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blabla de fille - Page 5

  • Chronique féministe #1

    Et une nouvelle thématique, une, qui, à n'en pas douter après la Chronique amoureuse, me fera définitivement perdre mes trois pour cent deféminisme4.jpg lectorat masculin... sauf si naturellement cette portion congrue est composée de l'élite du genre qui, faute d'intrinséquement comprendre le propos, tentera tout du moins de l'entendre. Et de s'améliorer.

    Car, qu'on le sache - et qui d'entre nous mesdemoiselles et mesdames l'ignore encore ? -, au-delà de la condition humaine existe et persiste la condition féminine, aberration résiduelle historique de sociétés construites par et pour les hommes.

    Cette chronique s'attachera à narrer les réflexions et révoltes d'une femme, ancrée viscéralement dans son statut.

  • Chronique amoureuse #11

    Et puis y'a le vieux beau.

    Le vieux beau, tu peux le définir de deux façons : fantasmatique ou authentique. Et comme on est pas vache, on va donner les deux pour le prix d'un !

    Le vieux beau, dans les désirs les plus fous de bon nombre de jeunes femmes, prend l'apparence d'une sorte de George Clooney. Dans la réalité, il est plus George que Clooney, faut bien l'avouer.

    Quand tu fermes les yeux, l'élégance transpire par les pores de toute sa magnifique peau légèrement burinée par l'expérience. Quand tu ouvres les yeux, il est très voire trop gouailleur et son gros gras grain de peau suinte plutôt la fatigue avancée rapports aux nombreux excès.

    Dans le rêve, étant homme à assumer son âge, il s'exprime avec finesse. Dans l'éveil, il se prend encore pour un adolescent et jure comme un charretier, oui, mais un charretier d'jeuns : "tain-pu, j'ai les leubou, elle a té-jeu la to-fo que je lui avais lé-fi". Oui, le vieux beau veut parler d'jeuns, ça ne veut pas dire qu'il sache le faire. Mais c'est normal en même temps, il est plus d'jeuns.

    Dans l'imaginaire, il a la vigueur de la force de l'âge et ses nombreuses maîtresses lui ont initié les plus secrets mystères de la femme, l'érigeant au rang d'amant exceptionnel. Dans l'ordinaire, il l'est plutôt ; ordinaire. Voire pire rapport au fait que s'il se prend pour un d'jeuns en parlant, il se prend pour un vieux en baisant et qui se tape tout le boulot sans rien attendre en attendant en retour mais ne voit rien venir ?

    Dans la vraie vie, il usurpe impunément nos fantasmes en se prenant pour George Clooney. Du coup, il pense qu'il est irrésistibeul et que toutes les gonzesses sont folles de lui. Il a même tellement la confiance qu'il tente sa chance pendant des mois et des mois sans s'apercevoir qu'il se fait éconduire de manière à peine dissimulée.

    Aaah, le vieux beau, what else* ?

  • Le syndrome du connard

    Permettez, avant que de commencer à écrire cette note, que je rie sous cape en pensant à tous ces poils qui se hérissent et ces coeurs qui503131763.jpg s'emballent ou s'arrêtent de palpiter - selon - à la simple lecture de ce titre. Détendez-vous, mes amants, mes amours, mes emmerdes d'autrefois ! Nulle chronique amoureuse à l'horizon, ce n'est pas aujourd'hui que vous en prendrez pour votre grade.

    Houston on a un problème.

    Ouiiii ?

    Les hommes sont déçus de ne pas être à l'ordre du jour. 

    Voyez-vous ça ! Alors quand on parle d'eux, ils protestent en nous accusant éhontément de cette mauvaise foi dont ils ne se départiront décidément jamais et quand on décide de les absoudre jusqu'à la prochaine inspiration, ils ronchonnent encore et toujours. Quelqu'un dans la salle peut-il m'expliquer pourquoi le célèbre aphorisme est "Souvent femme varie, bien fol qui s'y fie" ?

    Quoiqu'il en soit, réjouis-toi, ou pas, mais aujourd'hui je ne parlerai ni de toi, ni de toi, ni de toi, ni... Bref.

    Quid donc du susdit syndrome ? Le syndrome du connard, c'est moi. Plus exactement, j'en suis atteinte. Car, le syndrome du connard touche indistinctement les femmes et les hommes. Mais comme la règle veut que le masculin l'emporte, même si ça sonne bien, aucun "syndrome de la connasse"... Enfin, si, mais c'est autre chose. Heu... CQFD, point à la ligne.

    Pour plus de limpidité sur le sujet qui nous préoccupe ce jour, je dirais que le syndrome du connard est au malade imaginaire moyen ce que le syndrome de Cotard est à l'hypocondriaque psychotique. Puis-je... être plus explicite ? Je puis, je puis. Concrètement, ça veut dire qu'entre mes maux de tête - qui ne peuvent aucunement être liés au fait que je lis et que je surfe beaucoup trop - et la pléthore de reportages anxiogènes sur la nocivité des ondes, je suis quasi sur le point, pour freiner le développement de ma manifeste tumeur au cerveau, de ne sortir qu'avec un couvre-chef tapissé de papier d'alu. Un autre exemple pour la forme ? Mon mal de gorge et ma légère toux - qui ne sont évidemment pas les fruits des variations climatiques de ces derniers temps - semblent être les premiers symptômes d'un cancer de la gorge ou de la langue ou des deux voire pire.

    Houston...

    Ouiiii ?

    Mouahaha !

    ... Je sais...

  • On the radio*

    Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître*...

    Donna Summer*, Charles Aznavour*... Autant de références hautement culturelles qui permettront aisément même au plus piètre mélomane parmi mes lecteurs de déduire que le thème du jour sera la musique. En revanche, nul scoop sur une quelconque idole de la chanson française ou internationale, pas plus qu'une fabuleuse astuce pour télécharger de la musique gratuitement* ; acte au demeurant illégal et donc en totale contradiction avec la présente charte éditoriale.

    Et morale.

    Quoique...

    Bref.

    Donc.

    Nous disions musique. Vaste sujet s'il en est un plus que d'autres. Il me souvient de ce temps chaque jour un peu plus lointain où le support audio à la pointe de la branchitude était la K7 (ndlr : "la cassette" pour les pas au top de la hypeness du temps jadis et pour les moins de vingt ans).

    La K7, loin des termes et fonctionnalités ultra technologiques du disque optique utilisé pour stocker des données sous forme numérique, plus communément dénommé disque compact ou CD, était un petit boîtier plastique parallélépipédique contenant une bande magnétique enroulée autour de deux bobines sur laquelle il était possible d'enregistrer de la musique mais sans choix de compression de fichier aucun. Pour trois minutes vingt de chanson, trois minutes vingt de bande utilisée. Trivial.

    Ce qu'il y avait de bien avec la K7, c'était le côté artisanal et ultra personnel de la construction d'une compilation et également l'investissement que cela représentait. Aujourd'hui, avec le CD, il suffit de collecter les fichiers requis et de les graver proprement les uns à la suite des autres. Opération peu fastidieuse dont l'exécution se compte en minutes. Avec la cassette, l'établissement du pot pourri des tubes du moment se faisait directement à partir d'une ou plusieurs stations de radio de prédilection. Dans ma province, le choix se résumait à NRJ (radio number one*) et Fun Radio (Doc & Difool*), ce qui limitait les variations d'ondes.

    Je me revois donc, ma compilation en devenir enfournée dans mon radio-cassette Sony, guettant des heures durant autant que faire se pouvait rapport à la dictature parentale les morceaux convoités sur les ondes FM. Il faut savoir que comme pour tout, ce procédé était régit par la loi de Finagle*, corollaire de la plus célèbre loi de Murphy*, qui érige au rang de principe le pessimisme. En d'autres termes, quand tu patientais gentiment devant ton poste, nul tube à l'horizon. Mais dès que tu t'éloignais, le morceau tant attendu pointait le bout de ses notes... et de te précipiter vers ton poste le plus rapidement possible mais pas suffisamment pour ne pas rater l'intro qui se traduisait sur la bande par un sorte de scratch suraigu faute d'avoir appuyé simultanément sur Record et Play (ndlr pour les moins de quatre lustres : manipulation pour déclencher l'enregistrement).

    Autre caractéristique fort peu pratique de la K7, il était impossible de passer d'un morceau à un autre de manière précise en appuyant sur un simple bouton. Il fallait rewind ou forward au petit bonheur la chance. Ainsi, écouter un morceau spécifique se méritait et, pour en revenir à l'enregistrement, une fois la chanson "acquise" - sans l'intro donc -, il fallait rewind pour supprimer la voix du présentateur faute d'avoir interrompu la copie au moment opportun et souvent forward un peu car on avait trop rewind. Naturellement, c'est toujours à ce moment-là que rappliquait un second morceau convoité. Ici, trois cas de figures : soit la manipulation rewind/forward avait été heureuse et l'enchaînement des morceaux était parfait (probabilité infinitésimale), soit trop de rewind et donc ni intro, ni final forcément, soit enfin trop de forward et voix de l'animateur ou publicité entre les deux chansons avec variation d'intensité des décibels à réveiller un mort, infarctus garanti.

    Dernier point croustillant de l'enregistrement sur K7 audio dépendant de la fameuse loi de lose : parmi toutes les chansons recherchées, CELLE que l'on voulait absolument passait toujours moins souvent que les autres ou uniquement lorsque nous ne pouvions guetter les ondes, la faute aux diverses autorités répressives qu'étaient les parents ou encore l'école. De fait, on enregistrait d'autres tubes en patientant, l'espoir ne faisant jamais défaut. Quand enfin notre surveillance et la diffusion briguée se rencontraient, les quelque quatre minutes de bonheur se transformaient fatalement en cauchemar au bout de quarante secondes par le klonk! de la cassette achevée. Car à force d'avoir enregistré en attendant, il ne restait jamais suffisamment de bande pour THE hit.

    Et de retourner la cassette et de sacrifier le pas vraiment début du premier morceau - dont on conserverait quand même la pas vraiment fin - pour avoir l'à peu près fin du préféré dont on n'aurait pas le milieu...

    Aaah, y'a pas à dire, tout était vraiment mieux avant ! 

  • Alors là... bonbon !

    1300950999.jpgTu vois pas que je vais finir par croire que je suis une blogueuse influente et ce, malgré la flemmingite chronique dont je suis la victime à l'insu de mon plein gré.

    Pourquoi une telle croyance à tendance mégalomane me dira-t-on ? Et bien tout simplement parce que je fais partie de ce milieu autorisé auquel l'on transmet des communiqués de presse dans l'espoir qu'en qualité de relais d'opinion je me fasse l'écho dans mon espace blogulaire. Sauf que. Moi j'ai toujours cru naïvement le proverbe selon lequel toute peine mérite salaire. Mais il faut croire que certaines enseignes estiment le blogueur moyen suffisamment crétin pour accepter de se faire le vecteur gracieux d'une information à l'importance toute relative et s'imaginent de fait pouvoir gagner quelques deniers sur leur plan média.

    Ainsi, un certain Thierry L., probable marketeux d'une enseigne de bonbons pseudo-chicos - tout ceci n'étant que supputation puisque le malotru n'a pas daigné décliner son identité -, m'a transmis le mail suivant :

    Bonjour,

    Voici une présentation de ce que nous lançons, si le concept vous intéresses, avec le lien que nous créons entre, la confiserie haut de gamme avec la mode et l'art,  n'hésitez pas à en parler.

    Cordialement.

    Outre le fait que le malotru m'a fait une fausse joie, étant actuellement sur le qui-vive du moindre mail me permettant d'espérer un débouché professionnel, que peut-on retirer de ce mailing :

    1. Que les lacunes orthographiques et syntaxiques (tout aussi présentes dans le communiqué de presse) ne vont pas de pair avec les concepts de mode, d'art et de luxe,
    2. Que Chantal Thomass*, Anha* et Swarowski* devraient choisir plus minutieusement leurs partenaires pour ne pas ternir par ricochet leurs images de marques,
    3. Que m'envoyer une boîte de bonbons même pas forcément dans un coffret design tendance glamour chic aurait suffit à me convaincre,
    4. Que vraiment, pas tout à fait mon cher Thierry*,
    5. Que je ne me ferai pas la vitrine de ces produits horriblement mal marketés et qui en plus font grossir.