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cinéma - Page 4

  • Courir avec des ciseaux d'Augusten Burroughs

    Editions 10/18 - 318 pagescourir avec des ciseaux.jpg

    Présentation de l'éditeur : Augusten a toujours sur qu'il était différent. Mais différent de qui, de quoi ? De l'Amérique des années 70 ? De sa mère, complètement psychotique, qui se fait tripoter par la femme du pasteur en déclamant des poèmes ? De son père, alcoolique, qui testerait bien le couteau à pain sur la gorge de sa femme ? De son psy et tuteur légal, encore plus déjanté, qui lit l'avenir des ses étrons, une Bible à la main ? Augusten verra bien. En attendant, il vit, tout simplement. Il pense à l'avenir. Il sera star, ou docteur, ou coiffeur. Il arrêtera de manger des croquettes pour chats. Ou pas. Récit d'une adolescence pas comme les autres dans une époque pas comme les autres.

    Pour ce roman autobiographique adapté au cinéma, l'on parle d'une révélation, d'un récit tragi-comique, d'une réflexion hors des sentiers battus sur la sexualité, le mariage et la société américaine. Je n'y vois qu'une succession d'anecdotes assez lourdes et pas drôles pour un sous d'un jeune homme perturbé qui a vécu des choses tristes (pour ne pas dire horribles) et en a certainement inventé pas mal si l'on considère le nombre de procès qui lui ont été intentés par les différents protagonistes. Moi qui m'attendait à découvrir un nouvel auteur américain exceptionnel, je suis déçue.

  • appelle-moi Ferdinand de H. Bourhis, C. Conty & C. Durieux

    Scénario : Hervé Bourhis & Christophe Conty

    Illustrations : Christian Durieux

    Editions Futuropolis - 63 pagesappelle-moi ferdinand.jpg

    Présentation de l'éditeur : Comment réagir quand on sait que l'on va mourir ? À travers le personnage d'Oscar, homme raisonnable qui, face à ce compte à rebours fatal, décide de prendre sa vie à contre-pied, de s'amuser, mais surtout de régler ses comptes avec sa famille, Hervé Bourhis, Christophe Conty et Christian Durieux signent un récit au plus près du nerf, de la vie. C'est, pour reprendre l'expression de Durieux un véritable « feuilleté d'émotions ».
    Ça ne va pas fort pour Oscar Lehmann. Il se sait atteint d'un cancer, aucun espoir de guérison. Alors pour ses derniers mois, ce père de famille tranquille, cet employé consciencieux, a décidé de se prendre en main. Oscar en a marre d'être raisonnable. Marre de marcher droit, quitte à envoyer paître les fâcheux qui gravitent autour de lui depuis des années. Quitte également à louer une chambre de bonne pour être tranquille, ou retrouver la professeur de français qu'il avait aimé en secret une vingtaine d'années auparavant... Plus de temps à perdre, c'est aussi l'heure de régler ses comptes avec sa famille et surtout avec son père, un peintre célèbre et égocentrique qui l'a étouffé toute sa vie... Mourir sans avoir eu le temps de... Voilà une accélération du temps extrême et irréversible. Qui n'en a jamais éprouvé l'angoisse ? Et qui n'a jamais éprouvé cet affranchissement étrange et ambigu que suscite la perspective de ne plus avoir à rendre de compte ?

    Si vous aimez les histoires tristes, vous allez être servis. C'est un peu l'expression "tomber de Charybde en Scylla" faite bande dessinée. Cette bd d'une extrême qualité tant sur le fond que sur la forme n'est pas sans rappeler le magnifique film Deux jours à tuer de Jean Becker avec Albert Dupontel et Marie-Josée Croze. La tension est palpable tout au long de l'ouvrage et la fin annoncée n'est pas sans surprises... Un voyage au fin fond de l'âme humaine dans ses plus sombres aspects. A classer dans la bd d'auteurs incontournable.

  • Le livre sans nom d'Anonyme

    le livre sans nom.jpgSonatine Editions - 461 pages

    Présentation de l'éditeur : "Bourré de références pop, construit de telle sorte qu'on ne puisse pas arrêter de tourner les pages, ce livre a tout pour lui : de l'humour, de l'amour, de la vengeance, du sexe, de la violence et du bourbon. Anonyme, sers-nous-en un autre, et vite !" The Telegraph Vous désespériez de trouver un équivalent littéraire aux films de Quentin Tarantino, de John Carpenter, de Robert Rodriguez ? Lisez Le livre sans nom. A vos risques et périls. Santa Mondega, une ville d'Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets... Un serial killer qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom... La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique... Deux flics tès spéciaux, des barons du crime, des moines férus d'arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d'oeil à Seven et à The Ring... et voilà le thriller le plus rock'n'roll et le plus jubilatoire de l'année ! Diffusé anonymement sur internet en 2007, cet ouvrage aussi original qui réjouissant est vite devenu culte. Il a ensuite été publié en Angleterre puis aux Etats-Unis, où il connaît un succès fulgurant. "Plus on avance dans le livre, et plus une angoisse nous étreint : y aura-t-il assez de survivants dans l'histoire pour qu'on ait le plaisir de lire une suite ?" The Booklist

    Attention, bombe littéraire. Ce livre est tout bonnement ha-llu-ci-nant. A tel point qu'il s'ingurgite en une fois. Bon, c'est excessif, mais une lecture soutenue à défaut d'une mémoire d'éléphant, est vivement conseillée au regard de la pléthore de personnages dont les chemins se croisent dans cette histoire de fous. Il serait étonnant que ce livre ne soit pas adapté au cinéma. Les plus impatients lisant l'anglais dans le texte peuvent découvrir la suite The eye of the moon qui n'est pas encore traduit.

    Il en parle super bien : Black Novel.

  • Tamara Drewe de Posy Simmonds

    tamara drewe.jpgEditions Denoël - 133 pages

    Au commencement, il y a Beth et sa maison d'hôte pour écrivains. Tout est calme, paisible, propice à la création. Mais quand Tamara, une jeune chroniqueuse racontant sa vie dans la presse people (un peu comme Carry Bradshaw dans Sex & the city), avec son nez refait, ses mini-shorts et ses moues fatales débarque au village, c'est la panique dans la gent masculine : de l'auteur à succès au musicien frimeur en passant par le jardinier factotum, nul n'échappe au charme de cette Amazone londonienne du XXIe siècle. Cette zizanie s'opère sous l'oeil des jeunes désoeuvrés du coin qui ne vont qu'embrouiller les affaires déjà bien compliquées des adultes. Le drame semble inéluctable...

    Cette libre adaptation par Posy Simmonds du roman Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy (plus connu pour son tragique Tess d'Urberville) est d'une qualité exceptionnelle tant d'un point du vue de la forme que du fond. Cette satire de la middle class anglaise, en particulier du milieu littéraire, n'est ni un roman, ni une bande dessinée ; c'est un roman graphique alternant strips et récit. Cette mise en forme inhabituelle crée une atmosphère très particulière qui ne fait que renforcer le poids de ce marivaudage moderne. Une tragi-comédie acide unique !

    Pas étonnant que Stephen Frears ait choisi d'adapter cette oeuvre au cinéma (en salle depuis le 14 juillet).

  • 84, Charing Cross Road de Helene Hanff

    Editions Autrement - 159 pageshanff.jpg

    Présentation de l'éditeur : Par un beau jour d'octobre 1949, Helene Hanff s'adresse depuis New York à la librairie Marks & Co., sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Frank Doel les livres introuvables qui assouviront son insatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s'écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l'intime, presque à l'amour. Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent dans notre vie, les livres et les librairies. Livre inattendu, 84, Charing Cross Road fait l'objet, depuis les années 1970, d'un véritable culte des deux côtés de l'Atlantique.

    Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates et Lady Susan m'avaient convaincue de ma passion admirative pour les romans épistolaires. 84, Charing Cross Road ne dément pas ce goût prononcé, même si l'analyse du texte par Isabelle Hausser en fin d'ouvrage souligne à juste titre qu'il s'agit bien plus qu'un simple roman épistolaire.

    Cette correspondance est un fruit sucré, un diamant inaltérable, une beauté incarnée. Elle prouve, s'il était besoin, que la littérature et les livres sont un bienfait pour l'âme et qu'ils ont le pouvoir de rendre les gens meilleurs. Helene Hanff était un modèle d'intelligence mais surtout de générosité, une femme drôle, coriace, cultivée, en avance sur son temps, bref, une vraie lady. Comme le prouve son parcours chaotique d'écrivain dont le couronnement fut cette correspondance (adaptée à Broadway et au cinéma), son plus grand talent était dans la vie, dans son humanité.

    Le style des lettres, d'Helene Hanff tout particulièrement, est un tel délice qu'on en vient presque à regretter que les quelque vingt années d'échanges de courriers aient été réduites à moins de 200 pages.

    Un incontournable de toute bibliothèque digne de ce nom.