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bande dessinée - Page 6

  • Plus jamais ça de Vervisch et Morvan

    Editions Carabas

    Tome 1 - Light city - 48 pages - Scénario : Jean-David Morvan - Dessin : Fred Vervisch

    Tome 2 - Au-delà de l'oboo - 48 pages - Scénario : Jean-David Morvan - Dessin : Fred Vervisch

    Tome 3 - Enfer & contre tous - 42 pages - Scénario et dessin : Fred Vervisch

    Présentation de l'éditeur : "J'ai la phobie des trains depuis que je suis enfant." "Vous devez être sacrément maso, vu le parcours depuis Houston." "Mon métier ne me laisse pas le choix, hélas. Je dois bouger vite et beaucoup." "Et c'est quoi ce métier pour lequel vous souffrez tant ?" "..."

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    Comme tout bon western qui se respecte, l'histoire commence par une attaque de diligence. Mais alors après, c'est du grand inédit pour le genre ! Dans un univers de malades mentaux complètement pervers, notre héros qui a choisi son métier (...) à cause de ce qu'il a vécu dans son enfance (...) traverse des aventures qui l'obligent à pousser jusqu'à l'absurde ses choix de vie.

    Dans cette approche totalement folle du traumatisme, les auteurs nous font suivre au travers de clichés propres au western, divers rebondissements au ton volontairement ironique. Si l'humour noir n'est pas votre tasse de thé, sûr que vous trouverez ça détestablement déjanté et un poil morbide. Pour les autres, c'est très original, grinçant à souhait et fichtrement bien dessiné.

    Les deux premiers tomes forment un cycle réalisé en duo. Pour le troisième, Vervisch relève le défi de s'y coller tout seul et si, a priori, on ne voit pas trop le rapport avec les opus précédents, l'auteur nous offre une magistrale conclusion et un retournement inattendu en total continuité de la genèse. Le cowboy solitaire phobique de cette trilogie n'en fini pas de surprendre.

    Mortellement barré !

  • A nous deux, Paris ! de J.P. Nishi

    à nous deux paris.jpgEditions Philippe Picquier - 189 pages

    Présentation de l'éditeur : Quand un jeune Japonais découvre dans ses pérégrinations humoristiques et ironiques les travers de la vie parisienne. Il scrute et déchiffre en images notre quotidien dans ses moindres détails, comme le ferait un Florent Chavouet à Tokyo, et apprend à ses risques et périls les charmes de la France que nous découvrons dans ce livre comme dans un miroir.

    Quelle déception ! Je m'attendais à retrouver dans ce manga prometteur le Paris qui me manque tant avec la pointe d'humour symbolisant le fossé entre la réalité parisienne et le fantasme qu'ont les Japonais de la ville-lumière.

    Ce n'est que vaguement le cas. Ce n'est pas drôle, le dessin est décevant, les situations sont absurdes et semblent davantage émaner d'un garçonnet qu'être le fruit d'un mangaka d'une trentaine d'années.

    Gros échec dont le concept initial aurait pu faire une perle. Le dessinateur-scénariste, de son vrai nom Taku Nishimura, nous offre un approche sociologique très personnelle de notre capitale mais sans parvenir à transcender l'idée.

  • Paul à Québec de Michel Rabagliati

    Editions de la Pastèque - 184 pagespaul à québec.jpg

    Présentation de l'éditeur : L’achat d’une première maison et la mort d’un proche sont au coeur de ce nouvel opus fort attendu. D’Ahuntsic à St-Nicolas, en passant par le célèbre Madrid de l’autoroute 20, l’auteur nous propose, cette fois-ci, de découvrir sa famille à travers une histoire fort émouvante : ce sont les derniers mois de Roland, le père de Lucie et beau-père de Paul. Autour de Roland, rongé par le cancer, la famille se soude… Il faut un talent de conteur remarquable pour faire passer du rire aux larmes en une seule et même planche. C’est ce que réussit Michel Rabagliati dans Paul à Québec. L’auteur nous démontre, une fois de plus, qu’il est en pleine maîtrise de ses moyens, il dessine la vie… tout simplement.

    Paul est au 9e art ce que Martine est à l'album jeunesse. Je doute que d'un point de vue qualitatif, la comparaison soit très juste pour la production québecoise mais c'est pour présenter le concept : Paul à la campagne, Paul au parc, Paul à la pêche, Paul en appartement, Paul a un travail d'été, Paul dans le métro. Bref Paul, c'est des histoires de la vie d'un mec comme tout le monde, qui fait son petit bonhomme de chemin dans l'existence au gré des joies et des soucis.

    Je ne connaissais pas du tout. Mais le mot Québec a un effet galvanisant sur ma petite personne tant la littérature qui émane de ce territoire me subjugue sans jamais, je dis bien jamais (jusqu'à présent), me décevoir. Quand, de surcroît, l'auteur EST Québécois, alors là, c'est le pompon !

    J'ai donc pris la vie de Paul en cours de route, au moment où il achète une maison et où son beau-père entre en phase terminale d'une saloperie de cancer. Bon, dit comme ça, ça donne un peu l'impression d'être un bouquin qui donne envie de se tirer une balle mais en réalité, même si pour être honnête on peut difficilement ne pas chialer, ben c'est aussi beaucoup d'humour, de tendresse et de jolis moments familiaux. Et ça donne furieusement envie de se plonger plus avant dans les aventures de Paul.

    Cet opus a reçu le Grand prix de la Ville de Québec pour la meilleure bande dessinée québécoise de 2009 au Festival de la bande dessinée francophone de Québec, le Bédélys du meilleur album québécois 2009, le Bédélys du meilleur album francophone 2009 et last but not least, le Prix du public au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême 2010.

    Au cas où cette flopée de prix de serait pas assez parlante sur le high level de Paul, sachez qu'une adaptation cinématographique est prévue pour 2013.

  • Le sursis de Jean-Pierre Gibrat

    Editions Dupuis

    Tome 1 - 52 pages

    Tome 2 - 54 pages

    Présentation de l'éditeur : Le sursis raconte la drôle de guerre vécue par un jeune homme. En 1943, alors que tout le monde le croit mort, il passe ses journées dans une maison abandonnée d'où il assiste, impuissant, à l'activité cachée de la Résistance mais aussi aux exactions de la milice. Mais l'arrivée d'une jeune serveuse dans le café d'en face fait basculer son destin... Gibrat mêle réalisme et romantisme dans cette histoire séduisante au dénouement inattendu. Et il dessine comme personne la sensualité des personnages féminins. Malgré sa légèreté apparente, Le sursis invite à une réflexion sur l'engagement personnel.

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    D'un trait élégant, fin et précis, Gibrat ouvre une petite lucarne sur la Seconde Guerre Mondiale dans la bourgade aveyronnaise de Cambeyrac. Mêlant la romance au récit historique, l'auteur nous pose la question du choix à laquelle il est impossible de répondre tant que l'Histoire ne nous l'impose pas et celle de la destinée, invérifiable malgré, parfois, les coïncidences...

    Gibrat réussit ici le défi périlleux d'aborder des sujets délicats aux travers de personnages typés, typiques, mais jamais caricaturaux. En plus d'un dessin exceptionnel, il nous offre des textes d'une grande qualité pour un ensemble absolument remarquable.

    Un très émouvant diptyque qui sait surprendre jusqu'à la dernière case, à lire pour la qualité du récit et à relire pour le plaisir des yeux.

  • Une âme à l'amer de Jean-Christophe Pol et Albertine Ralenti

    Editions Carabas

    Tome 1 - 45 pages - akt 1

    Tome 2 - 44 pages - akt 2

    Tome 3 - 45 pages - akt 3

    Scénario et dessin : Jean-Christophe Pol - Couleur : Albertine Ralenti

    Présentation de l'éditeur : La vie de Terry ressemble à un cauchemar : harcelé au bureau, racketé quotidiennement par des voyous et ignoré de sa femme Mélina qui ne lui parle pas. Sa Mélina, rieuse et tendre, a disparu le jour où le médecin leur a annoncé qu’il était stérile. Chaque jour, son existence s’efface un peu plus. La folie meurtrière d'un tueur psychopathe le sauvera-t-il ?

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    C'est la vie d'un mec... Enfin, la vie, l'enfer oui ! Alex Claudet est un loser. Rien ne va dans son existence que tout un chacun s'acharne à lui pourrir. Mais alors que le désespoir dans lequel il s'enfonce semble sans fin, ses bourreaux sont massacrés un à un par un mystérieux tueur et ces meurtres semblent redonner le sourire à notre victime.

    Dans un suspens insoutenable, ce thriller sombre et étonnant entraîne aux portes de la folie et même bien au-delà. Violences physique et psychique sont la substantifique moelle de cette trilogie complètement enragée qui expose à outrance les traumatismes et les fantasmes de personnages tous plus inquiétants les uns que les autres. La tension est quasi insoutenable et n'est que rehaussée par la noirceur du dessin. Un récit horrifiant et fascinant qui n'est pas à mettre entre toutes les mains.