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blog - Page 3

  • J'aurais adoré être ethnologue de Margaux Motin

    ethnologue.jpgEditions Marabout - 135 pages

    Quatrième de couv' : ... j'aurais étudié la symbolique de la chaussure à talon chez les pygmées, observé la fréquence d'épilation des femmes en Amazonie, établi une typologie du bébé morue dans les sociétés inuit, j'aurais même probablement appris à construire une pirogue avec un bretelle de soutif et une tong, et pris des cuites à l'alcool de manioc. La vie aurait été une course folle, une nuit d'ivresse interminable, un vaste champ des possibles ! Mais je suis une grosse feignasse, je vomis quand je suis soûle et j'ai peur des guêpes. Et puis, de toute façon, tout ce que je sais faire, c'est dessiner...

    Je sais, je suis pas en avance mais bon, si l'on considère que la BD est relativement chère au regard du temps de lecture procuré, j'avais jusqu'à présent privilégié les bons vieux pavés jusqu'à ma nouvelle carrière de libraire m'offrant l'opportunité d'emprunter à l'envi tout qu'est-ce que je veux (na dans ta face).

    Donc. Ben c'est juste génial. Comme le blog... même si l'on peut constater un certain absentéisme ces derniers temps mais c'est à n'en pas douter pour la bonne cause éditoriale. Outre un humour décapant disons féminin trash, il faut surtout noter la finesse du dessin et la précision du mouvement des personnages. Bluffant.

  • La vie d'une autre de Frédérique Deghelt

    vie d'une autre.jpgEditions Actes Sud - 252 pages

    Quatrième de couv' :  Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre pour le beau Pablo, nuit d'amour et le lendemain... Elle se réveille à ses côtés, douze ans plus tard, mariée, mère de trois enfants, sans un seul souvenir de ces années écoulées. Comment faire pour donner le change à son entourage ? Et comment retrouver sa propre vie ? C'est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a écrit ce roman sur l'amour et le temps qui passe, sur les rêves de jeunes filles confrontés au quoitidien et à la force des choix qui déterminent l'existence.

    Après Bonne à tout faire, Brel par Leloir, Tant que je serai noire, Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates et Les rois du crimes, Babelio m'a permis de me plonger dans le Prix des lecteurs sélection 2010. Décidément, j'ai du bol, je pourrais être obligée de me colter un gros navet - auquel cas, si je n'avais pas la manie de toujours laisser sa chance au produit jusqu'au dernier mot, je pourrais tout à fait m'arrêter au bout de quelques pages en déclarant "illisible" - mais non. Une fois encore, l'attribution semi-aléatoire m'a gâtée.

    Derrière une simple histoire d'amnésie, c'est toute une réflexion sur l'amour, l'amitié, la vie qui est menée avec brio jusqu'au final. De quoi remettre en perspective le "travail de mémoire". C'est très agréablement écrit et le suspens, sans être insoutenable, oblige le lecteur à ne pas lâcher facilement son livre.

    Extraits :

    "Et alors, qu'est-ce que tu deviens ?" Une question qui m'a toujours donné envie de répondre : "Rien." Est-ce qu'il faut vraiment devenir quelque chose ou quelqu'un aux yeux de celui qui vous signifie ouvertement une sorte de mépris anticipé ? Ou simplement la question exprime-t-elle qu'il n'y a pas d'écoulement du temps sans devenir, pas de possibles retrouvailles sans évolution ?

    ...

    Mais aujourd'hui, je ne sais plus où est l'amour. Est-ce que j'aime Pablo ? Ai-je cessé de l'aimer ? Ai-je voulu oublier que je ne l'aimais plus ou ai-je voulu l'oublier pour l'aimer à nouveau ?

    ...

    Avant, il ya a douze ans ou quatre semaines, je n'étais pas un modèle de fidélité. Je pensais l'amour en termes de plaisir. Je n'avais aucun esprit de vengeance, aucune ardeur pour combler les manques de l'un avec la nouveauté de l'autre. Je regardais avec consternation le cirque des petits couples qui m'entouraient. J'avertissais mes amants : J'ai besoin de liberté. Je ne comble jamais les vides, j'accumule le bonheur. L'autre n'a rien que vous n'avez pas. Il est juste un autre, et en cela, il est irremplaçable. En face, c'était l'incrédulité ! Le principe affirmé de la jouissance à deux et sans la contrainte de l'exclusivité n'est pas facile à assumer pour une femme. Tout de suite, on me reprochait de fonctionner comme un homme, ce qui est un comble ! une hérésie totale !

    ...

    Vous connaissez sûrement l'histoire extrêment bourgeoise que l'on raconte sur la longévité des couples : c'est un petit vieux et une petite vieille de quatre-vingt-seize et quatre-vingt-dix-huit ans qui demandent le divorce. Et l'avocat étonné leur demande : " Pourquoi divorcer après tant d'années de vie commune ?" Le plus sérieusement du monde, ils répondent : " On attendaient que les enfants soient morts." C'est terrible, dis-je tout en riant. Oui, c'est effectivement ce qu'on pense quand on nous la raconte. Et elle fait plus ou moins rire selon les personnes. Mais notez tout ce qu'il y a d'espoir sur la vie qui reste. Et c'est cela, Marie, que dit cette histoire plus philosophique qu'il n'y paraît : à tout âge, quelles que soient les convenances stupides d'un environnement ou d'une morale, on a encore droit au bonheur quand on s'est trompé.

    ...

    Quand nous ne pouvons plus rien maîtriser des sentiments, des émotions qui nous arrivent, quand des forces extérieurs rencontrent nos gouffres intérieurs, nous mourrons ou nous devenons fous. Votre personnage et moi n'avons pas su choisir. Nous avons suicidé l'intérieur et, vus de l'extérieur, nous sommes fous...

    ...

    J'ouvre une année puis une autre, je parcours, je vais en diagonale ! A la fin de l'après-midi, j'ai retenu des perturbations du monde la guerre du Golfe, la guerre en Bosnie, le deux cent millième épisodes des conflits israëlo-palestiniens, une impressionnante avancée du sida, la chute du mur de Berlin, la mort du communisme, la France titulaire de la Coupe du monde de football, des guerres un peu partout, ethniques, affreuses... Et toutes les informations qui me semblent minimisées mais vont sans doute marquer les années à venir : le réchauffement de la planète, la percée de la couche d'ozone et la folie humaine de vouloir tout fabriquer, même ce qui est vivant ! Bref, le coup de théâtre du siècle n'a pas eu lieu pendant que je "dormais". Mais tout prendre ainsi en pleine face en un seul après-midi me cloue de peur. J'avais raison de ne pas me pencher sur tout ça. Ce n'est que du passé... A un détail près. Mes enfants vont vivre dans ce monde-là et le recul que me donne cette froide découverte est bien plus effrayant que les événements vécus au jour le jour. En sortant de la bibliothèque ce soir-là, je regarde autour de moi et il me semble voir le monde en sursis...

    ...

    "Les gens qui ne pleurent jamais sont pleins de larmes. Mais les gens qui ne rient jamais ne sont pas pleins de rires, ça se saurait !"

  • Aaah ! Eee : hiii ! Oh !

    Quand la haute technologie rencontre le design, ça donne ça :

    Ouaaaaaaaah, crie-t-on tous en coeur. C'est le nouveau Netbook ASUS Eee PC™ Seashell looké par Karim Rashid, the créateur aux 3 000 projets himself (meubles, déco, parfums, objets d'art, restaurants et lieux branchés, chaussures, vêtements, bijoux, accessoires...). Enfin, celui que je préfère - le Hot Pink flamboyant au touché laqué et lisse - parce que je suis girly à fond mais il y en a un autre tout marron - le Coffee Brown mat et chaleureux à la texture effet peau de pêche - pour les garçons.

    Déjà que le phénomène netbook est devenu l'indispensable des vrais gens connectés : compact et léger, il est possible de l'emporter partout afin de surfer everywhere. Mais désormais, c'est un véritable accessoire modesque à assortir avec les "déjà dans la garde-robe" ou justifiant une séance de shopping pour trouver les nouveaux cooordonnés. Si c'est pas fantastique, qu'est-ce ? Je le demande.

    Petit rappel technique : le Netbook est le premier ordinateur véritablement mobile - rappelons qu'il a la taille d'un livre - qui se glisse partout pour suivre son heureux propriétaire où qu'il soit, il dispose d'un écran de 10,1 pouces à rétroéclairage LCD, d'un clavier ergonomique, d'une autonomie de 6h (pour chacune des deux batteries livrées avec l'Eee PC Karim Rashid !), de 250 Go de stockage pour avoir toujours sur soi documents / photos / musique / vidéos et Internet, le tout en un clic grâce à ses performances idéales en termes de rapidité et d'accès web et multimédia. Si ça, ce n'est pas le compagnon idéal d'une vie nomade professionnelle et personnelle, qu'est-ce ? Je le demande.

    Personnellement, si j'avais un généreux mécène pour m'offrir ce petit bijou, je jouerai l'élégante partout et surtout, je posterai beaucoup plus souvent sur mon blog... A bon entendeur !

    Article sponsorisé

  • Un peu plus de légèreté dans un monde de filles

    Editions Jean-Claude Gawsewitch - 96 pagesun peu plus....jpg

    Quatrième de couv' : Quarante graines d'illustratrices talentueuses et généreuses croquent avec fantaisie et autodérision des anecdotes typiquement féminines.

    Pour la bonne cause, l'association Toutes à l'école dont la mission est de créer des écoles et des programmes pédagogiques pour les petites filles des pays en voie de développement et la marque Always se sont associées pour récolter des fonds.

    Elles ont donc réuni des blogueuses célèbres ou en devenir - Pénélope Bagieu est la marraine de l'opération - pour créer ce petit livre très divertissant dont les bénéfices seront reversés pour l'éducation des petites Cambodgiennes qui souffrent cruellement du manque de scolarisation.

    Un bon geste à faire donc en achetant ce petit florilège des blablogs de filles. Et un grand merci aux blogueuses participantes pour toutes les petites filles qu'elles aideront indirectement.

  • Les Rois du crime d'Alexandre Bonny

    Le Grand banditisme français

    Editions First - 335 pagesrois du crime.jpg

    Quatrième de couv' : Quoi de plus romanesque que les vies trépidantes et pleines de rebondissements des grandes figures du banditisme ? Quoi de plus étonnant que le quotidien de criminels français dont les frasques ont fait la Une des journaux ? Les Rois du crime : quinze portraits de gangsters français qui ont marqué le XXe siècle, de René la Canne à Antonio Ferrara ; quinze trajectoires fascinantes. Quinze gangsters français, quinze destins hors du commun. Plongez, avec Alexandre Bonny, dans les secrets de ces personnalités hors du commun qui fascinent autant qu'elles effraient ; pénétrez dans les arcanes d'un monde interlope et découvrez la part de vérité qui se cache derrière ces destins exceptionnels...

    Après Bonne à tout faire, Brel par Leloir, Tant que je serai noire et Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, me voilà immergée grâce à Babelio dans les méandres de la société mal famée française.

    Si le premier coup d'oeil laisse à supposer que l'on va relire à peu de chose près ce que l'on a déjà entendu mille fois à l'occasion des rediffusions de Faites entrer l'accusé, il n'en est rien à la lecture effective du document dans lequel on découvre les portraits des vieux de la Vieille du grand banditisme. L'on y croise bien évidemment les célèbres Jasques Mesrine et Antonio Ferrara mais bien d'autres encore et n'ayant pas moins de "panache" de la première moitié du XXe siècle. Le tout rédigé dans un argot typique de ce milieu interlope, qui n'est pas sans rappeler la patte d'Alphonse Boudard dans Les Trois mamans du petit Jésus.

    Fortement recommandé à tous les aficionados du fait divers.