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femme - Page 4

  • Femmes de Mihail Sebastian

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    Suivi de Fragments d'un carnet retrouvé

    Editions de L'Herne - 248 pages

    Quatrième de couv' : "Pourquoi Emilie Vignou garda sa virginité jusqu'au soir où elle fit la connaissance d'Irimia C. Irimia, je ne saurais le dire. Paresse ou manque d'imagination... Tout aurait dû s'opposer à cette chasteté à prolongations. L'exemple de ses amies, les moeurs libres de son quartier, sa vie amère, sans joie. Lorsque je la rencontrai, elle était une jeune fille d'une vingtaine d'années, lourde, raide, le regard terne, le visage anguleux. Je me demandais parfois comment elle avait pu être autrefois, dans son enfance, mais, en dépit de tous mes efforts, je ne parvenais pas à me la figurer..." Avatar de l'auteur, Stefan est un homme qui aime passionnément les femmes dans toute leur complexité humaine, alliage précieux de défauts et de qualités ; il ne les aime pas seulement pour les jeux du lit bien qu'ils lui soient essentiels ; d'ailleurs ce sont elles, le plus souvent, qui le veulent, qui le prennent... Sebastian nous livre ici une singulière galerie de portraits de femmes, gracieuses et papillonnantes, qui peuvent aussi accéder à la grandeur tragique, sans avoir l'air d'y toucher.

    Bonne à tout faire, Brel par Leloir, Tant que je serai noire, Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, Les rois du crimes, La vie d'une autre... Autant de belles découvertes, cela défiait toutes les probabilités. Ainsi, à l'occasion de la nouvelle opération Masse critique de Babelio, j'ai fait, sans grand entrain, mes premiers pas dans la littérature roumaine.

    Il s'agit ici d'une sorte de journal intime présentant les différentes conquêtes de l'auteur-avatar. Mais contrairement à la sensation inhérente à la découverte de n'importe quel carnet secret, à savoir l'envie de le compulser en toute indiscrétion car c'est par définition interdit, ce carnet-là ne donne pas vraiment envie de poursuivre sa lecture même si certains personnages sont attachants. C'est plat, c'est terne. Bref, c'est décevant.

    Et la deuxième partie, Fragment d'un carnet retrouvé, est pire encore.

    Ce qui a le plus retenu mon attention dans cet ouvrage est l'impression en encre bleue, très inhabituelle, c'est dire.

    Songez-y bien : il faut désormais que mon coeur,

    S'il n'aime avec transport, haïsse avec fureur.

    (Scène IV, Acte I, Andromaque de Racine)

    ...

    Faire durer ! Voyez-vous, cela a du être dans mes rapports avec Andrei, mais également avec tout le monde et avec la vie même, mon erreur la plus grave.  Faire durer ! Je suis prise d'effroi à l'idée que quelque chose peut être anéanti, qu'un objet, un être humain, un sentiment ou juste une habitude peut disparaître du jour au lendemain ;  je ne suis obsédée, dans le passage des choses, que par leur éternité possible, par le signe qui pourrait les arrêter, les faire demeurer.

  • Fête des mères de rattrapage

    En me rendant chez ma petite maman hier, je me suis rendu compte en voyant les interminables queues chez les fleuristes que nombre de vilains grands enfants avaient manifestement oublié la fête des Mères. Ou plus exactement ne s'en étaient rappelé qu'à la dernière seconde, n'ayant plus comme solution de secours que le très agréable mais très banal bouquet de fleurs.

    Histoire d'effacer toute trace d'ingratitude filiale, pourquoi ne pas instituer une fête des mères de rattrapage en offrant un cadeau qui fait vraiment plaisir sur la durée ? Pour cela, il suffit de se rendre sur le site de Marionnaud ou sur le mag de Marionnaud et de sélectionner le produit idéal pour sa petite moumine d'amour. "Idéal" ne signifiant pas "au hasard", les Ingrats sont priés de faire un petit détour - ou de diligenter un aimable espion -  par la salle de bain maternelle afin d'observer utilement et de taper dans le mille.

    Ainsi, je choisirais pour ma part - si j'étais une vilaine oublieuse, ce qui n'est pas le cas - le coffret cadeau Shalimar, Dame maman de moi étant Guerlain addict. Ce coffret d'une valeur de 70 € contient un vaporisateur de 50 ml de l'Eau de parfum Shalimar ainsi qu'une bouteille de 75 ml de Lait divin pour le corps.


    En vrai, je choisirais plus vraisemblablement la bouteille de 200 ml de bain moussant volupteux à 36,70 €, un peu plus dans mes cordes budgétaires mais bon, ce serait toujours du Shalimar, donc du Guerlain, donc du tout à fait personnalisé pour ma maman.

    Bien plus qu'un simple bouquet de fleurs, CQFD.

    Article sponsorisé

  • ... à la folie de Sylvain Ricard et James

    Editions Futuropolis - 142 pagesà la folie.jpg

    Présentation de l'éditeur : Sylvain Ricard et James racontent l'histoire ordinaire d'un couple qui va s'enfoncer dans la violence conjugale. À la folie est un récit à deux voix. Les personnages, la femme et l'homme racontent la situation telle qu'ils la vivent, presque sans acrimonie. Un récit qui n'occulte pas pour autant la violence physique et psychologique. Voici l'histoire d'un petit couple " ordinaire " qui s'aime un peu, beaucoup, à la folie... Ils se sont rencontrés, il y a quelques années et se sont rapidement mariés. L'homme gagne bien sa vie, la femme n'aura pas besoin de travailler. Pourtant un jour, cette harmonie se brise. Une bête dispute, rien de spécial explique-t-elle. Mais cette dispute entraîne les premiers coups. Leur vie bascule et l'horreur s'installe au quotidien. La femme se tait. Elle finit même par accepter cette situation, voire excuser son mari. Peu à peu, les proches de la femme s'aperçoivent de la situation. Chacune y va de son conseil. Pour son amie, il faut porter plainte auprès de la police. Pour sa mère, la violence masculine est purement hormonale. Ils se calment dès que les femmes accordent quelques " petites attentions " aux hommes. Jusqu'au jour où la femme ne peut plus supporter cette situation atroce...

    Bien souvent divertissante, la bande dessinée est parfois dure. C'est le cas ici sur le thème de la violence conjugale. Dans ce récit à deux voix, celle d'un couple. Une union d'étrangers mariés trop vite qui s'est enfoncée, tout doucement, insidieusement, dans la violence physique et psychologique.

    Dans ce récit d'une vie presque ordinaire, l'on découvre comment l'horreur s'intalle au quotidien, comment l'entourage peut réagir en de pareilles circonstances, comment l'homme passe encore trop souvent entre les mailles du filet pour ce type d'agissements et combien, tout ceci réuni, rend à la femme battue le chemin difficile pour s'en sortir alors qu'elle est déjà dépendante de son bourreau qui sait si bien jouer la victime pour se déculpabiliser. Comme un bon gros connard quoi. Comme "une bête", si l'on s'en tient au graphisme, même si je pense que cela diffame l'animal dont "l'humanité" semble chaque jour plus supérieure à celle de l'homme - qui a donc lui-même défini les notions d'humanité et d'animalité.

    Cette bd, dont on ignore tout avant d'en commencer la lecture, me fait penser que je trouve vraiment dommage que le neuvième art se dote si rarement d'une quatrième de couv'.

  • Kiki de Montparnasse de Catel & Bocquet

    kiki.jpgEditions Casterman - 374 pages

    Scénario : José-Louis Bocquet - Dessin : Catel

    Quatrième de couv' : Jamais Kiki ne fera la même chose trois jours d'affilée, jamais, jamais, jamais !

    Présentation : Dans le Montparnasse de bohème et de génie des années 1920, Kiki réussit à s'extraire de la misère pour devenir l'une des figures les plus charismatiques de l'avant-garde de l'entre-deux-guerres. Compagne de Man Ray auquel elle inspirera ses photos les plus mythiques, elle sera immortalisée par Kisling, Foujita, Per Krohg, Calder, Utrillo ou Léger. Mais si Kiki est la muse d'une génération qui cherche à évacuer la gueule de bois de la Grande Guerre, elle est avant tout une des premières femmes émancipées de ce siècle. Au-delà de la liberté sexuelle et sentimentale qu'elle s'accorde, Kiki s'impose par une liberté de ton, de parole et de pensée qui ne relève d'aucune école autre que celle de la vie...

    Grandeur et décadence de LA muse des années folles. En effet, de son vrai nom Alice Ernestine Prin, Kiki, tour à tour chanteuse, danseuse, gérante de cabaret, peintre et actrice de cinéma, fut surtout l'égérie et l'amante des plus grands artistes de l'époque (Soutine, Modigliani, Picasso, Cocteau, Breton, Eluard...) qu'elle réunit dans son giron, passant ainsi de la petite bâtarde miséreuse provinciale à la Reine de Montparnasse... Avant de mourir seule, décatie, ravagée par la drogue et l'alcool (une fin aussi abrupte que la façon dont elle est traitée dans l'ouvrage : seulement 10 pages sur presque 400 !).

    Bien plus qu'un grand destin retracé, ce livre est également un premier pas dans l'histoire de l'art de cette époque. Entre Dadaïstes et Surréalistes, les noms célèbres défilent mais il faudra, pour en savoir davantage, se reporter aux biographies de fin d'ouvrage ou à d'autres sources puisqu'ici, les maîtres ne sont pas appréhendés dans leur être, leur profondeur ou leur art, mais uniquement dans leur rapport, parfois furtif, d'avec Kiki.

    Mais ce livre est avant tout le cri d'une femme. Le cri d'une femme qui veut exister dans une époque qui le lui interdit. Le cri d'une femme qui doit se vendre pour survivre. Le cri d'une femme qui jusqu'au bout, même abandonnée, ne de départira jamais de sa gouaille.

    Seule erreur à mon avis, celle de traiter l'ouvrage en noir et blanc. L'on peut en effet s'interroger sur ce choix de la forme alors que le fond nous parle de photo, de peinture.

    Au final, ça se lit bien mais ce n'est pas un incontournable. Disons que c'est une bonne ébauche pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur cette époque. Artistique or not.

  • La guerre presse-bouton

    Ne fuyez pas, amies non-violentes, anti-militaristes et autres pacifistes. Le sujet du jour ne concerne nullement les tactiques des conflits internationaux entièrement automatisés mais plutôt la stratégie pour en découdre avec les bubons, furoncles, teints ternes, peaux brillantes et autres pores dilatés.

    Cela commence bien évidemment par suivre les règles de base en la matière : se démaquiller tous les jours (hum), se préserver du soleil qui n’est pas tout à fait l’allié de l’acné, se faire des nettoyages de peau régulièrement en cinq étapes (hum hum) - fumigation du visage au-dessus d’un bol d’eau chaude, nettoyage, gommage, application d’un masque hydratant puis d’une crème hydratante -, ne pas toucher à ses boutons (hum hum hum), limiter l’alcool et les aliments trop riches (hum hum hum hum) et utiliser des cosmétiques non comédogènes.

    Comme l’on peut le constater très rapidement, les fondamentaux cutanés sont loin d’être maîtrisés. D’aucunes se diront dès lors qu’en lieu et place d’une offensive organisée, il s’agit encore et toujours d’une débandade programmée. Et nos épidermes de continuer à sébumer gaiement.

    Sauf que. C’est là que je réserve, si je peux me permettre, le « clou » du post du jour : la nouvelle gamme Sebactiv de soins lavants anti-imperfections & démaquillants (sauf contour des yeux) Rogé Cavaillès.

    Les d’aucunes évoquées précédemment s’empresseront de s’égosiller qu’elles ont déjà leurs flacons d’eau inestimable et autres actifs pour dire non aux imperfections. Ce à quoi je répondrais que la peau et l’acné de la femme adulte sont radicalement différentes de celles des adolescents ; à commencer par les facteurs déclenchants : pollution, alimentation, tabac, arrêt de pilule, stress, maquillage… Autant de spécificités qui nécessitent des soins adaptés.

    Et c’est ce que proposent les Laboratoires Rogé Cavaillès en créant les premiers produits pour peaux adultes : l’Eau nettoyante purifiante (bouteille de 250 ml & 500 ml ) et le Gel moussant purifiant (flacon pompe de 300 ml).

    Mais lequel choisir ? Moi, j’ai eu du pot, j’ai reçu les deux ; même si je dois bien avouer qu’à la lecture des étiquettes, je me suis dit « moi pas comprendre ». L’Eau disait qu’elle réduisait les imperfections de 36 % et le Gel de 42 % en quatre semaines d’utilisation bi-quotidienne. Je me suis donc légitimement dit « y aura-t-il une conne pour acheter l’Eau ? ».

    Ben oui. Moi. Parce qu’en poussant plus avant mes investigations produits, j’ai découvert qu’il fallait faire mousser le Gel sur le visage avec de l’eau puis rincer abondamment et sécher (long, mouarf) alors qu’il suffisait d’appliquer un coton imbibé d’Eau sur le visage sans rincer (court, cool). La feignasse que je suis n’est pas à 6 % d’efficacité…

    Je pourrais faire un discours très marketé sur les tensio-actifs spécifiques, les extraits de plantes aux propriétés assainissantes et séborégulatrices, l’actif végétal betapur stimulant le système d’autodéfense anti-bactérien naturel de la peau, les agents hydratants et surgras ou la formule haute tolérance sans paraben, sans savon, non comédogène et hypoallergénique qui confèrent à ces produits une action immédiate, longue durée et respectueuse de la peau.

    Mais je me contenterai juste d’un : testé, approuvé.

    Article sponsorisé