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amour - Page 7

  • Concours Saint-Valentin : 50 € à gagner !

    Bientôt la Saint-Valentin.

    Que vous trouviez cette célébration commerciale ou romantique, une chose est sûre, cette année, elle peut être l'occasion pour vous de gagner un bon cadeau de 50 € à dépenser chez Marionnaud, le leader de la parfumerie. Comment ? En me racontant votre meilleure ou votre pire fête des amoureux. L'histoire que je trouverai la plus émouvante, la plus amusante, la plus horrible... bref la plus quelque chose, sera couronnée du chèque shopping beauté.

    Pour ma part, rien de bien mémorable. Cela veut certes dire qu'aucun Jules ne m'a gâché la fête à laquelle, au demeurant, je n'accorde guère d'importance. Mais cela veut également dire qu'aucune preuve d'amour follement imaginative, exaltée, renversante... bref, une bête de preuve quoi, n'a marquée dans ma mémoire ce jour d'une pierre blanche. Pierre d'ailleurs que je ne jette pas puisque je n'ai moi-même jamais fait preuve d'envolée romanesque particulière. En ce jour précis du calendrier, je précise.

    Quoiqu'il en soit, Marionnaud propose pour l'occasion de sympathiques coffrets cadeaux.

    Pour Elle :

    Eau de toilette Madame (50 ml) + gel douche (100 ml)

    Un parfum floral, frais et moelleux. Un zest d'orange, une rose fraîche illuminée d'un flash grenadine.

    A partir de 59 € 40.

    Pour Lui :

    Eau de parfum vaporisateur (75 ml) + gel douche (50 ml) + baume après-rasage (50 ml)

    Un parfum iconique, pop et arty pour ceux qui le courage d'affirmer leurs convictions et de surmonter les obstacles pour concrétiser leurs rêves.

    A partir de 51 €.

    Pour une Saint-Valentin en solo :

     

    Ce coffret contient :
    - Une crème de douche Caramel-Vanille (75 ml)
    - Une crème de douche Chocolat-Amande (75 ml)
    - Une crème de douche Coco-Tiaré (75 ml)
    - Une fleur de douche
    - Une trousse transparente

    11,70 €

     

    http://www.marionnaud.fr/

    Article sponsorisé

  • La mauvaise vie de Frédéric Mitterrand

    Editions Robert Laffont - 351 pagesmitterrand.jpg

    Quatrième de couv' : Un homme se penche sur son passé. Le passé ne lui renvoie que les reflets d'une  mauvaise vie, bien différente de celle que laisse supposer sa notoriété. Autrefois on aurait dit qu'il s'agissait de la divulgation de sa part d'ombre ; aujourd'hui on parlerait de "coming out". Il ne se reconnaît pas dans ce genre de définition. La mauvaise vie qu'il décrit est la seule qu'il a connue. Il l'a gardée secrète en croyant pouvoir la maîtriser. Il l'a racontée autrement au travers des histoires ou des films qui masquaient la vérité. Certains ont pu croire qu'il était content de son existence puisqu'il parvenait à évoquer la nostalgie du bonheur. Mais les instants de joie, les succès, les rencontres n'ont été que des tentatives pour conjurer la peine que sa mauvaise vie lui a procurée. Maintenant cet homme est fatigué et il pense qu'il ne doit plus se mentir à lui-même. Avec un liberté d'esprit exceptionnelle, Frédéric Mitterrand, ici, ose tout dire.

    Je ne m'étais jamais intéressée à cet homme que je croyais uniquement pistonné, qui forçait mon sourire par sa diction précieuse un peu vieille France et dont j'étais incapable de définir la fonction exacte - avant qu'il soit ministre. Et puis le hasard d'un cadeau m'a fait découvrir une plume raffinée, intelligente, subtile, franche. Quel plaisir de sentir au travers de ces lignes le souffle de la libération, de l'abandon, enfin, un peu. Quelle jubilation de lire entre les lignes et de reconnaître des personnages célèbres évoqués avec autant de respect que de discrétion... mais d'évidence aussi. Aucune surprise en revanche dans la révélation d'une souffrance perpétuelle derrière ce masque toujours jovial.

    Une écriture vraie, touchante, qui démontre, si besoin était, dans une retenue délicate, une pudeur oubliée le temps de quelques lignes, qu'en amour, les règles qui n'existent pas sont cruelles et addictives, tant pour les hommes que pour les femmes ; hétérosexuels, homosexuels ou bisexuels.

    Extraits :

    (...) les femmes souffrent mieux que les hommes, elles en sortent plus résolues. Il y a des exceptions mais pas dans ce cas-là.

    ...

    Je n'ai plus parlé de Simone. Ma mère disait à ses amies qu'elle était soulagée que j'ai pu l'oublier sans trop de mal ; elles lui répondaient que c'est le privilège de l'enfance, cette capacité à pouvoir se consoler si vite. Les enfants ne se consolent jamais vite de s'être sentis abandonnés par une femme gentille ; ils font seulement leur premier pas vers la mort et ça leur fait peur.

    ...

    J'ai beaucoup de mal à revenir sur la période ancienne où je m'étais persuadé qu'il était fait pour moi et qu'il serait mon premier homme ; le seul aussi puisque je n'imaginais pas qu'il pourrait y en avoir d'autres après lui, ni ailleurs ni après. J'ai bien assez de mes rêves en plein sommeil, des lieux et des photos que je retrouve constamment pour qu'il ressurgisse à l'improviste tel qu'il était en ce temps-là et que sa voix, son corps, son charme s'accrochent encore à mes pensées vagabondes. Je n'ai pas la nostalgie de mes vingt ans (...) ; je vivais alors dans un état d'exaltation insensée avec la principale préoccupation de lui plaire, retranché du reste de mon existence et aveugle à ce qui se passait autour de moi, tout à mon secret qu'il était le seul à connaître. Je n'arrive plus à retenir les moments heureux ou simplement tranquilles, ils étaient trop précaires et ne me suffisaient pas ; j'ai beau chercher c'est la perpétuelle angoisse de commettre des fautes par maladresse et d'accumuler des torts pas excès d'amour qui revient d'abord aussi vive et cruelle qu'autrefois ; l'incessant défilé des accès d'effervescence et de panique avec lui et sans lui : l'espoir en embuscade et la détresse annoncée sans jamais savoir si j'allais finir par l'atteindre ou par le perdre. (...) et si la mystérieuse machine à sublimer et à souffrir s'est emballée pour moi avec une puissance extraordinaire, c'est aussi parce qu'il avait besoin de la passion que j'éprouvais envers lui pour supporter la déception de ses aventures passées, la peur d'un avenir clandestin, sa vie à Paris qui était triste, morne et ratée. Se replonger dans le cours de nos rencontres (...) ne se résumerait qu'à remuer des vieux mensonges, les faux-semblants d'un scénario que nous écrivions ensemble mais que nous ne lisions pas de la même manière. J'ai tout noté au jour le jour sur des carnets que je ne consulte jamais, j'ai conservé les lettres dans des boîtes bien rangées que je n'ouvre pas, j'attends le soir où je pourrais les regarder sans peine comme les cendres émouvantes et inutiles d'une autre vie ; ce soir-là tarde à venir.

  • On a marché sur ma Lune

    Si j'emprunte à Hergé l'un de ses plus célèbres titres tintinesque, en le détournant quelque peu, c'est uniquement pour renvoyer à l'actualité du jour qui me rappelle une anecdote personnelle, mais nullement classée X, n'en déplaise aux voyeurs. De l'utilité du titre d'appel...

    Donc, en ce jour du quarantième anniversaire du plus célèbre petit pas pour l'homme*, je souhaite partager à nouveau mon souvenir le plus mémorable d'avec le satellite naturel de notre chère planète, en espérant que l'ignare en question accèdera, enfin, à cette donnée d'une culture pas si générale que ça...

    * : le 20 juillet 1969, le commandant du vol spatial Apollo 11 Neil Armstrong ainsi que Buzz Aldrin ont exploré pendant plus de deux heures et pour la première fois la surface de la Lune alors que leur co-équipier Michael Collins était resté en orbite.

  • Un mariage poids moyen de John Irving

    Editions du Seuil - 294 pagesmariage.jpg

    Quatrième de couv' : "Composé avec un aisance qui laisse songeur, constamment divertissant, écrit au rasoir, Un mariage poids moyen est le livre d'un futur grand écrivain, mélange de William Styron et de Woody Allen, le maître incontesté d'une génération qui n'est pas près de se perdre." Patrick Besson, le Quotidien de Paris "Une histoire à quatre, c'est six fois plus compliqué qu'une romance à deux, sur le papier. Mais dans les pages d'Irving, çà devient de plus loufoque, tordu, contradictoire et drôle." Jean-François Fogel, Libération

    Quand les gens sont un peu tristes, un peu désorientés ou un peu nostalgiques, ils ont besoin de quelque chose qui les rassurent. Pour certains, il s'agira de déguster un mets spécifique, pour d'autre de feuilleter un album photos... Les méthodes sont aussi diverses et variées que le sont les personnes. Pour ma part, il s'agit de lire. Mais quand le besoin de rassurance devient vraiment intense, il ne me suffit pas de lire n'importe quel livre. Il me faut un Irving ; je les ai tous et les ai tous lus de deux à... pfff... huit, neuf, dix fois, que sais-je (depuis 16 ou 17 ans hein !) ? Ce qui explique que, malgré mon fétichisme bibliophile me poussant à préserver à l'état neuf mes chers livres, mes "John Irving" sont pour le moins éprouvés.

    C'est ainsi que j'ai relu dernièrement Un mariage poids moyen qui nous parle de l'amour à quatre. S'il est de minces affaires en amour, celle-ci ne l'est assurément pas. Comment pourrait-il en être autrement puisqu'au lieu d'avoir à traiter deux moi et un nous, nous avons affaire à quatre moi et six nous (deux couples légitimes, deux couples illégitimes et deux relations d'avec le même sexe, amicales, rivales ou sexuelles) ? Et Irving de retranscrire magnifiquement cette complexité par un traitement pluri-narratif exceptionnel qui nous fait passer des ressentis et perceptions d'un personnage à l'autre. Et comme d'habitude, l'on y trouve humour, gravité, érotisme... Bref, tout ce qui est, tout ce qui fait la vie.

    Extrait :

    Quand j'y songe : j'ai raconté et raconté cette histoire à Séverin Winter, à en perdre la voix ! Je n'ai fait que lui répéter afin qu'il comprenne : Utch est loyale. La patience est une forme de loyauté, mais il ne l'a jamais compris.

    - Séverin, lui disais-je, elle est vulnérable pour la même raison qu'elle est forte. Où qu'elle place son amour, elle fait confiance. Elle attendra jusqu'au bout, elle supportera - à tout jamais - si elle aime.

  • Chronique amoureuse #16

    Parce l'amour s'affranchit de toute considération pécuniaire et parce que, comme le dit Larcenet, la poésie rachète tout, voici mon plus sincère bien que modeste présent. Joyeux anniversaire.

    C'est par un soir de mai
    Que je l'ai rencontré
    Par un ciel plein de lune
    L'amant aux lèvres brunes
    Et depuis ce moment
    Je fus prise vraiment
    Une adorable flamme
    S'alluma dans mon âme.

    Patrick Chamoiseau

    Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin
    Je te cherche par delà l'attente
    Par delà moi-même
    Et je ne sais plus tant je t'aime
    Lequel de nous deux est absent.

    Paul Eluard

    Au demeurant, ce que nous appelons ordinairement amis et amitiés, ce ne sont qu'accointances et familiarités nouées par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos âmes s'entretiennent. En l'amitié de quoi je parle, elles se mêlent et se confondent l'une en l'autre, d'un mélange si universel qu'elles effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes. Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : "Parce que c'était lui, parce que c'était moi".

    Montaigne à La Boétie