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blog - Page 5

  • Rentrée littéraire : Alypios d'Alexandre Glikine

    Ce blog a décidé de s'associer à un projet ambitieux : chroniquer l'ensemble des romans de la rentrée littéraire ! Vous retrouverez donc aussi cette chronique sur le site Chroniques de la rentrée littéraire (à partir du 26 août) qui regroupe l'ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de l'opération. Pour en savoir plus c'est ici.

    Editions de La Différence - 144 pagesalypios.jpg

    Présentation de l'éditeur : Septembre 267 après J.-C., dans le Valais. À la suite d’un coup d’État sanglant, un esclave sauve son maître d’une mort certaine. Les deux jeunes gens sont alors entraînés dans une incroyable cavale qui doit les mener jusqu’au bout du monde. Une relation amoureuse naît entre le chevalier et l’esclave, où s’opposent et s’entremêlent amour et haine, esclavage et liberté, noblesse et veulerie, vie et mort ; combat le plus souvent absurde dans lequel, pourtant, les deux héros parviennent quelquefois, comme par accident, à voler des étincelles de liberté sur leur destin.

    L'avantage d'avoir un blog à tendances littéraires est de recevoir gratuitement des livres pour en faire la critique, notamment par l'entremise, non de la tante Artémise, mais de Babelio. L'avantage atteint son paroxysme lorsque le Social Media Club décide de s'associer les talents de réseaux de Babelio, Ulike et Chermedia pour faire chroniquer les romans de la rentrée par des blogueurs.

    C'est ainsi qu'en lectrice passionnée et émerveillée par l'exclusivité, j'ai reçu en avant-première le texte Alypios de Glikine, à paraître le 20 août. Je dis texte car à défaut d'un livre, j'ai récupéré une épreuve, pas même reliée. Malgré la passagère déception de ne pouvoir faire trôner dans ma bibliothèque un magnifique broché, bien trop rare pour ma maigre bourse ne m'offrant le loisir que des seuls poches, je me suis lancée à l'assaut du manuscrit bien difficile à tenir en mains.

    Après son premier roman paru en 2008 L'inconnu d'Aix salué par une presse unanime, Glikine nous offre ici le carnet amoureux d'un esclave pour son maître, d'un fugitif pour son frère de galère, d'un homme pour son amant. L'époque de l'action a beau être lointaine, les ambivalences du coeur et l'interchangeabilité des rôles et des rapports de forces n'en sont pas moins intemporelles.

    Quel amoureux n'a pas écrit son journal de non-dits, entre désirs et déceptions ? Quel épris n'a pas éprouvé bien de la solitude dans son couple ? Quels aimants n'ont jamais ressenti que leur complicité n'avait d'égal que leur incompréhension ?

    Cette muette déclaration d'Eutychès à Alypios m'a rappelé deux citations d'Oscar Wilde, auteur parmi les auteurs qui a su si bien souligner que les coeurs saignent parce qu'ils s'haiment :

    Etre un couple, c'est ne faire qu'un, mais lequel ?

    Il est difficile de ne pas être injuste envers ceux que l'on aime.

    J'ai également pensé à Brassens qui chantait si justement qu'il n'y a pas d'amour heureux ou aux Rita Mitsouko pour qui les histoires d'amour finissent mal en général.

    Alors pourquoi ? Pourquoi tout ça et en tout temps ?

    Tout simplement parce que rien ne surpasse le sentiment amoureux. Aussi capricieux et éphémère soit-il, il est tuant mais nous fait tous nous sentir bien vivants. L'on a beau finir par se réveiller, l'on a malgré tout rêvé.

    Au sortir de cette confession du coeur, mon seul - et bien négligeable - regret est le caractère unilatéral de l'épanchement. Je crois que j'aurais apprécié que les trop courtes cent-quarante quatre pages soient doublées d'une seconde partie où l'on aurait découvert le même récit mais pas le même narrateur, un peu à la façon d'Un jour, je te tuerai de Lionel Duroy. Mais n'est-ce pas finalement une bien jolie métaphore de cette moitié qui finit toujours par nous manquer ?

    Quoi qu'il en soit, cette lecture m'a été très agréable ; sensation sûrement renforcée par le privilège de l'inédit. En effet, quel fétichiste du livre ne se gargariserait pas d'être en possession d'un texte que nul ne découvrira avant plusieurs semaines ? Si ce n'est la pléthore d'amis d'auteurs, de correcteurs et autres critiques littéraires...

    Je finirai par ce poème de Verlaine que je me remémore à la suite de cet Alypios qui aurait, c'eût été regrettable, probablement échappé à ma sélection des quelque 650 romans annoncés pour septembre :

    Le bonheur a marché côte à côte avec moi

    Mais la fatalité ne connaît point de trève

    Le ver est dans le fruit, le réveil dans le rêve

    Et le remords est dans l'amour, telle est la loi

    Le bonheur a marché côte à côte avec moi.

    L'interview d'Alexandre Glikine.

  • Expat'

    A défaut de décrocher un job dans une contrée idyllique qui ne se montrerait pas chiche solairement parlant ;

    Faute d'être en mesure de dépasser les frontières bourguignonnes pour mon lieu de villégiature estival ;

    Je voyage dans la blogosphère, là où l'on parle fitness & santé.

    Et beauté !

  • Coton, Tigex !

    Trop facile désormais d'avoir un enfant, même quand on n'y connaît rien, grâce à Tigex le leader français de la petite puériculture. La marque multispécialiste, qui propose sur son site de voir la vie couleur bébé au travers d'une gamme complète de produits couvrant les besoins des bébés de 0 à 4 ans sur les segments allaitement, premiers repas, bien-être et sécurité, soins et plaisirs du bain, jeu et promenade, a lancé cette année un nouvel espace de partage : www.tigexblog.fr.

    Animé par les mamans-blogueuses E-zabel et Isabelle, le blog Tigex est le nouveau lieu d'échanges incontournable des mamans, alimenté plusieurs fois par semaine, en continu et déja riche en conseils de mamans, astuces bébé, sujets de société, anecdotes... Indispensable de la liste de naissance, Baby gym, bain, repas... Autant de sujets d'interrogation dont les réponses sont données par ces spécialistes mais pas seulement !

    Véritable lieu interactif, les apprenties blogueuses ou ferventes chroniqueuses peuvent y prendre leur plume et partager leurs expériences, leurs moments de bonheur, leurs questionnements, en billet ou en vidéo. Mamans de tous horizons, n'hésitez donc pas à contribuer ! Chaque mois, l'une d'entre vous, écrivain ou vidéaste, sera mise à l'honneur et sera récompensée d'un accessoire Tigex. Les plus timides pouvant se contenter de surfer sur le site, le blog ou de rejoindre le groupe Facebook.

    Personnellement, dans les diverses rubriques existantes, je dois avouer avoir un coup de coeur particulier pour "le coin de papa" qui explique notamment que les nouveaux pères sont formidables et qu'il est absolument nécessaire de les impliquer dès la naissance de bébé. Et pour eux, et pour bébé, et pour maman ! C'est touchant, c'est plein d'admiration et de sentiments.

    Avec tous ces bons conseils et le potentiel formidable nouveau papa que j'ai sous la main, je ne vois plus qu'une chose à faire...

    Article sponsorisé

  • Chronique familiale #2

    Et puis des fois, tu te dis que c'est pas possible, que tu as été adoptée.

    Non parce que quand tu célèbres ta première année de professionnelle sobriété et te vois piteusement intronisée chômeuse longue durée - un 1er avril, c'est bien plus cocasse !

    Qu'à huit jours de cette peu reluisante commémoration, tu te dois de remettre les "réjouissances" pour "célébrer" le jour de ta naissance, placé cette année sous le funeste signe du changement fatidique de dizaine.

    Qu'il se trouve qu'accessoirement cet anniversaire est concomitant à celui de ta maman - ce qui, accessoirement bis repetita, fait de toi le définitivement plus beau cadeau de circonstance et ça, tout le monde peut pas en dire autant.

    Que ta maman parce que c'est une maman "t'interdit formellement" de lui offrir d'autre présent que ta présence - sponsorisée par elle-même (et la Seuneuceufeu) - parce qu'elle "exige" que tu gardes les sous que tu n'as pas, "et pis que toute façon, elle n'ouvrira aucun paquet des fois que tu t'entêtes".

    Que pile-poilement, tu avais été contactée précédemment par le gentil William de l'agence Wellcom qui, si tu consultes la rubrique Clients actifs du site, travaille pour BoD (Books on Demand), leader européen du marché de la publication numérique de livres proposant aux auteurs, aux éditeurs et à d'autres professionnels des prestations de publication, d'impression et de distribution.

    Que cet éditeur online basé en Allemagne souhaite développer son marché en France, que, pour se faire, il a confié son budget à l'agence précédemment évoquée et que dans ce cadre, le gentil William doit convaincre des personnes de se faire publier, de préférences des personnes pouvant relayer à moindre coût le concept et donc des blogueurs.

    Et que grâce aux heureux hasards de la prospection du gentil William, le blogueur, c'était moi.

    J'ai pu recevoir quelques tirages de mon livre, juste à temps pour les festivités et n'avoir pas les mains vides pour ma M'man adorée.

    Sauf que là. Là ! LÀ !

    J'insiste sur l'adverbe de lieu parce que c'est le moment crucial. D'ailleurs, c'est étonnant non, que le langage commun ait une fois de plus assimilé une aberration, bien qu'il soit vrai qu'il n'est plus tout à fait à un galvaudage près ?! Non parce que quand on dit "là" dans ce sens-là, en vérité vraie, l'on souhaite exprimer l'idée d'un moment précis. Lors donc, pourquoi un adverbe de lieu et pas une locution de temps, palsembleu ? Mais je digresse...

    Là, donc.

    Et bien, c'est "à cet instant précis" de l'histoire que je m'interroge sur mes liens de sang - puisque telle était la lointaine introduction.

    Parce que quand tu arrives dans ton fond de province de faits divers (Emile Louis, Docteur Petiot, Michel Fourniret et les autres) avec dans ta valise le cadeau inespéré en lieu et place du nouillesque collier.

    Qu'avant de festoyer - modérément si besoin est de le rappeler puisqu'il s'agit de la célébration d'un cap générationnel... -, tu passes rendre visite à la fratrie.

    Que tu constates chez cette fratrie une certaine solidarité matérialisée par le manifeste achat de ton bouquin.

    Que la fratie t'interroge sur le présent que tu as destiné à ta chère mère.

    Que tu réponds qu'attendu que tu as reçu des consignes strictes d'économie, tu as, d'une façon moins narcissique qu'obéissante, décidé d'offrir ton recueil avec une mièvre dédicace d'une fifille à sa manman.

    Que la fratrie soupire d'une mine contrite en te disant que, ah, merde, elle avait eu la même idée, que bon, elle va changer.

    Qu'a priori tu vis dans le même monde que ta fratrie, que de surcroît tu as reçu la même éducation, que de fait tu trouves complètement hallucinant qu'il puisse être envisagé que ce ne soit pas toi-même qui offre ton propre livre à ta maternelle, mais que tu ne trouves rien à dire, sauf limite t'excuser de causer des désagréments de dernière minute, parce que manifestement ton interlocuteur ne mesure aucunement son toupet.

    Ben tu te dis que t'as pas les mêmes gènes.

  • Mon chat & moi de Kek

    kek.jpgEditions Foolstrip - 19 pages

    Présentation de l'éditeur : Le quotidien d'un jeune homme et de son fidèle félin est croqué avec une tendresse palpable et une grande finesse dans des strips d'un format tout en longueur dans lesquels Kek parvient en quelques situations, grâce à une intelligence scénaristique exceptionnelle, à nous émouvoir et nous faire rire en même temps. Poésie et humour se mêlent dans cette série touchante, qui ravira ceux qui possèdent un chat et donnera aux autres l'envie d'en adopter un.

    Qu'est-ce qu'un éditeur raconterait pas pour vendre son produit !... Parce que franchement, je le dis sans détour, cette bd est franchement sans intérêt.

    Pourtant, tout avait commencé par la consultation régulière du blog de l'auteur qui avait su me séduire avec ses petites anecdotes bien relatées et ces jeux aussi inutiles que débiles mais franchement bien développés. Quelle déception au final !

    Déjà, je voudrais m'insurger contre le prix de plus en plus abracadabrantesque de la bande dessinée. Non mais franchement ! Six euros les dix-neuf pages ! Quand de 0 à X pages, les coûts de productions sont incompressibles, les auteurs pourraient au moins se fendre de gratter un peu de papier, sans rire ; parce qu'à ce rythme, c'est sûr, les gens préféreront toujours acheter un bouquin sans dessin qui, pour le même prix, leur offrira 150 pages de divertissement et pas seulement 15 minutes (en lisant lentement).

    Par ailleurs, concernant cette bd et non les problèmes du secteur en général, je trouve, moi, propriétaire d'un chat depuis bientôt neuf ans, que la faible retranscription au regard de toutes les anecdotes que nous fournissent nos petites boules de poil est presque une insulte à nos sacripans de félins. Un cruel manque d'émotion rend ce... fascicule... insipide.

    Déçue, déçue, déçue.