashback, plus nous sommes nombreuses à acheter, plus les marchands reversent de l'argent à la communauté et plus nous touchons de l'argent sur notre compte (jusqu'à 30 % remboursés).

    Mais ce n'est pas seulement un espace de craquage financier avec compte fidélité, codes promos, comparateur de prix et alertes sur ventes privées. The Women City, c'est également un réseau social de proximité avec une application pour tout trouver près de chez soi et des tonnes de petites annonces. Et c'est plein de contenus tout pile ce qu'il nous faut avec le magazine L'esprit City consacré à la mode, la beauté, le couple, les enfants... et un espace détente loto/goodies/forum.

    Pour acheter malin, payer moins cher, gagner d’argent en achetant entre copines, lire du magazine de minette sans participer à la déforestation, se faire plein de copines pour dire plein de mal des mecs ou partager ses expériences, il suffit de s'inscrire gratuitement en quelques clics sur http://www.thewomencity.com. Go, go, go les filles !

    ¡No pasarán!

    thewomencity

  • Chronique féministe #4

    Extrait d'un manuel catholique d'économie domestique pour les femmes, publié en 1960, incontestablement écrit par des hommes... :féminisme2.jpg

    Vous vous êtes mariée dans Dieu et les hommes.

    Vous devez être à la hauteur de votre mission.

    LE SOIR QUAND IL RENTRE

    Préparez les choses à l'avance afin qu'un délicieux repas l'attende. C'est un façon de lui faire savoir que vous avez pensé à lui et que vous vous souciez de ses besoins.

    SOYEZ PRÊTE

    Prenez quinze minutes pour vous reposer afin d'être détendue. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail. Sa dure journée a besoin d'être égayée, c'est un de vos devoirs de faire en sorte qu'elle le soit. Votre mari aura le sentiment d'avoir atteint un havre de repos et d'ordre et cela vous rendra également heureuse.

    En définitive, veillez à son confort vous procurera une immense satisfaction personnelle.

    REDUISEZ TOUS LES BRUITS AU MAXIMUM

    Au moment de son arrivée, éliminez tous les bruits de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur. Encouragez les enfants à être calmes. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre désir de lui plaire.

    ECOUTEZ-LE

    Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n'est pas le moment opportun. Laissez-le parler d'abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres.

    NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS S'IL RENTRE TARD

    Ou sort pour dîner ou pour aller dans d'autres lieux de divertissement sans vous.

    NE L'ACCUEILLEZ PAS AVEC VOS PLAINTES ET VOS PROBLEMES

    Installez-le confortablement. Proposez-lui de se détendre dans une chaise confortable ou d'aller s'étendre dans la chambre à coucher. Parlez d'une voix douce, apaisante. Ne lui posez pas de questions et ne remettez jamais en cause son jugement ou son intégrité. Souvenez-vous qu'il est le maître du foyer et qu'en tant que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté.

    LORSQU'IL A FINI DE SOUPER, DEBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA VAISSELLE

    Si votre mari propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et, après une longue journée de labeur, il n'a nul besoin de travail supplémentaire. Encouragez-le à se livrer à ses passe-temps favoris et montrez vous intéressée sans toutefois donner l'impression d'empiéter sur son domaine. Faites en sorte de ne pas l'ennuyer en lui parlant car les centres d'intérêt des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes.

    Une fois que vous vous êtes tous les deux retirés dans la chambre, préparez-vous à vous mettre au lit promptement.

    ASSUREZ-VOUS D'ÊTRE A VOTRE MEILLEUR AVANTAGE EN ALLANT VOUS COUCHER

    Essayez d'avoir une apparence qui soit avenante sans être aguicheuse. Si vous devez vous appliquer de la crème ou mettre des bigoudis, attendez son sommeil car cela pourrait le choquer de s'endormir sur un tel spectacle.

    EN CE QUI CONCERNE LES RELATIONS INTIMES AVEC VOTRE MARI

    Il est important de vous rappeler vos voeux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. S'il estime qu'il a besoin de dormir immédiatement, qu'il en soit ainsi. En toute chose, soyez guidée par ses désirs et ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.

    SI VOTRE MARI SUGGERE L'ACCOUPLEMENT

    Acceptez alors avec humilité tout en gardant à l'esprit que le plaisir de l'homme est plus important que celui d'une femme. Lorsqu'il atteint l'orgasme, un petit gémissement de votre part l'encouragera et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme de plaisir que vous ayez pu avoir.

    SI VOTRE MARI SUGGERE UNE QUELCONQUE DES PRATIQUES MOINS COURANTES

    Montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez un éventuel manque d'enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari s'endormira alors rapidement : ajustez vos vêtements, rafraîchissez-vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux.

    VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE REVEIL

    Afin d'être debout peu de temps avant lui, le matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition lorsqu'il se réveillera.

  • Femmes dans les arts d'Afrique au musée Dapper

    Présentation de l'exposition :

    Figures debout, agenouillées, assises, parfois accompagnées d'un enfant posé sur les genoux, porté sur la hanche ou dans le dos, les femmes sont fortement valorisées dans les arts africains.

    jumeaux.jpgDe la naissance au plus grand âge, en passant par les étapes obligées du mariage et de la mise au monde de nombreux enfants, les femmes occupaient en Afrique - et occupent souvent encore dans les sociétés villageoises - une place très particulière. Celle-ci reflète souvent une ambivalence marquée par une présence affirmée au sein de l'espace privé, celui de la famille, ou un effacement dans la sphère communautaire qui réunit les membres du clan.

    A travers près de cent cinquante oeuvres, dont beaucoup sont exceptionnelles, la nouvelle exposition du musée Dapper met l'accent sur l'étonnante diversité des représentations féminines. Celles-ci, principalement réalisées par des hommes (sculpteurs, forgerons), traduisent la dimension plurielle des conditions et des statuts dévolus aux femmes. Nécessaires et obligatoires, les pratiques culturelles conduites lors des initiations et des cérémonies marquent les moments forts des cycles de vie. Les oeuvres, qui subliment tout particulièrement la grossesse et la maternité, révèlent, tant par l'ornementation que par la gestuelle, le vécu des femmes.essamba.jpg

    De ce lieu de culture au cadre absolument ex-cep-tio-nnel, je retiens particulièrement le somptueux travail à l'argentique de la photographe camerounaise Angèle Etoundi Essamba à laquelle le musée Dapper a offert ses cymaises en ouverture de l'exposition (ci-contre, Les Amazones, Série "Noirs", 2002). Au coeur de la position duelle de la femme africaine et des rites cruels qui jalonnent encore aujourd'hui sa vie (scarification, excision, infibulation), je garde la vision complémentaire et égalitaire qu'en ont les Yorubas du Nigéria.

    Seul petit bémol : de nombreuses régions d'Afrique représentées, un nombre encore plus grand d'ethnies évoquées... Au final, complexité, embrouillamini et mémorisation proche de ground zero. Suggestion : des expositions consacrées à une seule région et ses différentes ethnies ou à une seule ethnie dans ses différentes régions.

    Musée Dapper
    35 bis, rue Paul Valéry - Paris 16
    Tél. : 01 45 00 91 75

    M° Victor Hugo, Charles de Gaulle-Etoile ou Kléber

    Jusqu'au 12 juillet 2009, tous les jours sauf le mardi de 11 h à 19 h.

    www.dapper.com

  • La valse lente des tortues de Katherine Pancol

    Editions Albin Michel - 673 pagestortues.jpg

    Quatrième de couv' : Ce livre est une bourrasque de vie... Un baiser brûlant du seul qu'on ne doit pas embrasser. Deux bras qui enlacent ou qui tuent. Un homme inquiétant, mais si charmant. Une femme qui tremble et qui espère ardemment... Un homme qui ment si savamment. Une femme qui croit mener la danse, mais passe son tour. Des adolescents plus avertis que les grands... Un homme qui joue les revenants. Un père, là-haut dans les étoiles, qui murmure à l'oreille de sa fille... Un chien si laid qu'on s'écarte sur son passage. Des personnages qui avancent obstinément comme des petites tortues entêtées qui apprendraient à danser lentement, lentement dans un monde trop rapide, trop violent...

    Suite de Les yeux jaunes des crocodiles, ce roman peut néanmoins être lu indépendamment du premier tome. Comme pour toute oeuvre reposant sur ce concept - à l'instar de la tribu Malaussène de Pennac -, je ne saurais trop conseiller de s'en tenir à l'ordre de la série. Non seulement pour éviter les inévitables "pertes" malgré l'indépendance des opus mais du surcroît parce qu'en la matière, le numéro deux de Katherine Pancol pâtit quelque peu du syndrôme de la suite. En conclusion, soit on lit tout dans l'ordre et on ne rate rien, soit on se contente d'un seul volet mais de préférence le premier. A noter l'incroyable faculté de l'auteur à coller à la réalité, à pousser l'identification du lecteur jusqu'à son paroxysme grâce à un style hyper-réaliste extrêmement fluide.

    Extraits :

    Et qu'est-ce qu'on fait quand l'amour creuse un trou dans le coeur, un trou tellement gros qu'on dirait un trou d'obus, tellement énorme qu'on pourrait voir le ciel à travers ? se demandait Joséphine en allant retrouver Luca. Qui pourra me dire ce qu'il ressent pour moi ? Je n'ose pas lui dire "je vous aime", j'ai peur que ce ne soit un trop grand mot. Je sais bien que dans mes "je vous aime", il y a un "m'aimez-vous ?", que je n'ose pas prononcer de peur qu'il ne s'éloigne les mains dans les poches de son duffle-coat. Une femme amoureuse est-elle forcément une femme inquiète, douloureuse ?

    ...

    L'émotion était un luxe qu'elle ne pouvait s'offrir. A chaque fois qu'elle était sur le point de succomber, elle bloquait tout. Clic, clac, elle fermait les écoutilles. Et ainsi, elle continuait à être de bon conseil pour elle-même. Elle restait sa meilleure amie. C'est le problème avec les émotions, elles vous torpillent. Vous éparpillent en mille morceaux. Vous tombez amoureuse et, tout à coup vous vous trouvez trop grosse, trop maigre, trop petits seins, trop gros seins, trop grosse, trop maigre, trop petits seins, trop gros seins, trops basse sur pattes, trop haute sur pattes, trop grand nez, trop petite bouche, dents jaunes, cheveux gras, stupide, ricanante, collante, ignare, moulin à paroles, muette. Vous n'êtes plus votre meilleure amie.

    ...

    - Plus ça va, moins je les comprends...

    - Tu parles à la femme ou à la mère ? demanda Shirley.

    - Les femmes sont si... pragmatiques ! Vous pensez aux détails, vous avancez mues par une logique implacable, vous or-ga-ni-sez votre vie ! Pourquoi est-ce que je ne rencontre que des filles qui savent exactement où elles veulent aller, ce qu'elles veulent faire, comment elles vont le faire... Faire, faire, faire ! Elles n'ont que ce mot à la bouche !

    - Peut-être parce qu'on est dans la matière tout le temps. On pétrit, on lave, on repasse, on coud, on cuisine, on récure ou on se défend contre les mains baladeuses des hommes ! On ne rêve pas, on fait !

    - Nous aussi, on fait...

    - Pas pareil ! A quatorze ans, on a nos règles et on n'a pas le choix. On "fait" avec. A dix-huit, on comprend très vite qu'il va falloir se battre deux fois plus qu'un homme, faire deux fois plus de choses si on veut exister. Ensuite, on "fait" des bébés, on les porte pendant neuf mois, ils nous donnent le mal de mer, des coups de pieds, ils nous déchirent en arrivant au monde, encore des détails pratiques ! Puis, il faut les laver, les nourrir, les habiller, les peser, leur beurrer les fessiers. On "fait" sans se poser de questions et on "fait" le reste en plus. Les heures de travail et la danse du ventre pour l'Homme, le soir. On est sans arrêt en train de "faire", rares sont les filles qui vivent dans les étoiles, le nez en l'air. Vous, vous faites une seule chose : vous faites l'homme ! Le mode d'emploi est inscrit depuis des siècles dans vos gènes, vous le faites sans effort. Nous, il faut nous battre tout le temps... on finit par devenir pragmatique, comme tu dis !

    - Je voudrais rencontrer une fille qui ne sache pas "faire", qui n'ait pas de plan de carrière, qui ne sache pas compter, pas conduire, même pas prendre le métro. Une fille qui vive dans les livres en buvant des litres de thé, en caressant son vieux chat enroulé sur son ventre !

    ...

    Il referma Le Monde et sortit de sa poche le roman de Romain Gary. Il l'ouvrit au hasard et lut cette phrase : "Aimer est la seule richesse qui croît avec la prodigalité. Plus on en donne et plus il vous en reste."