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de tout et de rien - Page 3

  • Chronique amoureuse #12

    Et puis t'as beau être deux, des fois, tu te sens très seule. C'est ce qu'on appelle communément le "moment de solitude".

    Toi, homme qui a traversé ma vie, tu ne viendras plus te plaindre qu'ici je suis partiale en ne racontant que tes bourdes.

    Il est parfois de fâcheuses coïncidences.

    Ainsi, il m'est arrivé de sortir avec un garçon ayant perdu ses deux parents. Orphelin quoi.

    Déjà, tu t'imagines bien que c'est pas le truc qu'il m'a balancé de but en blanc, un pour pas me mettre mal à l'aise, deux pour ne pas risquer d'essuyer les, j'imagine, quasi systématiques regards compassionnels. N'existant cependant aucun moment propice à ce genre de révélation, il n'est pas difficile d'imaginer ma sensation d'isolement - ce qui peut paraître ironique - au temps venu de l'annonce.

    Mais là n'est pas le malheureux concours de circonstances. Enfin, me concernant, si je peux me permettre.

    Non, la pure déréliction fut à son paroxysme lorsqu'à l'occasion d'une petite session dans l'herbe au jardin des Tuileries, j'eus "l'excellente" idée de vouloir faire plus ample connaissance à l'aide d'un test dans le magazine que nous avions sous la main. Le test en question ? "Quel sens de l'humour possédez-vous ?" Oui, on est pas futile ou graveleux, même si au final, on se dit que parfois ça vaudrait mieux. Et puis, on est vachement sociale en fin de compte parce que ne dit-on pas "femme qui rit..."? J'ouvrais donc une voie magistrale à mon acolyte pour lui indiquer la plaisanterie à adopter afin de conclure. Enfin bref, tout ça pour dire que le questionnaire en question visait à déterminer si l'on était davantage français, british ou encore yiddish rapport à la rigolade.

    Et bien grâce à ce sondage, j'ai découvert qu'à l'instar de la nécessité de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, il pouvait être utile de lire au moins une fois la phrase dans sa tête avant de la déclamer. Sachant préalablement cela, j'aurais certainement discrétement zappé l'item suivant :

    Perdre un de ses parents est regrettable, les deux c'est de la négligence.

    (Tiré de L'importance d'être Constant d'Oscar Wilde)

    Et moi d'être consternée... puis de pouffer nerveusement... puis de mettre le magazine sous les yeux de mon compagnon pour bien lui prouver que non, c'est pas moi !

    Autant vous dire que nous en avons conclu que nous n'avions pas l'humour anglais. 

  • Où je découvre le jargon des produits minceur

    Quand, malgré une féminité assumée, on est l'anti-concept de la fille, on en apprend tous les jours concernant l'univers rose bonbon.

    Mais quid de l'anti-concept de la fille ? Je dirais, me basant sur ma propre expérience, qu'il s'agit de systématiquement feuilleter à la vitesse de la lumière les pages mode des magazines, d'être passablement allergique au shopping ou encore de ne jamais avoir dépassé la seule idée du régime.

    Le régime... Préoccupation importante si ce n'est centrale d'au moins quatre-vingts pour cent de la gent féminine. Les années s'installant et avec elles les capitons - de manière somme toute très raisonnable, merci Dame Nature -, le concept a tendance à m'effleurer l'esprit de manière plus récurrente que par le passé. Et comme, en plus de ma qualité d'anti-concept de la fille, je suis passablement réputée pour être une grosse feignasse dès qu'il s'agit de me bouger les fesses pour faire des abdos par exemple, mon attention s'éveille quand on me parle de méthode passive pour éliminer la cellulite.

    Ma préoccupation ? Plus Bibendum que Centaure, j'ai davantage tendance à faire dans le bide que dans la culotte de cheval. Imaginez donc comme l'évocation du produit Axian Ventre plat a éveillé mon intérêt.

    Sauf que.

    Dans le parler produits minceur, Ventre plat est synonyme de résolution de problèmes digestifs et autres ballonnements liés à une mauvaise régulation de la flore intestinal. Glamour n'est-il pas ?

     

    Heureusement, la gamme des produits diététiques Axian est large - Axian Minceur Bio, Axian Tonic Bio, Axian Ultra Draineur - et permet à chacune de trouver son bonheur. En plus, ces compléments minceur sont composés de produits naturels et présentés dans des packaging compacts adaptés à tous les sacs à mains (sauf le draineur) des jeunes femmes trendy urbaines que nous sommes.

    Sur ce, je vais tomber dans le chocolat si ça ne vous ennuie pas :o)

    Article sponsorisé

  • Louer 4x4 en moins de deux !

    Pour partir en vacances ou simplement en week-end, il peut sembler préférable - notamment pour le Parisien qui n'en a ni les moyens, ni l'utilité au quotidien - de louer une voiture plutôt que de prendre le train. Bah oui, on peut pas toujours être green : quand on a plein de trucs à emmener ou des potes avec qui partager les frais, la voiture peut s'avérer plus rentable - et rapide, et confortable - que la Seuneuceufeu.

    Ainsi, en réservant jusqu'au 31 juillet pour un départ avant fin août, Europcar vous offre une double opportunité : tester le nouveau Koleos - le premier 4x4 Crossover Renault - et bénéficier de 25 % de remise sur la location. Je pourrais donner mes impressions sur les qualités techniques et design de cette voiture mais n'y connaissant rien, je préfère m'en tenir à des lieux communs du genre : comme c'est un 4x4, il est aussi pratique et habitable qu'en ville ou en off road - heureusement, sinon d'où c'est un 4x4 ? - et il semble qu'il associe le confort d'une berline, l'habilité d'un monospace et la technologie d'un 4x4.

    C'est génial, ça donne envie de prendre connaissance des conditions de l'offre sur le minisite prévu à cet effet, de réserver vite fait bien fait et de partir à l'aventure.

    Good trip !


    EUROPCAR
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  • Le syndrome du connard

    Permettez, avant que de commencer à écrire cette note, que je rie sous cape en pensant à tous ces poils qui se hérissent et ces coeurs qui503131763.jpg s'emballent ou s'arrêtent de palpiter - selon - à la simple lecture de ce titre. Détendez-vous, mes amants, mes amours, mes emmerdes d'autrefois ! Nulle chronique amoureuse à l'horizon, ce n'est pas aujourd'hui que vous en prendrez pour votre grade.

    Houston on a un problème.

    Ouiiii ?

    Les hommes sont déçus de ne pas être à l'ordre du jour. 

    Voyez-vous ça ! Alors quand on parle d'eux, ils protestent en nous accusant éhontément de cette mauvaise foi dont ils ne se départiront décidément jamais et quand on décide de les absoudre jusqu'à la prochaine inspiration, ils ronchonnent encore et toujours. Quelqu'un dans la salle peut-il m'expliquer pourquoi le célèbre aphorisme est "Souvent femme varie, bien fol qui s'y fie" ?

    Quoiqu'il en soit, réjouis-toi, ou pas, mais aujourd'hui je ne parlerai ni de toi, ni de toi, ni de toi, ni... Bref.

    Quid donc du susdit syndrome ? Le syndrome du connard, c'est moi. Plus exactement, j'en suis atteinte. Car, le syndrome du connard touche indistinctement les femmes et les hommes. Mais comme la règle veut que le masculin l'emporte, même si ça sonne bien, aucun "syndrome de la connasse"... Enfin, si, mais c'est autre chose. Heu... CQFD, point à la ligne.

    Pour plus de limpidité sur le sujet qui nous préoccupe ce jour, je dirais que le syndrome du connard est au malade imaginaire moyen ce que le syndrome de Cotard est à l'hypocondriaque psychotique. Puis-je... être plus explicite ? Je puis, je puis. Concrètement, ça veut dire qu'entre mes maux de tête - qui ne peuvent aucunement être liés au fait que je lis et que je surfe beaucoup trop - et la pléthore de reportages anxiogènes sur la nocivité des ondes, je suis quasi sur le point, pour freiner le développement de ma manifeste tumeur au cerveau, de ne sortir qu'avec un couvre-chef tapissé de papier d'alu. Un autre exemple pour la forme ? Mon mal de gorge et ma légère toux - qui ne sont évidemment pas les fruits des variations climatiques de ces derniers temps - semblent être les premiers symptômes d'un cancer de la gorge ou de la langue ou des deux voire pire.

    Houston...

    Ouiiii ?

    Mouahaha !

    ... Je sais...

  • On the radio*

    Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître*...

    Donna Summer*, Charles Aznavour*... Autant de références hautement culturelles qui permettront aisément même au plus piètre mélomane parmi mes lecteurs de déduire que le thème du jour sera la musique. En revanche, nul scoop sur une quelconque idole de la chanson française ou internationale, pas plus qu'une fabuleuse astuce pour télécharger de la musique gratuitement* ; acte au demeurant illégal et donc en totale contradiction avec la présente charte éditoriale.

    Et morale.

    Quoique...

    Bref.

    Donc.

    Nous disions musique. Vaste sujet s'il en est un plus que d'autres. Il me souvient de ce temps chaque jour un peu plus lointain où le support audio à la pointe de la branchitude était la K7 (ndlr : "la cassette" pour les pas au top de la hypeness du temps jadis et pour les moins de vingt ans).

    La K7, loin des termes et fonctionnalités ultra technologiques du disque optique utilisé pour stocker des données sous forme numérique, plus communément dénommé disque compact ou CD, était un petit boîtier plastique parallélépipédique contenant une bande magnétique enroulée autour de deux bobines sur laquelle il était possible d'enregistrer de la musique mais sans choix de compression de fichier aucun. Pour trois minutes vingt de chanson, trois minutes vingt de bande utilisée. Trivial.

    Ce qu'il y avait de bien avec la K7, c'était le côté artisanal et ultra personnel de la construction d'une compilation et également l'investissement que cela représentait. Aujourd'hui, avec le CD, il suffit de collecter les fichiers requis et de les graver proprement les uns à la suite des autres. Opération peu fastidieuse dont l'exécution se compte en minutes. Avec la cassette, l'établissement du pot pourri des tubes du moment se faisait directement à partir d'une ou plusieurs stations de radio de prédilection. Dans ma province, le choix se résumait à NRJ (radio number one*) et Fun Radio (Doc & Difool*), ce qui limitait les variations d'ondes.

    Je me revois donc, ma compilation en devenir enfournée dans mon radio-cassette Sony, guettant des heures durant autant que faire se pouvait rapport à la dictature parentale les morceaux convoités sur les ondes FM. Il faut savoir que comme pour tout, ce procédé était régit par la loi de Finagle*, corollaire de la plus célèbre loi de Murphy*, qui érige au rang de principe le pessimisme. En d'autres termes, quand tu patientais gentiment devant ton poste, nul tube à l'horizon. Mais dès que tu t'éloignais, le morceau tant attendu pointait le bout de ses notes... et de te précipiter vers ton poste le plus rapidement possible mais pas suffisamment pour ne pas rater l'intro qui se traduisait sur la bande par un sorte de scratch suraigu faute d'avoir appuyé simultanément sur Record et Play (ndlr pour les moins de quatre lustres : manipulation pour déclencher l'enregistrement).

    Autre caractéristique fort peu pratique de la K7, il était impossible de passer d'un morceau à un autre de manière précise en appuyant sur un simple bouton. Il fallait rewind ou forward au petit bonheur la chance. Ainsi, écouter un morceau spécifique se méritait et, pour en revenir à l'enregistrement, une fois la chanson "acquise" - sans l'intro donc -, il fallait rewind pour supprimer la voix du présentateur faute d'avoir interrompu la copie au moment opportun et souvent forward un peu car on avait trop rewind. Naturellement, c'est toujours à ce moment-là que rappliquait un second morceau convoité. Ici, trois cas de figures : soit la manipulation rewind/forward avait été heureuse et l'enchaînement des morceaux était parfait (probabilité infinitésimale), soit trop de rewind et donc ni intro, ni final forcément, soit enfin trop de forward et voix de l'animateur ou publicité entre les deux chansons avec variation d'intensité des décibels à réveiller un mort, infarctus garanti.

    Dernier point croustillant de l'enregistrement sur K7 audio dépendant de la fameuse loi de lose : parmi toutes les chansons recherchées, CELLE que l'on voulait absolument passait toujours moins souvent que les autres ou uniquement lorsque nous ne pouvions guetter les ondes, la faute aux diverses autorités répressives qu'étaient les parents ou encore l'école. De fait, on enregistrait d'autres tubes en patientant, l'espoir ne faisant jamais défaut. Quand enfin notre surveillance et la diffusion briguée se rencontraient, les quelque quatre minutes de bonheur se transformaient fatalement en cauchemar au bout de quarante secondes par le klonk! de la cassette achevée. Car à force d'avoir enregistré en attendant, il ne restait jamais suffisamment de bande pour THE hit.

    Et de retourner la cassette et de sacrifier le pas vraiment début du premier morceau - dont on conserverait quand même la pas vraiment fin - pour avoir l'à peu près fin du préféré dont on n'aurait pas le milieu...

    Aaah, y'a pas à dire, tout était vraiment mieux avant !